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Le manoir aux roses, Tracy Rees

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Quatrième de couverture :

1895, Londres.

Dame de compagnie d’Abigail Finch ! Pour Mabs Daley, habituée à trimer chaque jour aux canaux où elle décharge sans relâche les barges pour nourrir ses frères et soeurs, un emploi de domestique dans le quartier huppé de Hampstead est une opportunité de rêve. Elle aura sa propre chambre, des repas réguliers et un salaire qui dépasse l’entendement.

Mais derrière les lourdes portes de la somptueuse demeure, la jeune femme découvre un univers inquiétant, dominé par les accès de colère de sa nouvelle patronne, atteinte d’une obscure maladie, et les rumeurs du scandale qui aurait forcé les Finch à quitter Durham précipitamment.

Peu à peu, elle se prend pourtant d’affection pour la cadette de la maisonnée et se lie d’amitié avec Olive Westallen, une jeune bourgeoise du voisinage éprise de liberté. Jusqu’au jour où elle devra choisir entre conserver la sécurité offerte par sa nouvelle condition et tenter de sauver la famille Finch des secrets qui la rongent de l’intérieur.

Une splendide célébration de la sororité et de l’espoir, portée par une magnifique galerie de personnages.

L’avis de Laure :

Quel roman d’ambiance réussi ! J’ai adoré ma plongée dans Le manoir aux roses, un roman aux airs de Dickens qui m’a surprise bien plus que je ne m’y attendais. Aucune surprise en le refermant qu’il soit édité par Charleston tant les thèmes traités sont leur cœur de cible et ce qu’on adore lire dans leur catalogue.

Ca commence tout doucement avec une présentation des personnages, en apparence sans lien entre eux mais on ne cherche pas, ils nous touchent de suite et on les aime déjà alors on fait confiance à l’auteure et on la suit, sans chercher. La misère côtoie la richesse mais y a-t-il vraiment une situation plus enviable à l’autre ? Qui qu’ils soient tous ont un objectif commun : s’en sortir. Vivre pour eux, réaliser leurs rêves. Etre heureux suivant leur souhait profond et pas celui que la société impose.

Les liens entre Mabs, Olive et Mme Finch se nouent peu à peu, on se laisse toujours porter sans soupçonner la grosse révélation qui retourne tout. Qui m’a révoltée tant tout est si bien ficelé, pensé et mis en place par un personnage pervers pour en détruire un autre.  Je me suis demandé alors comment. Comment l’auteure allait-elle apporter de l’espoir et une porte de sortie à son personnage ? A partir de ce moment-là, on est captivé, c’est irrémédiable, on reste en apnée jusqu’à la dernière page.

Le manoir aux roses est un roman profondément féministe, et je trouve toujours cela bouleversant de lire comment des femmes se sont soudées et entraidées pour faire face à des situations qui nous semblent totalement révoltantes vu de notre époque. La piqure de rappel sur l’évolution des droits des femmes est là, on se rend compte du chemin parcouru. On partait de tellement loin …

Ma notation :

Un roman à l’ambiance parfaite qui dévoile des secrets et une thématique captivants.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

L’orpheline de Foundling, Stacey Halls

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Quatrième de couverture :

Londres, 1748. Bess Bright, vendeuse sur le marché aux poissons de Billingsgate, est contrainte de confier son bébé Clara à l’orphelinat de l’Hôpital de Foundling. Six ans plus tard, elle est prête à accueillir son enfant qu’elle n’a jamais oubliée. Mais quand elle se présente à l’orphelinat, on l’informe que sa fille a été récupérée par une femme se faisant passer pour Bess.
À moins d’un kilomètre de l’institution, une jeune veuve vit recluse depuis dix ans dans une sublime demeure. Quand un ami la persuade d’engager une nourrice pour sa fille, elle est d’abord réticente à l’idée d’héberger une étrangère. Mais alors que son passé menace de faire voler en éclats le monde qu’elle s’est minutieusement construit, elle se laisse apprivoiser par cette nourrice si prévenante à l’égard de sa fille…

L’avis de Laure :

Une couverture sublime, un titre mystérieux pour un roman historique qui m’a directement donné envie. C’est une lecture mystérieuse aussi, découpée en 4 grandes parties qui sont autant de rebondissements à l’histoire.

Pour ma part, dès le début, l’auteure a su m’intriguer en nous présentant la jeune Bess qui a à peine accouché qu’elle traverse tout Londres avec son père pour confier sa petite fille à l’orphelinat. On sent de suite que Bess a totalement assumé sa grossesse, qu’elle l’a très bien vécue, qu’elle aime sa fille et est prête à tout pour la rendre heureuse. Alors, ce placement, c’est juste le temps pour elle de s’organiser, pour pouvoir offrir une vie sereine à sa fille. J’ai aimé l’histoire de Bess, cet homme qu’elle a rencontré, la vie de misère auprès de son père et son frère, le dur labeur qu’ils mènent tous pour gagner de quoi vivre. J’ai compati à son drame lorsqu’elle peut enfin retourner chercher sa fille et qu’on lui apprend qu’elle l’a déjà récupérée, le lendemain même du jour où elle l’y a déposée. Qui a sa fille ? Où est-elle ?

Arrive alors la deuxième partie du roman qui m’a bien déconcertée, où l’on entre dans une maison bourgeoise, celle de la très froide Mme Callard, veuve et mère de Charlotte. Une vie aisée mais qu’on envie pas tant Mme Callard séquestre tout son monde dans la maison, seul lieu où elle les pense en sécurité. Je ne me suis pas du tout attachée à ces nouveaux personnages, n’ayant aucune empathie pour eux. Puis, lorsque le Docteur et ami de la famille, convainc Mme Callard d’embaucher une nurse, j’avais vite compris. Je m’attendais à un roman avec des mystères mais il n’y a pas tant, tout est vite très évident et la suite du roman n’a pas révélé beaucoup de surprises pour moi.

Je me suis quand même laissée porter jusqu’au final du roman mais en étant mitigée, je m’attendais vraiment à une intrigue plus forte et cela a été une déception pour moi de découvrir des événements qui se sont révélés plus simples que ce que j’en attendais. J’ai néanmoins apprécié la partie historique du roman et les nombreux personnages que l’on y croise. Et le final est doux et apaisé pour tous les personnages, nous permettant de refermer le livre sur une jolie note.

Ma notation :

Une intrigue un peu trop simple pour avoir su me combler.

(Merci à Marion des éditions Michel Lafon pour cette lecture )

Starling, Mélanie Taquet

Quatrième de couverture :

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence

Ma notation :

Un très beau roman. Mélanie Taquet a définitivement ce petit truc si particulier dans son écriture (sans savoir l’expliquer) qui sait à chaque fois me toucher et me plaire.

Ragdoll, Daniel Cole

Quatrième de couverture :

Un  » cadavre  » recomposé à partir de six victimes démembrées et assemblées par des points de suture a été découvert par la police. La presse l’a aussitôt baptisé Ragdoll, la poupée de chiffon.
Tout juste réintégré à la Metropolitan Police de Londres, l’inspecteur  » Wolf  » Fawkes dirige l’enquête sur cette effroyable affaire, assisté par son ancienne coéquipière, l’inspecteur Baxter.
Chaque minute compte, d’autant que le tueur s’amuse à narguer les forces de l’ordre : il a diffusé une liste de six personnes, assortie des dates auxquelles il a prévu de les assassiner.
Le dernier nom est celui de Wolf.

 

L’avis de Lunatic :

Ce thriller ne correspond pas vraiment à ce que j’aime lire d’ordinaire. Une 4e de couverture et des critiques qui l’annoncent comme assez violent, sanguinolent, et pourtant j’ai eu envie de le lire. Les premiers chapitres vous plongent directement dans l’ambiance du roman avec la découverte d’un cadavre dans un appartement. Un cadavre certes mais composé de morceaux de 6 victimes, le tout soigneusement assemblés comme peut l’être une poupée de chiffon, d’où le titre du roman. Commence alors l’enquête menée par quatre flics que tout oppose, décrits avec plein de clichés. Il est en de même pour les autres personnages du roman, dommage. Par contre j’ai aimé que l’auteur mette en avant le rôle des médias, des journalistes dans une enquête policière, et montre les dérives que cela entraîne.

Difficile de vous en dire plus sans trop dévoiler l’intrigue qui malgré quelques passages ennuyeux reste tout de même assez captivante. Par contre je n’ai pas trouvé ce roman si sanglant et difficile à lire comme beaucoup le disent. L’auteur distille le récit de quelques touches d’humour qui à mon sens n’apportent rien d’intéressant au roman. Il a su maintenir le suspense sur l’identité du tueur jusqu’au final, et j’aime cela. Néanmoins, j’ai détesté ce final et j’ai refermé le livre en soupirant.

Ma notation :

Petite déception.

Ma vie pas si parfaite, Sophie Kinsella

Quatrième de couverture :

À Londres et dans le Somerset, de nos jours.
Sorties culturelles, soirées animées, restos branchés, job de rêve dans une grande agence de pub, d’après ses comptes Facebook et Instagram, Katie, 26 ans, vit la vie géniale des it-girls de Londres.
En réalité, elle loue une fortune une chambre minuscule dans une coloc à presque deux heures du centre, vit sur un budget tellement serré qu’elle doit parfois choisir entre un repas et un « mokaccino » hors de prix et travaille pour une boss cauchemardesque. Et quand cette dernière décide de la virer sous un prétexte pour le moins léger, Katie n’a d’autre choix que de rentrer chez son père dans le Somerset.
Mais pas question de se laisser abattre. Londres ne veut pas d’elle ? Katie va trouver un moyen de faire venir Londres à elle et de faire de la ferme familiale l’endroit le plus hype de tout le Royaume-Uni. Tellement hype qu’il pourrait bien attirer les hipsters de la capitale et avec eux, de vieilles connaissances…

L’avis de Lunatic :

Qu’est-ce que j’ai aimé passer un peu de temps avec Katie.  Cette Katie si attachante, rigolote, un peu maladroite, qui doute d’elle et qui en même temps semble pleine de peps et d’énergie. Dès le début, Katie nous vend du rêve avec une description de son appartement « Londonien » très original. Ce roman donne une vraie leçon : surtout ne vous contentez pas de l’image, de ce que l’on veut vous vendre ou vous faire croire à travers le net, les réseaux sociaux. Bien souvent c’est bidon et les aventures de Katie vont le prouver.

Dans ce roman, on retrouve tous les codes qui font de Sophie Kinsella une des meilleures à mon sens pour ce genre de roman : de l’humour, une héroïne marrante qu’on a envie d’avoir comme copine, des scènes mythiques, une histoire d’amour et de jolis retournements de situation. Tout à fait le genre de bouquin à mettre dans sa valise pour les vacances.

Ma notation :

Un roman feel-good si bon à lire.

 (Roman lu en partenariat avec Netgalley)