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Les secrets de Cloudesley, Hannah Richell

Quatrième de couverture :

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d’Eve Chase.

1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible…

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

L’avis de Laure :

Si vous voyez ce livre en librairie, je vous conseille de vous en approcher pour admirer la couverture. Il y a cette brillance qui sublime la couverture comme on la retrouve si souvent dans la collection Le Cercle Belfond. Et il y a les coloris très profonds de ces magnifiques paons.

Quand je me suis plongée dans la lecture, il s’est passé quelque chose, j’ai été happée dans l’histoire dès les premières pages. J’ai aimé ce livre immédiatement,  je ne me suis pas tellement posé la question de ce que l’auteure allait raconter, j’ai poursuivi page après page, en confiance.

C’est l’histoire de Maggie et de Lillian sa grand mère, une construction classique qui amène le roman à nous faire découvrir l’histoire à travers l’alternance de 2 périodes : celle de la jeunesse de Lillian et celle de Maggie qui va se retrouver à découvrir petit à petit les secrets de sa grand mère. C’est une histoire que j’ai trouvé assez douce dans sa façon d’être racontée et pourtant les faits, le thème au cœur du roman sont assez lourds. Et je venais justement de lire 2 autres romans sur ce même thème, ça commençait à faire beaucoup d’horreurs successives dans ma petite tête.

J’ai eu une profonde empathie pour Lillian. Elle épouse Charles qui a perdu sa première épouse et a un fils parce qu’il lui promet une situation stable et qu’il va l’aider à assurer les jours de sa sœur, handicapée suite à un accident. Un mariage de convenances dans un milieu aisé, en apparence, tout semble pour le mieux pour Lillian qui gagne ainsi une vie douce. Sauf que. En grattant sous les apparences tout n’est pas si rose. Le contexte de l’époque, du milieu social, des devoirs des épouses à cette époque où le divorce n’était pas monnaie courante font que la jeune femme est prisonnière. Puis arrive Jack, un peintre qui va venir colorer la vie de la jeune femme. Le bonheur est-il encore possible ?

Maggie ne savait rien de toute l’histoire de sa grand mère et, alors qu’elle tente de sauver Cloudesley que la vieille femme n’a jamais voulu quitter, elle va découvrir ce qu’il s’est passé et comprendre un peu mieux sa propre histoire parentale.

J’ai trouvé que l’histoire de Maggie était plus au second plan dans ce roman, j’aurais aimé que le roman soit plus long d’ailleurs pour qu’on ait plus le temps de s’attacher à Maggie qui a aussi vécu son lot de durs moments. Son histoire m’a beaucoup plu également mais je l’ai trouvée moins creusée.

Quoi qu’il en soit c’est un bien joli roman qui mêle générations, secrets, amour.

Ma notation :

Cette dernière lecture du Cercle Belfond pour 2019 a été un très agréable moment. Je suis tellement triste que l’aventure de Lectrice VIP Le Cercle Belfond s’achève. C’est passé beaucoup trop vite.  C’est une très belle collection que je compte bien continuer à suivre de près.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

La reine des pluies, Katherine Scholes

Quatrième de couverture :

De son enfance en Tanzanie, Kate Carrington a essayé d’effacer tous ses souvenirs. Âgée de douze ans lors de l’assassinat de ses parents missionnaires, près de la frontière rwandaise, la jeune femme a fait table rase de ses racines africaines pour se reconstruire en Australie. Bien des années plus tard, alors qu’elle tente de mener une vie normale, Kate fait la connaissance d’une vieille femme mystérieuse, qui l’intrigue autant qu’elle la fascine.

Il faut dire que le destin d’Annah Mason a tout du roman d’aventures. Infirmière dans un hôpital de brousse, faiseuse de pluie dans le bush tanzanien : l’Afrique a révélé à cette Occidentale intrépide un monde d’une magie infinie. Et lui a offert sa plus grande histoire d’amour. Cette vie de passion ne s’est pourtant pas faite sans douleur ni drames. Désormais âgée et malade, celle qui fut la reine des pluies veut soulager sa conscience. Mais ses secrets pourraient bien mettre à mal l’univers fragile de Kate…

L’avis de MadameOurse :

Cette nouvelle parution du Cercle Belfond est une réédition. Paru pour la première fois en France en 2002, il avait déjà été édité chez Belfond en 2003. Et puis, cette année, il est de nouveau mis à l’honneur dans la collection du Cercle. Peut être que vous vous demanderez pourquoi ? Et bien j’avoue que si je ne connais pas les arguments de l’éditeur, j’ai compris en l’ayant refermé à quel point ce choix était judicieux. C’est une lecture qui va me marquer.

Le roman débute en Australie, dans la vie de Kate Carrington, infirmière, orpheline, vivant seule, son quotidien est assez routinier et rien de passionnant n’anime ses journées. Jusqu’à l’installation d’une vieille voisine un peu fantasque, une femme qui sort complètement de l’ordinaire et avec qui Kate va suffisamment se lier pour se confier à elle.

En effet, c’est en Tanzanie, bien loin de toute civilisation, que Kate est née et a grandi aux côtés de ses parents, missionnaires. Marquée par un deuil précoce, elle semble vouloir écrire sa vie sans se replonger dans les souvenirs. Mais sa vieille voisine cache un secret qui la forcera à repenser au drame qui l’a rendue orpheline.

Cette première partie du roman, comme une introduction, peut sembler un peu longue, je ne me suis pas attachée aux personnages à ce stade. Puis commence la deuxième partie, aux côtés d’Annah, en Afrique. Annah arrive d’Australie, décidée à suivre les traces d’une tante qu’elle n’a pas connue, à  se consacrer à sa vocation d’infirmière, au cœur de ce vaste pays encore sauvage où la médecine moderne n’est pas encore installée. J’ai alors été complètement passionnée par le cadre tissé par l’auteure, par les thèmes qu’elle met en avant à travers sa Reine des pluies. C’est extrêmement instructif sur le plan médical, l’arrivée des missionnaires dans ses zones reculées du pays, les soins aux malades, l’apprentissage des règles d’hygiène de base, la confrontation avec les sorciers, mages, guérisseurs ou tout autre nom qu’ils aient, qui possédaient jusque là le pouvoir de guérir.

Et plus que tout, c’est la destinée d’Annah à travers les années qui est absolument captivante. Elle se liera d’amitié avec le couple Carrington, lui médecin, elle son épouse qui l’assiste. Puis la vie et ses aléas la mènera vers d’autres chapitres, souvent contrainte mais elle saura toujours si bien se retourner. J’étais chaque fois suspendue aux pages, prises dans le cours du récit, admirative de cette femme, de sa vocation. Annah est forte, déterminée, courageuse, audacieuse (et ça amène beaucoup d’originalité à sa vie!) et puis elle va aimer ! L’histoire d’amour au cœur du récit est sublime, une histoire comme il n’y a qu’une dans une vie, une histoire qui questionne par sa différence. Au-delà de ça, Annah a toujours donné son cœur de manière définitive, les liens qu’elle noue avec tous, qu’ils travaillent à ses côtés, soient des patients ou bien des amis, chaque fois elle se donne entièrement et les relations sociales dans le roman ont donc une force particulière.

Vous l’aurez compris, je ne ferai pas plus long pour ne pas spoiler, mais je vous conseille infiniment cette superbe épopée africaine. Puissiez-vous aimer Annah autant que je l’ai aimée. C’est un personnage qui va me manquer.

Ma notation :

Si tous les romans étaient aussi beaux, ma vie de lectrice serait indéfinissable ! Je ne m’attendais à rien de spécial en commençant ce livre et j’ai chaviré.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

Deux femmes dans la tourmente, Teresa Messineo

Quatrième de couverture :

Dans le brasier de la Seconde Guerre mondiale, deux amies infirmières, deux destins, une vocation : soulager, soigner. Après des années de recherches historiques minutieuses, Teresa Messineo signe un premier roman passionnant, poignant de réalisme, et un formidable hommage à toutes ces héroïnes de l’ombre.

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d’infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l’aventure, les deux jeunes femmes s’engagent aux côtés des Alliés. C’est là que leurs chemins se séparent.

Jo est envoyée sur le front de l’Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu’elle entend protéger jusqu’au bout.

Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l’attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille.

Dans l’horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s’accroche à sa vocation, mais aussi à l’amour et à l’amitié, pour trouver le courage de supporter l’insupportable. L’espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?

L’avis de MadameOurse :

Lorsque le programme des parutions de la collection Le Cercle Belfond nous a été dévoilé, j’étais ravie qu’il y ait un roman sur la seconde guerre mondiale, période que j’aime beaucoup lire comme vous le savez sûrement. J’ai l’impression qu’on n’en finira jamais sur ce sujet, que chaque nouveau roman est une façon de s’instruire sur cette période si dure. Je referme souvent ces lectures en ayant appris des choses.

Ici, on ne va pas parler de camps de concentrations, de déportation, du régime nazi ou autre. C’est une nouvelle facette de la guerre, que je n’avais jamais lue jusque là, celle des combats et du rôle joué par les infirmières militaires, présentes au cœur du conflit. L’an dernier, j’avais lu un roman sur des infirmières qui se passait pendant la première guerre mondiale, c’était intéressant mais le roman était assez pénible à comprendre. Ici, on a le même point de départ, mais pendant une autre période de l’histoire.

Nous allons suivre Jo en Europe et Kay à Hawaï. Et toutes deux sont des personnages qui forcent le respect. Leur dévouement aux blessés dont elles ont la charge est énorme, leur vie entière n’est vouée qu’à soigner, aider, assister ces hommes qui se sont engagés pour la patrie. Et elles aussi, infirmières sont engagées dans ce conflit, peu reconnues mais leur rôle n’est pas moins important. La plupart du temps, elles doivent soigner sans moyens médicaux, dans des conditions bien dures, en tentant elles aussi d’échapper aux nombreux bombardements. Le quotidien de nos deux amies est bien dur, leur volonté vacillera à plusieurs reprises et je le comprends. J’ai été outrée des obligations qui sont les leurs parce qu’elles sont des femmes, leur uniforme féminin, les bas, toutes ces contraintes ridicules à des moments où elles ont à peine de quoi s’habiller !

En parallèle, c’est assez effarant mais bien qu’elles soient au cœur du conflit, elles ne savent rien de ce qui se passe autour d’elles, de l’avancée de la guerre, des populations entières déportées, du sort de leurs proches aussi bien évidemment.

Des deux héroïnes, j’ai été plus touchée par Jo, elle m’a semblé plus présente dans le roman et j’ai aimé la suivre jusqu’à la fin de la guerre, à travers les retrouvailles qu’elle espère si fort. Cette phase plus personnelle du récit qui la concerne m’a aidée à créer un attachement à son personnage, ce que j’ai moins vécu avec Kay.

Ma notation : 

Deux femmes dans la tourmente est un agréable roman historique qui réussit son pari de nous présenter une facette précise de la seconde guerre mondiale. Ces femmes infirmières sont touchantes et leur rôle important est bien mis en avant ici.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

Ma vie en plus sexy, Chiara Moscardelli

Quatrième de couverture :

Encore une comédie pétillante par la plus déjantée des Italiennes ! Jeux de la chaise musicale et de la bouteille, premières boums, road trips à travers l’Europe… Chronique sans filtre d’une jeunesse dans les années 1990.

Longtemps, Chiara n’avait qu’un rêve : être une gatta morta, une séduisante mante religieuse déployant ruses et minauderies pour entraîner tous les hommes dans ses filets. Mais n’est pas manipulatrice qui veut. Malheureusement, Chiara est plutôt du genre spontané. Trop spontané. À côté, Bridget Jones passerait presque pour une femme fatale !

Alors qu’âgée de 33 ans elle s’apprête à se faire enlever une tumeur au sein, l’heure est venue pour Chiara de faire le bilan de sa vie. Et s’il n’est pas glorieux, il a le mérite d’être drôle.
De l’adolescence à l’âge adulte, en passant par le lycée, la fac, une multitude de boulots, beaucoup de râteaux, et surtout une bande d’amis un brin névrosés mais dévoués, Chiara nous entraîne dans ses tribulations de serial gaffeuse à la recherche du job de rêve et du prince charmant.

L’avis de MadameOurse :

J’ai adoré la couverture de cette nouvelle parution du Cercle Belfond, ça promettait une belle virée en Italie, du léger, une lecture idéale pour le printemps ! Et puis, passé la couverture, une fois plongée dans ma lecture, j’ai malheureusement déchanté.

Ça partait pourtant bien avec l’idée de cette jeune femme qui fait le point sur sa vie à la veille d’une opération pour lui retirer une grosseur au sein. Mais elle va nous dérouler le fil de sa vie de manière plutôt décousue, j’ai un peu trop eu l’impression d’une succession d’anecdotes sans véritable lien. Et puis, si l’opération qui l’a conduite à l’hôpital est évoquée au début, j’ai regretté qu’on ne revienne pas à ce fil conducteur au fur et à mesure du roman. Parce qu’au final du coup, on en oublie le pourquoi de toutes ces anecdotes.

Chiara (car c’est bien l’auteure qui se raconte ici) est un personnage très gaffeur et ça amène plusieurs anecdotes complètement improbables et désopilantes. Drôles quand on les lit chez quelqu’un d’autre car si on les vivait nous mêmes, on aurait tellement honte !! Ça m’a semblé un peu bizarre car moi, les anecdotes de ce genre, je ne les raconterai pas, même sous la menace ! Et puis il y a cette histoire de gatta morta, qui est quelque part la femme fatale qui sait faire tomber tous les hommes à ses pieds. Un idéal pour Chiara qui, malheureusement, est complètement à l’opposé de ce personnage dont elle rêve. Follement éprise d’un jeune homme qui ne s’intéresse pas à elle, elle va traîner son statut de vierge comme un boulet derrière elle pendant de longues années.

Et puis, c’est là que ça s’est gâté pour moi avec le déroulé de la jeunesse de Chiara. Une succession d’événements qui m’a désolée parce que ça donne une image des femmes qui est tout ce qui me dérange : on sort, on picole, on fait n’importe quoi, on couche et on ne vit que par et pour la recherche du mari parfait. C’est tellement réducteur !

Cette lecture qui commençait comme une chick lit, dans le suivi du précédent roman de l’auteure qui m’avait bien plu, a malheureusement tourné du mauvais côté pour moi. C’est dommage car l’auteure avait montré qu’elle savait imaginer un personnage frais, jeune, amusant. Mais cette fois c’est loupé pour moi car le dosage n’est pas le bon.

Ma notation :

J’aurais tant aimé pouvoir vous dire grand bien de cette parution qui me semblait bien prometteuse mais non, c’est raté.

Merci à Carine et Irène des éditions Belfond pour cette lecture.

Les filles d’Ennismore, Patricia Falvey

Quatrième de couverture :

Amitié, jalousie, lutte des classes, émancipation féminine, drame amoureux… À l’aube du XXe siècle, au cœur d’une Irlande en ébullition, une saga inoubliable dans la droite ligne de Downton Abbey.

Rosie a huit ans, elle est fille de métayer ; quand elle sera grande, elle servira la famille Ennis, comme sa mère et sa sœur avant elle. Victoria a sept ans, elle est la fille de lord et lady Ennis ; quand elle sera grande, elle quittera le domaine d’Ennismore pour faire un beau mariage.
En attendant, Victoria se sent seule et rêve de partager ses secrets avec la fille du métayer qu’elle a rencontrée dans le parc de la propriété. Et pourquoi pas ? C’est décidé, dès septembre, la petite paysanne partagera les leçons de la demoiselle du château.
Mais, dans une société écrasée sous le poids des conventions et des hiérarchies, est-il bien raisonnable de semer des aspirations égalitaires dans le cœur des jeunes filles ? Car un vent de révolte souffle sur l’Irlande et cette amitié qui éclôt pourrait bien bouleverser leur vie ainsi que celle de leur entourage… Rosie et Victoria trouveront-elles la force de lutter contre la marche de l’Histoire qui menace de les déchirer ?

L’avis de MadameOurse :

Lorsque j’ai reçu ce roman en tant que lectrice VIP de la collection Le Cercle Belfond, l’éditrice de la collection nous le présentait comme son coup de cœur de l’année. Alors, au moment de m’y plonger, j’étais plus que ravie de découvrir Les filles d’Ennismore.

J’aime ces romans historiques qui nous font revivre la vie de nos ancêtres à travers des personnages attachants à la forte volonté de vivre. Rosie est clairement de celles-ci. Née fille de métayer, elle va être propulsée dans la vie de château par le caprice de la petite Victoria qui ne veut pas être scolarisée seule avec sa tante comme professeur. Elle veut une amie et ce sera Rosie, qu’elle vient de rencontrer. Son père cède à sa demande d’enfant gâtée et va alors naître une très forte amitié entre les deux jeunes filles à la vie diamétralement opposée par leur niveau social.

Mais une fois l’âge adulte venu, la destinée des deux jeunes filles n’est pas la même : la saison des bals et la recherche d’un bon parti pour Victoria tandis que, pour Rosie, malgré l’éducation reçue, elle ne peut espérer mieux qu’être servante au château, comme sa sœur.  Et l’amitié des deux jeunes femmes est mise à mal. J’ai adoré ce thème fort que traite Patricia Falvey à savoir le milieu social de naissance et le poids qui y est lié. Il est impossible de combler le fossé entre les deux femmes, même avec toute la bonne volonté du monde. Et la belle éducation reçue par Rosie aux côtés de la fille du château se révèle alors un cadeau empoisonné.

Si Rosie est le personnage principal du roman, on va dès lors suivre aussi la vie de Victoria. Je me suis infiniment attachée à la première mais vous verrez que la seconde saura aussi gagner votre cœur, son évolution sera plus longue et moins évidente mais elle a fini elle aussi par me charmer. C’est à Dublin que la vie des deux jeunes femmes changera, l’une et autre auront alors, au cœur de la première guerre mondiale et des tensions d’une Irlande qui se veut indépendante, l’occasion de se construire la vie dont elles rêvent. Non sans mal. Les nombreux rebondissements dans la vie de chacune sont passionnants, les personnages rencontrés m’ont tous beaucoup plu (la tante de Victoria, Brendan, Cathal, Valentin…), c’est une lecture qui captive et dont les pages défilent bien vite.

La fin du roman amène, en douceur, le retour de tous nos personnages sur les terres d’Ennismore où rien ne pourra plus être comme avant… Une vraie fin de roman, avec du bonheur et une belle vie qui s’ouvre pour tous.

Ma notation :

Un roman historique comme je les aime tant. De beaux personnages, des réflexions autour de la vie de l’époque, je vous le recommande sans hésiter.

Merci à Carine et Irène des éditions Belfond pour cette lecture.