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Park avenue summer, Renée Rosen

Quatrième de couverture :

En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac’ chef de Cosmopolitan, Alice n’imaginait pas qu’elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt et un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller Sex and the Single Girl.

Mais cette grande visionnaire n’a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l’objet d’une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d’une femme est davantage dans la cuisine qu’à la tête d’un magazine.

Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l’aider à inventer une « Cosmo Girl » fière, sûre d’elle, libérée de tout carcan puritain. Qu’importent les coups bas. Et les coups au cœur…

L’avis de Laure :

Park avenue summer est LE titre phare de la collection Le Cercle Belfond pour l’année 2020. Un titre plein de promesses qui nous amène à la découverte (fictive certes) du nouveau Cosmopolitan, un revirement très fort et résolument féministe amené par Helen Gurley Brown dans les années 60.

J’ai adoré l’histoire imaginée par Renée Rosen et appuyée sur la vraie histoire de la prise de poste de la nouvelle rédac’ chef. C’est un challenge pour Helen Gurley Brown d’accepter de donner un nouvel essor à ce magazine qui ne fonctionne plus. D’autant qu’elle ne sera pas aidée par les dirigeants qui, dans le fond, n’ont aucune envie que cela marche… On vit tout cela à travers le regard d’Alice, qui vient d’arriver à New York et qui est bien décidée à donner le meilleur d’elle même au poste d’assistante d’Helen.

Moi qui ai lu Cosmo pendant plusieurs années, j’ai beaucoup aimé la vision de ce Cosmo pensé pour les femmes qu’Helen amène. Des sujets féministes, dont certains bien choquants pour la société de l’époque (notamment sur le plan de l’émancipation sexuelle des femmes), et des évidences qui m’ont stupéfaites (jusque là aucune femme en couverture du magazine !). Et surtout, j’ai retrouvé dans ce roman ce qui fait l’âme des magazines féminins et j’ai franchement adoré ! C’était vraiment chouette de découvrir la bataille qui a dû être menée pour créer un magazine dont le contenu allait correspondre aux attentes des femmes modernes (exit donc la bobonne aux fourneaux).

En plus de tout ça, on suit Alice, cette jeune femme de l’époque, en quête d’amour comme tous et qui va être confrontée à un vrai don juan qui collectionne les femmes. L’évolution d’Alice au cours du roman m’a beaucoup plu, elle découvre New York et les mœurs de la société de l’époque et très vite elle nous montre sa détermination à vivre suivant ses envies. Elle sera tour à tour une employée très fidèle à sa patronne, une photographe en devenir bien déterminée à progresser pour pouvoir un jour vivre de son art, une amie généreuse, une femme à la langue bien pendue aussi (les dialogues sont un régal!), bref, un bien joli personnage !

Vous l’aurez compris j’ai passé un super moment de lecture avec Park avenue summer et ce qui est assez dingue c’est que je trouve que, malgré le contexte historique, c’est une lecture hyper moderne qui fait vraiment écho en les femmes que nous sommes aujourd’hui.

Ma notation :

Un beau roman qui m’a vraiment captivée, je recommande.

Merci à Claire des éditions Belfond pour cette lecture.

A charge de revanche, Sophie Kinsella

Quatrième de couverture :

À 27 ans, la douce et discrète Fixie se retrouve à la tête de la Maison Farr, la boutique fondée par ses parents, nichée en bordure de Londres. Mais pas le temps pour la jeune femme de célébrer cette promotion, car la voilà qui doit gérer une lutte fratricide : Nicole, sa sœur fashionista, est bien décidée à faire du drugstore de quartier le centre de yoga le plus tendance de la capitale, quand Jack, leur frère
so snob, y verrait plutôt une épicerie de luxe.

Alors que les ventes chutent, que la faillite approche, Fixie va devoir arbitrer : conserver l’esprit désuet de la Maison Farr ou la transformer en super-fashion-concept-store ? Maintenir la cohésion familiale ou se mettre à dos Nicole et Jack ? Affronter les problèmes ou rester planquée sous la couette ?

Ne manquent plus que le retour d’un ex envahissant et l’apparition d’un bel inconnu pour plonger la timide Fixie dans le plus inextricable des embarras…

L’avis de Laure :

Sophie Kinsella proposée parmi les titres du Cercle Belfond, je ne pouvais pas résister ! On sait qu’on va y trouver le climat anglais, du rire et des personnages atypiques.

Et rien ne manque ! Nous prenons la direction de la Maison Farr, commerce familial où travaille Fixie, au côté de sa mère. On y trouve tout ce qui tourne autour des arts de la table et de l’équipement de la maison, un magasin bien installé, qui fonctionne toujours. Ce sont les femmes qui en ont repris la tête depuis le décès du père de Fixie. Mais sa mère fatigue et va enfin accepter l’incitation de ses enfants à partir en voyage.

C’est alors que Fixie va devoir continuer son travail au magasin avec son frère et sa sœur, Nicole et Jake. Et tous deux ont de grands ambitions pour le magasin, des ambitions bien démesurées et qui partent dans tous les sens. Ils vont alors profiter allègrement de l’incapacité de Fixie à dire non pour mettre à exécution les rêves les plus fous.

J’ai vraiment manqué d’attachement pour Fixie, elle se laisse marcher sur les pieds, elle est naïve, j’avais envie de lui ouvrir les yeux ! Même dans sa vie amoureuse, elle se trompe totalement avec le retour de Ryan, son amour de jeunesse. Comme je voyais clair dans son jeu, des évidences si nettes que Fixie ne voit pas, elle donne, elle donne à tour de bras. Jusqu’au retour de bâton… Heureusement, elle va aussi faire la rencontre cocasse de Sebastian, un homme qui a de bien plus belles valeurs et qui est le personnage du roman que j’ai préféré. Fixie sauve par hasard l’ordinateur de Sebastian d’un dégât des eaux et celui-ci lui en est tellement reconnaissant qu’il lui signe une reconnaissance de dettes qui va amener plusieurs événements cocasses au cours du roman.

On retrouve vraiment le style Kinsella ici, il se passe plein de choses mais il m’a manqué quelque chose. Les personnages sont tous attachiants, sympathiques mais on a tellement envie de leur dire leurs 4 vérités. C’est assez classique ces personnages qu’on a envie de secouer un peu dans la littérature mais là, je ne saurai pas vous dire pourquoi, le côté chiant a un peu trop pris le dessus pour moi. Peut être parce qu’ils s’éternisent tous un peu trop longtemps dans leurs travers et que les événements négatifs vont alterner un peu trop longtemps avant que l’ambiance de la machine ne s’inverse.

Ma notation :

Une lecture assez loufoque, agréable mais pour laquelle il m’a manqué une dose supplémentaire d’attachement aux personnages.

Merci à Claire des éditions Belfond pour cette lecture.

Les secrets de Cloudesley, Hannah Richell

Quatrième de couverture :

Dans le décor enchanteur d’une vieille demeure anglaise, Hannah Richell entremêle les voix de deux femmes pour conter une histoire de famille, mais aussi d’amour, pleine de passion et de drames. Un roman élégant qui ravira les fans de Daphné du Maurier et d’Eve Chase.

1955. On dit qu’au manoir de Cloudesley l’ennui n’existe pas. Pourtant, ce lieu de faste et de beauté, Lillian Oberon rêve de le fuir. À vingt-six ans, la jeune femme n’arrive plus à maintenir les apparences d’une vie heureuse aux côtés du séduisant magnat et collectionneur Charles Oberon. Qu’est-elle réellement pour lui ? Une œuvre de plus à contempler ou une femme à aimer ? Mais le jour où le destin place sur son chemin un peintre passionné, une autre vie semble possible…

Soixante ans plus tard, de la splendide demeure ne reste qu’une bâtisse en ruines. De retour à Cloudesley pour veiller sur Lillian, sa grand-mère adorée, Maggie Oberon fait une promesse : sauver l’héritage familial. Mais comment affronter les créanciers ? Et, surtout, comment la jeune femme, aux prises avec ses erreurs passées, pourra-t-elle gérer seule le domaine ?

Maggie ignore qu’entre les murs décrépis de la vieille maison se cache un trésor inestimable. Et un terrible secret, qui pèse sur elle et sur Lillian…

L’avis de Laure :

Si vous voyez ce livre en librairie, je vous conseille de vous en approcher pour admirer la couverture. Il y a cette brillance qui sublime la couverture comme on la retrouve si souvent dans la collection Le Cercle Belfond. Et il y a les coloris très profonds de ces magnifiques paons.

Quand je me suis plongée dans la lecture, il s’est passé quelque chose, j’ai été happée dans l’histoire dès les premières pages. J’ai aimé ce livre immédiatement,  je ne me suis pas tellement posé la question de ce que l’auteure allait raconter, j’ai poursuivi page après page, en confiance.

C’est l’histoire de Maggie et de Lillian sa grand mère, une construction classique qui amène le roman à nous faire découvrir l’histoire à travers l’alternance de 2 périodes : celle de la jeunesse de Lillian et celle de Maggie qui va se retrouver à découvrir petit à petit les secrets de sa grand mère. C’est une histoire que j’ai trouvé assez douce dans sa façon d’être racontée et pourtant les faits, le thème au cœur du roman sont assez lourds. Et je venais justement de lire 2 autres romans sur ce même thème, ça commençait à faire beaucoup d’horreurs successives dans ma petite tête.

J’ai eu une profonde empathie pour Lillian. Elle épouse Charles qui a perdu sa première épouse et a un fils parce qu’il lui promet une situation stable et qu’il va l’aider à assurer les jours de sa sœur, handicapée suite à un accident. Un mariage de convenances dans un milieu aisé, en apparence, tout semble pour le mieux pour Lillian qui gagne ainsi une vie douce. Sauf que. En grattant sous les apparences tout n’est pas si rose. Le contexte de l’époque, du milieu social, des devoirs des épouses à cette époque où le divorce n’était pas monnaie courante font que la jeune femme est prisonnière. Puis arrive Jack, un peintre qui va venir colorer la vie de la jeune femme. Le bonheur est-il encore possible ?

Maggie ne savait rien de toute l’histoire de sa grand mère et, alors qu’elle tente de sauver Cloudesley que la vieille femme n’a jamais voulu quitter, elle va découvrir ce qu’il s’est passé et comprendre un peu mieux sa propre histoire parentale.

J’ai trouvé que l’histoire de Maggie était plus au second plan dans ce roman, j’aurais aimé que le roman soit plus long d’ailleurs pour qu’on ait plus le temps de s’attacher à Maggie qui a aussi vécu son lot de durs moments. Son histoire m’a beaucoup plu également mais je l’ai trouvée moins creusée.

Quoi qu’il en soit c’est un bien joli roman qui mêle générations, secrets, amour.

Ma notation :

Cette dernière lecture du Cercle Belfond pour 2019 a été un très agréable moment. Je suis tellement triste que l’aventure de Lectrice VIP Le Cercle Belfond s’achève. C’est passé beaucoup trop vite.  C’est une très belle collection que je compte bien continuer à suivre de près.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

La reine des pluies, Katherine Scholes

Quatrième de couverture :

De son enfance en Tanzanie, Kate Carrington a essayé d’effacer tous ses souvenirs. Âgée de douze ans lors de l’assassinat de ses parents missionnaires, près de la frontière rwandaise, la jeune femme a fait table rase de ses racines africaines pour se reconstruire en Australie. Bien des années plus tard, alors qu’elle tente de mener une vie normale, Kate fait la connaissance d’une vieille femme mystérieuse, qui l’intrigue autant qu’elle la fascine.

Il faut dire que le destin d’Annah Mason a tout du roman d’aventures. Infirmière dans un hôpital de brousse, faiseuse de pluie dans le bush tanzanien : l’Afrique a révélé à cette Occidentale intrépide un monde d’une magie infinie. Et lui a offert sa plus grande histoire d’amour. Cette vie de passion ne s’est pourtant pas faite sans douleur ni drames. Désormais âgée et malade, celle qui fut la reine des pluies veut soulager sa conscience. Mais ses secrets pourraient bien mettre à mal l’univers fragile de Kate…

L’avis de MadameOurse :

Cette nouvelle parution du Cercle Belfond est une réédition. Paru pour la première fois en France en 2002, il avait déjà été édité chez Belfond en 2003. Et puis, cette année, il est de nouveau mis à l’honneur dans la collection du Cercle. Peut être que vous vous demanderez pourquoi ? Et bien j’avoue que si je ne connais pas les arguments de l’éditeur, j’ai compris en l’ayant refermé à quel point ce choix était judicieux. C’est une lecture qui va me marquer.

Le roman débute en Australie, dans la vie de Kate Carrington, infirmière, orpheline, vivant seule, son quotidien est assez routinier et rien de passionnant n’anime ses journées. Jusqu’à l’installation d’une vieille voisine un peu fantasque, une femme qui sort complètement de l’ordinaire et avec qui Kate va suffisamment se lier pour se confier à elle.

En effet, c’est en Tanzanie, bien loin de toute civilisation, que Kate est née et a grandi aux côtés de ses parents, missionnaires. Marquée par un deuil précoce, elle semble vouloir écrire sa vie sans se replonger dans les souvenirs. Mais sa vieille voisine cache un secret qui la forcera à repenser au drame qui l’a rendue orpheline.

Cette première partie du roman, comme une introduction, peut sembler un peu longue, je ne me suis pas attachée aux personnages à ce stade. Puis commence la deuxième partie, aux côtés d’Annah, en Afrique. Annah arrive d’Australie, décidée à suivre les traces d’une tante qu’elle n’a pas connue, à  se consacrer à sa vocation d’infirmière, au cœur de ce vaste pays encore sauvage où la médecine moderne n’est pas encore installée. J’ai alors été complètement passionnée par le cadre tissé par l’auteure, par les thèmes qu’elle met en avant à travers sa Reine des pluies. C’est extrêmement instructif sur le plan médical, l’arrivée des missionnaires dans ses zones reculées du pays, les soins aux malades, l’apprentissage des règles d’hygiène de base, la confrontation avec les sorciers, mages, guérisseurs ou tout autre nom qu’ils aient, qui possédaient jusque là le pouvoir de guérir.

Et plus que tout, c’est la destinée d’Annah à travers les années qui est absolument captivante. Elle se liera d’amitié avec le couple Carrington, lui médecin, elle son épouse qui l’assiste. Puis la vie et ses aléas la mènera vers d’autres chapitres, souvent contrainte mais elle saura toujours si bien se retourner. J’étais chaque fois suspendue aux pages, prises dans le cours du récit, admirative de cette femme, de sa vocation. Annah est forte, déterminée, courageuse, audacieuse (et ça amène beaucoup d’originalité à sa vie!) et puis elle va aimer ! L’histoire d’amour au cœur du récit est sublime, une histoire comme il n’y a qu’une dans une vie, une histoire qui questionne par sa différence. Au-delà de ça, Annah a toujours donné son cœur de manière définitive, les liens qu’elle noue avec tous, qu’ils travaillent à ses côtés, soient des patients ou bien des amis, chaque fois elle se donne entièrement et les relations sociales dans le roman ont donc une force particulière.

Vous l’aurez compris, je ne ferai pas plus long pour ne pas spoiler, mais je vous conseille infiniment cette superbe épopée africaine. Puissiez-vous aimer Annah autant que je l’ai aimée. C’est un personnage qui va me manquer.

Ma notation :

Si tous les romans étaient aussi beaux, ma vie de lectrice serait indéfinissable ! Je ne m’attendais à rien de spécial en commençant ce livre et j’ai chaviré.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.

Deux femmes dans la tourmente, Teresa Messineo

Quatrième de couverture :

Dans le brasier de la Seconde Guerre mondiale, deux amies infirmières, deux destins, une vocation : soulager, soigner. Après des années de recherches historiques minutieuses, Teresa Messineo signe un premier roman passionnant, poignant de réalisme, et un formidable hommage à toutes ces héroïnes de l’ombre.

Jo et Kay se sont rencontrées à New York au cours de leurs études d’infirmière à la fin des années 1930. Désireuses de partir à l’aventure, les deux jeunes femmes s’engagent aux côtés des Alliés. C’est là que leurs chemins se séparent.

Jo est envoyée sur le front de l’Ouest, en France, où elle doit superviser un hôpital de fortune comptant six blessés : des vies fragiles pour lesquelles elle représente le seul espoir et qu’elle entend protéger jusqu’au bout.

Kay est envoyée à Hawaï. Après une parenthèse enchantée sur les plages de sable blanc, l’attaque de Pearl Harbour signe pour elle le début du cauchemar : prisonnière des Japonais, elle est déportée dans un camp à Manille.

Dans l’horreur des corps mutilés, de la maladie et de la famine, chacune s’accroche à sa vocation, mais aussi à l’amour et à l’amitié, pour trouver le courage de supporter l’insupportable. L’espoir sera-t-il plus fort que la mort ? Que restera-t-il de leur précieux lien après ces années de séparation et de souffrance ?

L’avis de MadameOurse :

Lorsque le programme des parutions de la collection Le Cercle Belfond nous a été dévoilé, j’étais ravie qu’il y ait un roman sur la seconde guerre mondiale, période que j’aime beaucoup lire comme vous le savez sûrement. J’ai l’impression qu’on n’en finira jamais sur ce sujet, que chaque nouveau roman est une façon de s’instruire sur cette période si dure. Je referme souvent ces lectures en ayant appris des choses.

Ici, on ne va pas parler de camps de concentrations, de déportation, du régime nazi ou autre. C’est une nouvelle facette de la guerre, que je n’avais jamais lue jusque là, celle des combats et du rôle joué par les infirmières militaires, présentes au cœur du conflit. L’an dernier, j’avais lu un roman sur des infirmières qui se passait pendant la première guerre mondiale, c’était intéressant mais le roman était assez pénible à comprendre. Ici, on a le même point de départ, mais pendant une autre période de l’histoire.

Nous allons suivre Jo en Europe et Kay à Hawaï. Et toutes deux sont des personnages qui forcent le respect. Leur dévouement aux blessés dont elles ont la charge est énorme, leur vie entière n’est vouée qu’à soigner, aider, assister ces hommes qui se sont engagés pour la patrie. Et elles aussi, infirmières sont engagées dans ce conflit, peu reconnues mais leur rôle n’est pas moins important. La plupart du temps, elles doivent soigner sans moyens médicaux, dans des conditions bien dures, en tentant elles aussi d’échapper aux nombreux bombardements. Le quotidien de nos deux amies est bien dur, leur volonté vacillera à plusieurs reprises et je le comprends. J’ai été outrée des obligations qui sont les leurs parce qu’elles sont des femmes, leur uniforme féminin, les bas, toutes ces contraintes ridicules à des moments où elles ont à peine de quoi s’habiller !

En parallèle, c’est assez effarant mais bien qu’elles soient au cœur du conflit, elles ne savent rien de ce qui se passe autour d’elles, de l’avancée de la guerre, des populations entières déportées, du sort de leurs proches aussi bien évidemment.

Des deux héroïnes, j’ai été plus touchée par Jo, elle m’a semblé plus présente dans le roman et j’ai aimé la suivre jusqu’à la fin de la guerre, à travers les retrouvailles qu’elle espère si fort. Cette phase plus personnelle du récit qui la concerne m’a aidée à créer un attachement à son personnage, ce que j’ai moins vécu avec Kay.

Ma notation : 

Deux femmes dans la tourmente est un agréable roman historique qui réussit son pari de nous présenter une facette précise de la seconde guerre mondiale. Ces femmes infirmières sont touchantes et leur rôle important est bien mis en avant ici.

Merci à Carine des éditions Belfond pour cette lecture.