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Les mystères de Fleat House, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Au sein du prestigieux internat privé de St. Stephen, au coeur de l’idyllique campagne du Norfolk, se trouve l’austère dortoir de Fleat House, vieille bâtisse victorienne en cruel manque d’entretien.

Lorsqu’un élève y est retrouvé mort dans sa chambre, le directeur s’empresse de conclure à un tragique accident. Mais l’enquêtrice londonienne Jazz Hunter, sollicitée pour l’enquête, n’est pas de cet avis. En tentant de pénétrer le microcosme fermé que constitue le pensionnat, elle se rend vite compte que la victime, Charlie Cavendish, était un jeune homme arrogant qui avait beaucoup d’ennemis…

Alors que les mystères et les mensonges se multiplient à Fleat House, Jazz se retrouve plongée dans un monde fait de jeux de pouvoir, de dépendances émotionnelles et d’affaires inachevées. Bientôt, ce sont des secrets vieux de plus de trente ans qui refont surface, bien plus sombres que ce qu’elle aurait pu imaginer…

Avec un sens du suspense impeccable, Lucinda Riley nous embarque dans un thriller captivant au rythme effréné, aux côtés d’une héroïne mémorable.

L’avis de Laure :

C’est difficile de lire Lucinda Riley maintenant qu’elle n’est plus là. Pourtant, avec ce polar qu’elle a écrit en 2006, elle prouve une fois de plus son talent, sa capacité à livrer des histoires si variées. Et j’aurais adoré la voir alterner roman plein de secrets et roman plus polar. Parce qu’elle sait si bien le faire !

Les secrets de Fleat House est très bon, elle réussit une nouvelle fois à amener une grande galerie de personnages sans que l’on s’y perde, introduisant chacun tour à tour, dessinant sa personnalité et nous dévoilant sa vie. Peu à peu, on plonge dans une enquête dont on se doute très vite qu’elle prend sa source bien plus loin qu’on ne pourrait le croire au premier abord. J’ai aimé découvrir très vite que les personnes tuées à Fleat House sont loin d’être irréprochables. Il y a cette notion de bien et de mal dans ce roman qui est fort plaisante. Lucinda évoque un thème fort : celui du harcèlement scolaire et de ses conséquences. Et ici, cela peut aller jusqu’au crime.

Mais qui aurait intérêt alors à tuer ? Pourquoi ? Et surtout quel lien y a-t-il entre les différents personnages retrouvés morts ? Je n’aurais jamais vu venir le dénouement final même si certaines grandes lignes m’ont vite semblé évidentes.

J’aurais aimé retrouver l’enquêtrice Jazz dans d’autres aventures, ce roman laissant vraiment à penser qu’une série pourrait suivre. C’est un personnage totalement abouti, elle traine ses casseroles, avait été prête à arrêter totalement son métier mais elle a ça dans le sang et elle nous prouve avec cette enquête à quel point elle est déterminée à découvrir la vérité, laissant de côté les évidences qu’on tisse sur sa route. C’est donc avec regret que je sais que nous ne retrouverons pas Jazz, le talent de Lucinda nous manquera.

Ma notation :

Ludinda Riley sait aussi bien me conquérir avec ce polar bien ficelé qu’avec ses habituels romans, quel talent !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

La maison de l’orchidée, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Wharton Park… Julia Forrester n’a jamais oublié les étés idylliques de son enfance, passés à arpenter la somptueuse propriété où son grand-père prenait soin des plantes exotiques, si rares dans cette région du Norfolk. Aussi est-ce tout naturellement qu’elle vient y chercher refuge après le terrible drame qui a bouleversé sa vie.

Mais si ces terres sont chargées de souvenirs, Julia ne tarde pas à découvrir qu’elles abritent aussi bien des secrets. C’est dans le journal intime tenu dans les années 1940 par son aïeul qu’elle perce peu à peu le mystère d’une histoire d’amour qui a presque détruit le domaine plus de cinquante ans auparavant…

À travers les destins croisés de deux familles ravagées par la guerre, un roman étourdissant entre Europe et Asie, comme sait si bien nous les offrir Lucinda Riley.

L’avis de Laure :

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai découvert ce roman de Lucinda Riley, publié il y a plusieurs années et que Charleston réédite cette année. C’est difficile de la lire en se disant qu’elle n’écrira plus d’histoires comme celle-ci, elle avait un univers bien à elle qui sait chaque fois me conquérir. La maison de l’orchidée ne fait pas exception.

J’ai eu une empathie immédiate pour Julia, cette jeune femme qui tente de se reconstruire après avoir perdu son mari et son petit garçon. On voit d’abord à quel point elle est anéantie et comment ne pas la comprendre ? Et puis, heureusement, elle se raccroche à la vie et on l’accompagne alors avec une très grand joie dans un renouveau. Ce renouveau qui va également l’amener en quête de ses origines, via un journal secret que Kit, propriétaire de Wharton Park retrouve dans le cottage qu’occupaient Elsie et Bill, les grands parents de Julia.

L’histoire est bouleversante et les émotions ne nous sont pas épargnées, ni dans le présent, ni dans le passé. J’ai tout aimé : l’univers de Wharton Park, le passé en Thailande et tous ses mystères, la si belle histoire des orchidées, les toutes aussi belles histoires d’amour et ces personnages toujours exceptionnels. Lucinda Riley sait nous charmer avec des histoires complexes, denses, riches mais oh combien maitrisées.

C’est toujours un arrachement de fermer la page de l’un de ses livres. Ici, le final est vraiment sublime, il nous aide à quitter des personnages que l’on sait alors heureux. Lisez La maison de l’orchidée, vous voyagerez, vous tremblerez avec les personnages, serez émus par les secrets mêlés de ces familles. Au cours de ma lecture, je m’y voyais, comme si j’étais aux côtés de Julia, Elsie, Kit, Bill, Harry, Lidia et tous les autres. Un tel régal que c’est définitivement un livre à classer parmi les coups de cœur. 

Ma notation :

Subjuguant !

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

La sœur disparue, Lucinda Riley

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Quatrième de couverture :

Maia, Ally, Star, CeCe, Tiggy et Électra. Recueillies bébés par l’énigmatique Pa Salt, les six soeurs d’Aplièse ont chacune découvert leur histoire. Mais elles ont toujours su qu’elles devraient être sept, tout comme les étoiles des Pléiades auxquelles elles doivent leurs prénoms. À présent que leur père a disparu, elles n’ont qu’un indice pour trouver leur dernière soeur : le dessin d’une bague en forme d’étoile à sept branches, sertie de diamants et d’émeraudes.

Nouvelle-Zélande, Canada, France, Irlande… Les six soeurs se lancent dans une quête haletante à travers le monde. Peu à peu, elles découvrent une magnifique histoire d’amour, de bravoure et de sacrifice, qui a commencé près d’un siècle plus tôt, alors que d’autres courageuses jeunes femmes avaient décidé de risquer leur vie pour changer le monde autour d’elles…

L’avis de Laure :

Un an tout juste après La sœur du soleil, véritable coup de cœur pour moi, le temps est enfin arrivé de pouvoir découvrir l’histoire et le nom de la mystérieuse septième sœur, celle que Pa Salt n’a jamais eu la chance de connaitre avant sa mort.

Je ne vous cache pas le bonheur de retrouver la famille d’Aplièse et la famille que nous connaissons si bien maintenant. Par un procédé qui manque quand même un petit peu de subtilité, Lucinda Riley lance son récit tout en nous donnant des nouvelles de chacune des sœurs. Quel plaisir de savoir ce que chacune est devenue, j’ai vraiment immédiatement adoré le présent du récit. Nos sœurs vont faire la chasse à travers le monde à celle que Georg, le notaire de la famille, a désignée comme étant la septième sœur. Mais cette femme va vite se mettre à fuir les sœurs, se sentant menacée par la survenue de rappels du passé. Mary, dite Merry, vient de perdre son mari et va retourner en Irlande, là où elle a grandit, 37 ans après avoir fui le pays dans de mystérieuses conditions.

C’est à ce moment-là qu’elle va enfin découvrir le journal de Nuala, jeune irlandaise qui a vécu la révolte pour l’indépendance du pays. J’ai apprécié l’histoire du passé car, comme dans tous les romans de Lucinda Riley, elle mêle un contexte historique richement documenté à des héros auxquels on s’attache si vite. Mais je vous avoue que je n’avais qu’une envie c’est de vite retrouver le présent et comprendre le lien entre les 6 sœurs et la famille de Merry. Et j’ai vraiment savouré ce présent, les petits détails sur les vies de nos sœurs, la rencontre avec de nouveaux personnages dont un coup de cœur particulier pour Jack et l’organisation en toile de fonds de la croisière qui va réunir les sœurs un an après le décès de leur père.

Ce 7ème tome est plein de rebondissements avec plusieurs temporalités du passé, avec un mystère qui va venir semer le doute sur l’identité réelle de la 7ème sœur pendant tout le long du roman et surtout avec une révélation finale énorme, que je n’aurais jamais pu imaginer. Alors, une nouvelle fois, inévitablement, on a hâte de lire la suite et de voir se dévoiler les derniers secrets de cette famille hors du commun. Merci Lucinda Riley de nous captiver ainsi avec une famille que nous n’oublierons jamais !

Ma notation :

Totalement addict à cette saga, oui ce sont des pavés mais croyez-moi, vous aussi aller succomber à la plume et au talent de Lucinda Riley.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

La chambre aux papillons, Lucinda Riley

Quatrième de couverture :

Dans la campagne du Suffolk, Admiral House trône. C’est la maison de famille de Posy Montague. A près de 70 ans, cette dernière se prépare à se séparer de cette demeure qui a abrité ses plus grandes joies et ses plus grandes peines, laissant doucement derrière elle les grandes passions de la vie. Mais la réapparition soudaine d’un amour de jeunesse et des secrets qui y sont liés à jamais, va tout bouleverser.

Une captivante fresque multigénérationnelle, combinant personnages inoubliables et secrets déchirants, comme Lucinda Riley en a fait sa spécialité.

L’avis de Laure :

Lucinda Riley m’a captivée ces derniers mois avec la découverte de sa saga des 7 sœurs. Son talent la classe désormais au rang de mes auteures préférées et je sais déjà que je lirai tout ce qu’elle pourra écrire à l’avenir. Je me suis laissée emporter dans sa chambre aux papillons sans même lire le résumé, juste prête à savourer le voyage.

Ce roman est encore une fois une réussite, une fresque familiale dont j’ai aimé suivre la destinée de chaque membre, la famille de Posy et la demeure d’Admiral House ont pris vie sous mes yeux pour 500 pages pleines de rebondissements.

Ce qui m’a particulièrement charmée ici c’est comme on passe de l’histoire d’un personnage à l’autre avec fluidité, nous attachant peu à peu à chacun d’entre eux et priant pour que les événements plus sombres ne les atteignent pas de trop. Si j’ai eu moins d’affinités avec la Posy plus jeune, j’ai eu beaucoup d’empathie pour la grand mère présente et aimante, lucide et généreuse aussi. Elle n’a pas eu une vie facile et, le jour où elle se décide à tirer la page Admiral House, sa grande maison bien trop chère à entretenir, ne s’annonce pas forcément évident.

On va suivre également ses deux fils, l’un brocanteur ayant fait fortune en Australie revient justement s’installer en Angleterre quand l’aîné va vite nous agacer dans ses prétendues affaires qui ne font toutes qu’échouer. J’ai vite détesté cet homme égocentrique qui laisse sa femme et ses 2 enfants vivre dans la misère.

Le début du roman révèle moins de surprises que je n’en ai eu l’habitude avec Lucinda Riley, j’ai vu venir bon nombre de liens qui vont unir les différents personnages. Heureusement, les nombreuses révélations qui vont émailler la suite du récit m’ont une fois de plus captivée. C’est tout Lucinda Riley, des secrets, des rebondissements et beaucoup d’émotions qui vont nous permettre de suivre chaque personnage jusqu’à un avenir plus heureux. J’ai encore une fois refermé le livre avec une certaine tristesse de laisser ces personnages qui m’avaient accompagnée pendant quelques jours comme des amis.

Ma notation :

Un beau roman, comme toujours avec Lucinda Riley.

La lettre d’amour interdite, Lucinda Riley

Quatrième de couverture :

Un amour interdit, un dangereux secret et une histoire qui se répète…
1995, Londres.
Joanna Haslam, brillante journaliste londonienne à qui rien ne semble sourire dernièrement, se retrouve tirée du lit par son patron pour aller couvrir les funérailles de sir James Harrison, monstre sacré du cinéma britannique, qui vient de s’éteindre à l’âge vénérable de 95 ans. Un reportage mondain qui a peu de chance de lancer sa carrière…
Et pourtant, sous le luxe et le glamour qui entourent la dynastie Harrison, Joanna ne tarde pas à remonter la piste d’un secret. Déterminée à lever le voile sur plus de soixante-dix ans de mensonges et de mystère, la jeune femme comprend qu’elle est devenue la cible de personnes haut placées, prêtes à tout pour empêcher la vérité d’éclater.
Marcus Harrison, le charismatique et très troublant petit-fils du grand acteur, sera-t-il un allié ou un ennemi dans cette quête de vérité ?

L’avis de Laure :

J’ai pu lire beaucoup d’avis sur ce roman avant de le découvrir à mon tour et je savais qu’il était à part parmi les romans de Lucinda Riley. Certains parlent de thriller, je dirai plutôt qu’elle va nous entrainer dans une enquête à suspense, ce qui est bien différent des romans qu’elle nous livre habituellement.

C’est Joanna, jeune journaliste qui essaie de percer, qui va se retrouver un peu malgré elle à suivre une drôle de piste. Une mystérieuse lettre laissée par Rose, une inconnue qui vient de mourir et lui adresse cette lettre alors qu’elles ne se sont rencontrées qu’une fois, lors de l’enterrement de Sir James Harrison. Un décès mystérieux, un corps disparu, une personne dont elle ne connait même pas le nom. Son esprit de journaliste en est titillé.  Quel lien y a-t-il entre Rose et Sir James ? Est-ce que Marcus son petit fils et sa sœur Zoé sauront aider Joanna à remonter la piste ? Très vite, Joanna comprend que son enquête dérange, que de mystérieuses personnes veulent lui faire abandonner ses recherches.

Lucinda Riley nous captive une fois de plus, tout s’enchaine toujours avec elle, elle dissémine le mystère, nous attache à ses personnages, enchaine les péripéties des vies des uns et des autres et nous, pauvre lecteur, on se retrouve une fois de plus à ne pas savoir nous arrêter de tourner les pages. Ceux qui pensent que l’épaisseur d’un tel roman est décourageant n’ont jamais lu Lucinda Riley !

Et pourtant, petit bémol pour ma part, quelques petites choses m’ont fait tiquer, trop gros, pas de surprise alors pour moi d’avoir deviné quelques éléments de l’histoire, elle a manque de finesse sur ces événements qui m’ont directement semblé impossibles. Et puis, la révélation finale, tout ce qui se cache derrière l’histoire, là je trouve que c’était un gros sac de nœuds et je n’ai pas tout bien compris. Dommage finalement, dans le fond ce roman ne sera pas pour moi le meilleur de l’auteure. Et pourtant, sur le style, c’est elle, toujours le même plaisir de lecture, la même addiction. Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Ma notation :

Le talent Riley est toujours le même plaisir de lecture. Même si l’histoire ne m’a pas autant convaincue que ses autres romans.