Duo Lecture: De force, Karine Giebel

Pourquoi ce livre ?
(Lunatic) Madame Ourse me disait qu’elle allait commencer ce roman de Karine Giebel, de mon coté je venais juste de finir 2 nouvelles de cette auteure que j’avais bien apprécié, du coup je lui ai proposé de faire un lecture duo.
(MadameOurse) J’ai eu la chance de me voir offrir ce livre dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babélio. Il me fallait le lire sous 30 jours et Lunatic m’a donc suivie dans ma lecture.
 La couverture:
 9782714459633
(Lunatic) La couverture comme bien souvent chez Belfond est attrayante, d’un beau bleu. j’aime beaucoup l’incrustation du visage féminin dans l’initiale KG de l’auteur.
(MadameOurse) J’ai un peu honte de l’avouer mais je n’ai pas prêté attention à cette couverture. Le livre m’a pourtant été offert mais … la couverture est assez basique à mes yeux, je ne l’ai pas regardée attentivement.
La quatrième de couverture :
Elle ne m’aimait pas. Pourtant, je suis là aujourd’hui. Debout face au cercueil premier prix. Car moi j’ai voulu l’aimer. De toutes mes forces. De force. Mais on n’aime pas ainsi.
Lorsque j’arrive devant la porte de mon ancienne chambre, ma main hésite à tourner la poignée. En allumant la lumière, je reste bouche bée. Pièce vide, tout a disparu. Il ne reste qu’un tabouret. Sur le tabouret, une enveloppe. Sur l’enveloppe, mon prénom écrit en lettres capitales. Deux feuilles, écrites il y a trois mois. Son testament, ses dernières volontés.
Je voulais savoir. Maintenant, je sais. Et ma douleur n’a plus aucune limite.
La haine. Voilà l’héritage qu’elle me laisse.
Après lecture :
(Lunatic)

J’ai de suite été conquise par le court prologue où quelqu’un parle de sa relation très difficile avec sa mère, et d’une lettre qu’elle lui laisse à sa mort mais dont on ignore le contenu. Un prologue bien efficace qui nous met directement dans l’ambiance du roman.

Puis on assiste à l’agression de Maud, secouru par Luc, un jeune et séduisant gardien du corps. Luc va entrer dans la vie de la famille Reynier, en acceptant de protéger Maud, sur la demande de son père (grand chirurgien) qui fait suite à des menaces qu’il reçoit.  On assiste alors à une série d’évènements, de tentatives d’intimidations et on nous place face à plusieurs personnages que j’ai tous sans exception soupçonné à un moment donné de ma lecture d’être le « méchant » de l’histoire. Moi qui ne suis pas fan du genre policier/thriller, j’ai beaucoup aimé l’écriture de Karine Giebel, le rythme du roman, il n’y a pas de temps mort, les chapitres glissent, et surtout elle sait très bien manipuler ses lecteurs. Les personnages sont très bien exploités, avec tous une part sombre et secrète en eux qui donne une belle dimension psychologique au roman.

Je reprocherai peut-être le fait que le roman se situe toujours dans un même espace géographique, on a l’impression que l’essentiel du roman se passe en voiture ou dans la demeure de la famille Reynier. J’ai aimé ce roman, avec un dénouement réussi, et qui me donne juste envie de rapidement lire un autre roman de Karine Giebel.

(MadameOurse)

Ce thriller est intense, prenant, envoutant. Bref, il a toutes les qualités requises d’un thriller. Il est bien construit avec, comme souvent, des chapitres qui évoquent le criminel et nous interrogent sur qui il est sans rien dévoiler d’autre que son passé; un passé qui, ici, explique peu à peu comment il en est venu à vouloir le mal de Maud en premier lieu et à travers elle, de son père Armand Reynier.

Je me suis fortement attachées aux personnages, Maud et Luc qui ont tous les 2 des failles apparentes liées à leur passé, on en apprend un peu plus sur chacun de page en page. J’ai bien aimé aussi la présence à côté de l’enquête, des amourettes de Luc, ça amène un peu de légèreté. Et j’ai bien vite détesté le Professeur Reynier, cet homme qui a tout pour lui, une belle femme, une fille totalement sous sa coupe et dont le trouble passé est à l’origine des évènements criminels que la famille subit. J’ai pesté plus d’une fois contre lui de refuser l’aide de la police et d’entraîner tout son entourage à souffrir, Luc le garde du corps mais aussi Maud sa fille ainsi que sa femme et sa gouvernante.

Et puis arrivée à 150 pages de la fin, quand le dénouement et les révélations arrivent, je ne pouvais plus lâcher le livre ! Et, encore une fois, je n’ai rien vu venir, rien soupçonné. Je suis très très mauvaise enquêtrice malgré le fait que je lise régulièrement des thrillers.

En bref, j’ai adoré ce thriller, la fin est réussie, le rythme est tenu tout du long, les personnages sont bien construits, on s’y attache. Rien à critiquer !

 Si vous avez envie de faire une lecture en duo, n’hésitez pas, nous en ferons régulièrement en tenant compte de vos envies de lectures et les duos évolueront d’une fois sur l’autre. Faites nous un petit mail en nous disant ce qui vous tenterait.
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Duo lecture : Terminus Elicius, Karine Giebel

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) Lorsque nous avons fait un premier duo lecture avec Marivalou, nous avions toutes deux envie de découvrir Karine Giebel, nous n’avions encore lu aucun de ses romans ni l’une ni l’autre. On a voulu commencer par son premier roman afin de pouvoir la lire dans l’ordre et voir comment son écriture a pu évoluer d’un roman à l’autre.

La couverture :

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(Marivalou) Le titre est intrigant mais la couverture ne donne pas trop de détails à propos de ce que l’on va découvrir. Rien à dire de plus.

(MadameOurse) Rien de très attirant, une couverture standard qui ne m’évoque pas grand chose ni en bien ni en mal. Par contre j’aime bien la rime dans le titre.

Quatrième de couverture :

Toujours le même trajet. Istres-Marseille. Marseille-Istres. Sa mère, son travail. La vie de Jeanne est en transit. Elle la contemple en passager. Une lettre suffira à faire dérailler ce train-train morose :  » Vous êtes si belle, Jeanne.  » Glissée entre deux banquettes, elle l’attendait. Une déclaration. D’amour. De guerre. Car l’homme de ses rêves est un monstre, un tueur sans pitié. Elle sera sa confidente, son épaule. Il sera son âme sœur, son dilemme. Le terminus de ses cauchemars…

Après lecture :

(Marivalou) Au départ, j’ai été déçue du nombre de pages (seulement 177, moi qui aime lorsque les livres sont de gros pavés), surtout pour un roman qui se veut polar/thriller. Et puis en fait, on rentre directement dans le vif du sujet, et plus de 177 pages aurait probablement été superflu.

Au fil de la lecture, on en découvre plus sur Jeanne, qui est intrigante… en effet, l’auteur donne des détails sans trop en donner sur son passé, et on se demande pourquoi elle est si bizarre. Mais tout se révèle au fur et à mesure de la lecture, et j’aime beaucoup, car cela donne une intrigue en plus de l’intrigue principale.

D’emblée, on s’attache à Jeanne. De la même manière, j’ai bien aimé cette façon qu’a l’auteur d’écrire son histoire sans que l’on ait envie de chercher à savoir « qui » pourrait être le tueur. Vu le peu de personnages du roman, on pense qu’on ne connait pas le « tueur ». Je ne dirai pas si cela se vérifie ou non, pour ne pas spoiler. Mais si on lit le roman, c’est plus savoir qui est Jeanne et ce qui va lui arriver, et ce qui va advenir de sa relation avec le tueur, que de connaître l’identité de ce dernier. Cela m’a plu.

En principe, je ne suis pas fan des « policiers » français, tout simplement parce que les auteurs sont mal renseignés et connaissent mal la procédure pénale française, ce qui fait perdre à mes yeux de la crédibilité à l’histoire (et c’est dommage). Dans celui-ci, l’auteur a fait quelques fautes de procédure pénale, certes, mais elles restaient limitées par rapport à ce que j’ai pu lire par ailleurs et ne m’ont pas « trop » gênée.

J’ai bien aimé aussi la dimension romantique de l’histoire ainsi que la fin. Cela n’était vraiment pas facile de faire une fin crédible à ce bouquin, et Karine Giebel l’a fait. Rien que pour ça : chapeau !

Pour ne rien dévoiler de l’histoire, je dirai que c’est un bon polar pour qui aime ça (coucou Titounett) (et moi je ne suis pas fan, en principe), qui donne vraiment envie de poursuivre notre lecture des romans de Karine Giebel. J’ai déjà hâte d’attaquer le deuxième, mais avant, on a une autre lecture duo à faire avec Madame Ourse.

(MadameOurse) Ce roman est court, seulement 177 pages. Pour un polar, je m’attendais donc à une enquête un peu bâclée. Et en fait non, pas du tout, ce livre fait le bon nombre de pages, il n’est ni trop long, ni pas assez.

Dans les premiers chapitres, j’ai beaucoup apprécié que l’auteure prenne le temps de nous présenter son personnage principal, Jeanne, une jeune femme complexe qui est vraiment le personnage clé du roman bien plus que le tueur lui même. Jeanne va donc se retrouver destinataire des lettres que lui dépose dans le train le mystérieux Elicius. Et sa réaction va être compliquée, tout au long du roman elle sera tiraillée entre la pitié qu’elle développe pour Elicius et le besoin de dénoncer des crimes qu’elle ne tolère pas.

Ce qui m’a plu dans ce roman c’est que finalement, on est vite plus captivés par Jeanne que par le mystérieux tueur, c’est Jeanne et son passé qu’on a envie de comprendre. Ça change des polars habituels. Bon par contre il y a quand même la facilité de base que de situer Jeanne comme travaillant dans un commissariat (mais elle n’est pas enquêtrice). C’est le petit « cliché » critiquable.

J’ai apprécié ce roman, avec la petite minute fleur bleue romantique dedans (sans donner de détail) et le chapitre final m’a plu dans le sens où on n’est pas sur un happy-end complet qui aurait été peu crédible au vu des révélations faites concernant Jeanne.

Les morsures de l’ombre, Karine Giebel

 giebel

Quatrième de couverture :

Elle est belle, attirante, disponible. Il n’a pas hésité à la suivre pour prendre un dernier verre.

A présent il est seul, dans une cave, enfermé dans une cage. Isolé. Sa seule compagnie ? Sa séductrice et son bourreau. Et elle a décidé de faire durer son plaisir très longtemps. De le faire souffrir lentement.

Pourquoi lui ? Dans ce bras de fer rien d’est dû au hasard. Et la frontière entre tortionnaire et victime est bien mince…

 

L’avis de Bibiche :
Roman de 300 pages que l’on dévore, le style de Karine Giebel est simple mais efficace, elle arrive à nous faire entrer dans son univers et à vivre les scènes.

C’est un livre noir, un thriller psychologique, on a peur pour la victime mais en même temps on est tenu en haleine par ce bourreau au féminin.

On se demande tout au long du bouquin qui est à l’origine du drame.

Les dernières pages éclairent la situation, la fin est peut-être un peu trop rapide à mon goût.

 

Ma notation :
Ça se lit bien, m’a donné envie de plus découvrir l’auteure.