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Le choix de revivre, Clare Mackintosh




Quatrième de couverture:

Max et Pip forment un couple on ne peut plus solide. Cependant, ils doivent faire face à la décision la plus lourde et importante de leur vie et ils ne parviennent pas à trouver un accord. Les conséquences de ce choix impossible menacent de dévaster leur couple et rien ne sera jamais plus comme avant.

L’avis d’Audrey :

Comment réagir si notre enfant était malade, et que son cancer ne laissait que peu d’espoir ? Comment un couple peut-il surmonter une telle épreuve? L’amour va-t-il exploser ou au contraire permettre de vivre cette tragédie à deux, soudés ? C’est l’histoire de Max et Pip et de Dylan leur petit garçon, atteint d’un cancer qui laisse des séquelles terribles au cerveau.

Max ne veut pas abandonner, et souhaite tenter un nouveau protocole pour peut-être sauver son fils. Pip elle préfère laisser Dylan partir. Ne plus le voir souffrir, ne plus s’acharner. Ce combat, ce déchirement se passe sous les yeux de Leila, médecin du petit garçon, témoin malgré elle de ce lourd combat. Le couple se déchire, et la justice va devoir trancher. Mais l’auteur va plutôt nous conter deux histoires parallèles, deux options, deux choix avec leurs conséquences, leurs interrogations et leurs issues.

Autant dire que vu le sujet du roman, ce livre est bouleversant et difficile à finir. En tant que maman, j’ai bien souvent eu les larmes au bord des yeux, secouée par la dureté des épreuves que doit vivre ce couple. L’auteure a mis beaucoup d’elle dans ce roman, elle nous l’explique dans le prologue, son couple a été confronté à ce choix atroce. C’est sans doute pour cela que ce roman semble si réaliste tout en maintenant beaucoup de pudeur. Le récit ne tombe jamais dans le larmoyant ou dans l’apitoiement inutile.

De cette histoire se dégage tout l’amour de parents pour leur enfant. J’ai pris place au coeur de cette famille, j’ai vécu le pire avec eux, et je pense que ces personnages resteront avec moi pour longtemps.

Au delà de l’histoire émouvante et saisissante, Clare Mackintosh a su livrer un roman à la construction originale et qui donne une jolie touche à l’ensemble. Une façon de marquer encore un peu ses lecteurs.

Ma notation :

Tragiquement bouleversant. Une lecture difficile mais nécessaire, qui met en lumière le bonheur de la vie qui nous entoure.

Pour que justice soit faite, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Peut-on venger le pire des crimes ? Et, si la justice est faillible, a-t-on le droit de se faire justice soi-même ?

Quand, du jour au lendemain, le petit Nathaniel perd l’usage de la parole, Nina, sa mère, substitut du procureur, commence à s’inquiéter. Et, lorsque le comportement de l’enfant devient perturbé à l’extrême, elle s’affole et tente d’en découvrir la cause. A l’issue d’une brève enquête, impossible d’en douter : son fils a été victime de sévices sexuels… Dès lors, la jeune femme n’a plus qu’une idée en tête : retrouver l’agresseur. Et lui faire payer son crime.

L’avis de MadameOurse :

Je poursuis ma découverte des romans de Jodi Picoult avec ce quatrième roman d’elle. Il y en avait 2 en attente dans ma PAL et j’ai préféré lire d’abord le plus ancien et plus court. L’autre est son tout dernier roman, Mille petits riens et c’est un pavé. Je le lirai bientôt car il me fait très envie.

Dans ce roman, on va suivre Nina Frost, mère de Nathaniel, épouse de Caleb et procureure. Parmi les affaires qu’elle a à gérer, elle connait bien les affaires concernant des viols commis sur des mineurs. Et c’est donc avec toute sa connaissance de comment ces affaires sont jugées qu’elle va être plus personnellement mêlée à ce crime.

Du jour au lendemain en effet, son fils Nathaniel ne parle plus. Très vite, aidé d’une psychothérapeute, les parents vont comprendre que Nathaniel a été violé. Par qui ? Quand ? Nina se moque de qui est la personne responsable mais elle veut le faire payer. Et elle sait justement qu’il est très difficile de condamner les responsables, qui écopent souvent de peines courtes. Et c’est tout un parcours du combattant pour le mineur qui doit absolument témoigner. Nina refuse que son fils vive cette double peine : en plus du viol, devoir revivre une nouvelle fois tout ça en le racontant devant un tribunal ? Mais comment alors faire justice ?

Nina va « choisir » la pire des justices, celle qui fait parler la mère en elle et non la procureure. Celle qui va chambouler sa vie bien au delà de ce qu’elle aurait dû être. Et nous allons suivre Nina et sa famille au cœur de ce roman, au cœur également des tribunaux qui vont juger l’affaire. Comment vont-ils tous s’en sortir ? C’est ce que l’on découvre dans ce roman. C’est intéressant à travers ce double point de vue de mère et procureure. C’est aussi révoltant de lire que ces crimes sont si rarement punis…

Ma notation :

Une lecture intéressante même si elle ne m’a pas passionnée.

Sauvez-moi, Jacques Expert

Quatrième de couverture :

Après trente ans d’incarcération, Nicolas Thomas passe les portes de la centrale de Clairvaux. Il est enfin libre. Personne ne l’attend. Tout le monde l’a abandonné le jour où il a été reconnu coupable d’avoir assassiné quatre jeunes femmes dans des conditions terribles.
Quelques jours plus tard, il disparaît. Et un nouveau meurtre est commis, en tous points semblables à ceux dont il a été accusé.
Sophie Ponchartrain, commissaire divisionnaire à Paris, reçoit alors une étrange lettre signée par Nicolas, dans laquelle il nie être l’auteur des meurtres. Elle se conclut par ces deux mots :  » Sauvez-moi ! »

L’avis de Lunatic :

L’an dernier je lisais Hortense, en duo avec Madame Ourse. Curieuse de relire cet auteur, j’ai sollicité ce titre chez Netgalley.

1990: « Sauvez-moi », c’est le cri d’alerte que Nicolas Thomas adresse à Sophie Pontchartrain, commissaire divisionnaire. 30 ans plus tôt, en 1960, elle avait recueilli les aveux de Thomas, reconnu ensuite coupable de viols et meurtres. Pourtant il n’a jamais cessé de se dire innocent ! Après 30 ans de prison et ayant échappé à la peine de mort, il est libéré de prison. En parallèle, Sophie enquête sur une affaire de violeur de parking, dont elle a trouvé un coupable parfait en la personne de Guillaume Chabaraud. A ses yeux, ces deux hommes pourraient bien être liés et mèneraient ensemble de nouveaux crimes. Elle va tout faire pour dénouer cette affaire, embarquant avec elle son équipe qu’elle mène d’une main de fer et qui ne lui refuse rien, même s’il faut par moment enfreindre les règles.

On sent dans ce roman que Jacques Expert est un passionné du monde criminel et judiciaire et qu’il maitrise parfaitement son sujet. Il nous dresse des portraits de flics, avocats, gardiens de prisons ou même journalistes pas très reluisants. Des personnages très réalistes et auxquels on ne peut pas s’attacher. Le personnage de Sophie est hautaine, dédaigneuse et la carrière qu’elle s’est construite fait d’elle une femme froide et inhumaine. Je l’ai détestée dès le début.

J’ai aimé l’ambiance générale du roman, où l’on doute de tout et de tout le monde à chaque instant. Lorsque certains éléments pourraient nous faire croire à l’innocence de Thomas par exemple, le chapitre suivant nous apporte des preuves de sa culpabilité. Qui croire, en qui avoir confiance? Et s’il était vraiment innocent? Qui est donc le meurtrier en 1960? Comment la justice a t-elle pu se tromper à ce point? Imaginez les conséquences d’une toute petite erreur, d’une simple signature sur un bout de papier? (Comment ne pas penser à l’affaire Dills en lisant ce roman…).

Un final que j’imaginais plus fort, finalement tout était sous nos yeux depuis le début. Mais le final n’a que peu d’importance en fait. Ce qui compte c’est tout ce qui s’est passé en 1960, et en 1990. Les décisions que certains personnages ont prises, entrainant des répercussions irréversibles.

Ma notation :

J’ai adoré l’écriture de Jacques Expert. Un thriller qui vous imposera quelques questions!