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Gare à Lou!, Jean Teulé

 

Quatrième de couverture:

Comme le disaient Mozart et Shakespeare :  » Il est très agréable de jouir d’un don exceptionnel, mais il ne faut pas oublier que c’est une source inépuisable d’embêtements.  » À 12 ans, Lou partage absolument cette opinion. Au prétexte qu’elle est en mesure de faire tomber immédiatement les pires calamités sur la tête de tous ceux qui la contrarient, on l’enferme dans un endroit secret en compagnie de militaires haut gradés pour qu’elle devienne une arme absolue capable de mettre en échec les plans malveillants des ennemis du pays ou, pire, d’ourdir de méchantes et sournoises manœuvres afin de causer des torts effroyables à d’autres nations. De telles occupations n’offrent pas à une adolescente les satisfactions que la vie aurait pu lui promettre. D’autant que son super pouvoir, aussi extraordinaire soit-il, ne fonctionne pas toujours comme prévu. Rien ne pouvait mieux inspirer Jean Teulé que d’imaginer les horreurs qu’un être humain bien disposé peut infliger à ses contemporains.

L’avis de Lunatic :

Je ne m’attarderai pas sur la couverture que je trouve pas très moderne et qui perso ne me donne pas envie. Le portrait de cette jeune fille souriante me fait penser au gamin kinder, pas vous? Mais qu’importe le contenant, l’essentiel reste le texte. J’aime beaucoup Jean Teulé, pour son écriture qui se démarque tant, par son ton, son style qui peut surprendre et ses idées de romans toujours assez originales. Ici il laisse pour un temps les romans « historiques » pour nous présenter un court roman au pitch quand même très tentant. Imaginez que Lou, petite fille de 12 ans a le don de pouvoir se venger des gens qui la contrarient. Un pouvoir que l’on est nombreux à rêver d’avoir je pense.

J’aime l’idée, on y retrouve le style de l’auteur (même s’il est plus sage dans ce roman) mais j’ai eu le sentiment que tout était survolé, bâclé, pas achevé. Le récit est plein d’humour, c’est absurde, loufoque et complètement barré. Le texte est parsemé de jeux de mots que j’ai beaucoup appréciés. J’ai lu d’une traite ce roman, et heureusement, car s’il avait été plus long je pense que je ne l’aurai peut être pas fini.

Je crois que Teulé on aime ou on déteste. Beaucoup de lecteurs n’accrocheront surement pas avec ce roman. Cette lecture ne me laissera pas un vif souvenir, mais j’ai apprécié ma petite heure d’évasion au sein de son univers futuriste.

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Entrez dans la danse, Jean Teulé

Quatrième de couverture :

Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement Et s’est répandue dans Strasbourg De telle sorte que, dans leur folie, Beaucoup se mirent à danser Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois Sans interruption, Jusqu’à tomber inconscients. Beaucoup sont morts. Chronique alsacienne, 1519.

L’avis de Lunatic :

J’avais hâte de me replonger dans l’univers de Jean Teulé. Ses romans sont souvent la promesse d’un moment de lecture plaisant et dérangeant à la fois. Ses romans « historiques » sont pour moi de jolies pépites, et l’auteur use ici de son style d’écriture que j’aime tant, avec un vocabulaire fleuri, des descriptions crues et réalistes le tout ponctué de touches d’humour et de quelques anachronismes.

Le pitch ce de roman qu’on pourrait croire sorti de sa folle imagination est bien réel. Un jour de juillet 1514, à Strasbourg, une femme se met à danser sans pouvoir s’arrêter, bientôt ce sont des dizaines d’habitants qui se joignent à elle, des centaines, puis des milliers. Rapidement, cette danse sans fin entraîne épuisement et morts. Les danseurs s’écroulent au sol de fatigue, d’épuisement, les pieds en sang, les muscles raidis par la douleur. D’où vient cette « malédiction »? Est évoqué alors une épidémie, une maladie, un signe de Dieu? Et s’il s’agissait juste d’une sorte de transe collective du à un climat social difficile après des mois de famine et de sécheresse?

Ce roman court est tout de même un peu long. On peut vite s’y ennuyer, entre les descriptions des danseurs et les discussions que mènent le clergé de la ville avec les autorités politiques. Malgré toute l’originalité du sujet, et le travail de recherche intense qu’a du faire Jean Teulé, je ressors un poil déçue de ma lecture.

Ma notation :

Un court roman intriguant mais pas passionnant.

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Heloïse, ouille!, Jean Teulé

   

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Quatrième de couverture:

À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse :  » Tu sais à quelles abjections ma luxure d’alors a conduit nos corps au point qu’aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que quand, même si ce n’était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t’étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j’aurais honte aujourd’hui de nommer.  » Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ? Jean Teulé s’y emploie avec gourmandise.

L’avis de Lunatic :

E.L James n’a quà bien se tenir avec ses 50 nuances de machin chose, car ici Jean Teulé nous conte les relations d’Heloise et Abelard, ce couple mythique de la littérature française, mais il n’hésite pas à décrire dans la première partie du roman leurs relations intimes, en utilisant un vocabulaire et une façon d’écrire que seul Jean Teulé détient…

J’aime beaucoup cet auteur, j’avais été conquise par Le Montespan, je m’attendais à retrouver ce même plaisir lors de cette lecture, mais j’avoue que je trouve ce dernier roman moins bon… J’ai surtout aimé la seconde partie du roman, à partir du moment où cette relation fut découverte, et les amants séparés..

Ça reste du bon Teulé, avec sa liberté de ton, son usage de la langue française si bien maîtrisée, ses propos crus et grivois. Je pense que soit on aime, soit on déteste, pas de juste milieu avec cet auteur. Le style Teulé qui peut vite lasser mais que je me délecte à lire à chaque fois.

Notation: 

J’ai apprécié ce roman.

Le magasin des suicides, Jean Teulé

Quatrième de couverture :

Vous avez raté votre vie ? 
Avec nous, vous réussirez votre mort ! 

Imaginez un magasin où l’on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l’humeur sombre jusqu’au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre…
(Note : Ce roman a fait l’objet d’une adaptation en dessin animé.)
L’avis de MadameOurse :
J’ai très vite lu ce court roman plein d’humour. L’auteur nous emmène dans un univers complètement fantasque où la famille Tuvache tient depuis des générations un magasin où vous trouverez tout ce que vous voulez pour vous suicider ! Poison, cordes, armes à feu, tout y est et lorsque vous quittez le magasin après votre achat, c’est avec un « Adieu » des propriétaires. Hors de question que vous loupiez votre mort, vous ne mettrez les pieds qu’une seule fois au Magasin des Suicides.
Les Tuvache ont eu 3 enfants. Les 2 ainés font leur fierté, ils sont mornes, limite dépressif et ont tout ce qu’il faut pour pouvoir faire leur suite au magasin. C’est sans compter sur le petit dernier Alan, qui lui, est bien trop joyeux ! Petit à petit, la bonne humeur d’Alan va devenir communicative et venir menacer les affaires familiales.
Le roman est constitué de courts chapitres, il n’y a pas beaucoup de personnages et l’histoire progresse très vite, pas de temps morts et de l’humour à chaque coin de page.
Ma notation :
J’ai aimé ! Cette histoire est très jolie, drôle, elle nous balade dans un univers décalé très distrayant. Malgré le thème traité, l’histoire n’est absolument pas triste. Ce ne sera pas une lecture très marquante toutefois car il s’agit d’un court roman. Je le conseille toutefois car il permet de passer un très bon moment.
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