Archives du mot-clé J. Sandrel

[Duo lecture] Ceux qui voulaient voir la mer, Clarisse Sabard

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) Est-ce utile de répondre à cette question? J’ai lu chaque roman de Clarisse Sabard. J’aime son écriture, sa sensibilité, ses personnages. Impensable de ne pas lire ce nouveau roman.

(MadameOurse) Je n’ai pas tout lu de l’auteure mais j’aime aussi la découvrir et c’est un plaisir à partager avec Lunatic.

La couverture :

(MadameOurse) Cette maison en bord de mer ne m’évoque pas forcément le roman, après lecture, mais c’est une belle couverture.

(Lunatic) Toujours un peu de mal avec ces bandeaux rouges imprimés a même le livre chez Charleston. Ça gâche l’ensemble de la couverture qui pourtant colle parfaitement à l’ambiance du roman.

La quatrième de couverture :

Pour des raisons personnelles, Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils, Marius. Et en arrivant dans le Sud, elle ne s’attendait pas à s’attacher à Aurore, cette vieille dame qu’elle croise au parc et qui commence à lui raconter sa vie. Chaque jour, Aurore attend le retour de son amoureux, Albert, parti tenter sa chance à New York après la guerre. Mais malgré sa promesse, il n’est jamais revenu… Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, le présent ne risque-t-il pas de la rattraper ?

Après lecture :

(Lunatic) Quand j’aime tant un auteur, j’ai toujours cette petite appréhension avant d’ouvrir le livre. vais-je aimer? Est-ce que je ne vais pas être déçue? Est-ce que je n’ai pas trop d’attentes? Et je vais le dire tout de suite. Encore une fois, pari réussi ! J’ai beaucoup aimé ce roman.

Lilou, fraîchement débarquée de Paris est installée à Nice avec son fils, Marius. Rapidement, elle fait la connaissance d’Aurore, vieille dame qui chaque jour attend sur un banc, Albert, l’homme qu’elle a tant aimé et dont elle espère le retour depuis tant d’années. Lilou se met en quête de retrouver cet homme. Entre son travail dans une bibliothèque, ses cours de Yoga, ses voisins, ses amis et son quotidien, elle se laisse conter par Aurore ses souvenirs. On peut dire que la vie d’Aurore n’a pas été des plus simples. C’est avec beaucoup de douceur et de tendresse qu’on se laisse embarquer dans son récit. De la guerre aux années 60. D’Antibes à New-York. On rentre au cœur de cette histoire d’amour entre Aurore et Albert, ne comprenant pas comment tout a pu s’arrêter du jour au lendemain. En parallèle, Lilou va faire de bien jolies rencontres, qui vont l’amener à se laisser la chance d’être enfin heureuse. Ce roman est un concentré d’émotions. Chaque personnage est attachant, attendrissant. Mon petit faible va à Marius, ce petit garçon si tendre et intelligent ! J’ai apprécié les descriptions très fidèles du contexte historique, des lieux et les diverses références que nous donne l’auteure. Un roman qui fait la part belle aux souvenirs, à la nostalgie, à l’amour et à l’espoir. Le dénouement est très beau, je l’attendais avec hâte, et j’ai refermé ce livre le sourire aux lèvres. Comblée et conquise encore une fois par l’univers si particulier de Clarisse Sabard.

(MadameOurse) J’ai passé un bon moment avec les personnages de Clarisse Sabard. Le roman est parsemé de petites références (livres ou musiques) qui nous donnent l’impression d’être proches de l’auteure, j’ai bien aimé ces petites insertions. Le roman commence avec un mystérieux prologue qui nous fait rencontrer Albert à New York, prologue que j’ai gardé en tête tout du long sans trop comprendre. Bien sûr, ce n’est qu’à la fin qu’on comprend.

Lorsque Lilou s’installe à Nice avec son fils Marius, elle est en quête d’une nouvelle dynamique à sa vie. Elle va alors faire de nombreuses rencontres qui ancrent clairement le roman dans une thématique feel good. Il y a Cathy qui deviendra une amie, rencontrée lors d’un cours de yoga plutôt loufoque, une voisine d’abord détestable que Lilou parviendra petit à petit à apprivoiser, Samuel un collègue de Lilou, Mathias un nouveau voisin. Le roman est truffé de jolis moments entre tous ces personnages. Et puis, il y a surtout Aurore, une vieille dame dont l’histoire va tant émouvoir Lilou. Les deux femmes se rapprocheront et Lilou deviendra la confidente d’Aurore. L’auteure amène alors avec une grande fluidité le récit du passé d’Aurore, jeune juive qui échappa de peu à la déportation. J’ai beaucoup aimé la construction du roman. Ce n’est pas comme on a l’habitude un chapitre du passé puis un chapitre du présent, il y a un vrai lien à chaque fin de chapitre et j’ai trouvé ça très bien construit.

Lilou va très vite vouloir aider Aurore a retrouver Albert, cet amour de jeunesse perdu depuis 60 ans. Elle sera aidée dans sa tâche par tout le panel de personnages qui gravitent autour d’elle. J’étais assez impatiente de comprendre comment ces deux là (Aurore et Albert) ont pu se perdre et j’ai trouvé l’enquête un peu longue. Et le dénouement m’a complètement surprise. Je ne m’y attendais pas du tout même s’il explique bien tout. Je m’attendais à autre chose et n’ai pas tellement adhéré à cette fin. C’est ma petite déception qui fait que je classe le roman dans les bonnes lectures mais pas exceptionnelles.

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[Duo lecture] La vie qui m’attendait, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) On avait été émerveillées l’an dernier par le premier roman de l’auteur. J’étais logiquement assez impatiente de lire ce nouveau titre. Et on est reparties sur l’idée d’une lecture en duo…

(MadameOurse) J’ai vite acheté ce livre pour pouvoir le lire avec Lunatic, j’avais envie de continuer à découvrir l’univers de Julien Sandrel.

La couverture :

(MadameOurse) Une très belle couverture, quand c’est coloré et joyeux comme ça, je suis toujours directement attirée.

(Lunatic) Dans la continuité du premier, toujours ces touches de couleurs. J’aime cette cohérence.

La quatrième de couverture :

« Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse ? »
Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille.Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis
l’adolescence sous un classique châtain.
Qui était à Marseille ?
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs.

Après lecture :

(Lunatic) Lorsque Romane apprend qu’une jeune femme lui ressemblant trait pour trait a été vue à Marseille, loin de Paris où elle vit et exerce en tant que médecin, elle se précipite dans le sud de la France malgré son appréhension du train et autres phobies. Rapidement, presque trop facilement à mes yeux de lectrice, elle retrouve la trace de Juliette. La réalité saute aux yeux des deux jeunes femmes, elles en sont persuadées, elles sont jumelles. Pourtant aucune ne peut imaginer ce qui a pu se passer pour être séparées, aucune ne doute de la vérité familiale. Entre elles, c’est une évidence, tout est si facile. Un pacte va lier davantage les deux jeunes femmes, obligeant Romane à rentrer dans la vie de Juliette. Une bien jolie façon pour elle de s’émanciper aussi de sa vie parisienne dans laquelle elle semble trouver peu de satisfaction. Les pièces du puzzle prennent place, par le biais de lettres du père de Romane.

Je l’attendais beaucoup ce second roman, trop peut-être? Sans en ressortir déçue, je le referme en étant moins conquise qu’avec La chambre des merveilles. Les personnages sont attachants sans en être inoubliables. J’ai beaucoup aimé qu’une partie du roman se passe dans une librairie, avec quelques anecdotes ou perles de libraires assez marrantes. L’intrigue est originale même si par moment elle manque de crédibilité. Mais c’est un roman, c’est fait pour rêver, inventer, imaginer. Ce serait triste si les romans ressemblaient à nos quotidiens. L’auteur a su me divertir, en cela c’est réussi.

(MadameOurse) J’ai eu un gros problème de lectrice dès le début de ce roman, un problème de hasard que peut être aucun autre des lecteurs de Julien Sandrel ne rencontrera. J’ai commencé la lecture de La vie qui m’attendait juste après avoir terminé Le jardin des fleurs secrètes. Or, il se trouve que ces deux romans ont de très très fortes similarités : tous deux commencent par deux jumelles qui se rencontrent à l’âge adulte après avoir été séparées toute leur enfance. Et tous deux évoqueront l’échange de « place » bien souvent pratiqué par les jumeaux mais ici dans un contexte très particulier (je ne rentre pas dans les détails pour ne spoiler aucun des deux titres). Ces similarités pour deux titres lus l’un à la suite de l’autre étaient bien gênantes. Les romans diffèrent quand même mais ce n’est jamais très bon de lire des livres en en faisant la comparaison avec un autre.

Ceci dit, voilà, c’est le hasard et, dans mon cas, il n’a pas porté chance à Julien Sandrel. J’ai quand même aimé ses personnages, le joli duo formé par Romane et Juliette et l’affinité si forte et immédiate entre elles deux ne peut que toucher. On est pris dans des secrets qu’on a envie de dénouer : ces deux femmes sont elles vraiment jumelles comme elles en sont convaincues ? Et si oui, pourquoi ont-elles été séparées ? Qui sont leurs vrais parents ? Et quelle est cette mystérieuse maladie qui touche Juliette ?

On se prend au jeu, le roman se lit agréablement vite, on voyage entre Marseille, Avignon et Paris.  C’est une lecture fraîche et agréable. Il reste un bémol pour moi, comme dans le premier roman de Julien Sandrel, tout n’est pas parfaitement crédible, certaines choses sont un peu trop faciles. Ce n’est pas forcément grave mais j’avoue garder un souvenir plus fort des lectures où tout est bien tissé et où tout se tient.

En bref, un second roman qui m’a moins émue que le premier et qui conserve le même petit défaut. Mais une lecture qui fait passer un bon moment et qui est vraiment faite pour les moments de détente (idéal pour la plage cet été donc !). Pour le 3ème roman, je serai bien tentée par une histoire avec un personnage principal masculin !

Duo Lecture : La chambre des merveilles, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre ?
(MadameOurse) Parce que cette couverture m’a complètement tapé dans l’œil ! Et en lisant le résumé, je me disais que ça pourrait être aussi quelque chose qui tenterait Lunatic. On n’a pas hésité longtemps à le demander toutes les 2 à Netgalley. Et 4 jours après, il était lu !

(Lunatic) Au delà de la couverture, c’est surtout le résumé qui m’a tentée. La 4ème de couverture promettait un bon feel-good comme j’aime en lire.

La couverture:

(MadameOurse) SU-BLI-ME ! J’adore. Un vrai craquage dès que je l’ai vue. Et puis ce titre empli de magie… Je tenais absolument à ce que le contenu du roman soit à la hauteur de cette couverture enivrante qui donne envie de se plonger entre les pages du roman sans attendre.

(Lunatic) Une couverture attirante certes, mais qui ne m’a pas autant emballée que MadameOurse. J’ai aimé par contre comprendre pourquoi ce choix d’image au cours du roman.

 

La quatrième de couverture :
Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Après lecture :
(MadameOurse) J’aime beaucoup l’idée à l’origine de ce roman, celle d’une mère qui va réaliser les rêves de son fils pour le faire revivre. Et sans savoir aucunement si cela va le faire sortir du coma. Thelma et Louis ont toujours vécu en symbiose tous les 2 mais sans être si proches que cela parce que Thelma est mariée à son travail. Lorsque Louis a cet accident qui va le plonger dans un coma dont les médecins ne savent pas s’il en ressortira, c’est la vie entière de Thelma qui va s’écrouler.
D’abord tentée de sombrer, de se laisser aller en se consolant à grandes rasades d’alcool, elle va par hasard mettre la main sur le carnet des rêves de son fils. Et l’idée de les réaliser prendra vite le pas. C’est rigolo parce qu’il faut bien se dire que les rêves d’un ado réalisés par sa mère de 40 ans c’est du level !
Il faut, je pense, lire ce livre sans se poser de questions, la réalisation des rêves de Louis n’est pas toujours crédible. Je pense pas personnellement, de mon point de vue de mère, que j’aurais laissé mon enfant à l’hôpital pour courir réaliser l’un de ses rêves à l’autre bout du monde. Le récit est un peu déstabilisant aussi par moments, j’ai ressenti qu’il s’agissait là d’un premier roman pour Julien Sandrel. Parfois j’aurais aimé que ce soit un roman plus étoffé, plus long. Il y avait tant à dire de plus. Mais si j’ai cette critique là qui me vient c’est aussi parce que j’aimais suffisamment le roman pour en vouloir plus, n’est ce pas ?
Lorsqu’arrive la fin du roman, nous avons rencontré de nombreux personnages, très attachants (Edgar <3, Isa, la mère de Thelma…) et c’est une jolie troupe comme une fan team qui est aux côtés de Louis à espérer son réveil. Et l’on se dit alors : que va choisir l’auteur, va-t-il faire revenir son personnage ? Pour le savoir, il vous faudra lire ce beau roman. Je peux juste vous dire que cette fin est belle, complètement à la hauteur et toute aussi magique que le reste de l’histoire.

(Lunatic) Le premier chapitre du roman est assez saisissant, on assiste à l’accident de Louis, à la détresse d’une mère. Tout est mis en place sans chichis, sans détails inutiles. Coma, culpabilité, peur, espoir, amour, famille, autant de mots, de sentiments qui vont prendre une part importante au récit. Alors qu’elle sombre, Thelma va se raccrocher à l’espoir, aidée par sa mère, en découvrant un carnet, qui contient une liste de choses trop cool à faire dont rêvait Louis. Et pour lui montrer que rien n’est impossible, elle décide de réaliser ses rêves à sa place, le faire vivre à travers elle en quelque sorte, une sorte de revanche pour cette mère hyperactive qui a trop souvent privilégié le travail à son fils.
Comme le dit MadameOurse, les situations pour les plus originales manquent de crédibilité par moments, mais on s’en fout! On vit avec Thelma à fond ses aventures, on espère avec elle pour le réveil de Louis, on souffre avec elle tout en souriant de ses maladresses. J’ai trouvé l’écriture un peu inégale, on a l’impression de vivre ces 4 semaines en accéléré, tout va trop vite, tout s’enchaîne. Et pourtant, je me suis attachée à ces personnages, à cette famille nouvelle qui se crée autour de Louis. J’ai commencé par trouver le récit un peu froid, le lisant de manière très neutre, puis l’auteur a su m’embarquer, me toucher en plein cœur, a su m’émerveiller. Un roman touchant et qui ne peut pas laisser indifférent.
Un dernier mot pour dire ma surprise de constater que ce roman a été écrit par un homme. Je ne l’ai remarqué qu’en commençant ma lecture. Je sais pas pourquoi, mais la couverture et le résumé en faisait un roman très féminin à mon sens (vive les clichés!). Et Julien Sandrel ne manque pas de sensibilité et d’émotions pour en faire un très beau roman.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley

à paraître le 07/03 aux éditions Calmann-Lévy)