Archives du mot-clé J. Sandrel

[Duo lecture] Vers le soleil, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Audrey) C’est devenu notre rituel de printemps, on lit en duo les parutions de Julien Sandrel sans même s’intéresser au « pitch » du roman.

(Laure) J’ai toujours envie de savoir ce que nous réserve Julien Sandrel d’une année à l’autre et puis c’est toujours chouette de partager nos ressentis avec Audrey.

La couverture :

Ebook pour IG

(Laure) Rien d’exceptionnel ou très peu d’indices en lien avec l’histoire dans cette couverture mais des couleurs attractives.

(Audrey) A l’image de toutes ses couvertures. Colorée et moderne !

La quatrième de couverture :

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Après lecture :

(Audrey) Petite nouveauté avec l’auteur, cette fois ci, il met en avant un homme pour personnage principal. Une nouvelle perspective intéressante, lui qui nous avait habitué à des femmes au cœur de ses romans. C’est donc Sacha qu’on découvre dans ce roman. Comédien sans succès, il tombe sous le charme de Tess dans un café. La jeune femme le recontacte rapidement, non pas pour un RDV de séduction, mais pour une mission. Laquelle ? haha, je vous laisse découvrir.

On retrouve Sacha quelques années plus tard, en 2018. Il est en Italie avec Sienna, la fille de Tess qui doit les rejoindre. Un drame (que chaque lecteur doit encore avoir en tête) survient,  le pont Morandi de Gène s’écroule. Tess est portée disparue ! Sacha est incapable d’annoncer à Sienna la nouvelle. Les voilà partis pour plusieurs jours sur les routes d’Italie. Le temps pour Sacha d’appréhender les évènements et de préparer un plan. Car même s’il n’a aucun lien de sang avec la jeune enfant, il n’est pas envisageable qu’on les sépare.

De beaux personnages, touchants et humains. J’ai beaucoup aimé Sienna, son espièglerie, son innocence et la façon dont Sacha veille sur elle, comme sur sa propre fille. Sacha est une homme bienveillant et bon. Julien Sandrel nous livre un roman lumineux et plein d’émotions, avec certaines scènes qui m’ont serré le ventre. Une histoire qui se dévore, avec toujours chez cet auteur, ce petit goût de trop peu. J’aurai voulu en lire davantage.

(Laure) Une lecture dévorée en seulement 2 jours, une narration fluide, entrainante et forcément addictive sinon on ne le lirait pas si vite. J’ai de suite aimé les personnages de ce nouveau roman. Comment ne pas s’attacher à ce que ce drôle de trio a construit ? Cette petite fille si touchante, sa mère qui a  construit sa vie après un passé bien difficile et Sacha qui s’est peu à peu tellement attaché aux 2 femmes.

Lorsque le drame survient, c’est un quotidien qui vacille, venant anéantir le lien entre Sacha et Sienna. Il n’est plus rien pour la petite fille en l’absence de sa mère. Mais il ne veut pas rompre le lien. Alors, il fuit. Il y a plein de choses déroutantes dans ce roman, dans les choix des personnages, dans la vitesse à laquelle Julien Sandrel nous dévoile ses secrets les uns après les autres. C’est le reproche que je lui fais facilement. Ce roman me convaincrait plus avec 100 pages supplémentaires. 100 pages pour amener du suspense, pour nous laisser faire quelques hypothèses, pour répondre à des questions que l’on se pose.

Et pourtant, malgré l’absence de ces 100 pages qui auraient fait monter ma notation sur ce roman, je l’ai aimé ! Et je remercie Julien Sandrel de m’avoir emmené avec lui en Italie, malgré le drame que l’on traverse aux côtés des personnages, je me suis sentie bien dans ces doux instants de vie que Sacha et Sienna vont partager sous le beau soleil de l’Italie.

[Duo lecture] Lettres de Washington Square, Anne Icart

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Une histoire de lettres, de familles : 2 éléments qui m’ont donné envie de lire ce roman.

(Laure) J’avais déjà lu Anne Icart et j’avais aimé ses romans. Ici sous cette belle couverture, cette histoire de secret familial me donnait envie.

La couverture :

(Audrey) Une très jolie couverture, j’aime l’ambiance sépia des couleurs et la superbe écriture de l’adresse sur l’enveloppe.

(Laure) Une couverture qui est vraiment un point fort pour le roman, je l’aime beaucoup.

La quatrième de couverture :

Dans ma prochaine lettre, je te raconterai mon arrivée à New York. Je te raconterai Ellis Island, ce terrible endroit par lequel passent tous les migrants. Il faut que je te laisse. Il fait vraiment très froid à présent, la nuit tombe et je dois aller prendre mon service au Waldorf.
Je t’embrasse, mon cher fils.

Des montagnes pyrénéennes à New York, une histoire d’amour filial incroyablement émouvante portée par l’espoir des deuxièmes chances que la vie offre parfois.

Après lecture :

(Audrey) Un court mais passionnant roman sur l’histoire d’une famille, sur l’histoire d’un fils et d’un père. Alors que sa grande tante vient de décéder, Zélie trouve de vieilles boites contenant de nombreuses lettres jamais ouvertes provenant de New-York. Toute une correspondance écrite par un père à son fils. Zélie comprend alors que l’expéditeur de ces lettres est Baptiste, le père de Michel, son grand père. Un grand-père dont elle ne sait rien, un homme dont on ne parle jamais. Doucement, la lecture de ces lettres lui permet de dénouer la vérité.

J’ai vraiment été touchée par cette famille et ses personnages. Le roman est découpée en 4 parties, permettant ainsi aux lecteurs de mieux comprendre la destinée des personnages, les vies, les drames, les espoirs et les combats. On comprend ce qui a séparé père et fils, et passé un certain sentiment de colère ou d’injustice, on en vient presque à pardonner les erreurs et les failles. Mais Baptiste, Michel et Zélie sauront-ils pardonner et comprendre à leur tour?

Une lecture pleine de douceur, d’émotions et de justesse. J’ai beaucoup aimé le récit de l’épopée new-yorkaise de Baptiste et la description des liens entre Zélie et son père. Une relation aimante très touchante.

(Laure) J’ai apprécié cette lecture dès les premières pages, je me suis sentie bien avec ce roman, ces personnages et cela jusqu’au bout. Un bien joli moment de lecture.

C’est une histoire de générations entre Zélie la petite fille, Michel le père et Baptiste le grand père, une histoire de secrets, une histoire de non dits. Une histoire familiale savourable dont pour moi le gros point fort est qu’il s’agit d’une histoire père – fils. Et c’est très rare en littérature où l’on voit beaucoup de thématiques mère – fille mais les personnages masculins sont bien plus rares. Et pourtant qu’ils sont beaux ces hommes ! Coup de cœur personnel pour Baptiste, ce papa qui vit le pire drame : perdre son épouse adorée à la naissance de leur premier bébé. Anéanti, cet homme n’a pourtant jamais rien lâché et, sa vie durant, il n’a eu de cesse de tenter, coûte que coûte, d’écrire à son fils. Avec le même amour, la même douceur, et un espoir invincible. Et que c’est beau !

Je vous laisse découvrir pourquoi cet homme et son fils ont passé toute leur vie séparés, découvrir le cheminement que chacun d’eux a eu dans sa solitude et comment, aidés par Zélie et la découverte des lettres, ils vont enfin pouvoir recoller les images d’une histoire familiale chaotique. Ce roman est beau. Et ça fait du bien !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Les étincelles, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Parce qu’avec Laure on a lu les deux premiers romans de l’auteur, on avait logiquement envie de lire en parallèle ce 3ème livre pour pouvoir discuter au fil de notre lecture comme on aime tant le faire.

(Laure) On suit en effet l’actualité de l’auteur depuis son premier roman alors on reste fidèles pour ce 3ème !

La couverture :

(Audrey) Une couverture très colorée, à l’image de ses précédents livres. Une couverture qui attire l’œil des lecteurs.

(Laure) Autant le titre a beaucoup de sens lorsqu’on achève la lecture, autant je ne suis pas fan de la couverture. Elle est punchy, moderne, gaie mais elle ne me charme pas.

La quatrième de couverture :

La jeune Phoenix, 23 ans, a le goût de la provocation, des rêves bien enfouis, et une faille terrible : il y a trois ans, son père, un scientifique, s’est tué dans un accident de voiture en allant rejoindre une autre femme que sa mère.

Depuis, Phoenix le déteste. À cause de lui, elle a abandonné études et passions et enchaîne les petits boulots. Mais un jour, dans un carton qui dort à la cave, elle découvre la preuve que son père se sentait en danger. Ainsi qu’un appel à l’aide énigmatique, écrit dans une langue étrangère.

Et si elle s’était trompée ? Et si… la mort de son père n’avait pas été un accident ?

Aidée de son jeune frère, un surdoué à l’humour bien ancré, Phoenix se lance à la recherche de la vérité. Mais que pourront-ils, tout seuls, face à un mensonge qui empoisonne le monde ?

Après lecture :

(Lunatic) Phoenix est une jeune femme qui a du mal à se défaire du drame qui a plongé sa famille dans la détresse et la colère. Son père est décédé en Colombie il y a 3 ans, alors qu’il allait rejoindre sa maîtresse. Une trahison que Phoenix semble ne pas vouloir pardonner à ce père. Pourtant une discussion avec sa grand-mère met en évidence le manque de ce père. En recherchant dans les affaires de ce dernier, elle tombe sur une inscription bizarre. Avec César son frère, ils vont déchiffrer un message qui indique qu’il se sentait en danger ! Et si sa mort n’était pas due à un simple accident de la route? Que cachait son père? Qui pouvait lui en vouloir ?. Phoenix se lance alors dans une enquête qui va bouleverser son quotidien et sa sécurité. A qui peut-elle faire confiance? Qui croire? Elle n’imaginait pas que ses interrogations allaient déclencher de grandes conséquences.

Un roman assez surprenant, qui s’éloigne des deux premiers romans de l’auteur. Ici Julien Sandrel mélange les genres : roman initiatique, thriller « écologique » et douce romance. C’est peut-être ce mélange de genre qui m’a perdue, et j’ai refermé ce roman assez sceptique. Alors même que j’ai trouvé l’intrigue captivante et addictive, alors même que j’ai dévoré ce texte en quelques heures je ne cessais de me dire que tout était trop facile et trop simple pour les protagonistes de l’enquête. L’intrigue semblait si évidente et découlait sous mes yeux de lectrices comme je m’y étais attendue dès les premières lignes. Je n’ai  eu aucun attachement pour les personnages. Les quelques moments clés du roman qui auraient du déborder d’émotions ne m’ont fait ni chaud ni froid.

Un 3ème rdv avec l’auteur raté pour moi. A mon sens le fait d’aimer un roman dépend aussi d’un instant, d’un sentiment,  du moment auquel on le lit. Peut-être que d’avoir lu Les étincelles après un énorme coup de cœur me l’a rendu un peu trop fade. A vous maintenant de découvrir ce roman, de vous faire votre avis et de contredire le mien.

(MadameOurse) On ne va d’ailleurs pas aller bien loin car je vais être la première à contredire Audrey. Et oui, vous le savez, c’est la richesse de nos avis duo, on ne pense parfois pas du tout la même chose !

Et moi j’ai passé un agréable moment de lecture avec Phoenix et les autres. Julien Sandrel part ici sur d’autres chemins littéraires ce qui n’est pas désagréable, loin de là. J’ai vraiment aimé l’enquête que Phoenix va mener sur les faits qui ont conduit à la mort de son père. L’idée est bien trouvée, réaliste et d’actualité. Via cette lecture, on réfléchit sur le monde capitaliste tout puissant dans lequel on vit, sur nos vies humaines de nous autres pauvres petites gens perdues sur la planète, sur ces choses qui menacent notre vie et contre lesquelles on est trop faibles pour se battre, malgré toute notre bonne volonté.

L’enquête est servie par un panel de personnages que j’ai beaucoup aimé, de la cheffe de Phoenix chez Lumière à son frère, sa  grand mère dans l’air du temps (qui n’est pas sans faire penser aux nombreux personnages de grand mère qu’on rencontre dans la littérature ces dernières années), ou à l’énigmatique Victor.

Ce roman a des airs de thrillers mais ça n’en est pas un, j’avoue avoir deviné des petites choses assez évidentes ici ou là. La fin cède un peu à la facilité alors que les faits énoncés avant ne promettaient pas du tout un tel final mais ça nous permet de lire un quasi happy end et ça fait du bien !

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Ceux qui voulaient voir la mer, Clarisse Sabard

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) Est-ce utile de répondre à cette question? J’ai lu chaque roman de Clarisse Sabard. J’aime son écriture, sa sensibilité, ses personnages. Impensable de ne pas lire ce nouveau roman.

(MadameOurse) Je n’ai pas tout lu de l’auteure mais j’aime aussi la découvrir et c’est un plaisir à partager avec Lunatic.

La couverture :

(MadameOurse) Cette maison en bord de mer ne m’évoque pas forcément le roman, après lecture, mais c’est une belle couverture.

(Lunatic) Toujours un peu de mal avec ces bandeaux rouges imprimés a même le livre chez Charleston. Ça gâche l’ensemble de la couverture qui pourtant colle parfaitement à l’ambiance du roman.

La quatrième de couverture :

Pour des raisons personnelles, Lilou décide de quitter Paris pour Nice avec son fils, Marius. Et en arrivant dans le Sud, elle ne s’attendait pas à s’attacher à Aurore, cette vieille dame qu’elle croise au parc et qui commence à lui raconter sa vie. Chaque jour, Aurore attend le retour de son amoureux, Albert, parti tenter sa chance à New York après la guerre. Mais malgré sa promesse, il n’est jamais revenu… Lilou décide alors de tout faire pour retrouver le grand amour de son amie. Mais à trop vouloir remuer le passé, le présent ne risque-t-il pas de la rattraper ?

Après lecture :

(Lunatic) Quand j’aime tant un auteur, j’ai toujours cette petite appréhension avant d’ouvrir le livre. vais-je aimer? Est-ce que je ne vais pas être déçue? Est-ce que je n’ai pas trop d’attentes? Et je vais le dire tout de suite. Encore une fois, pari réussi ! J’ai beaucoup aimé ce roman.

Lilou, fraîchement débarquée de Paris est installée à Nice avec son fils, Marius. Rapidement, elle fait la connaissance d’Aurore, vieille dame qui chaque jour attend sur un banc, Albert, l’homme qu’elle a tant aimé et dont elle espère le retour depuis tant d’années. Lilou se met en quête de retrouver cet homme. Entre son travail dans une bibliothèque, ses cours de Yoga, ses voisins, ses amis et son quotidien, elle se laisse conter par Aurore ses souvenirs. On peut dire que la vie d’Aurore n’a pas été des plus simples. C’est avec beaucoup de douceur et de tendresse qu’on se laisse embarquer dans son récit. De la guerre aux années 60. D’Antibes à New-York. On rentre au cœur de cette histoire d’amour entre Aurore et Albert, ne comprenant pas comment tout a pu s’arrêter du jour au lendemain. En parallèle, Lilou va faire de bien jolies rencontres, qui vont l’amener à se laisser la chance d’être enfin heureuse. Ce roman est un concentré d’émotions. Chaque personnage est attachant, attendrissant. Mon petit faible va à Marius, ce petit garçon si tendre et intelligent ! J’ai apprécié les descriptions très fidèles du contexte historique, des lieux et les diverses références que nous donne l’auteure. Un roman qui fait la part belle aux souvenirs, à la nostalgie, à l’amour et à l’espoir. Le dénouement est très beau, je l’attendais avec hâte, et j’ai refermé ce livre le sourire aux lèvres. Comblée et conquise encore une fois par l’univers si particulier de Clarisse Sabard.

(MadameOurse) J’ai passé un bon moment avec les personnages de Clarisse Sabard. Le roman est parsemé de petites références (livres ou musiques) qui nous donnent l’impression d’être proches de l’auteure, j’ai bien aimé ces petites insertions. Le roman commence avec un mystérieux prologue qui nous fait rencontrer Albert à New York, prologue que j’ai gardé en tête tout du long sans trop comprendre. Bien sûr, ce n’est qu’à la fin qu’on comprend.

Lorsque Lilou s’installe à Nice avec son fils Marius, elle est en quête d’une nouvelle dynamique à sa vie. Elle va alors faire de nombreuses rencontres qui ancrent clairement le roman dans une thématique feel good. Il y a Cathy qui deviendra une amie, rencontrée lors d’un cours de yoga plutôt loufoque, une voisine d’abord détestable que Lilou parviendra petit à petit à apprivoiser, Samuel un collègue de Lilou, Mathias un nouveau voisin. Le roman est truffé de jolis moments entre tous ces personnages. Et puis, il y a surtout Aurore, une vieille dame dont l’histoire va tant émouvoir Lilou. Les deux femmes se rapprocheront et Lilou deviendra la confidente d’Aurore. L’auteure amène alors avec une grande fluidité le récit du passé d’Aurore, jeune juive qui échappa de peu à la déportation. J’ai beaucoup aimé la construction du roman. Ce n’est pas comme on a l’habitude un chapitre du passé puis un chapitre du présent, il y a un vrai lien à chaque fin de chapitre et j’ai trouvé ça très bien construit.

Lilou va très vite vouloir aider Aurore a retrouver Albert, cet amour de jeunesse perdu depuis 60 ans. Elle sera aidée dans sa tâche par tout le panel de personnages qui gravitent autour d’elle. J’étais assez impatiente de comprendre comment ces deux là (Aurore et Albert) ont pu se perdre et j’ai trouvé l’enquête un peu longue. Et le dénouement m’a complètement surprise. Je ne m’y attendais pas du tout même s’il explique bien tout. Je m’attendais à autre chose et n’ai pas tellement adhéré à cette fin. C’est ma petite déception qui fait que je classe le roman dans les bonnes lectures mais pas exceptionnelles.

[Duo lecture] La vie qui m’attendait, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) On avait été émerveillées l’an dernier par le premier roman de l’auteur. J’étais logiquement assez impatiente de lire ce nouveau titre. Et on est reparties sur l’idée d’une lecture en duo…

(MadameOurse) J’ai vite acheté ce livre pour pouvoir le lire avec Lunatic, j’avais envie de continuer à découvrir l’univers de Julien Sandrel.

La couverture :

(MadameOurse) Une très belle couverture, quand c’est coloré et joyeux comme ça, je suis toujours directement attirée.

(Lunatic) Dans la continuité du premier, toujours ces touches de couleurs. J’aime cette cohérence.

La quatrième de couverture :

« Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse ? »
Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille.Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis
l’adolescence sous un classique châtain.
Qui était à Marseille ?
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs.

Après lecture :

(Lunatic) Lorsque Romane apprend qu’une jeune femme lui ressemblant trait pour trait a été vue à Marseille, loin de Paris où elle vit et exerce en tant que médecin, elle se précipite dans le sud de la France malgré son appréhension du train et autres phobies. Rapidement, presque trop facilement à mes yeux de lectrice, elle retrouve la trace de Juliette. La réalité saute aux yeux des deux jeunes femmes, elles en sont persuadées, elles sont jumelles. Pourtant aucune ne peut imaginer ce qui a pu se passer pour être séparées, aucune ne doute de la vérité familiale. Entre elles, c’est une évidence, tout est si facile. Un pacte va lier davantage les deux jeunes femmes, obligeant Romane à rentrer dans la vie de Juliette. Une bien jolie façon pour elle de s’émanciper aussi de sa vie parisienne dans laquelle elle semble trouver peu de satisfaction. Les pièces du puzzle prennent place, par le biais de lettres du père de Romane.

Je l’attendais beaucoup ce second roman, trop peut-être? Sans en ressortir déçue, je le referme en étant moins conquise qu’avec La chambre des merveilles. Les personnages sont attachants sans en être inoubliables. J’ai beaucoup aimé qu’une partie du roman se passe dans une librairie, avec quelques anecdotes ou perles de libraires assez marrantes. L’intrigue est originale même si par moment elle manque de crédibilité. Mais c’est un roman, c’est fait pour rêver, inventer, imaginer. Ce serait triste si les romans ressemblaient à nos quotidiens. L’auteur a su me divertir, en cela c’est réussi.

(MadameOurse) J’ai eu un gros problème de lectrice dès le début de ce roman, un problème de hasard que peut être aucun autre des lecteurs de Julien Sandrel ne rencontrera. J’ai commencé la lecture de La vie qui m’attendait juste après avoir terminé Le jardin des fleurs secrètes. Or, il se trouve que ces deux romans ont de très très fortes similarités : tous deux commencent par deux jumelles qui se rencontrent à l’âge adulte après avoir été séparées toute leur enfance. Et tous deux évoqueront l’échange de « place » bien souvent pratiqué par les jumeaux mais ici dans un contexte très particulier (je ne rentre pas dans les détails pour ne spoiler aucun des deux titres). Ces similarités pour deux titres lus l’un à la suite de l’autre étaient bien gênantes. Les romans diffèrent quand même mais ce n’est jamais très bon de lire des livres en en faisant la comparaison avec un autre.

Ceci dit, voilà, c’est le hasard et, dans mon cas, il n’a pas porté chance à Julien Sandrel. J’ai quand même aimé ses personnages, le joli duo formé par Romane et Juliette et l’affinité si forte et immédiate entre elles deux ne peut que toucher. On est pris dans des secrets qu’on a envie de dénouer : ces deux femmes sont elles vraiment jumelles comme elles en sont convaincues ? Et si oui, pourquoi ont-elles été séparées ? Qui sont leurs vrais parents ? Et quelle est cette mystérieuse maladie qui touche Juliette ?

On se prend au jeu, le roman se lit agréablement vite, on voyage entre Marseille, Avignon et Paris.  C’est une lecture fraîche et agréable. Il reste un bémol pour moi, comme dans le premier roman de Julien Sandrel, tout n’est pas parfaitement crédible, certaines choses sont un peu trop faciles. Ce n’est pas forcément grave mais j’avoue garder un souvenir plus fort des lectures où tout est bien tissé et où tout se tient.

En bref, un second roman qui m’a moins émue que le premier et qui conserve le même petit défaut. Mais une lecture qui fait passer un bon moment et qui est vraiment faite pour les moments de détente (idéal pour la plage cet été donc !). Pour le 3ème roman, je serai bien tentée par une histoire avec un personnage principal masculin !