Archives du mot-clé Italie

La maison aux miroirs, Cristina Caboni

Quatrième de couverture :

La maison aux miroirs, une grande villa de Positano, est le seul endroit où Milena, comédienne, se sent vraiment chez elle. C’est là qu’elle a grandi avec son grand-père Michele. Elle en connaît tous les recoins, à commencer par la majestueuse entrée ornée de glaces qui lui vaut son nom.
Mais un jour, pendant l’une de ses visites au vieil homme, des ouvriers retrouvent un squelette sur la propriété. La police ouvre aussitôt une enquête. Michele, malade, semble particulièrement bouleversé par cet événement. Au gré de ses délires surgit un nom : celui d’Eva, sa femme, disparue des années plus tôt.
En quête de réponses, Milena va tenter de percer le mystère qui entoure l’identité de la victime. Pourrait-elle être sa grand-mère, dont elle ignore tout ? Pourquoi Eva, l’Américaine, est-elle partie subitement en abandonnant mari et enfant ?
Un voyage dans le temps et dans l’histoire qui nous plonge dans l’âge d’or du cinéma italien, sur les traces d’une vérité indispensable à Milena pour comprendre son passé et embrasser le présent.

L’avis de Laure :

J’ai découvert Cristina Caboni en 2019 et depuis, chaque année je prends plaisir à découvrir sa nouvelle parution.

Une fois de plus, je fais connaissance avec de nouveaux personnages auxquels je m’attache immédiatement. Mais comment ne pas se prendre d’empathie pour Milena et son grand père Michele qui ont une relation d’amour si belle ? Michele est pour sa petite fille une idole, un repère dans sa vie d’enfant et aujourd’hui, c’est à son tour de prendre soin du vieil homme, malade d’Alzheimer. Elle va en apprendre plus sur l’histoire d’amour de celui-ci avec Eva. Une histoire dont il lui a peu parlé malgré l’importance qu’elle a eu dans sa vie. Et pour cause, un beau matin, Eva a disparu, laissant Michele seul en Italie avec sa petite fille.

Que s’est-il passé ? Milena est déterminée à enfin le comprendre, d’autant qu’elle va retrouver dans la si belle maison aux miroirs, des objets du passé de sa grand mère. Ce passé ne sera pas mystérieux pour le lecteur qui va découvrir en parallèle la rencontre et l’histoire d’amour de Michele et Eva.

Une fois de plus, Cristina Caboni m’a charmée par ses personnages attachants, par les lieux magiques dans lesquels elle situe ses romans (on peut partir en voyage dans la maison aux miroirs, svp ?) et par ce secret qui se révèle à nous petit à petit. Je n’ai pas trouvé le mystère aussi fort que dans ses précédents romans mais ça ne m’a pas empêchée de savourer cette lecture comme les précédentes. Et elle a su me balader jusqu’au bout concernant les deux hommes qui vont graviter autour de Milena et dont je ne savais pas trop quoi penser !

Ma notation :

Une nouvelle belle lecture de l’auteure. Je vous recommande ses romans.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

[Duo lecture] Vers le soleil, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Audrey) C’est devenu notre rituel de printemps, on lit en duo les parutions de Julien Sandrel sans même s’intéresser au « pitch » du roman.

(Laure) J’ai toujours envie de savoir ce que nous réserve Julien Sandrel d’une année à l’autre et puis c’est toujours chouette de partager nos ressentis avec Audrey.

La couverture :

Ebook pour IG

(Laure) Rien d’exceptionnel ou très peu d’indices en lien avec l’histoire dans cette couverture mais des couleurs attractives.

(Audrey) A l’image de toutes ses couvertures. Colorée et moderne !

La quatrième de couverture :

14 août 2018. Tess part vers la Toscane, où elle doit rejoindre pour les vacances sa fille Sienna et l’oncle de celle-ci, Sacha. Mais alors qu’elle fait étape chez sa meilleure amie à Gênes, un effroyable grondement ébranle la maison, et tout s’écroule au-dessus d’elle. Une longue portion du pont de Gênes vient de s’effondrer, enfouissant toute la zone. Tess est portée disparue.

Après lecture :

(Audrey) Petite nouveauté avec l’auteur, cette fois ci, il met en avant un homme pour personnage principal. Une nouvelle perspective intéressante, lui qui nous avait habitué à des femmes au cœur de ses romans. C’est donc Sacha qu’on découvre dans ce roman. Comédien sans succès, il tombe sous le charme de Tess dans un café. La jeune femme le recontacte rapidement, non pas pour un RDV de séduction, mais pour une mission. Laquelle ? haha, je vous laisse découvrir.

On retrouve Sacha quelques années plus tard, en 2018. Il est en Italie avec Sienna, la fille de Tess qui doit les rejoindre. Un drame (que chaque lecteur doit encore avoir en tête) survient,  le pont Morandi de Gène s’écroule. Tess est portée disparue ! Sacha est incapable d’annoncer à Sienna la nouvelle. Les voilà partis pour plusieurs jours sur les routes d’Italie. Le temps pour Sacha d’appréhender les évènements et de préparer un plan. Car même s’il n’a aucun lien de sang avec la jeune enfant, il n’est pas envisageable qu’on les sépare.

De beaux personnages, touchants et humains. J’ai beaucoup aimé Sienna, son espièglerie, son innocence et la façon dont Sacha veille sur elle, comme sur sa propre fille. Sacha est une homme bienveillant et bon. Julien Sandrel nous livre un roman lumineux et plein d’émotions, avec certaines scènes qui m’ont serré le ventre. Une histoire qui se dévore, avec toujours chez cet auteur, ce petit goût de trop peu. J’aurai voulu en lire davantage.

(Laure) Une lecture dévorée en seulement 2 jours, une narration fluide, entrainante et forcément addictive sinon on ne le lirait pas si vite. J’ai de suite aimé les personnages de ce nouveau roman. Comment ne pas s’attacher à ce que ce drôle de trio a construit ? Cette petite fille si touchante, sa mère qui a  construit sa vie après un passé bien difficile et Sacha qui s’est peu à peu tellement attaché aux 2 femmes.

Lorsque le drame survient, c’est un quotidien qui vacille, venant anéantir le lien entre Sacha et Sienna. Il n’est plus rien pour la petite fille en l’absence de sa mère. Mais il ne veut pas rompre le lien. Alors, il fuit. Il y a plein de choses déroutantes dans ce roman, dans les choix des personnages, dans la vitesse à laquelle Julien Sandrel nous dévoile ses secrets les uns après les autres. C’est le reproche que je lui fais facilement. Ce roman me convaincrait plus avec 100 pages supplémentaires. 100 pages pour amener du suspense, pour nous laisser faire quelques hypothèses, pour répondre à des questions que l’on se pose.

Et pourtant, malgré l’absence de ces 100 pages qui auraient fait monter ma notation sur ce roman, je l’ai aimé ! Et je remercie Julien Sandrel de m’avoir emmené avec lui en Italie, malgré le drame que l’on traverse aux côtés des personnages, je me suis sentie bien dans ces doux instants de vie que Sacha et Sienna vont partager sous le beau soleil de l’Italie.

L’amour harcelant, Elena Ferrante

Quatrième de couverture:

Entre le corps d’Amalia, qui flotte dans la mer, à l’aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d’une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le cœur.Qu’est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ?

L’avis d’Audrey :

Des années que j’aurai pu lire cette auteure que l’on connait surtout grâce aux succès de sa saga : L’amie prodigieuse. Une saga que je n’ai jamais lue : tout le tapage autour de cette tétralogie et de la série qui en découle ne me donnait franchement pas envie. Au mois de juillet, la série est diffusée, je tombe dessus et je suis totalement subjuguée par cette histoire, par ces images. Je rentre complètement dans l’univers d’Elena Ferrante et me décide enfin à découvrir la plume de cette femme mystérieuse. Je décide de commencer avec son premier roman L’amore molesto publié en 1992. Direction Naples, prêts?

Delia, la quarantaine attend fébrilement l’arrivée de sa mère, Amalia qui doit venir passer quelques jours chez elle. Ses relations avec cette mère curieuse, questionneuse pour ne pas dire intrusive ne l’enchantent guère. Seulement Amalia n’arrivera jamais, elle est retrouvée morte dans la mer.

Pour Delia, commence alors le temps des questions ? Qu’est-il arrivé à sa mère? Pourquoi elle ne portait qu’un soutien gorge ? Une belle lingerie bien loin de ce qu’elle avait l’habitude de porter. Et qui est cet homme qui venait chez Amalia et dont Delia ignore tout ? Elle va donc partir à la rencontre de celle qu’elle ne connaissait pas vraiment finalement en retournant sur les lieux et les personnes de sa vie.

L’écriture de l’auteure dans ce premier roman m’a vraiment plu. Elle a le don de nous plonger au cœur du roman, on a vraiment la sensation d’y être. Et pourtant je me serai bien passé de découvrir l’intimité de Délia et Amalia. J’ai lu ce livre avec un certain malaise et je dirai presque la nausée. De nombreuses scènes et détails sont dérangeants ou glauques et je ne comprends pas trop leur utilité. C’est violent et c’est sale.

On est transporté au cœur de Naples, dans ces ruelles, et dans ce que la ville a de vrai. Par moment, on ne sait plus trop où se situe la réalité ou le fantasme de Delia. Ça m’a paru souvent assez flou. On oscille entre souvenirs et vérité. Si je n’avais pas tant été conquise par le style d’Elena Ferrante je pense que j’aurai bien vite refermé ce roman.

Ma notation :

Un premier roman surprenant et troublant. Je lirai surement un autre roman d’Elena Ferrante mais il me faut un peu de temps pour oublier celui ci d’abord.

[Duo lecture] L’infini des possibles, Lori Nelson Spielman

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Des semaines que l’on attend ce nouveau titre de Lori Nelson Spielman, alors autant dire que l’on a sauté dessus pour le lire en duo.

(Laure) Comme pour le précédent titre sorti en 2018, c’était un achat inévitable. Et un duo qui restera un moment mémorable partagé avec Audrey.

La couverture :

(Audrey) Pas fan de la couverture. Mais peu importe le flacon …

(Laure) Ce n’est pas le coup de cœur pour moi avec cette couv, mais ce livre ne peut pas tout avoir pour lui non plus !

La quatrième de couverture :

Paulina Fontana, vieille dame pleine de fantaisie et de créativité en rupture de ban avec sa famille américaine, invite ses petites-nièces, Emilia et Lucy, à visiter son pays natal, l’Italie. Elle leur fait une déclaration fracassante : le jour de son quatre-vingtième anniversaire, elle rencontrera l’amour de sa vie et mettra fin une fois pour toutes à la  » malédiction de la deuxième fille de la famille Fontana « .

Cette  » malédiction  » n’est probablement rien d’autre qu’une coïncidence, un vieux mythe. Pourtant, personne ne peut nier que pendant des siècles, pas une seule deuxième née de la famille Fontana n’a trouvé l’amour.

Que se passerait-il si ce supposé sort était brisé ? Emilia, qui, à 29 ans, semble accepter cette malédiction, trouverait-elle à son tour le grand amour ?

Au cœur de la campagne Toscane, Paulina va finalement révéler des secrets de famille autrement plus troublants qu’une malédiction vieille de plusieurs siècles…

Après lecture :

(Laure) Je suis sûre que vous êtes prêts à rencontrer Poppy, cette vieille dame fantasque, généreuse, audacieuse, positive. Elle va vous offrir son infini des possibles, elle va vous encourager à porter un autre regard sur la vie car « oui c’est possible ». Elle va merveilleusement réussir à le faire comprendre à Emilia et Lucia alors je ne doute pas que vous serez contaminés aussi.

Tu sais, j’adore les fous. Ceux qui explorent, qui rient, qui créent comme des fous. Ceux qui n’ont pas peur des os cassés ni des cœurs brisés, qui prennent des risques et se réjouissent des surprises.

Avant d’être une vieille dame de 80 ans qui prépare son dernier voyage pour l’Italie, Poppy a été une jeune femme qui a vécu la plus belle des histoires d’amour. Une histoire qu’elle va confier peu à peu à ses deux petites nièces, qui l’ont suivie dans un périple sur les lieux de sa jeunesse, l’Italie. Comment vous dire à quel point je me suis immergée moi même dans ce voyage ? A quel point j’ai lu des scènes du livre comme si je les avais vécues ? en ayant encore l’image si précise en tête en écrivant cet article.

J’ai été transportée comme y parviennent quelques rares livres, ceux qui seront nos inoubliables. L’histoire des Fontana, la malédiction qui semble peser sur les sœurs cadettes est captivante. Les 2 cousines Lucia et Emilia ont grandi avec ce poids sur les épaules, elles ont été convaincues par la pression familiale qu’il ne leur serait pas possible d’avoir un avenir heureux, un amour, une famille. Ce sont deux jeunes femmes qui ne sont donc ni libres ni accomplies lorsqu’on fait leur connaissance. Et le voyage en Italie aux côtés de leur grand-tante va leur apporter un renouveau, un nouvel œil sur la vie, une nouvelle foi en elles-mêmes. Et si le bonheur n’était définitivement pas là où on l’attend ?

Coup de cœur pour ce sublime roman qui a absolument tout pour lui : une belle tribu, une histoire de famille riche et captivante, des personnages qui sont tous oh combien attachants (jusqu’au moindre personnage secondaire !), des héroïnes comme on les aime tant dans les livres, une histoire d’amour qui traverse le temps et qui est si pleine d’émotion, un cadre géographique enchanteur.

Au bout du compte, la vie est une équation très simple. A chaque fois que tu aimes, que ce soit un homme ou un enfant, un chat ou un cheval, tu ajoutes de la couleur à ce monde. Quand tu ne réussis pas à aimer, tu le ternis.

Vous ne savez pas quoi lire cet été ? Vous avez là 525 pages de bonheur servies par la belle plume de Lori Nelson Spielman !

(Audrey) Je crois que Laure a tout dit, et qu’il faut vous ruer en librairie pour acheter ce roman. Sachez juste, que vous n’arriverez pas à le reposer. Vous allez faire connaissance avec Poppy, Emilia et Lucia, ainsi que d’autres personnages dont vous aurez du mal à vous séparer. Vous allez être émerveillés par ce récit, par les histoires d’amour heureuses ou malheureuses des femmes Fontana.

Vous allez espérer, croire, attendre et vivre avec elles. Vous voyagerez en Italie, vous aurez le goût des plats italiens sous la langue, vous naviguerez à bord d’une gondole à Venise ou à Vespa le long de la côte Amalfitaine.

En lisant ce roman, vous allez vibrer, frissonner et peut-être même pleurer. Mais vous allez surtout sourire et aimer. Vous allez comprendre que finalement tout est possible, il suffit de se lancer, d’y croire et de laisser la porte ouverte au bonheur.

Un sacré coup de cœur que ce roman.

Ciao Bianca, Vincent Villeminot

Quatrième de couverture :

Cela fait trois ans que Matthieu n’a pas vu sa famille, depuis qu’il a claqué la porte de la maison, le jour de ses 18 ans. Il n’a pas répondu aux appels de sa mère, a évité de donner des nouvelles.
Mais le jour où il apprend qu’elle vient de mourir, un cancer foudroyant, il ne peut faire autrement que d’aller à l’enterrement…
Enfin, l’enterrement… Ce n’est pas vraiment ça… juste une cérémonie…
Parce que Bianca Fois a prévu d’être inhumée en Sardaigne, dans le caveau familial. D’ailleurs, elle a déjà tout organisé : c’est Matthieu qui doit aller là-bas, pour l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure. Seul avec son frère et sa sœur, des jumeaux de 11 ans, Gavi et Lena, qu’il ne connaît plus trop. Matthieu suppose d’ailleurs qu’il a beaucoup à se faire pardonner d’eux.
Ce dont il ne se doute pas, c’est que la descente de l’Italie, et le voyage sur l’île, vont être l’occasion de pas mal de galères, et aussi d’éblouissements, de bains de mer, de nuits à la belle étoile…

L’avis de MadameOurse :

J’ai été complètement charmée par la beauté de cette couverture, l’histoire m’a donné envie également de partir à la découverte de Bianca et ses 3 enfants. Cette parution jeunesse chez Fleurus n’est pas dans mes standards de lecture mais je n’ai pas ressenti un seul moment ce classement jeunesse.

Matthieu va apprendre soudainement le décès de sa mère, Bianca, qu’il n’a pas vue depuis 3 ans. Il a pris ses cliques et ses claques brutalement, coupant les ponts et ne revenant même pas lorsque sa mère lui annonça son cancer. A avoir trop attendu, c’est à son enterrement qu’il doit désormais se rendre. Sur place, il retrouve les jumeaux Lena et Gavi, 11 ans. Son frère et sa sœur sont assez sur leur garde, partagés quand au comportement à adopter face à ce frère qui les a abandonnés.

Bianca a pensé à tout pour son enterrement, elle veut être enterrée en Sardaigne, au cœur de ses racines familiales. Et c’est à ses 3 enfants qu’elle demande d’être présents sur place. Eux n’ont jamais mis les pieds sur cette île et vont devoir entamer ensemble un périple jusqu’en Italie. L’histoire pourrait paraître triste, avec bien sûr le deuil comme sujet principal ainsi que les relations familiales en général avec la brouille de Matthieu et sa mère. Pourtant, c’est une lecture si positive, plaisante, douce et pleine d’espoir.

Je me suis beaucoup amusée des interactions entre les 3 frères et sœur, j’ai adoré leur périple semé d’embûches et plein d’humour. J’ai voyagé aux côtés du trio, prenant vraiment plaisir à ce voyage comme s’il s’agissait de douces vacances italiennes alors que le motif était tout autre. Et surtout, j’ai pris un grand plaisir à les voir échanger tous les 3, refaire connaissance, partager, recréer le lien qui s’était rompu entre eux.

Ma notation :

Une très agréable lecture jeunesse, positive, bienveillante, généreuse.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)