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L’effet Matilda, Ellie Irving

Quatrième de couverture :
Matilda, douze ans, adore les sciences ! Ses héros sont Léonard de Vinci et Marie Curie, et elle passe son temps à imaginer et à fabriquer des inventions géniales. Elle est donc stupéfaite d’apprendre que sa grand-mère était une astrophysicienne, et qu’elle a autrefois découvert une planète ! Mais son odieux chef le professeur Smocks s’est attribué cette extraordinaire trouvaille… Pour Matilda, il est hors de question de le laisser s’en tirer et gagner un prix Nobel. Elle fera éclater la vérité ! Elle n’a que deux jours pour embarquer Mamie Joss dans un voyage loufoque et épique jusqu’en Suède…
L’avis de MadameOurse :
Lorsque j’ai fait ma WL spéciale rentrée littéraire cet été, j’ai été attirée par ce livre … jeunesse ! A l’opposé de mes habitudes de lecture mais j’avais noté d’autres titres jeunesse et je me suis dit pourquoi pas. C’est bien aussi de sortir de ses standards de lecture et de se laisser tenter. Lorsque j’ai vu que ce livre était proposé dans la Masse Critique Babélio, je me suis dit que c’était l’occasion parfaite.
Matilda et sa grand mère vont nous faire traverser dans le roman plusieurs pays d’Europe pour atteindre la Suède où Joss va prouver que c’est elle et non son chef de l’époque qui a découvert la planète Smocks. Au début du roman, Matilda n’est pas spécialement proche de sa grand mère et ne savait même pas que celle-ci avait été astrophysicienne. Matilda c’est le genre de petite fille que j’adorais lire quand j’étais jeune : intelligente, optimiste, pleine de confiance en elle. Elle sait déjà qu’elle deviendra « inventeuse » et passe sa vie à créer des objets tous plus fous les uns que les autres.
Lors de l’épopée de Matilda et Joss, elles vont rencontrer tout un tas de personnages qui vont tour à tous les aider ou les retarder. Je vais être honnête, cette épopée n’est absolument pas crédible pour un œil adulte, c’est plein d’invraisemblances et moi, ça me gêne. Mais, c’est un livre jeunesse et il faut se dire que les jeunes qui le liront ne remarqueront sans doute pas tous ces points qui m’ont gênée.
Le roman autrement est très instructif, sur les grandes découvertes scientifiques et les hommes et femmes à leur origine et surtout sur le féminisme. Matilda va se battre comme une lionne pour la reconnaissance de sa grand mère parce qu’elle n’admet pas que la femme en elle ait été pénalisée parce qu’elle est une femme justement. Le roman est vraiment top de ce point de vue pour ouvrir les mentalités et faire comprendre aux jeunes filles qui le liront combien il est important qu’elles se voient à égale valeur des hommes. Je trouve ça génial et je sais déjà que je garderai ce livre dans ma bibliothèque pour le faire livre à mes filles quand elles en auront l’âge. Et puis c’est rigolo et frais.
Ma notation :
Ce roman ne me donnera pas envie de lire plus souvent des romans jeunesse mais je l’ai trouvé très instructif et bien tourné pour aborder des thèmes de société qui sont très importants.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

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Nous étions les hommes, Gilles Legardinier

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Quatrième de couverture :

C’est l’une des plus fascinantes énigmes qui soit. Sur notre planète, il existe plus de 1800 espèces de bambous. Chaque fois que l’une d’elles fleurit, tous ses spécimens, où qu’ils se trouvent sur Terre, le font exactement au même moment. Ensuite, l’espèce meurt. Personne ne sait expliquer ce chant du cygne, ni l’empêcher. Aujourd’hui, l’homme va peut-être connaître le même sort. Arrivé lui aussi à son apogée, il risque de disparaître… Dans le plus grand hôpital d’Edimbourg, le docteur Scott Kinross travaille sur la maladie d’Alzheimer. Associé à une jeune généticienne, Jenni Cooper, il a découvert une clé de cette maladie qui progresse de plus en plus vite, frappant des sujets toujours plus nombreux, toujours plus jeunes. Leurs conclusions sont aussi perturbantes qu’effrayantes. Si ce fléau l’emporte, tout ce qui fait de nous des êtres humains disparaîtra. Nous redeviendrons des animaux. C’est le début d’une guerre silencieuse dont Kinross et Cooper ne sont pas les seuls à entrevoir les enjeux. Partout sur la Terre, face à ceux qui veulent contrôler le monde et les vies, l’ultime course contre la montre a commencé…

L’avis de MadameOurse :

Après mon énorme coup de cœur en 2016 pour Le premier miracle, j’avais très envie de découvrir encore plus Gilles Legardinier et notamment ses romans moins connus. Je n’ai donc pas tardé à me lancer dans Nous étions les hommes paru en 2011.

J’ai trouvé le sujet de ce roman hyper intéressant : Alzheimer, la perte d’esprit et d’humanité que cela représente pour les malades atteints et l’hypothèse d’un développement exponentiel de la maladie qui rendrait le monde un peu fou.

Jenni et Scott travaillent à solutionner cette maladie et font une découverte de poids qui va alors être convoitée par tout un tas de monde pour des raisons parfois franchement discutables. C’est alors que Scott et Jenni vont tenter de préserver leur découverte via un dépôt de brevet pour protéger l’avenir des hommes face aux personnes mal intentionnées. Et de là il leur arrive tout un tas d’événements contre les « méchants » de l’histoire. L’enquête et lesdits événements sont bien rythmés, on découvre petit à petit de nouveaux personnages sans trop savoir qui ils sont au début puis ils nous sont dévoilés un peu plus de chapitre en chapitre. On est très pris dans la lecture, c’est fluide, c’est du très bon Legardinier encore une fois avec sa dose d’humour plaisamment parsemée au cours des pages.

Seul bémol pour ma part sur la fin un peu rapide, j’aurais aimé un développement plus précis de ce qu’il peut advenir des personnes atteintes de la maladie une fois les pièges esquivés par le duo.

Ma notation :

Je suis ravie d’avoir creusé un peu les autres romans de Gilles Legardinier, s’il a connu la célébrité en commençant les comédies, il était déjà un auteur de thrillers accompli. Je compte bien à présent chercher L’exil des anges, son plus ancien thriller.