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Le secret de la cité sans soleil, Gilles Legardinier

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Quatrième de couverture :

Près de huit siècles après sa chute, la forteresse de Montségur n’a toujours pas livré son secret. Quel est donc ce fabuleux trésor que Templiers et cathares ont protégé au prix de leur vie ? Quel inestimable savoir rapporté des confins du monde cachent encore les entrailles du vénérable nid d’aigle ? Quelques hommes que rien ne destinait à vivre cette aventure vont devoir exhumer d’urgence cet héritage avant qu’il ne tombe aux mains de ceux qui veulent en faire l’instrument du chaos. Pour avoir une chance de réussir, il va leur falloir résoudre les énigmes, affronter l’inconnu, et surtout survivre aux pièges… Contre la montre, confrontés à ceux qui les menacent, ils n’ont pas d’autre choix que d’achever ce que leurs prédécesseurs ont commencé en 1244…

L’avis de Laure :

Je suis extrêmement attachée à Gilles Legardinier. En partie depuis mon coup de cœur pour Le premier miracle dont je ne cesserai jamais de vous parler (cf mon édition unique du roman sur la photo). En partie aussi depuis ma rencontre avec l’homme attachant, humain, généreux. Je pourrai l’écouter pendant des heures. Je sais toujours en le lisant que je vais retrouver dans ses écrits son talent, sa passion et son humanité. Alors je ne me lasse pas.

Je lis très peu de romans d’aventure, peut-être parce que j’en connais peu. Et pourtant j’adore ça. C’est entrainant, instructif, prenant, on referme toujours ces livres avec des savoirs nouveaux. Ici, Gilles Legardinier nous replonge dans la richesse des templiers et des cathares. Une richesse faite d’or mais aussi et surtout de savoirs. C’est sous le château de Montségur que nous avons RDV avec le héros du roman et son ami Nathan.

Deux groupes opposés vont s’affronter avec l’enjeu pour Nathan et son ami de sauvegarder le savoir de l’époque avant que le groupe opposé ne fasse main basse dessus avec toutes les mauvaises intentions qui les animent. Mais pour cela il va falloir trouver les mystérieuses caches si bien pensées par leurs ancêtres.

Ce que j’aime c’est qu’on est dans un roman contemporain qui traite de l’histoire, c’est beaucoup plus plaisant à lire qu’un roman purement historique sur la même époque et il y a ce côté aventure plein de rebondissements, les mystères des découvertes qui amène un rythme très plaisant. Je suis quand même restée un peu sur ma faim car j’attendais une montée crescendo du roman qui n’a pas eu lieu, les rebondissements sont là mais ça ne va pas de plus en plus fort. Vous allez le droit de dire que je suis exigeante ! 😉

D’autres romans d’aventure du même genre à conseiller ? Vous avez déjà lu les thrillers de Gilles Legardinier ?

Ma notation :

Une bonne lecture.

Histoire de guerre: Les héros oubliés, Mamytwink

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Quatrième de couverture :

De l’ouvrier allemand qui, en solitaire, fomenta la tentative d’assassinat d’Adolf Hitler au gangster britannique qui s’est joué des services secrets nazis pour devenir un des agents doubles les plus importants de la guerre, en passant par la rencontre tragique des amoureux d’Auschwitz, voici le récit de quatre héros méconnus dont le destin hors du commun est pourtant sans équivalent dans l’Histoire.

L’avis d’Audrey :

Je ne regarde pas de podcast ou autre blog sur Youtube, voilà surement pourquoi en ouvrant ce livre, je ne connaissais pas la chaine de Mamytwink, le collectif d’auteur qui se cache derrière ce pseudo. Spécialisés dans les jeux vidéos, puis dans l’Histoire, ils utilisent un ton moderne et facile d’accès pour nous parler de faits historiques.

Dans ce livre, on retrouve 3 récits qu’ils ont déjà pu raconter à leurs spectateurs. 4 personnages, pour des destinées incroyable et qui ont marqué la seconde guerre mondiale. Ainsi, on part à la rencontre de Mala et Edeck, frappés par l’amour au cœur d’un camp. On apprend comment un homme a raté, à quelques minutes près, d’assassiner Hitler ou encore comment un voyou anglais a infiltré le régime Nazi.

Les récits sont racontés avec de nombreux détails, de nombreuses photos et documents, rendant l’ensemble très intéressant. Ces destinées font de nos héros des vrais personnages de romans. On oublierait presque que malheureusement, tout cela était bien vrai.

On imagine bien le lourd travail de recherche que doit demander chaque épisode et j’aime à croire que grâce à eux, des ados puissent s’intéresser d’une manière différente à la Grande Histoire. Un joli travail qui perpétue le travail de mémoire.

Lafon

(Merci à Michel Lafon pour cette lecture)

J’ai rendez-vous avec toi, Lorraine Fouchet

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Quatrième de couverture :

« Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles De Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m’a permis de réanimer les papas des autres. Tu m’as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c’était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n’as pas dit mannequin, ça m’aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. »

L’avis d’Audrey :

Si comme moi vous suivez Lorraine Fouchet sur les réseaux sociaux depuis pas mal de temps, vous avez pu voir quelques clichés de son père qu’elle partage par moments. Des clichés d’un homme grand, d’un homme charismatique, que l’on voit à travers ses yeux de petite fille. Elle parle toujours de lui avec beaucoup de tendresse et d’affection. Avec ce livre, c’est son histoire qu’elle raconte. Celle d’un homme politique, d’un gaulliste, d’un résistant, d’un ministre. Mais surtout celle d’un père. Un père fier, aimant. Un père parti bien trop tôt.

Au hasard d’une brocante, Lorraine trouve un livre : Les mémoires de son père. Elle ne s’était jamais plongée dans ce récit. Après tout, quand on est ado dit-elle, on n’a pas envie de lire cela. Et une fois orpheline, le courage et l’envie n’étaient plus là. C’est donc 40 ans après sa mort, qu’elle s’y plonge, découvrant de nouvelles facettes de cet homme cher à sa vie. Elle ne s’arrête pas là, et ira aux archives nationales, compulser les documents concernant sa vie.

Une re-découverte, une nouvelle rencontre. Un rendez-vous avec ce père absent depuis si longtemps, et pourtant tellement présent. Un récit très intime, avec la plume si douce et bienveillante de Lorraine Fouchet. Elle se livre avec émotion et humilité. Mais lire ce récit, c’est aussi un voyage historique, dans les épreuves, et les grands événements de la vie de Christian Fouchet. On passe de la France, à Londres, à Alger, Calcutta ou encore au Danemark.

La postface inédite pour cette édition poche est poignante. Elle nous rappelle qu’il est temps de parler à ceux qu’on aime, de ne plus attendre et d’aller à leur rencontre tant qu’ils sont encore là. On retiendra surtout que c’est un joli cri d’amour d’une fille pour son père, mais aussi l’inverse. Je suis sûre que la où il est maintenant, Christian Fouchet est fier et heureux de ce rendez-vous avec Lorraine.

Ma notation:

Un magnifique récit, à la découverte d’une homme, d’un père et d’une fille.

Vers des jours meilleurs, Tamara McKinley

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Quatrième de couverture :

Mai 1942. Quand l’avion de Kitty, jeune aviatrice, s’écrase au sol, elle est transportée d’urgence à l’hôpital de Cliffehaven, sur la côte sud-est de l’Angleterre.
Immobilisée le temps de sa longue convalescence, elle se morfond et s’inquiète : ses blessures l’empêcheront-elles de voler à nouveau, elle qui souhaite par-dessus tout servir sa patrie
Bientôt, la jeune femme apprend que son frère, pilote de chasse dans la RAF qu’elle aime et admire, a été abattu aux commandes de son appareil, et qu’il est porté disparu…
Par chance, elle emménage à la pension du Bord de mer, tenue par l’énergique Peggy Reilly. Grâce à elle et aux autres locataires, qui toutes y font régner chaleur et gaieté, Kitty retrouve peu à peu le goût de vivre…

L’avis de Laure :

C’est le retour de mon RDV de l’automne avec la famille Reilly, un RDV que je chéris et que j’attends avec toujours la même impatience. Déjà le 7ème tome de cette saga La pension du bord de mer et comme chaque fois, j’y retourne avec ravissement, heureuse de retrouver des personnages si attachants et bienveillants.

Alors cette chronique, c’est un peu tout cuit d’avance car oui j’ai adoré autant que les précédents tomes. Tamara McKinley fait durer cette cruelle seconde guerre mondiale, nous ne sommes ici qu’en 1942. Mais elle n’a pas fini de nous révéler des sujets nouveaux, ici on va parler des volontaires féminins de l’ATA. Ce sont des femmes pilotes qui ont contribué pendant la guerre à des vols de transport ou même à livrer des avions attendus sur une base précise. J’en ignorais tout, ces civils ne manquent pas moins de courage que les aviateurs de l’armée car leur rôle est crucial et tout aussi dangereux.

La destinée de Kitty est tellement touchante, je ne me suis pas ennuyée une minute. C’est une femme d’une grande volonté, un personnage qui ne déroge pas à ceux que Tamara McKinley a l’habitude de nous présenter. Sa vie ne sera pas toute lisse et elle va devoir faire face ici à un événement bien cruel qui permet alors à l’auteure de parler de survie, de handicap et d’acceptation.

Et puis, on retrouve nos personnages chouchou, Peggy que j’aime de plus en plus, Ron qui fait toujours autant de bêtises pour nous amuser encore plus, la vieille Mme Finch qui veille à tout ce petit monde avec plaisir et puis toutes les locataires de la pension qui se soutiennent toutes avec la même bienveillance. C’est ce climat que j’adore dans cette série. Ici, Peggy et son rôle de matriarche qui veille sur tout m’a beaucoup émue, je me demande où elle trouve l’énergie folle de se dévouer ainsi à tout, il me faudrait 3 jours pour faire ce qu’elle fait en une toute petite journée ! Quel bonheur vraiment de la voir se démener et aider ainsi tout le monde. Les dialogues du roman sont alors un régal tant la bienveillance et l’entraide généreuse et gratuite y sont présents. Et puis, il y a aussi dans cette saga, les jolies intrigues amoureuses qui se nouent entre les jeunes locataires et de nombreux soldats, preuve que la vie doit continuer malgré la guerre.

Je crois que, vraiment, tous les ingrédients sont ici superbement réunis pour nous offrir une saga qui est un vrai bijou. 

Ma notation :

Un régal, foncez découvrir cette saga qui fait partie de mes lectures chouchou.

(Merci à Mylène de L’archipel pour cette lecture)

Les conquérantes, Alain Leblanc

Quatrième de couverture :

La France des années 30. Tandis que l’Europe s’enfonce lentement dans la guerre, Noémie se découvre mariée à un mari fasciste et antisémite. Comme sa mère avant elle, la jeune femme va devoir entrer en résistance pour faire entendre sa voix : résistance contre l’envahisseur nazi bien évidemment, mais résistance aussi contre l’autorité des hommes et le carcan moral qu’ils imposent aux femmes de toues les conditions. Une lutte qu’elle mènera avec les siens et tous les descendants des héros déjà croisés dans le premier tome des Conquérantes – Les Chaînes (1890-1930).

Faire naître, grandir et évoluer les femmes d’une seule et même famille sur plusieurs générations, voilà le défi relevé par Alain Leblanc qui fait de chacune de ses héroïnes le symbole des époques qu’elles traversent. Un voyage décoiffant au cœur d’un combat fondateur de notre société actuelle.

L’avis de Tittounett :

Voilà un tome que j’attendais avec impatience après avoir lu le premier. Alors quand la Liseuse Hyperfertile m’a proposé de le recevoir, envoyé par l’éditeur, j’étais trop contente.

Dans ce livre on retrouve évidemment Clémence du premier tome mais surtout ses filles : Noémie et Gilberte. Quand l’une s’est rebellée dès l’enfance contre leur père (cf tome 1), la seconde (Noémie) a rapidement préféré ne pas faire de vagues et se soumettre.

Mais la guerre arrive et même si elle ne veut pas s’en mêler, les événements mettent Noémie devant la réalité et plus particulièrement la mort d’un proche en Espagne.

Elle commence à écouter, se renseigner. Sa lecture de Mein Kampf la fera définitivement basculer dans l’horreur. Son mari qu’elle a épousé, poussée par papa, devient clairement et rapidement pour la collaboration avec l’Allemagne.

L’histoire est là. Nous vivrons ce tome à travers Noémie déchirée entre un mari collabo et une famille résistante. L’évolution d’une femme qui n’a jamais voulu faire de vagues, convaincue de son infériorité, qui pourtant, devra jouer un rôle sur tous les fronts d’une guerre impitoyable.

L’histoire des femmes gravitants autour d’elle, l’histoire d’un mari collabo mais pas que, l’histoire de tous les personnages déjà rencontrés dans le tome 1.

Ma notation :

Comme le premier, ça va trop vite, pas assez de détails. On a l’impression de lire une histoire en accéléré mais j’ai adoré quand même et j’enrage de devoir compter les mois avant le dernier tome.

Merci à French Pulp Editions pour cette lecture