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Le tatoueur d’Auschwitz, Heather Morris

Quatrième de couverture :

Sous un ciel de plomb, des prisonniers défilent à l’entrée du camp d’Auschwitz. Bientôt, ils ne seront plus que des numéros tatoués sur le bras. C’est Lale, un déporté, qui est chargé de cette sinistre tâche. Il travaille le regard rivé au sol pour éviter de voir la douleur dans les yeux de ceux qu’il marque à jamais.

Un jour, pourtant, il lève les yeux sur Gita et la jeune femme devient sa lumière dans ce monde d’une noirceur infinie. Ils savent d’emblée qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Mais dans cette prison où l’on se bat pour un morceau de pain et pour sauver sa vie, il n’y a pas de place pour l’amour.

Ils doivent se contenter de minuscules moments de joie, qui leur font oublier le cauchemar du quotidien. Mais Lale a fait une promesse  : un jour, ils seront libres, deux jeunes gens heureux de vivre ensemble. Deux personnes plus fortes que l’horreur du monde.

L’histoire vraie d’un homme et d’une femme qui ont trouvé l’amour au cœur de l’enfer.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre est dans ma PAL depuis un petit moment et puis, après avoir fait ces deux derniers mois plusieurs belles lectures autour du thème de la seconde guerre mondiale, j’avais envie de poursuivre.

Et comment vous dire à quel point j’ai été plongée dans une magnifique histoire ? Dès le début, les pierres sont posées, on sait que Lale Sokolov, notre personnage principal a réellement existé. Et la première scène nous montre à quel point le rôle de tatoueur qu’il a eu au sein des camps d’Auschwitz et Birkenau était dur. Mais c’est la survie. Et tout le roman tourne autour de ça, la survie.

Comme dans tant d’autres romans qui nous replongent dans les réalités de la déportation juive (ou tzigane, ou des opposants politiques ou … n’oublions pas les nombreuses autres populations concernées), c’est des moments complètement inhumains que l’on lit, des scènes choquantes, des comportements cruels juste pour le plaisir (ce terrible Dr Mengele…). J’ai beau être habituée de ces lectures, l’horreur on ne s’y fait jamais, je suis TOUJOURS choquée de ce que je lis. Ici, Lale va devoir endosser des rôles dont il se serait bien passé. Il n’a pas le choix, être le ‘Tatowierer’ c’est une place protégée, c’est un travail dur, éprouvant, avec peu de repos mais c’est un meilleur « logement », plus de portions de nourritures, etc.

Lale va prendre d’énormes risques et mettre en place un marché noir pour aider un maximum de personnes à survivre : il va troquer les bijoux, devises et autres objets de valeur que les femmes peuvent dérober contre de la nourriture amenée par des habitants polonais travaillant dans le camp. Grâce à cela, il amènera beaucoup de douceur dans la vie d’un grand nombre de déportés.

Et puis, il va surtout vivre le plus beau et le plus inimaginable. Au sein de ces horreurs, de cette cruauté permanente, alors qu’à chaque instant, leur vie peut s’arrêter, il va vivre le plus doux aux côtés de Gita. Un coup de foudre, il en est persuadé, c’est la femme de sa vie. Il fera tout pour savoir qui elle est, la rencontrer, passer du temps avec elle. Lale est un jeune homme profondément romantique, élevé par une mère qui lui a appris comment séduire les femmes et a vraiment à cœur de convaincre Gita. Celle-ci est d’abord stupéfaite, comment peut-il l’aimer alors qu’elle est amaigrie, sale, qu’elle sent mauvais et a le crâne rasé ? Puis … les sentiments naissent. Ils arrivent à voler de doux moments au sein du plus terrible des camps de la mort. Et … qu’est ce que c’est beau !!

Dans ce témoignage réel, je suis toujours effarée du lot de « chance » qu’il a fallu que nos personnages cumulent pour en sortir vivants. Survivre à 3 ans à Auschwitz c’est une éternité… Sur la destinée de Lale et Gita, il y a un nombre assez conséquents de rencontres qui ont fait peser la balance du bon côté. Sans tous ces liens positifs, leur vie aurait tant de fois pu basculer…

Ma notation :

Magnifique. Une lecture que je vous recommande sans aucune hésitation.

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