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Un cœur pur, Jérôme Abranel

 

Quatrième de couverture:

À l’aube de ses soixante-dix ans, Etienne Landais, homme solitaire, simple et discret, succombe à une attaque. Sam, voisin de vingt ans son cadet, est en charge de vider et de vendre sa maison.

S’acquitter de sa tâche entraîne Sam dans l’univers intime de son aîné. Fidèle à son engagement, il commence à pousser les portes, à sonder l’ombre et les recoins.Le défunt laissait croire avoir parcouru en ligne droite la seule vingtaine de kilomètres qui sépare sa ferme natale de Nantes, où il était installé.De rencontres en découvertes, Sam va retracer sa trajectoire singulière, depuis les temps incertains et hésitants de l’Occupation jusqu’à notre époque actuelle, un destin propice à en inspirer d’autres.

L’avis de Lunatic :

Lorsque Etienne est retrouvé mort, Sam sait ce qui l’attend. En effet, il avait accepté d’être le légataire universel de son voisin. C’est malheureusement l’occasion d’en savoir davantage sur le vieil homme. Qui est cette femme mystérieuse présente au cimetière lors des obsèques? Qu’elle a réellement été la vie d’Etienne, cet homme solitaire sans famille ni amis? Les cahiers de souvenirs d’Etienne, vont permettre à Sam ainsi qu’a nous lecteurs de passer une partie de 20ème siècle en sa compagnie : l’occupation, sa naissance, son enfance, l’absence de ses parents, une famille de substitution, les mensonges, les trahisons, les révélations. En parallèle, on découvre Sam, sa vie amoureuse et professionnelle dans lesquelles il ne semble pas s’épanouir. Etienne amène Sam sur l’île de Groix. Il a laissé au notaire une consigne indiquant à Sam une petite maison qu’il louait et où il souhaiterait qu’il passe un peu de temps. Le moment idéal pour se ressourcer, faire le point sur sa vie, sur ses attentes. Le moment idéal pour donner un nouveau tournant à sa vie. Comme un dernier cadeau ou clin d’œil d’Etienne.

J’ai vraiment été happée par ce roman que j’ai lu en une petite soirée. L’alternance entre le présent, les souvenirs de Sam et la lecture des cahiers du défunt rend le récit très dynamique. Je ne me suis pas ennuyée du tout, appréciant les diverses rebondissements dans la vie d’Etienne. Les personnages sont attachants, plein d’humanité. J’ai aimé ce roman, à la façon d’une quête initiatique. L’idée de cette recherche de bien-être et ce besoin de garder un cœur pur.

Un très joli moment de lecture, une bien belle découverte. Entre Bretagne et Allemagne, vous vous arrêterez sur l’île de Groix en bonne compagnie. Je lis souvent dans les romans de Lorraine Fouchet: « Qui aime Groix, voit sa joie ». Pour aller au delà du sens premier de cette citation, je peux affirmer que Jérôme Abranel ne contredit pas ce dicton. Et je referme ce roman avec la même satisfaction qu’en lisant les romans de Lorraine Fouchet. C’est dire comme ce texte est de qualité. Il aurait été dommage de ne pas le lire.

 

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Tout ce que tu vas vivre, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d’une femme qui s’éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu’il reçoit les condoléances d’un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d’autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.

Poste restante à Locmaria, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Élevée dans le culte d’un père mort avant sa naissance, Chiara découvre, à l’âge de 25 ans, qu’elle est peut-être la fille d’un marin breton. Sous le choc de cette révélation, elle embarque pour l’île de Groix et fait la connaissance de Gabin, prête-plume d’écrivains célèbres, qui devient son compagnon de fortune. Mais ce séduisant jeune homme, arrivé comme elle de la « grande terre », est-il vraiment celui qu’il prétend être ? Et Chiara reviendra-t-elle indemne de son enquête insulaire ?

L’avis de Lunatic :

Je l’attendais ce nouveau roman de Lorraine Fouchet, et je l’ai refermé avec la même sensation que pour les autres : pleine d’affection pour les personnages, totalement chamboulée par la palette de sentiments ressentis et le sourire aux lèvres et au cœur. Lorraine Fouchet sait me faire du bien avec ses romans !

Ici, on rencontre Chiara, une jeune italienne. Un jour, coup de tonnerre : sa marraine lui annonce que sa mère lui a menti, son père (mort avant sa naissance) n’est peut-être pas son « géniteur ». Elle quitte tout direction l’ïle de Groix pour tenter de retrouver l’homme qui pourrait bien être son père. Sur le bateau qui la mène à l’île, elle rencontre Gabin, un jeune homme sympathique et Uriel, qui lui permettra de trouver un logis sur l’île. On va alors déambuler sur cette île en compagnie de Chiara, on va partir à la rencontre de personnages atypiques mais si attachants. Comment ne pas être attendri par Perig, ce vieil homme dont le fils a disparu en mer? Comment ne pas sourire de bienveillance au rythme des chansons d’une jeune femme un peu différente? On espère que Chiara pourra trouver l’homme qu’elle cherche et trouver réponses à ses questions ! Et si cette « fugue » à l’île de Groix n’allait pas lui apporter plus qu’elle n’imaginait?

En parallèle, l’auteure nous parle de Charles, un jeune homme brisé par la mort de sa mère quand il était à peine ado. Un jeune homme qui a du rebondir pour s’en sortir et qui ne pouvait compter que sur lui même ! Il partage avec Chiara cette absence de père, cette absence d’amour parental, et une force de caractère immense !

Un roman touchant et marrant à la fois. J’ai aimé la petite touche d’originalité quand l’auteure fait parler les « objets »: Boite à lettre ou encore Pégase, le vélo de la Poste. L’auteure utilise pas mal d’expressions ou de mots issus du patois breton. J’avais peur de trouver cela lassant, et pas du tout. Un roman qui sent la mer, le sel, le vent : au cours de ma lecture je suis allée voir des photos et des plans de l’île, histoire d’avoir l’impression d’être un peu au coeur de l’île moi aussi. Et en refermant ce livre, je me suis promis de tester la recette du cake au romarin, en clin d’oeil à Rozenn, un personnage du roman.

Ma notation :

Comme d’habitude, un bonheur à lire!

 

 

Les couleurs de la vie, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Rien ne vaut la vie

Quand Kim, jeune Groisillonne fraîchement débarquée de sa Bretagne natale à Antibes, est embauchée comme dame de compagnie par Côme, elle est touchée par le dévouement de ce fils pour sa mère Gilonne. D’autant que cette mondaine, ancienne actrice au caractère bien trempé, n’est pas toujours facile à vivre ! Quelle est donc sa surprise quand elle découvre, au hasard d’une conversation téléphonique, que le fils de Gilonne est mort… Ce jeune homme est-il un escroc, ou ses intentions sont-elles sincères ? Et pourquoi Gilonne, qui n’est pourtant pas sénile, le fait-elle passer pour son fils ? Guidée par sa curiosité et son attachement pour ces deux être cabossés par la vie, Kim se lance dans une enquête, afin de démêler le vrai du faux, et de faire la lumière sur la personnalité du  » vrai  » Côme, disparu dans des circonstances mystérieuses.

L’avis de Lunatic :

Il y a des auteurs, sans que je sache vraiment l’expliquer qui me touchent à chaque roman. C’est le cas de Lorraine Fouchet, elle sait à chaque fois à travers ses mots, ses phrases, ses personnages, sa vision de la vie me toucher en plein cœur, m’émouvoir et me faire passer par toute une palette de sentiments différents au cours de ma lecture. Ici encore, avec ce roman elle a su m’embarquer dans son univers.

Kim vit sur l’ile de Groix et suite au décès brutal de sa grand-mère, elle passe par une période de remise en question. Le seul moyen pour elle de faire le point sur ses envies et besoins est de prendre le large quelques temps. Elle accepte alors de devenir la dame de compagnie de Gilonne une dame âgée à Antibes. Elle n’imaginait pas ce qui l’attendait alors si loin de chez elle. Gilonne se lie rapidement avec Kim, pourtant cette femme n’a pas un caractère facile, et elle semble par moment perdre un peu la mémoire. Kim est attendrie par la relation qu’elle a avec son fils Côme. Un fils prévenant, présent et aimant. Mais voila qu’après quelques jours à Antibes, Kim apprend que Côme est mort il y quelques années. Elle se lance alors en quête de vérité pour comprendre qui est cet homme et quel intérêt a t-il à prendre la place d’un mort.

Les personnages de ce roman sont très attachants. Kim, perdue et en quête d’elle même va se laisser apprivoiser par ces gens qui entrent dans sa vie, surtout qu’en parallèle elle pense avoir tout perdu en quittant Groix de façon si précipitée. Le fameux Côme, dont on se méfie au début nous apparaît sous un jour nouveau, et j’avais juste envie de le prendre dans mes bras, de lui dire que tout irait bien et qu’il était temps d’avancer. Comme dans ses autres romans, Lorraine Fouchet sait dépeindre des gens vrais, comme on pourrait en croiser dans nos vies. Des gens à qui tout ne réussit pas, avec leurs blessures, leurs faiblesses. On a l’impression le temps de notre lecture d’être un peu parmi eux, et on les quitte avec un pincement au cœur.

Bref, vous l’aurez compris, encore un petit coup de coeur avec ce roman. Et il me tarde de lire son prochain qui doit sortir au début du printemps.

Ma notation :

Un petit coup de coeur pour ce roman!