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Le curieux manoir de tante Aglaé, Ena Fitzbel

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Quatrième de couverture :

Jade, vingt-six ans, hérite d’un manoir à Foisic, en Bretagne, un lieu qui ne figure sur aucune carte. Étrange… D’ailleurs, pourquoi sa grand-tante Aglaé, qu’elle n’a pas connue, lui a-t-elle légué son bien ? Quoi qu’il en soit, il est hors de question pour une Parisienne pure souche de s’installer dans un bled paumé ! Jade a une idée précise en tête : retaper la bâtisse en quelques semaines, puis la vendre et faire ainsi une jolie plus-value. Mais son arrivée dans le village fait fourcher les langues des curieux. Pour couronner le tout, un agent immobilier véreux lorgne Les Ibis, qu’il veut à tout prix racheter… Tandis que Jade explore les différentes pièces du manoir, dont certaines sont fermées à clé et recèlent mille et un mystères, elle découvre dans le grenier une multitude d’objets antiques. Et pour cause : Aglaé était égyptologue ! En prime, la grand-tante s’est amusée à disséminer des indices à droite à gauche, qui mènent à un énigmatique trésor datant du règne de Louis XV. Aidée d’Alban, l’instituteur du village, de Corentin, un enfant surdoué, et de son fidèle teckel Rimbaud, Jade tente de percer le mystère…

L’avis de Laure :

Quelle jolie lecture à la hauteur de la couverture adorable pensée par les éditions J’ai lu. Si vous recherchez un petit feel good léger à souhait avec une maison pleine de mystère et de secrets, un petit village aux personnages haut en couleur et une chasse au trésor surprenante, foncez !

Ca fait beaucoup de promesse pour une courte lecture mais tout s’enchaine, c’est simple et si plaisant. Jade hérite donc un superbe manoir d’une tante qu’elle n’a jamais connu. A son arrivée dans cette petite ville bretonne, elle est plutôt bien accueillir par des villageois quand même un poil envahissants ! Mais ça donne un rythme et beaucoup d’humour au roman. L’objectif de Jade est de rénover rapidement, vendre et repartir s’installer avec son teckel à Paris.

Mais très vite, elle entend parler du mystérieux trésor que les villageois essaient tous de trouver depuis plusieurs générations. Et c’est sans le vouloir que Jade va à son tour se mêler à cette chasse au trésor, aidée de l’instituteur du village qui ne la laisse pas indifférente et de son neveu passionné par leur enquête. Les pages défilent toutes seules, j’ai adoré visualiser les lieux du roman, on s’y sent vraiment bien. C’est plein d’humour et j’ai beaucoup aimé les accents d’Egypte qui nous mènent sur la piste du trésor. Mon seul regret finalement c’est de ne pas en avoir eu un peu plus. L’histoire était vraiment sympa avec plein de belles idées et j’aurais encore plus aimé que tout soit approfondi, une chasse au trésor plus complexe, une romance plus détaillée. Mais quand on dit qu’on en aurait voulu plus, c’est parce qu’on quitte ce village et ses personnages avec regret, preuve qu’ils ont vraiment su nous charmer !

Ma notation :

Une lecture mignonnette que je recommande à tous ceux qui cherchent un brin de légèreté.

(Merci aux éditions J’ai lu pour cette lecture)

Comme des éclats de toi, Marie Joudinaud

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Quatrième de couverture :

La vie nous relie tous. Comme le battement d’ailes d’un papillon peut provoquer le chaos à l’autre bout du monde, une tragédie emporte avec elle de nombreuses vies. Mais parfois un traumatisme peut être le destin qui nous amène vers le bonheur.

Paris, la nuit. Une fête trop arrosée et c’est le drame : un accident de voiture coûte la vie à Bérénice. Ulysse et Madeleine, les conducteurs à l’origine de la tragédie, sont sous le choc. Malgré la culpabilité et la honte, il leur faut se relever.
Cet accident a d’autres conséquences : Georges, le père de Bérénice, a du mal à faire le deuil de sa fille.
Puis apparaît Aliénor, une jeune fille mystérieuse qui décide de refaire sa vie là où nul ne la connaît…
Dans un amas de tôles disloquées se nouent quatre fils de vie qui n’auraient pas dû se croiser. Ulysse, Madeleine, Aliénor et Georges parviendront-ils à trouver des réponses à leurs interrogations ?

L’avis de Laure :

J’ai adoré l’ouverture dramatique de ce roman, cela commence de façon si dure pour les personnages qu’on en aurait presque du mal à imaginer que cette lecture puisse être finalement si douce, positive et belle !

Un terrible accident au petit matin dans un Paris enneigé vont mettre sur la même route Madeleine et Ulysse ainsi que George par extension. Un cas de conscience terrible pour Madeleine et Ulysse qui vont devoir accepter leur responsabilité dans ce terrible accident mais aussi une reconstruction physique difficile pour le jeune homme. Les thèmes traités sont immédiatement forts et forcément plein d’émotions : le handicap, la mort mais aussi la vie qui est alors regardée par un tout autre prisme.

Madeleine m’a émue, arrivée à la cinquantaine et n’ayant jusque là vécu que pour son métier, j’ai apprécié la voir changer et s’ouvrir à d’autres choses. Quand à Ulysse, j’ai encore plus adoré le suivre, jusqu’à Nice où il fera la connaissance d’Aliénor, une jeune femme qui traine elle aussi ses casseroles. Ces deux là nous touchent, on lit très vite l’évidence entre eux, leur histoire est belle et forte même si elle est teintée de méfiance de chacun, peu prêts encore à se confier totalement sur leur passé.

L’auteure a su m’emporter très vite dans cette belle histoire, c’est un vrai feel good comme on les aime, où tous les personnages sont si attachants qu’on ne veut que leur bonheur. Chaque dialogue confidence nous émeut, chaque pas vers l’autre nous touche et on a le bonheur d’achever le roman sur un final réussi car chacun, Madeleine, George, Ulysse, Alienor a trouvé l’équilibre et le bonheur qu’il méritait bien après un passé difficile.

Ma notation :

Un très beau roman que je vous recommande sans hésiter.

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(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

Le vent te portera, Pauline Perrier

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Quatrième de couverture :

À 23 ans, Lily a des rêves plein la tête. Mais, à la mort de son grand-père, ses espoirs s’effondrent. La jeune femme doit retourner vivre dans son village natal pour aider financièrement sa famille et s’occuper de sa petite sœur autiste. Engluée dans un quotidien monotone, elle découvre le journal intime que son grand-père tenait pendant la guerre. Et une phrase déclenche en elle un véritable électrochoc : « Je vais probablement mourir ici. Je dois partir si je veux vivre. » Lily a l’impression que ce message lui est destiné. Il n’en faut pas plus pour la décider à tout quitter pour suivre son propre chemin. L’amour, la liberté… Le monde lui appartient, en toute insouciance, loin de sa famille qui se déchire et vole en éclats. Mais vivre, c’est aussi apprendre à ne pas blesser les autres sans pour autant renoncer à son propre bonheur…

L’avis de Laure :

Entre feel good et développement personnel, Pauline Perrier nous propose ici une bien jolie lecture où son héroïne devra faire ses propres choix pour se réaliser même si cela veut également dire refuser les injonctions parentales.

Lily, jeune étudiante, est de retour pour l’été auprès de sa famille. Ses plans pour l’été sont de rejoindre sa meilleure amie à Paris. Mais suite au décès de son grand père, ses parents lui imposent un job d’été. C’est dans les écrits de celui-ci, qu’elle va trouver la force de se rebeller et de fuir. A Paris, elle retrouve sa liberté et est prête à aller de l’avant avec pour objectif d’écrire son premier roman.

J’ai beaucoup aimé cette lecture douce et entrainante où son héroïne apprend sur sa vie d’adulte et les choix à faire pour être heureux. Pour soi et non pas pour les attentes d’autrui. On peut d’abord la trouver égoïste de fuir ainsi sa famille qui avait besoin d’elle mais il faut parfois oser faire ce dont on a besoin soi.  Les événements que va vivre Pauline sont tous si plaisants à découvrir, une bien jolie rencontre avec un jeune homme dont elle sera très proche, des retrouvailles et une escapade avec sa petite sœur autiste puis le retour auprès de sa famille où les derniers événements feront sens et permettront à chacun de repartir d’un nouveau pas.

Ce roman très doux vous plaira pour ses jolis personnages, ses confidences fortes sur la vie, ses questionnements sur ce qui nous rend heureux et l’équilibre que chacun doit trouver à sa vie. On le referme comme après une jolie parenthèse qui nous apaise.

Ma notation :

Une bien jolie lecture.

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(Merci à Eric Poupet pour cette lecture)

Les durs à cuire, Charlye Ménétrier McGrath

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Quatrième de couverture :

Sixtine, 40 ans, mariée, deux enfants et bourgeoise par excellence, est au bord de la crise de nerfs lorsqu’elle se retrouve contrainte d’héberger ses parents. Leurs rapports se limitent au strict nécessaire depuis qu’elle est adulte et pour cause, elle est la fille de deux ex-stars du punk. Grands-parents déjantés versus fille quadra bien rangée (et même un peu coincée), la maison est à deux doigts d’exploser.
Mais pour Constance et Clémence, les deux filles de Sixtine, cette cohabitation tombe du ciel…
Rébellion générationnelle à tous les étages !

L’avis de Laure :

En débutant cette lecture, je pensais juste repartir dans l’univers doux et agréable de Charlye Ménétrier McGrath, je suis fidèle et je la lis en sachant que ses thématiques me toucheront. Et finalement, cette lecture est tombée à pic comme un gros shoot de bonne humeur qui m’a fait un bien fou dans un quotidien un peu plombant et usant.

Alors, c’est parti pour découvrir la famille de Sixtine, la quarantaine, 2 enfants, un mari parfait et un quotidien millimétré. Croyez moi, rien qui ne me fasse rêver, moi qui cultive l’imperfection comme un art de vivre [ou comme une excuse « je suis pas parfaite et je ne compte pas l’être »]. La vie de Sixtine est calée dans ses moindres détails, son planning ménage parfaitement échelonné sur sa semaine, ses menus aux petits oignons et son investissement dans la vie scolaire de l’école pour la casquette de mère modèle. 

Mais heureusement, il y a un caillou dans la chaussure de Sixtine : ses parents. Un couple loufoque qui a fini par divorcer après des années de succès dans le rock. Un couple qui ne ressemble en rien en leur fille et forcément, les relations entre eux font des étincelles. Mais devinez quoi, ce sont ces relations au cœur du roman qui vont amener tout le fun de cette lecture. Entre les deux petites filles ravies qui vont enfin pouvoir faire connaissance avec leurs grands parents, les grands parents qui marchent sur des œufs de peur de se faire jeter mais qui ne peuvent pas changer l’âme de ce qu’ils sont et Sixtine qui doit passer quelques jours à gérer tout ce monde-là, les tensions explosives sous jacentes sont évidentes !

Mais … et si tout cela était également l’occasion pour chacun de s’ouvrir, de se confier, de se libérer, d’évoluer, de voir le monde d’une autre façon, de s’enrichir et d’en ressortir grandi ? Car oui, c’est ça le programme que nous a concocté Charlye Ménétrier McGrath : une méga dose de bonne humeur et de situations cocasses qu’on adore puis une bascule vers de vraies émotions, la beauté du lien intergénérationnel et l’intelligence d’une famille qui se construit avec des souvenirs communs, beaux ou moins beaux.

Au final, je suis totalement cliente de ces durs à cuire, sans doute parce que, comme le supposait Charlye, je suis également une dure à cuire (fière de l’être) moi aussi ! Et vous alors, team durs à cuire ?

Ma notation :

Un shoot de bonne humeur à consommer sans modération !

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(Merci à Estelle des éditions Fleuve pour cette lecture)

Fêlures, Nora Roberts

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Quatrième de couverture :

La famille Bigelow est parfaite… en apparence. En réalité, Zane et sa petite soeur Britt vivent dans la peur, terrorisés par leur père, cruel et manipulateur. Un jour, suite à une dispute plus virulente que les autres, le vernis se fissure et la famille vole en éclats. Zane et Britt sont confiés à leur tante maternelle, une femme aimante et protectrice. Des années plus tard, Zane, devenu avocat, revient sur les traces de son enfance. À Lakeview, il retrouve ses proches et fait la connaissance de la charmante Darby McCray, nouvellement arrivée. L’attirance que Zane ressent pour elle se mue bientôt en amour. Sa présence et son sourire l’aideront-ils à panser les blessures du passé ?

L’avis de Laure :

J’avais déjà lu Nora Roberts il y a quelques années et me suis laissée tenter par ce nouveau roman. Je n’étais pas du tout préparée à ce début aussi marquant et plein de violence mais rassurez-vous, cela reste une lecture plutôt douce et positive de manière générale.

Lorsque nous faisons connaissance de la famille Bigelow, malgré le luxe et les apparences, on voit très vite que derrière la façade, ce n’est pas une vie de famille heureuse. Et tout cela à cause du père, violent, il frappe sa femme depuis des années et le pire c’est que c’est comme un jeu entre eux, elle est consentante. [Aparté : je suis totalement consciente qu’écrire cela dans un bouquin n’est pas rendre service à toutes les femmes victimes de violences conjugales].

Ces violences bien cachées, qui ne touchent jamais le visage, ces mensonges sur une chute, une absence vont enfin prendre fin le jour qui sera celui de trop pour Zane, le fils de la famille. Il parvient à mettre fin à cette enfance de misère et le couple finit sous les barreaux. C’est Emily, leur tante, qui va prendre soin de Britt et Zane. On les retrouve alors adultes, le jour où Zane se réinstalle dans leur ville de naissance.

A ce moment là, le roman très feel good que nous écrit Nora Roberts m’a beaucoup fait penser à l’univers de Debbie Macomber. On est bien, on s’attache aux personnages, on voit venir la romance avec Darby, jeune paysagère talentueuse qui vient de s’installer dans la ville.  J’ai beaucoup aimé ce thème de la rénovation des extérieurs de toutes les maisons via le métier de Darby, c’est très visuel avec de belles descriptions. 

La suite pourrait sembler toute tracée mais les malheurs du passé ne sont pas encore complètement derrière nos personnages. Ni pour Zane dont les parents vont sortir de prison, ni pour Darby qui a elle aussi fui un passé difficile. Il y aura donc quelques embûches sur la suite du roman. Et c’est sur celles-ci que je suis mitigée. Elles amènent vraiment un bon rythme au roman mais ces événements qui pourraient basculer vers le thriller sont beaucoup trop simplistes. Le méchant est à peine arrivé qu’il se retrouve sous les barreaux par un merveilleux retournement. Et voilà nos personnages épargnés du pire. Ca permet au roman de rester dans cette thématique feel good mais honnêtement, ce n’est pas très crédible. C’est la faiblesse du roman mais malgré cela, j’ai quand même passé un très bon moment de lecture à Lakeview

Ma notation :

Une lecture très plaisante malgré des rebondissements un peu simplistes.

(Merci à Romane des éditions J’ai lu pour cette lecture)