Archives du mot-clé famille

Tout ce que tu vas vivre, Lorraine Fouchet

Quatrième de couverture :

Le cœur du père de Dom cesse de battre dans les bras d’une femme qui s’éclipse après avoir ouvert aux secours. Orphelin à quinze ans, Dom tente de recoller les morceaux et se lance sur la piste de cette mystérieuse amoureuse.
Mais un nouveau coup de tonnerre éclate lorsqu’il reçoit les condoléances d’un inconnu qui aurait rencontré ses parents en Argentine, juste avant la naissance de leur fille. Seulement voilà, Dom est fils unique ! Cette révélation fracassante en entraîne d’autres qui le conduisent à quitter son île de Groix pour aller doubler le cap Horn, au pays des glaciers bleus, à la recherche de la vérité.

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[Duo lecture] La vie qui m’attendait, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) On avait été émerveillées l’an dernier par le premier roman de l’auteur. J’étais logiquement assez impatiente de lire ce nouveau titre. Et on est reparties sur l’idée d’une lecture en duo…

(MadameOurse) J’ai vite acheté ce livre pour pouvoir le lire avec Lunatic, j’avais envie de continuer à découvrir l’univers de Julien Sandrel.

La couverture :

(MadameOurse) Une très belle couverture, quand c’est coloré et joyeux comme ça, je suis toujours directement attirée.

(Lunatic) Dans la continuité du premier, toujours ces touches de couleurs. J’aime cette cohérence.

La quatrième de couverture :

« Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse ? »
Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille.Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis
l’adolescence sous un classique châtain.
Qui était à Marseille ?
Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs.

Après lecture :

(Lunatic) Lorsque Romane apprend qu’une jeune femme lui ressemblant trait pour trait a été vue à Marseille, loin de Paris où elle vit et exerce en tant que médecin, elle se précipite dans le sud de la France malgré son appréhension du train et autres phobies. Rapidement, presque trop facilement à mes yeux de lectrice, elle retrouve la trace de Juliette. La réalité saute aux yeux des deux jeunes femmes, elles en sont persuadées, elles sont jumelles. Pourtant aucune ne peut imaginer ce qui a pu se passer pour être séparées, aucune ne doute de la vérité familiale. Entre elles, c’est une évidence, tout est si facile. Un pacte va lier davantage les deux jeunes femmes, obligeant Romane à rentrer dans la vie de Juliette. Une bien jolie façon pour elle de s’émanciper aussi de sa vie parisienne dans laquelle elle semble trouver peu de satisfaction. Les pièces du puzzle prennent place, par le biais de lettres du père de Romane.

Je l’attendais beaucoup ce second roman, trop peut-être? Sans en ressortir déçue, je le referme en étant moins conquise qu’avec La chambre des merveilles. Les personnages sont attachants sans en être inoubliables. J’ai beaucoup aimé qu’une partie du roman se passe dans une librairie, avec quelques anecdotes ou perles de libraires assez marrantes. L’intrigue est originale même si par moment elle manque de crédibilité. Mais c’est un roman, c’est fait pour rêver, inventer, imaginer. Ce serait triste si les romans ressemblaient à nos quotidiens. L’auteur a su me divertir, en cela c’est réussi.

(MadameOurse) J’ai eu un gros problème de lectrice dès le début de ce roman, un problème de hasard que peut être aucun autre des lecteurs de Julien Sandrel ne rencontrera. J’ai commencé la lecture de La vie qui m’attendait juste après avoir terminé Le jardin des fleurs secrètes. Or, il se trouve que ces deux romans ont de très très fortes similarités : tous deux commencent par deux jumelles qui se rencontrent à l’âge adulte après avoir été séparées toute leur enfance. Et tous deux évoqueront l’échange de « place » bien souvent pratiqué par les jumeaux mais ici dans un contexte très particulier (je ne rentre pas dans les détails pour ne spoiler aucun des deux titres). Ces similarités pour deux titres lus l’un à la suite de l’autre étaient bien gênantes. Les romans diffèrent quand même mais ce n’est jamais très bon de lire des livres en en faisant la comparaison avec un autre.

Ceci dit, voilà, c’est le hasard et, dans mon cas, il n’a pas porté chance à Julien Sandrel. J’ai quand même aimé ses personnages, le joli duo formé par Romane et Juliette et l’affinité si forte et immédiate entre elles deux ne peut que toucher. On est pris dans des secrets qu’on a envie de dénouer : ces deux femmes sont elles vraiment jumelles comme elles en sont convaincues ? Et si oui, pourquoi ont-elles été séparées ? Qui sont leurs vrais parents ? Et quelle est cette mystérieuse maladie qui touche Juliette ?

On se prend au jeu, le roman se lit agréablement vite, on voyage entre Marseille, Avignon et Paris.  C’est une lecture fraîche et agréable. Il reste un bémol pour moi, comme dans le premier roman de Julien Sandrel, tout n’est pas parfaitement crédible, certaines choses sont un peu trop faciles. Ce n’est pas forcément grave mais j’avoue garder un souvenir plus fort des lectures où tout est bien tissé et où tout se tient.

En bref, un second roman qui m’a moins émue que le premier et qui conserve le même petit défaut. Mais une lecture qui fait passer un bon moment et qui est vraiment faite pour les moments de détente (idéal pour la plage cet été donc !). Pour le 3ème roman, je serai bien tentée par une histoire avec un personnage principal masculin !

Raisons obscures, Amélie Antoine

Quatrième de couverture :

Deux familles ordinaires à l’heure de la rentrée scolaire.
Deux familles où chacun masque et tait les problèmes pour ne pas inquiéter les autres.
[…]

Sur les ailes de la chance, Georgia Hunter

Quatrième de couverture :

Au printemps 1939, la famille Kurc fait de son mieux pour mener une vie normale, en dépit du danger chaque jour plus proche. Halina savoure son histoire d’amour naissante, Jakob prépare son avenir avec Bella, et Mila s’habitue à son nouveau statut de mère, sous le regard bienveillant de Nechuma, la matriarche de cette joyeuse tribu. Chacun à sa façon tente d’oublier la situation de plus en plus précaire des Juifs dans leur ville de Radom, en Pologne. Mais l’horreur qui envahit l’Europe ne va pas tarder à les rattraper.

Séparés par six années de guerre et cinq continents, des jazz clubs du Paris des années 1930 aux plages de Rio de Janeiro en passant par le goulag sibérien et le ghetto de Varsovie, les Kurc vont traverser la guerre, poussés par la même rage de survivre et l’espoir, immense, qu’un jour ils seront à nouveau réunis.

L’avis de MadameOurse :

C’est une nouvelle fois avec MonJardinLittéraire que j’ai découvert ce roman qui vient de paraître aux éditions Charleston.

Le thème est dur puisque Sur les ailes de la chance retrace l’histoire d’une famille juive pendant la seconde guerre mondiale. C’est un thème que j’ai l’habitude de lire et pourtant cette fois j’ai eu du mal. Je crois que comme je n’étais pas encore très en forme suite à ma grippe, il m’a été pénible de lire cette histoire bien triste. Et pourtant, c’est une histoire qui a une finalité si forte, une lecture que je ne regretterai jamais !

La famille Kurc que nous allons suivre est composé des parents, Sol et Nechuma, leurs 5 enfants, tous en couple au début de la guerre et une petite fille déjà née en 1939, Felicia. Ils vivent à Radom en Pologne, une ville dont les statistiques de survie de la communauté juive sont tristement basses : 1%. Quand la guerre commence, bien sûr, eux n’ont aucune idée de ce que leur famille va traverser. Nous, lecteurs, allons donc découvrir ce que chaque membre de la famille a vécu, comment la vie les a déplacés à travers le monde alors que, sans la guerre, la plupart d’entre eux n’aurait sans doute jamais quitté Radom.

On va les suivre dans toute la Pologne, en Sibérie, en France, en Amérique latine, en Italie, etc. Sur les ailes de la chance est un titre merveilleusement trouvé pour l’histoire de cette famille tant à chaque événement vécu on ressent que c’est la dernière minute pour l’un d’entre eux. Jusqu’au rebondissement. Ça peut paraître génial pour ces gens d’en réchapper ainsi et en même temps ils ont vécu des choses si atroces. J’ai personnellement été plusieurs fois très retournée par la petite Felicia. Il y a un passage où elle est une petite fille de 2 ans et demi et, en lisant ce passage, j’ai vu ma propre fille dans ses conditions-là, je me suis imaginée devoir mettre en place le stratagème auquel a eu recours Mila sa mère, et mon cœur se retournait rien que de l’imaginer. Je me suis projetée dans cette scène et j’en ai les larmes aux yeux d’y repenser, je n’ose imaginer la force qu’il faut pour faire face à tout cela.

Ce roman qui est très dense et complet va évoquer de très nombreuses pages de cette horrible guerre, à travers le traitement réservé aux juifs pendant cette période partout dans le monde. Et il n’y a pas que les nazis qui étaient cruels avec ce peuple ! Et puis, une fois la guerre finie, est venu le temps pour cette famille de se retrouver. Alors que certains n’ont pas eu de nouvelles des autres depuis de nombreuses années, alors que tout le monde doute de retrouver ses parents, frère, sœur. Je ne vais pas vous dire comment ça finit, je préfère que vous le découvriez vous-même. La fin du roman est une ode à la famille, on ressent la force des liens entre eux, c’est une famille superbe et si soudée, une famille au sein de laquelle on se sentirait bien.

Ma notation :

Un roman sublime et un travail colossal pour l’écrire. Bravo à Georgia Hunter dont c’est le premier roman. Foncez le lire !

Barracuda For Ever, Pascal Sutter

Quatrième de couverture :

À l’âge de quatre-vingt-cinq ans, mon grand-père Napoléon décida qu’il lui fallait se  renouveler. Il traîna ma grand-mère Joséphine devant les tribunaux. Comme elle n’avait jamais rien su lui refuser, elle se laissa faire.
Ils divorcèrent le premier jour de l’automne.
— Je veux refaire ma vie, avait-il dit au juge chargé de l’affaire.
— C’est votre droit, avait répondu ce dernier.  »

Voici l’histoire d’un duo irrésistible : un petit-fils et son grand-père, prêts à toutes les fantaisies pour conjurer les tourments de l’existence.