Duo Lecture : La chambre des merveilles, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre ?
(MadameOurse) Parce que cette couverture m’a complètement tapé dans l’œil ! Et en lisant le résumé, je me disais que ça pourrait être aussi quelque chose qui tenterait Lunatic. On n’a pas hésité longtemps à le demander toutes les 2 à Netgalley. Et 4 jours après, il était lu !

(Lunatic) Au delà de la couverture, c’est surtout le résumé qui m’a tentée. La 4ème de couverture promettait un bon feel-good comme j’aime en lire.

La couverture:

(MadameOurse) SU-BLI-ME ! J’adore. Un vrai craquage dès que je l’ai vue. Et puis ce titre empli de magie… Je tenais absolument à ce que le contenu du roman soit à la hauteur de cette couverture enivrante qui donne envie de se plonger entre les pages du roman sans attendre.

(Lunatic) Une couverture attirante certes, mais qui ne m’a pas autant emballée que MadameOurse. J’ai aimé par contre comprendre pourquoi ce choix d’image au cours du roman.

 

La quatrième de couverture :
Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Après lecture :
(MadameOurse) J’aime beaucoup l’idée à l’origine de ce roman, celle d’une mère qui va réaliser les rêves de son fils pour le faire revivre. Et sans savoir aucunement si cela va le faire sortir du coma. Thelma et Louis ont toujours vécu en symbiose tous les 2 mais sans être si proches que cela parce que Thelma est mariée à son travail. Lorsque Louis a cet accident qui va le plonger dans un coma dont les médecins ne savent pas s’il en ressortira, c’est la vie entière de Thelma qui va s’écrouler.
D’abord tentée de sombrer, de se laisser aller en se consolant à grandes rasades d’alcool, elle va par hasard mettre la main sur le carnet des rêves de son fils. Et l’idée de les réaliser prendra vite le pas. C’est rigolo parce qu’il faut bien se dire que les rêves d’un ado réalisés par sa mère de 40 ans c’est du level !
Il faut, je pense, lire ce livre sans se poser de questions, la réalisation des rêves de Louis n’est pas toujours crédible. Je pense pas personnellement, de mon point de vue de mère, que j’aurais laissé mon enfant à l’hôpital pour courir réaliser l’un de ses rêves à l’autre bout du monde. Le récit est un peu déstabilisant aussi par moments, j’ai ressenti qu’il s’agissait là d’un premier roman pour Julien Sandrel. Parfois j’aurais aimé que ce soit un roman plus étoffé, plus long. Il y avait tant à dire de plus. Mais si j’ai cette critique là qui me vient c’est aussi parce que j’aimais suffisamment le roman pour en vouloir plus, n’est ce pas ?
Lorsqu’arrive la fin du roman, nous avons rencontré de nombreux personnages, très attachants (Edgar <3, Isa, la mère de Thelma…) et c’est une jolie troupe comme une fan team qui est aux côtés de Louis à espérer son réveil. Et l’on se dit alors : que va choisir l’auteur, va-t-il faire revenir son personnage ? Pour le savoir, il vous faudra lire ce beau roman. Je peux juste vous dire que cette fin est belle, complètement à la hauteur et toute aussi magique que le reste de l’histoire.

(Lunatic) Le premier chapitre du roman est assez saisissant, on assiste à l’accident de Louis, à la détresse d’une mère. Tout est mis en place sans chichis, sans détails inutiles. Coma, culpabilité, peur, espoir, amour, famille, autant de mots, de sentiments qui vont prendre une part importante au récit. Alors qu’elle sombre, Thelma va se raccrocher à l’espoir, aidée par sa mère, en découvrant un carnet, qui contient une liste de choses trop cool à faire dont rêvait Louis. Et pour lui montrer que rien n’est impossible, elle décide de réaliser ses rêves à sa place, le faire vivre à travers elle en quelque sorte, une sorte de revanche pour cette mère hyperactive qui a trop souvent privilégié le travail à son fils.
Comme le dit MadameOurse, les situations pour les plus originales manquent de crédibilité par moments, mais on s’en fout! On vit avec Thelma à fond ses aventures, on espère avec elle pour le réveil de Louis, on souffre avec elle tout en souriant de ses maladresses. J’ai trouvé l’écriture un peu inégale, on a l’impression de vivre ces 4 semaines en accéléré, tout va trop vite, tout s’enchaîne. Et pourtant, je me suis attachée à ces personnages, à cette famille nouvelle qui se crée autour de Louis. J’ai commencé par trouver le récit un peu froid, le lisant de manière très neutre, puis l’auteur a su m’embarquer, me toucher en plein cœur, a su m’émerveiller. Un roman touchant et qui ne peut pas laisser indifférent.
Un dernier mot pour dire ma surprise de constater que ce roman a été écrit par un homme. Je ne l’ai remarqué qu’en commençant ma lecture. Je sais pas pourquoi, mais la couverture et le résumé en faisait un roman très féminin à mon sens (vive les clichés!). Et Julien Sandrel ne manque pas de sensibilité et d’émotions pour en faire un très beau roman.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley

à paraître le 07/03 aux éditions Calmann-Lévy)

 

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Un jour, il y aura autre chose que le jour, Diane Peylin

Quatrième de couverture :

Un soir de tempête et de ténèbres, entre terre et mer, une frêle silhouette chavire contre le vent. Bonnet canari, bottes vertes, Englo, un petit garçon venu d’on ne sait où et envoyé là par sa mère, vient toquer à une porte. Un feu de bûches ; un bol de soupe ; on l’attendait…
Cette famille sera la sienne, des gitans sédentarisés, un peu funambules, un peu magiciens – danseuses et ferrailleurs, cartomanciennes et guérisseurs. Peu à peu, malgré la violence, malgré l’abandon, Englo se fait à cette tribu. Mais y trouvera-t-il vraiment sa place ?

L’avis de MadameOurse :

J’avais déjà lu Diane Peylin il y a quelques années et ça avait été une très belle lecture. J’étais donc ravie de découvrir un autre de ses romans. J’avais le sentiment que ce roman allait être ponctué de douceur et d’amour.

Au tout début du roman apparaît un petit garçon. Il vient d’arriver devant la maison d’une famille de gitans. Il va être accueilli avec une grande simplicité et beaucoup de naturel. Sa mère Peshan est la fille et sœur de la famille, le petit est donc ici chez lui. Il ne se souvient pas de son nom alors la famille l’appellera Englo.

Englo va s’installer dans cette famille où plusieurs générations se côtoient. Tous sont des personnages qui sortent complètement de l’ordinaire. Le quotidien de la famille va alterner entre mélancolie, douceur, tendresse, tristesse, violence, bizarrerie. On ressent un grand déséquilibre en chacun et au milieu d’eux Englo ce petit garçon un peu perdu dont tous s’occupent mais sans lui épargner ce qu’on épargne habituellement aux enfants. J’ai eu du mal avec cette lecture vraiment étrange, j’étais un peu perdue, ne comprenant pas grand chose et ne voyant pas où l’auteure allait en venir.

Puis, Peshan revient dans la famille. Le petit garçon va alors retrouver sa mère… Et tout va exploser, se révéler. Et on comprend tout ce qui nous a semblé si bizarre. Le puzzle prend forme. Je me suis dit que cette histoire aurait pu être racontée autrement, on aurait alors sûrement comparé le livre avec d’autres du même genre. Mais il y a ici un parti pris pour raconter différemment. Ça rend la lecture vraiment spéciale. On y adhère ou pas.

Ma notation :

Une lecture mitigée, la fin soignée et bien travaillée m’a plu mais ne fait pas oublier le côté étrange des 3 premiers quarts du roman.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Duo Lecture : Hâte-toi de vivre!, Laure Rollier

Pourquoi ce livre ?
(MadameOurse) C’est Lunatic qui m’a parlé de ce livre après avoir vu sa sortie annoncée sur les réseaux sociaux. Elle m’a tentée et on a vite décidé d’en profiter pour un duo.

(Lunatic) Une 4ème de couverture sympa qui promettait un joli feel-good. Hop dans mes envies lecture.

La couverture:

(MadameOurse) Les couleurs et la photo sont sympathiques. Et le prénom de l’auteure mérite que l’on s’y intéresse (comprenne qui pourra…)
(Lunatic) Une couverture jolie, mais une fois le roman achevé je comprends pas trop le choix de la photo? Quel rapport entre le contenu du roman et cette photo de bord de mer?
La quatrième de couverture :
Après un accident de voiture, Léo, professeure de philosophie dans un lycée du Sud-Ouest se réveille face au fantôme de sa grand-mère, mamie au caractère bien trempé et à la répartie cinglante. Contre toute attente, la jeune femme devra composer avec cette présence qui ne la quittera plus d’une semelle et va bouleverser sa vie irrémédiablement.
Après lecture :
(Lunatic) Un roman qui fait du bien avec un scénario de départ original: Léona, prof dans un lycée, vit en colocation avec une collègue. Un matin où elle est à la bourre pour arriver à l’heure à son cours, elle percute un bus. A son réveil à l’hôpital, le fantôme de Mamie Lina, la mère de son père apparaît dans son quotidien. Mamie Lina est une femme libre, franche et qui n’hésite pas à bousculer Léo dans sa vie sentimentale et personnelle.
On retrouve dans ce roman tout les ingrédients pour en faire un bon feel-good. L’écriture est pleine d’humour, de tendresse. Les personnages secondaires sont attachants. J’ai adoré Tess, la fille de sa coloc qui elle aussi voit Mamie Lina, cela amène à quelques situations bien marrantes. Les thèmes abordés sont variés: l’amitié, l’amour, la famille, les secrets de famille, la mort, les regrets… Même si ce roman vous donnera le sourire, certaines situations ne pourront que vous toucher. Le final nous tombe dessus et déstabilise le lecteur. Mais chutttt (et je ne remercie pas une blogueuse qui a gâché ma lecture en spoilant un peu trop le final… grrr).
Bref, un premier roman réussi, mais il m’a laissé un goût de trop peu… Il se finit trop vite, j’aurai bien passé encore un peu de temps avec Léo et sa bande.
(MadameOurse) Puisque Lunatic a déjà posé le pitch du roman, je ne recommence pas car elle a déjà tout dit. C’est un roman dans lequel on est vite happé, on sait que c’est du feel good donc que la vie de Léona alias Léo va s’améliorer. On est donc suspendus aux pages, à cette histoire d’amour très plaisante qui va se dessiner, aux vies des autres personnages à côté qui n’en sont pas moins plaisantes.
A la fin de ma lecture, je me suis dit que c’était le roman parfait à lire sur la plage ou au bord de la piscine mais c’est aussi une lecture qui réchauffe très agréablement en hiver !
Toutefois, ne vous attendez pas à quelque chose d’hyper original ou de jamais vu car il y a clairement une grande note de déjà vu dans ce roman avec un thème qui a été beaucoup traité ces dernières années. Je ne vous révèle pas ce thème car cela gâcherait votre lecture mais cela ne m’a pas gênée. Je ne pénalise pas ce roman pour le thème déjà vu car ça reste une lecture super agréable.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley à paraître le 21/02 chez Mazarine)

Au pays des kangourous, Gilles Paris

Quatrième de couverture :

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul, écrivain, et sa mère Carole, une femme d’affaires qui passe sa vie en Australie. Le jour où Paul est hospitalisé pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. Recueilli par Lola, sa grand-mère fantasque, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets. A travers les songes qu’il s’invente, Simon va tâcher de mettre des mots sur la maladie de son père et de trouver des repères clans cet univers dont le sens lui résiste.

L’avis de MadameOurse :

J’ai eu ce roman par une offre de l’éditeur, 2 achetés, 1 offert. J’avais déjà lu Gilles Paris et j’étais contente de pouvoir découvrir un autre de ses romans.

Une nouvelle fois, le personnage au cœur du roman est un enfant, Simon, 9 ans. L’auteur nous écrit vraiment en étant dans la tête de Simon donc il y a un vrai travail pour raconter à travers les yeux de l’enfant et je trouve ça plutôt réussi. Simon vit en région parisienne avec son père. Sa mère travaille énormément et n’a jamais été présente dans sa vie autrement qu’en pointillés. C’est une mère dure, bien peu maternelle. Le cœur de sa vie est le travail et elle consacre bien peu de son temps tant à son fils qu’à son époux.

Un jour, Simon retrouve son père prostré dans le lave vaisselle, les yeux gris et vides. Oui, DANS le lave vaisselle, c’est pas courant ! A compter de ce jour, le papa va de plus en plus mal. Bien vite, il part à l’hôpital où il sera soigné pour dépression. C’est alors Lola, la grand mère du garçon qui va s’occuper de lui, la maman étant retenue par son travail au pays des kangourous.Simon vit donc la dépression de son papa, la vie avec sa grand mère à travers son regard d’enfant. Il se fera une amie de son âge Lyly, lors de ses visites à son père à l’hôpital. Celle-ci, étonnamment très mature, l’aidera à traverser ces épreuves.

Le roman est très court mais je l’ai paradoxalement trouvé assez long à lire, je ne le lisais que par 30 ou 40 pages. Il faut dire que le sujet traité n’est pas joyeux, le quotidien de Simon devient en effet assez triste et plat, sans doute est-cela qui explique ma difficulté à m’absorber dans cette lecture. On est quand même touché par ce que nous raconte Gilles Paris qui a créé ici un duo père-fils émouvant. Mais j’avoue qu’il m’a quand même manqué quelque chose.

La fin du roman amène des explications tant au lecteur qu’à Simon qui pourra comprendre ce qui est arrivé à son papa. C’est une fin douce malgré la tristesse des événements.

Ma notation :

Je suis passée à côté du roman malgré une plume douce et jolie. Dommage.

 

La petite fille au dé à coudre, Michael Kohlmeier

Quatrième de couverture :

« Et puis un soir, l’oncle ne vint pas à l’endroit convenu. Elle attendit, comme il le lui avait ordonné. Elle mit ses mains dans les moufles, enfonça le bonnet sur ses oreilles et croisa les bras. Elle rentra la tête parce qu’un bout de son cou dépassait du col. Elle tourna le dos au vent. Des gens passèrent près d’elle mais personne ne dit rien. Elle n’avait pas l’air d’être perdue. Elle avait l’air d’attendre. Et c’est ce qu’elle faisait. Elle voyait les stands du marché, elle voyait aussi le magasin de Bogdan. Elle vit les lumières s’éteindre dans le magasin de Bogdan. Puis les lumières de tous les stands et magasins du marché s’éteindre aussi. Elle avait froid. Elle n’avait pas faim ». Une petite étrangère de six ans perdue dans une ville inconnue et deux garçons égarés comme elle vont apprendre à survivre dans un monde où ils n’ont pas leur place. Le portrait bouleversant d’une enfance perdue.

L’avis de MadameOurse :

Je crois que j’avais repéré ce roman dès sa sortie, je ne sais plus trop comment je l’avais découvert mais le titre et la couverture m’avaient donné envie. J’ai eu l’occasion de l’avoir en ebook et, comme il est très court, j’ai pu le lire rapidement.

A roman court évidemment, peu de choses à dire. Le roman est raconté du point de vue de cette petite fille perdue dans une grande ville ce qui est réaliste et en même temps déroutant. En effet, on ne sait pas qui elle est, d’où elle vient, on ne saura jamais son passé, son histoire. Même son prénom est un mystère, elle s’en inventera un. Elle est au début de l’histoire auprès d’un « oncle », assez étrange vu qu’il la recueille seulement le jour, charge à elle de trouver un endroit où dormir.

Très vite la petite fille rencontre 2 garçons plus grands qu’elle avec qui elle continuera « son aventure ». J’ai pas trouvé ça très crédible, ils s’en sortent assez facilement malgré le froid et la faim… Alors certes, la vie d’errance auxquels ils sont soumis est bien racontée mais … sans jamais une intervention d’adulte ou si peu. Bref bizarre. Par rapport à la longueur du roman, je suis satisfaite car il se passe pas mal de rebondissements dans la vie des enfants donc c’est un texte qui se lit bien et qui est prenant. Néanmoins, l’histoire ne m’a pas emportée, je ne me suis pas plus que ça attachée aux enfants.

Ma notation :

Une lecture qui ne m’a pas apporté grand chose et que je vais vite oublier.