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Là où chantent les écrevisses, Délia Owens

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Quatrième de couverture :

Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

À l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour. La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

L’avis d’Audrey :

Quelle narration, quelle voix, et quelle émotion pour nous lire ce roman. Le timbre de Maria du Bled correspond parfaitement au personnage du roman et elle donne vie à cette petite fille, sachant faire passer toute la détresse et la dureté de ce qu’elle va vivre.

C’est au coeur des marais dans l’état de Caroline du Sud que se pose la famille de Kya. Mais l’enfance de la petite fille n’a rien d’idyllique. Elle va vite se retrouver isolée dans une vieille bicoque. Sa mère va partir dans crier gare, les ainés vont suivre et elle va dans un premier temps se retrouver seule avec son père, qui ne tardera pas à la laisser également. Mais Kya sait trouver en elle la force et le courage de se débrouiller. Après tout, il n’y a pas d’autre alternative, même du haut de ses 10 ans. Souvent rejetée, voire haïe par les gens du village voisin, elle va réussir à se nourrir, à vivre et à survivre par ses propres moyens.

Quel personnage! Une véritable héroïne. J’ai éprouvé envers Kya un attachement assez similaire à celui ressenti pour Betty, dans un autre titre en lice pour le prix Audiolib 2021. Une grande admiration face à ce courage, mais aussi un sentiment de mal être. J’ai été dérangée et pas toujours bien face à la vie si dure de cette enfant.

Elle tentera de trouver un peu de réconfort auprès de deux garçons, mais on assiste assez impuissant à des situations tendues et problématiques entre eux. 

Je défie quiconque de lire ce roman sans être totalement chamboulé par son histoire et de ne pas aimer le personnage de Kya. Un petit bout de femme inoubliable et exceptionnel.

Ma notation:

Une bien jolie surprise encore que ce roman poétique et émouvant, avec la nature en toile de fond.

L’attrape-souci, Catherine Faye

Quatrième de couverture :

Décembre 2001. Lucien, onze ans, vient d’arriver à Buenos Aires avec sa mère. Dans une librairie, il est captivé par de mystérieuses petites boîtes jaunes enfermant de minuscules poupées. Selon une légende, si on leur confie ses soucis avant de s’endormir, le lendemain, ils se sont envolés.
Le temps qu’il choisisse son attrape-souci, c’est sa mère qui s’est envolée. Disparue.
Lucien part à sa recherche et se perd dans la ville immense. Au fil de ses errances, il fait des rencontres singulières. Cartonniers, prostituées, gamins des rues grâce à qui, envers et contre tout, il se construit, apprend à grandir.
Rebaptisé Lucio par ses compagnons de route, cet enfant rêveur et déterminé incarne ce possible porte-bonheur que chacun a en soi.

L’avis de MadameOurse :

J’ai reçu ce court roman dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche et je vous avoue que je ne serai pas allée de moi même le lire, il est assez éloigné de mes thématiques de lectures et la quatrième de couverture ne suscitait pas ma curiosité.

Le personnage au cœur du roman est le jeune Lucien, 11 ans, qui est arrivé en Argentine de France pour un voyage avec sa mère. Il s’agit d’un petit garçon sans père et plutôt mal aimé par sa mère. Un jour, à la sortie d’une librairie, la mère de Lucien disparaît et lui se retrouve seul, perdu dans la capitale argentine.

Commence alors une errance, au gré de ses rencontres avec différentes personnes qui le prendront sous leur aile. L’occasion de rencontrer des hommes et des femmes qui seront toujours bienveillants avec lui, quoi qu’un peu intrigués de ce qu’il a vécu pour l’amener à vivre seul ainsi, sans la protection de ses parents. Le jeune garçon sera tenaillé entre l’envie de retrouver sa mère et de retourner à la vie qu’il connait (bien qu’elle ne soit pas si douce) et la curiosité de s’attacher aux personnes qu’il rencontre et qui semblent avoir quelque chose à lui apporter.

Le récit est doux, sobre, les émotions et les questionnements sont évoqués à demi mot, on progresse tout doucement dans le lecture, partagés nous aussi entre l’envie de savoir où la mère est passée et l’attachement à ce présent qui amène de jolies découvertes à Lucio. C’est un roman plutôt simple, qui n’a pas de grandes choses à raconter et qui, à ce titre, ne me marquera pas particulièrement.

Ma notation :

Un roman que j’ai lu avec intérêt mais qui ne m’a pas captivée.