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Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.

Félix et la source invisible, Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

Félix, 12 ans, est désespéré. Sa mère, la merveilleuse Fatou, qui tient à Belleville un petit bistrot chaleureux et coloré, est tombée dans une dépression sans remède. Elle qui incarnait le bonheur n’est plus qu’une ombre. Où est passée son âme vagabonde ? Se cache-t-elle en Afrique, près de son village natal ? Pour la sauver, Félix entreprend un voyage qui le conduira aux sources invisibles du monde.

 Ma notation :

Lumineux et hilarant. Difficile de concilier les deux et pourtant c’est la cas. Lisez-le !

Madame Pylinska et le secret de Chopin, Eric Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

« – Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ?
– Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

L’avis de Lunatic :

Ce roman rejoint le cycle de l’invisible. Un ensemble de courts romans, entre nouvelles, fables modernes et contes poétiques. Les six précédents romans du cycle étaient juste merveilleux (Bon, ok je suis pas objective car j’adore Eric Emmanuel Schmitt.). Si vous n’avez jamais lu Les 10 enfants que Madame Ming n’a jamais eu, réparez cette erreur au plus vite.

Ici c’est un texte très différent, plus personnel, et je me demande ailleurs qu’elle est la part de réel et d’imaginaire dans son récit. Le personnage principal n’est autre que l’auteur lui même. Enfant, subjugué par le son du piano de sa tante, il s’essaie à l’instrument puis fini par laisser tomber. 20 ans plus tard, jeune étudiant il tente de réapprivoiser l’instrument avec pour but de jouer du Chopin. Il demandera de l’aide à Madame Pylinska: Une professeure originale, intransigeante, aux manières pédagogiques bien particulières. Imaginez des leçons de piano sans même toucher les touches ou des exercices consistant à ramasser des fleurs dans un parc. Eric Emmanuel Schmitt semble vouloir tout connaître de Chopin, percer ses secrets pour espérer le jouer à la perfection. Et si cette quête de musique exemplaire allait l’obliger à s’interroger sur lui, sur sa vie, ses attentes?

Ce court récit tout en poésie, en émotions a su me toucher. Madame Pylinska malgré son air froid et dur nous apparaît finalement plus humaine qu’on ne pense. J’ai moi aussi appris à ses cotés pendant ma lecture.

Pour ceux qui pourraient hésiter par rapport au thème de la musique classique, sachez que je n’y connais absolument rien, et j’ai pris plaisir à en apprendre à ce sujet. Finalement tout ça n’est qu’un prétexte pour nous parler de bonheur, de vérité, d’espoir et de destin.

Vous l’aurez compris j’ai apprécié ce roman et je remercie vivement Gilles Paris Éditions et Albin Michel de m’avoir permis de le lire en avant première.

Ma notation :

Un roman fidèle à ce qui fait la richesse et la beauté de l’univers d’Eric Emmanuel Schmitt.

La vengeance du pardon, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.

L’avis de Lunatic :

C’est avec beaucoup d’impatience que j’ai retrouvé la plume d’Eric Emmanuel Schmitt, dans un style littéraire que j’affectionne particulièrement, la nouvelle. Ici on a 4 nouvelles autour d’un même thème: le pardon. L’auteur excelle dans ce genre littéraire, et j’ai dévoré ces 4 nouvelles, avec une nette préférence pour la 3ème, qui d’ailleurs donne son titre au recueil. On est face à une mère, Élise, qui rend visite au meurtrier de sa fille en prison, elle souhaite savoir pourquoi cet homme a fait cela et lui s’interroge sur les raisons de ses visites. On assiste à un véritable ping-pong verbal entre nos deux personnages. J’étais mal à l’aise à la lecture de ce récit. Je ne comprenais pas Élise, pourquoi désirer cette confrontation? Jusqu’où ira sa descente aux enfers? Puis vient le final, un final juste éblouissant à mon sens!

La dernière nouvelle, toute en poésie et douceur, tourne autour de Saint Exupery, avec Daphné, cette petite fille qui demande à son voisin de 92 ans de lui dessiner un avion. Le vieil homme va vite être confronté à son passé et ne se pardonnera pas un crime qu’il ignorait avoir commis. Comment se faire pardonner? La première nouvelle, c’est l’histoire de jumelles, que tout oppose, si semblables et si différentes. La seconde nouvelle est celle qui m’a le moins plu, dans laquelle un jeune homme riche, profite de la naïveté d’une fille pour la mettre dans son lit, je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre lecture.

J’ai retrouvé dans ce recueil tout ce que j’aime chez cet auteur. Une écriture fluide, simple mais qui en même temps est pleine de finesse, si bien construite, avec des descriptions psychologiques de personnages cinglantes et touchantes. On ne se contente pas de lire, on s’interroge, on réfléchit, sur le récit mais aussi sur la vie, nos vies. Toute une palette d’émotions différentes traverse les nouvelles. On s’interroge sur ce que l’on a pardonné, ce qui nous reste à donner comme pardon.

Ma notation :

Un moment de lecture fantastique que vous ne devez pas louper!

 

Merci à Gilles Paris Agence pour la lecture de ce livre.

 

 

Plus tard je serai un enfant, Eric Emmanuel Schmitt

plus-tard

Ce titre paraît ce jour aux Editions Bayard.

Quatrième de couverture :

Pour la première fois, Eric-Emmanuel Schmitt se confie et évoque son enfance avec une émouvante sincérité, ses vocations multiples, sa vie… Qui était le petit garçon Eric-Emmanuel à Lyon, dans les années 60 ? Quelles histoires avait-il déjà en tête ? Nous découvrons ses années de formation, son milieu, ses rêves, ses regrets… Ses nombreuses confidences sur sa vie, ses valeurs, ses multiples activités, le sens qu’il donne à l’existence, à l’art, font le prix de ce livre exceptionnel. Ses très nombreux lecteurs dévoreront les différents chapitres de ce livre pour entrer dans l’intimité de leur auteur. Nous ferons connaissance avec un écrivain, dramaturge, philosophe, bien différent des clichés que certains peuvent avoir sur lui. Et bien plus surprenant.

L’avis de Lunatic :

Grâce à l’opération masse critique, j’ai eu le privilège de recevoir avant sa sortie en librairie ce livre. J’ai ouvert l’enveloppe comme une enfant devant un cadeau de noël tant j’aime cet auteur, son écriture et ce qu’il dégage à travers ses interviews dans la presse ou à la télé…

Je me suis donc empressée de lire cet ouvrage, qui n’est pas un roman mais une transcription d’entretien avec Catherine Lalanne, sur le thème de l’enfance. On découvre alors l’enfant qu’était Eric Emmanuel Schmitt, la vision qu’il a de l’enfant qu’il était, les liens qui l’unissaient à sa famille, etc etc…

Il évoque ses premières découvertes littéraires très jeune, il nous parle du jeune homme mal dans sa peau qu’il était, de sa rencontre avec la musique, et surtout Mozart qui tient une place importante, puis nous emmène vers le théâtre en évoquant à quel point il a été touché par Cyrano de Bergerac par exemple.

A travers cet entretien, on déambule avec lui sur les toits de Lyon, on s’émerveille comme lui sur des peintures, du cinéma, de l’art en général, de la vie tout simplement.

J’imagine que ce genre d’exercice n’est pas facile. Se livrer sur son enfance, sur sa famille. Se dévoiler et donner aux lecteurs une part de son intimité. Il l’a fait en toute simplicité je trouve, tout en étant passionnant et touchant (lorsqu’il évoque l’absence d’enfant par exemple).

J’ai aimé lire cet entretien.. J’entendais la voix d’Eric Emmanuel Schmitt pendant ma lecture. Et je n’ai qu’une envie maintenant, me plonger dans ses pièces de théâtres, puisque je m’étais cantonnée à la lecture de ses romans.. Et je me laisserai sûrement tenter par l’entretien que Catherine Lalanne pourrait faire d’un autre artiste… Ce livre est disponible dès aujourd’hui dans vos librairies, n’hésitez pas à vous l’offrir si vous aimez Eric Emmanuel Schmitt.

Ma notation :

A lire si vous avez vous aussi envie de retrouver l’enfant que vous étiez.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)