La vengeance du pardon, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.

L’avis de Lunatic :

C’est avec beaucoup d’impatience que j’ai retrouvé la plume d’Eric Emmanuel Schmitt, dans un style littéraire que j’affectionne particulièrement, la nouvelle. Ici on a 4 nouvelles autour d’un même thème: le pardon. L’auteur excelle dans ce genre littéraire, et j’ai dévoré ces 4 nouvelles, avec une nette préférence pour la 3ème, qui d’ailleurs donne son titre au recueil. On est face à une mère, Élise, qui rend visite au meurtrier de sa fille en prison, elle souhaite savoir pourquoi cet homme a fait cela et lui s’interroge sur les raisons de ses visites. On assiste à un véritable ping-pong verbal entre nos deux personnages. J’étais mal à l’aise à la lecture de ce récit. Je ne comprenais pas Élise, pourquoi désirer cette confrontation? Jusqu’où ira sa descente aux enfers? Puis vient le final, un final juste éblouissant à mon sens!

La dernière nouvelle, toute en poésie et douceur, tourne autour de Saint Exupery, avec Daphné, cette petite fille qui demande à son voisin de 92 ans de lui dessiner un avion. Le vieil homme va vite être confronté à son passé et ne se pardonnera pas un crime qu’il ignorait avoir commis. Comment se faire pardonner? La première nouvelle, c’est l’histoire de jumelles, que tout oppose, si semblables et si différentes. La seconde nouvelle est celle qui m’a le moins plu, dans laquelle un jeune homme riche, profite de la naïveté d’une fille pour la mettre dans son lit, je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre lecture.

J’ai retrouvé dans ce recueil tout ce que j’aime chez cet auteur. Une écriture fluide, simple mais qui en même temps est pleine de finesse, si bien construite, avec des descriptions psychologiques de personnages cinglantes et touchantes. On ne se contente pas de lire, on s’interroge, on réfléchit, sur le récit mais aussi sur la vie, nos vies. Toute une palette d’émotions différentes traverse les nouvelles. On s’interroge sur ce que l’on a pardonné, ce qui nous reste à donner comme pardon.

Ma notation :

Un moment de lecture fantastique que vous ne devez pas louper!

 

Merci à Gilles Paris Agence pour la lecture de ce livre.

 

 

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Plus tard je serai un enfant, Eric Emmanuel Schmitt

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Ce titre paraît ce jour aux Editions Bayard.

Quatrième de couverture :

Pour la première fois, Eric-Emmanuel Schmitt se confie et évoque son enfance avec une émouvante sincérité, ses vocations multiples, sa vie… Qui était le petit garçon Eric-Emmanuel à Lyon, dans les années 60 ? Quelles histoires avait-il déjà en tête ? Nous découvrons ses années de formation, son milieu, ses rêves, ses regrets… Ses nombreuses confidences sur sa vie, ses valeurs, ses multiples activités, le sens qu’il donne à l’existence, à l’art, font le prix de ce livre exceptionnel. Ses très nombreux lecteurs dévoreront les différents chapitres de ce livre pour entrer dans l’intimité de leur auteur. Nous ferons connaissance avec un écrivain, dramaturge, philosophe, bien différent des clichés que certains peuvent avoir sur lui. Et bien plus surprenant.

L’avis de Lunatic :

Grâce à l’opération masse critique, j’ai eu le privilège de recevoir avant sa sortie en librairie ce livre. J’ai ouvert l’enveloppe comme une enfant devant un cadeau de noël tant j’aime cet auteur, son écriture et ce qu’il dégage à travers ses interviews dans la presse ou à la télé…

Je me suis donc empressée de lire cet ouvrage, qui n’est pas un roman mais une transcription d’entretien avec Catherine Lalanne, sur le thème de l’enfance. On découvre alors l’enfant qu’était Eric Emmanuel Schmitt, la vision qu’il a de l’enfant qu’il était, les liens qui l’unissaient à sa famille, etc etc…

Il évoque ses premières découvertes littéraires très jeune, il nous parle du jeune homme mal dans sa peau qu’il était, de sa rencontre avec la musique, et surtout Mozart qui tient une place importante, puis nous emmène vers le théâtre en évoquant à quel point il a été touché par Cyrano de Bergerac par exemple.

A travers cet entretien, on déambule avec lui sur les toits de Lyon, on s’émerveille comme lui sur des peintures, du cinéma, de l’art en général, de la vie tout simplement.

J’imagine que ce genre d’exercice n’est pas facile. Se livrer sur son enfance, sur sa famille. Se dévoiler et donner aux lecteurs une part de son intimité. Il l’a fait en toute simplicité je trouve, tout en étant passionnant et touchant (lorsqu’il évoque l’absence d’enfant par exemple).

J’ai aimé lire cet entretien.. J’entendais la voix d’Eric Emmanuel Schmitt pendant ma lecture. Et je n’ai qu’une envie maintenant, me plonger dans ses pièces de théâtres, puisque je m’étais cantonnée à la lecture de ses romans.. Et je me laisserai sûrement tenter par l’entretien que Catherine Lalanne pourrait faire d’un autre artiste… Ce livre est disponible dès aujourd’hui dans vos librairies, n’hésitez pas à vous l’offrir si vous aimez Eric Emmanuel Schmitt.

Ma notation :

A lire si vous avez vous aussi envie de retrouver l’enfant que vous étiez.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Si on recommençait, Eric-Emmanuel Schmitt

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Quatrième de couverture :

Alexandre revient dans la maison de sa jeunesse. Par un phénomène étrange, il se retrouve face à son passé, lors d’une journée cruciale. Quarante ans après, il revoit sa grand-mère tant aimée, les jeunes femmes qu’il désirait… Ferait-il les mêmes choix maintenant qu’il sait ce que fut son existence ? Dans la vie, fait-on ce qu’on veut, ou ce qu’on peut ? Choisit-on ? Est-on libre ? Et si on recommençait…

L’avis de MadameOurse :

J’ai acheté ce livre en pensant à ma copinaute Lunatic qui apprécie cet auteur que je n’avais encore jamais lu. En rentrant à la maison et en le feuilletant je me rends compte qu’il n’y a que des dialogues et qu’il va donc être vite lu d’autant qu’il n’est pas épais. Je me dis du coup que je vais le lire rapidement.

C’est en le commençant que j’ai enfin percuté : que des dialogues = pièce de théâtre. Oui je suis plutôt longue à la détente pour le coup. Je ne lis jamais de théâtre mais puisque j’ai acheté le livre en ne lisant que la 4ème de couverture je devais bien le lire.

Et ? J’ai beaucoup aimé ! Je l’ai lu en 2 soirées, c’est vraiment très rapide et j’avais même du mal à interrompre ma lecture, les discours s’enchaînent tellement que c’est dur de trouver un endroit où couper.

Dans cette pièce c’est l’histoire d’Alexandre et de Sacha : le même homme mais à 65 et 25 ans. Alexandre revit une journée phare de sa jeunesse et échange avec son jeune moi sur les choix décisifs à faire. C’est très rigolo et les discours sont vraiment plaisants à lire à partir de ce quiproquo de départ, Alexandre n’est pas vu par tous les autres personnages et il ne veut pas dévoiler ce que sera sa vie future donc on tourne autour du pot, il change de sujet, etc.

Ce que j’ai apprécié moi qui ne lit jamais de pièces c’est qu’on n’est pas dans la construction style Molière que nous lisions au collège, il y a très peu d’indication sur ce que le personnage est en train de faire, tout est dans le dialogue. Du coup c’est encore plus léger et plaisant à lire.

Ma notation :

Une bien belle surprise pour une lecture que je n’aurais jamais faite si j’avais su à l’avance de quoi il s’agissait. J’ai refermé ce livre avec un énorme sourire en me disant « oh c’est mignon » grâce à l’adorable réplique de fin. Et en préparant cet article, je me dis même que la 4ème de couv’ ne rend pas justice à cette histoire.

Malgré tout, je ne m’engage pas à lire régulièrement des pièces de théâtre mais … sans doute que je devrais !

Le poison d’amour, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :
Quatre adolescentes de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les couples parentaux donnent l’image quotidienne ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres.
Tandis qu’au lycée, on s’apprête à jouer Romeo et Juliette, imprévisible et fatal, un drame se prépare…
L’avis de Lunatic :
J’affectionne particulièrement cet auteur.  Encore une fois, il nous a écrit un très beau texte, qui fait écho à un autre de ses romans: L’élixir d’amour sorti au printemps.
Ici on retrouve les premiers émois amoureux de Colombe, Anouchka, Raphaëlle et Julia à travers les pages de leurs carnets intimes, ou par des échanges de texto. L’auteur nous fait le portrait de 4 jeunes filles bien différentes. Difficile d’en dire plus sans spoiler ce court récit.
J’ai aimé l’écriture toujours aussi belle d’Eric-Emmanuel Schmitt tout en étant un peu déçue par l’histoire en elle même et son dénouement qui, à mon sens, semble avoir été bâclé. Dans ce roman, EES, a su parfaitement décrire les sentiments de ces jeunes filles (amour, amitié, jalousie etc..). Un bon moment de lecture, qu’on déguste en une petite heure!
Ma notation :
  
J’ai aimé ce roman.

L’élixir d’amour, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

« L’amour relève-t-il d’un processus chimique ou d’un miracle spirituel ? Existe-t-il un moyen infaillible pour déclencher la passion, comme l’élixir qui jadis unit Tristan et Yseult ? Est-on, au contraire, totalement libre d’aimer ? « 
Anciens amants, Adam et Louise vivent désormais à des milliers de kilomètres l’un de l’autre, lui à Paris, elle à Montréal. Par lettres, tout en évoquant les blessures du passé et en s’avouant leurs nouvelles aventures, ils se lancent un défi : provoquer l’amour. Mais ce jeu ne cache-t-il pas un piège ?
L’avis de Lunatic :
Pour commencer, j’ai trouvé la couverture du roman très belle…
Ce roman court, que je considère plus comme une nouvelle est encore une fois un très beau texte d’Eric Emmanuel Schmitt. On suit la correspondance d’Adam et Louise, anciens amants. Interrogations sur l’amour, la fidélité, la jalousie, la vie, le bonheur. Ces thèmes sont évoqués au fil des lettres…
Néanmoins, les personnages d’Adam et Louise sont un peu cliché je trouve (l’homme séducteur et multipliant les conquêtes, sûr de lui. la femme jalouse…). De plus, je trouve que le style d’écriture des lettres est assez « pompeux ». Je n’imagine pas deux amants s’écrire de la sorte.
J’ai achevé la lecture de ce roman en 25 minutes. De quoi être frustrée en refermant le livre.. Le dénouement m’a tout de même permis d’en ressortir satisfaite. 
Ma notation : 
J’ai aimé. Un bon moment de lecture mais pas à classer parmi mes coups de cœur de l’année..
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