Madame Pylinska et le secret de Chopin, Eric Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

« – Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ?
– Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

L’avis de Lunatic :

Ce roman rejoint le cycle de l’invisible. Un ensemble de courts romans, entre nouvelles, fables modernes et contes poétiques. Les six précédents romans du cycle étaient juste merveilleux (Bon, ok je suis pas objective car j’adore Eric Emmanuel Schmitt.). Si vous n’avez jamais lu Les 10 enfants que Madame Ming n’a jamais eu, réparez cette erreur au plus vite.

Ici c’est un texte très différent, plus personnel, et je me demande ailleurs qu’elle est la part de réel et d’imaginaire dans son récit. Le personnage principal n’est autre que l’auteur lui même. Enfant, subjugué par le son du piano de sa tante, il s’essaie à l’instrument puis fini par laisser tomber. 20 ans plus tard, jeune étudiant il tente de réapprivoiser l’instrument avec pour but de jouer du Chopin. Il demandera de l’aide à Madame Pylinska: Une professeure originale, intransigeante, aux manières pédagogiques bien particulières. Imaginez des leçons de piano sans même toucher les touches ou des exercices consistant à ramasser des fleurs dans un parc. Eric Emmanuel Schmitt semble vouloir tout connaître de Chopin, percer ses secrets pour espérer le jouer à la perfection. Et si cette quête de musique exemplaire allait l’obliger à s’interroger sur lui, sur sa vie, ses attentes?

Ce court récit tout en poésie, en émotions a su me toucher. Madame Pylinska malgré son air froid et dur nous apparaît finalement plus humaine qu’on ne pense. J’ai moi aussi appris à ses cotés pendant ma lecture.

Pour ceux qui pourraient hésiter par rapport au thème de la musique classique, sachez que je n’y connais absolument rien, et j’ai pris plaisir à en apprendre à ce sujet. Finalement tout ça n’est qu’un prétexte pour nous parler de bonheur, de vérité, d’espoir et de destin.

Vous l’aurez compris j’ai apprécié ce roman et je remercie vivement Gilles Paris Éditions et Albin Michel de m’avoir permis de le lire en avant première.

Ma notation :

Un roman fidèle à ce qui fait la richesse et la beauté de l’univers d’Eric Emmanuel Schmitt.

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La vengeance du pardon, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Recueil de quatre nouvelles : deux soeurs jumelles que tout oppose moralement s’aiment et se haïssent tout au long de leur vie, un homme jouisseur abuse d’une fille candide et lui arrache son enfant, un père dur et fermé s’humanise au contact de sa petite fille avec qui il se plonge dans le lecture du «Petit Prince» et une femme rend régulièrement visite à l’assassin de sa fille en prison.

L’avis de Lunatic :

C’est avec beaucoup d’impatience que j’ai retrouvé la plume d’Eric Emmanuel Schmitt, dans un style littéraire que j’affectionne particulièrement, la nouvelle. Ici on a 4 nouvelles autour d’un même thème: le pardon. L’auteur excelle dans ce genre littéraire, et j’ai dévoré ces 4 nouvelles, avec une nette préférence pour la 3ème, qui d’ailleurs donne son titre au recueil. On est face à une mère, Élise, qui rend visite au meurtrier de sa fille en prison, elle souhaite savoir pourquoi cet homme a fait cela et lui s’interroge sur les raisons de ses visites. On assiste à un véritable ping-pong verbal entre nos deux personnages. J’étais mal à l’aise à la lecture de ce récit. Je ne comprenais pas Élise, pourquoi désirer cette confrontation? Jusqu’où ira sa descente aux enfers? Puis vient le final, un final juste éblouissant à mon sens!

La dernière nouvelle, toute en poésie et douceur, tourne autour de Saint Exupery, avec Daphné, cette petite fille qui demande à son voisin de 92 ans de lui dessiner un avion. Le vieil homme va vite être confronté à son passé et ne se pardonnera pas un crime qu’il ignorait avoir commis. Comment se faire pardonner? La première nouvelle, c’est l’histoire de jumelles, que tout oppose, si semblables et si différentes. La seconde nouvelle est celle qui m’a le moins plu, dans laquelle un jeune homme riche, profite de la naïveté d’une fille pour la mettre dans son lit, je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher votre lecture.

J’ai retrouvé dans ce recueil tout ce que j’aime chez cet auteur. Une écriture fluide, simple mais qui en même temps est pleine de finesse, si bien construite, avec des descriptions psychologiques de personnages cinglantes et touchantes. On ne se contente pas de lire, on s’interroge, on réfléchit, sur le récit mais aussi sur la vie, nos vies. Toute une palette d’émotions différentes traverse les nouvelles. On s’interroge sur ce que l’on a pardonné, ce qui nous reste à donner comme pardon.

Ma notation :

Un moment de lecture fantastique que vous ne devez pas louper!

 

Merci à Gilles Paris Agence pour la lecture de ce livre.

 

 

Plus tard je serai un enfant, Eric Emmanuel Schmitt

plus-tard

Ce titre paraît ce jour aux Editions Bayard.

Quatrième de couverture :

Pour la première fois, Eric-Emmanuel Schmitt se confie et évoque son enfance avec une émouvante sincérité, ses vocations multiples, sa vie… Qui était le petit garçon Eric-Emmanuel à Lyon, dans les années 60 ? Quelles histoires avait-il déjà en tête ? Nous découvrons ses années de formation, son milieu, ses rêves, ses regrets… Ses nombreuses confidences sur sa vie, ses valeurs, ses multiples activités, le sens qu’il donne à l’existence, à l’art, font le prix de ce livre exceptionnel. Ses très nombreux lecteurs dévoreront les différents chapitres de ce livre pour entrer dans l’intimité de leur auteur. Nous ferons connaissance avec un écrivain, dramaturge, philosophe, bien différent des clichés que certains peuvent avoir sur lui. Et bien plus surprenant.

L’avis de Lunatic :

Grâce à l’opération masse critique, j’ai eu le privilège de recevoir avant sa sortie en librairie ce livre. J’ai ouvert l’enveloppe comme une enfant devant un cadeau de noël tant j’aime cet auteur, son écriture et ce qu’il dégage à travers ses interviews dans la presse ou à la télé…

Je me suis donc empressée de lire cet ouvrage, qui n’est pas un roman mais une transcription d’entretien avec Catherine Lalanne, sur le thème de l’enfance. On découvre alors l’enfant qu’était Eric Emmanuel Schmitt, la vision qu’il a de l’enfant qu’il était, les liens qui l’unissaient à sa famille, etc etc…

Il évoque ses premières découvertes littéraires très jeune, il nous parle du jeune homme mal dans sa peau qu’il était, de sa rencontre avec la musique, et surtout Mozart qui tient une place importante, puis nous emmène vers le théâtre en évoquant à quel point il a été touché par Cyrano de Bergerac par exemple.

A travers cet entretien, on déambule avec lui sur les toits de Lyon, on s’émerveille comme lui sur des peintures, du cinéma, de l’art en général, de la vie tout simplement.

J’imagine que ce genre d’exercice n’est pas facile. Se livrer sur son enfance, sur sa famille. Se dévoiler et donner aux lecteurs une part de son intimité. Il l’a fait en toute simplicité je trouve, tout en étant passionnant et touchant (lorsqu’il évoque l’absence d’enfant par exemple).

J’ai aimé lire cet entretien.. J’entendais la voix d’Eric Emmanuel Schmitt pendant ma lecture. Et je n’ai qu’une envie maintenant, me plonger dans ses pièces de théâtres, puisque je m’étais cantonnée à la lecture de ses romans.. Et je me laisserai sûrement tenter par l’entretien que Catherine Lalanne pourrait faire d’un autre artiste… Ce livre est disponible dès aujourd’hui dans vos librairies, n’hésitez pas à vous l’offrir si vous aimez Eric Emmanuel Schmitt.

Ma notation :

A lire si vous avez vous aussi envie de retrouver l’enfant que vous étiez.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Si on recommençait, Eric-Emmanuel Schmitt

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Quatrième de couverture :

Alexandre revient dans la maison de sa jeunesse. Par un phénomène étrange, il se retrouve face à son passé, lors d’une journée cruciale. Quarante ans après, il revoit sa grand-mère tant aimée, les jeunes femmes qu’il désirait… Ferait-il les mêmes choix maintenant qu’il sait ce que fut son existence ? Dans la vie, fait-on ce qu’on veut, ou ce qu’on peut ? Choisit-on ? Est-on libre ? Et si on recommençait…

L’avis de MadameOurse :

J’ai acheté ce livre en pensant à ma copinaute Lunatic qui apprécie cet auteur que je n’avais encore jamais lu. En rentrant à la maison et en le feuilletant je me rends compte qu’il n’y a que des dialogues et qu’il va donc être vite lu d’autant qu’il n’est pas épais. Je me dis du coup que je vais le lire rapidement.

C’est en le commençant que j’ai enfin percuté : que des dialogues = pièce de théâtre. Oui je suis plutôt longue à la détente pour le coup. Je ne lis jamais de théâtre mais puisque j’ai acheté le livre en ne lisant que la 4ème de couverture je devais bien le lire.

Et ? J’ai beaucoup aimé ! Je l’ai lu en 2 soirées, c’est vraiment très rapide et j’avais même du mal à interrompre ma lecture, les discours s’enchaînent tellement que c’est dur de trouver un endroit où couper.

Dans cette pièce c’est l’histoire d’Alexandre et de Sacha : le même homme mais à 65 et 25 ans. Alexandre revit une journée phare de sa jeunesse et échange avec son jeune moi sur les choix décisifs à faire. C’est très rigolo et les discours sont vraiment plaisants à lire à partir de ce quiproquo de départ, Alexandre n’est pas vu par tous les autres personnages et il ne veut pas dévoiler ce que sera sa vie future donc on tourne autour du pot, il change de sujet, etc.

Ce que j’ai apprécié moi qui ne lit jamais de pièces c’est qu’on n’est pas dans la construction style Molière que nous lisions au collège, il y a très peu d’indication sur ce que le personnage est en train de faire, tout est dans le dialogue. Du coup c’est encore plus léger et plaisant à lire.

Ma notation :

Une bien belle surprise pour une lecture que je n’aurais jamais faite si j’avais su à l’avance de quoi il s’agissait. J’ai refermé ce livre avec un énorme sourire en me disant « oh c’est mignon » grâce à l’adorable réplique de fin. Et en préparant cet article, je me dis même que la 4ème de couv’ ne rend pas justice à cette histoire.

Malgré tout, je ne m’engage pas à lire régulièrement des pièces de théâtre mais … sans doute que je devrais !

Le poison d’amour, Eric-Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :
Quatre adolescentes de seize ans liées par un pacte d’amitié éternelle tiennent le journal de leur impatience, de leurs désirs, de leurs conquêtes et de leurs rêves. Comment éviter les désastres affectifs dont les couples parentaux donnent l’image quotidienne ? Hier encore des enfants, les voilà prises au piège de cette émotion bouleversante, l’amour, prêtes à entrer dans ce domaine mystérieux, cette folie qui peut les transformer en monstres.
Tandis qu’au lycée, on s’apprête à jouer Romeo et Juliette, imprévisible et fatal, un drame se prépare…
L’avis de Lunatic :
J’affectionne particulièrement cet auteur.  Encore une fois, il nous a écrit un très beau texte, qui fait écho à un autre de ses romans: L’élixir d’amour sorti au printemps.
Ici on retrouve les premiers émois amoureux de Colombe, Anouchka, Raphaëlle et Julia à travers les pages de leurs carnets intimes, ou par des échanges de texto. L’auteur nous fait le portrait de 4 jeunes filles bien différentes. Difficile d’en dire plus sans spoiler ce court récit.
J’ai aimé l’écriture toujours aussi belle d’Eric-Emmanuel Schmitt tout en étant un peu déçue par l’histoire en elle même et son dénouement qui, à mon sens, semble avoir été bâclé. Dans ce roman, EES, a su parfaitement décrire les sentiments de ces jeunes filles (amour, amitié, jalousie etc..). Un bon moment de lecture, qu’on déguste en une petite heure!
Ma notation :
  
J’ai aimé ce roman.