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La porte du ciel, Eric-Emmanuel Schmitt

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Quatrième de couverture :

L’éternité n’empêche pas l’impatience : Noam cherche fougueusement celle qu’il aime, enlevée dans de mystérieuses conditions.
L’enquête le mène au Pays des Eaux douces la Mésopotamie où se produisent des événements inouïs, rien de moins que la domestication des fleuves, l’irrigation des terres, la création des premières villes, l’invention de l’écriture, de l’astronomie.
Noam débarque à Babel où le tyran Nemrod, en recourant à l’esclavage, construit la plus haute tour jamais conçue. Tout en symbolisant la grandeur de la cité, cette Tour permettra de découvrir les astres et d’accéder aux Dieux, offrant une véritable  » porte du ciel « .

L’avis d’Audrey :

En début d’année je vous parlais de ma rencontre avec Noam. Je vous disais à quel point j’avais été happée par ce personnage et son histoire. J’ai débuté donc ce tome 2, d’une longue saga de 8 titres sans aucune appréhension. Je savais que dès les premières lignes, Eric Emmanuel Schmitt saurait me faire replonger dans les méandres de l’histoire, de notre histoire, et ce fut le cas.

Comment continuer le récit de Noam sans tomber dans la répétition ? Après tout, l’auteur avait tellement su nous surprendre avec ces premières descriptions et premières aventures que l’ensemble de ce second titre pourrait manquer de saveur ! Et pourtant, c’est à nouveau passionnant et saisissant de talent. Noam (qui est immortel rappelons-le) traverse ainsi les années, qui l’amènent juste après le déluge, à l’époque mésopotamienne, et à la construction de la tour de Babel. Il retrouve d’anciennes connaissances, dont Noura, son amour passionnel qui va vite lui échapper. Mais on va rencontrer à ses cotés de nouveaux personnages fous et inoubliables, dont la reine Kubaba. Nombreuses aventures et nombreux drames vont alors rythmer ce roman.

Dans ce nouveau titre, on retrouve tant de références philosophiques, religieuses, sociologiques et humaines, mais tout en gardant une belle fluidité dans l’écriture. On ne s’ennuie jamais. Rien n’est jamais de trop dans ce roman, même quelques anecdotes fantaisistes. J’aime ce mélange de fiction et de réalité, qui m’a fait apprendre de nombreuses choses.

Eric Emmanuel Schmitt est un conteur incroyable, et je crois qu’il nous livre avec cette saga, le meilleur de sa plume. Une œuvre marquante ! Le prochain tome doit nous emmener au côté de Noam en Egypte, au temps des pharaons. Il me tarde déjà.

Ma notation:

Un livre majestueux encore une fois.

La traversée des temps, Tome 1: Paradis perdus, Eric Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

Cette Traversée des temps affronte un prodigieux défi: raconter l’histoire de l’humanité sous la forme d’un roman. Faire défiler les siècles, en embrasser les âges, en sentir les bouleversements, comme si Yuval Noah Harari avait croisé Alexandre Dumas. Depuis plus de trente ans, ce projet titanesque occupe Eric-Emmanuel Schmitt.

L’avis d’Audrey :

La traversée des temps : Quel projet fou et ambitieux que nous propose Eric Emmanuel Schmitt  dont voici le premier livre d’une série de 8 tomes annoncée. J’ai commencé ma lecture avec appréhension. C’était un peu quitte ou double, soit j’allais aimer ou alors m’y ennuyer terriblement. L’idée de me plonger dans une grande et longue épopée à travers les siècles me laissait dubitative.

On fait la connaissance de Noam à Beyrouth, au milieu des voitures, des écrans de téléphone, du bruit, des immeubles, d’un quotidien trépidant. On comprend vite que l’homme ne semble pas à sa place, qu’il est de partout et de nulle part à la fois, qu’il est d’un autre temps. En effet, notre homme est né il y a des milliers d’années, au bord d’un lac (au cœur du néolithique). Dans ce roman, c’est alors la première partie de sa vie qu’il nous raconte : ses origines, son clan, son parcours pour devenir l’homme qu’il est. On assiste à la rencontre avec l’amour, en la personne de Noura. Et quel amour, celui d’une vie entière, une passion bouleversante.

Un évènement va tout bouleverser pour Noam. Alors qu’il aurait dû mourir, miraculeusement il survit et ses blessures disparaissent. Alors qu’au fil des années tous autour de lui s’éteignent, lui ne vieillit plus. Il semble immortel. Est-ce une bénédiction ou un fardeau ?

A peine ai-je fait la connaissance de Noam que je voulais tout savoir de lui. J’ai été happée par son quotidien et celui de son clan. J’ai détesté le chef du village, Pannoam, qui est aussi son père. J’ai eu beaucoup d’empathie pour Mina, son épouse. J’ai découvert Elena, sa mère, comme lui la redécouvre au fil du récit. J’ai traversé les bois avec lui, dormi dans une caverne, j’ai craint l’ours, j’ai combattu les chasseurs, j’ai cru aux vertus de la mélisse, du céléri et des autres plantes.

On pourrait se demander ce qu’il y a d’intéressant à suivre sur plus de 500 pages la vie d’un homme au néolithique. Mais Eric Emmanuel Schmitt nous livre une histoire passionnante, pleines de surprises et de rebondissement. Un roman d’aventure mêlé à une quête initiatique intense. Un vrai suspens est mis en place avec des drames, des trahisons, des passions et des vengeances.

Avec ce roman, on apprend tellement de choses. Tout le récit est empreint de références philosophiques, religieuses, sur la nature, sur l’humain dont l’auteur sait si bien user sans pour autant nous ennuyer. Le texte fourmille de notes nous donnant des éléments supplémentaires qui nous enrichissent et qui donnent des détails techniques ou historiques. La place de la nature est très importante dans l’histoire et nous montre comme les saisons, les arbres, les éléments naturels, les végétaux  avaient une place centrale dans le quotidien de ces Hommes.

Il y a bien longtemps que je n’ai pas ressenti un tel plaisir de lecture. Je tournais compulsivement les pages, je n’arrivais pas à lâcher ce livre. Le dernier tiers du roman, je me surprenais à parler à Noam, à commenter ces actions, les révélations. Et quand je fais ça, c’est que je me suis totalement approprié l’histoire. J’ai tourné la dernière page, sonnée par les derniers rebondissements et avec l’envie d’en savoir davantage, de rester avec Noam, et qu’il continue à me conter son extraordinaire traversée.

Il me tarde déjà de lire le prochain tome de cette extraordinaire saga littéraire, dont vous trouverez ci-dessous la composition.

La traversée du temps
Paradis perdus (fin du néolithique et déluge)
La porte du ciel (Babel et la civilisation mésopotamienne)
Le soleil sombre (l’Égypte des Pharaons et Moïse)
La lumière du bonheur (la Grèce au IVe siècle avant J.C.)
Les Deux Royaumes (Rome et la naissance du christianisme)
La Mystification (l’Europe médiévale et Jeanne d’Arc)
Le Temps des conquêtes (la Renaissance et la découverte des Amériques)
Révolutions (Révolutions politiques, industrielles, techniques)

Ma notation :

Une expérience de lecture passionnante. Je crois bien qu’avec la traversée du temps, Eric Emmanuel Schmitt va faire rêver, voyager et vibrer des milliers de lecteurs.

Journal d’un amour perdu , Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

« Maman est morte ce matin et c’est la première fois qu’elle me fait de la peine. »
Pendant deux ans, Eric-Emmanuel Schmitt tente d’apprivoiser l’inacceptable : la disparition de la femme qui l’a mis au monde. Ces pages racontent son « devoir de bonheur» : une longue lutte, acharnée et difficile, contre le chagrin. Demeurer inconsolable trahirait sa mère, tant cette femme lumineuse et tendre lui a donné le goût de la vie, la passion des arts, le sens de l’humour, le culte de la joie. Ce texte explore le présent d’une détresse tout autant que le passé d’un bonheur, tandis que s’élabore la recomposition d’un homme mûr qui n’est plus « l’enfant de personne ». Éric-Emmanuel Schmitt atteint ici, comme dans La nuit de feu, à l’universel à force de vérité personnelle et intime dans le deuil d’un amour. Il parvient à transformer une expérience de la mort en une splendide leçon de vie.

 Ma notation :

Un texte d’une beauté éblouissante.

Félix et la source invisible, Eric Emmanuel Schmitt

 

Quatrième de couverture :

Félix, 12 ans, est désespéré. Sa mère, la merveilleuse Fatou, qui tient à Belleville un petit bistrot chaleureux et coloré, est tombée dans une dépression sans remède. Elle qui incarnait le bonheur n’est plus qu’une ombre. Où est passée son âme vagabonde ? Se cache-t-elle en Afrique, près de son village natal ? Pour la sauver, Félix entreprend un voyage qui le conduira aux sources invisibles du monde.

 Ma notation :

Lumineux et hilarant. Difficile de concilier les deux et pourtant c’est la cas. Lisez-le !

Madame Pylinska et le secret de Chopin, Eric Emmanuel Schmitt

Quatrième de couverture :

« – Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin ?
– Il y a des secrets qu’il ne faut pas percer mais fréquenter : leur compagnie vous rend meilleur. »

L’avis de Lunatic :

Ce roman rejoint le cycle de l’invisible. Un ensemble de courts romans, entre nouvelles, fables modernes et contes poétiques. Les six précédents romans du cycle étaient juste merveilleux (Bon, ok je suis pas objective car j’adore Eric Emmanuel Schmitt.). Si vous n’avez jamais lu Les 10 enfants que Madame Ming n’a jamais eu, réparez cette erreur au plus vite.

Ici c’est un texte très différent, plus personnel, et je me demande ailleurs qu’elle est la part de réel et d’imaginaire dans son récit. Le personnage principal n’est autre que l’auteur lui même. Enfant, subjugué par le son du piano de sa tante, il s’essaie à l’instrument puis fini par laisser tomber. 20 ans plus tard, jeune étudiant il tente de réapprivoiser l’instrument avec pour but de jouer du Chopin. Il demandera de l’aide à Madame Pylinska: Une professeure originale, intransigeante, aux manières pédagogiques bien particulières. Imaginez des leçons de piano sans même toucher les touches ou des exercices consistant à ramasser des fleurs dans un parc. Eric Emmanuel Schmitt semble vouloir tout connaître de Chopin, percer ses secrets pour espérer le jouer à la perfection. Et si cette quête de musique exemplaire allait l’obliger à s’interroger sur lui, sur sa vie, ses attentes?

Ce court récit tout en poésie, en émotions a su me toucher. Madame Pylinska malgré son air froid et dur nous apparaît finalement plus humaine qu’on ne pense. J’ai moi aussi appris à ses cotés pendant ma lecture.

Pour ceux qui pourraient hésiter par rapport au thème de la musique classique, sachez que je n’y connais absolument rien, et j’ai pris plaisir à en apprendre à ce sujet. Finalement tout ça n’est qu’un prétexte pour nous parler de bonheur, de vérité, d’espoir et de destin.

Vous l’aurez compris j’ai apprécié ce roman et je remercie vivement Gilles Paris Éditions et Albin Michel de m’avoir permis de le lire en avant première.

Ma notation :

Un roman fidèle à ce qui fait la richesse et la beauté de l’univers d’Eric Emmanuel Schmitt.