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La librairie de la seconde chance, Jackie fraser

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Quatrième de couverture :

Thea Mottram passe le pire mois de sa vie. Elle a été licenciée de son bureau sans préavis. Et pour ne rien arranger son mari, avec qui elle est mariée depuis près de vingt ans, décide de la quitter pour une de ses amies !
Désemparée et complètement perdue, Thea est au fond du gouffre. Aussi, lorsqu’elle apprend le décès d’un grand-oncle lointain en Écosse, qui lui a laissé sa maison et une importante collection de livres anciens, elle décide de quitter le Sussex pour quelques semaines. S’enfuir dans une petite ville côtière où personne ne la connaît semble être exactement ce dont elle a besoin.

L’avis d’Audrey :

Thea, est plutôt dans un mauvais mood au commencement de ce roman: Elle vient de se faire licencier, et son mari vient de la quitter pour une de ses amies. Tout va donc au plus mal pour elle. La lettre d’un notaire lui apprenant qu’elle hérite de la maison d’un grand oncle pourrait permettre à Théa de changer d’air quelques temps. Sur place, c’est une belle demeure qui lui revient, mais aussi tout son contenu: Vêtements, vaisselles, souvenirs mais surtout une collection de livres rares et anciens.

Alors qu’elle envisageait de régler rapidement les affaires liées à cet héritage, elle se dit que finalement rien ne presse et puis rien ne l’attend chez elle finalement. Elle décide de passer plusieurs semaine dans la maison. Elle va y faire quelques rencontres, notamment celles avec deux frères que tout opposen et qui se détestent: Charles, son voisin, riche propriétaire et qui convoite la maison de Théa et Edward, un librairie taciturne et peu commode. Et si elle pensait trouver un peu de tranquillité en arrivant dans ce village, ces deux comment vont bien lui causer du soucis.

Un roman feel-good très plaisant, avec une héroïne marrante et en qui on peut si facilement s’identifier. Une comédie romantique, mais pas seulement. Quelques intrigues secondaires viennent se greffer aux tourments de Théa. J’ai aimé Edward, le librairie grognon, dont on imagine bien vite qu’il a du morfler dans sa vie intime pour se comporter ainsi. Un jolie jeu se déroule entre Théa et lui, c’est rafraichissant et divertissant.

Ma notation:

Une bien belle comédie romantique, mais roman plus complexe qu’on pourrait imaginer.

La petite bibliothèque du bonheur, Felicity Hayes McCoy

Quatrième de couverture:

Hannah Casey menait une vie dorée, à Londres, jusqu’à ce qu’elle surprenne son mari avec une autre femme. Bouleversée, elle rentre chez sa mère, dans son village natal, sur la côte ouest de l’Irlande. Rapidement, elle trouve un poste de bibliothécaire et s’investit pleinement dans ce travail qui la passionne.
Cependant, ce nouveau départ, à 51 ans, est loin d’être facile. D’autant que la cohabitation entre Hannah et sa mère tourne rapidement au vinaigre. Hannah songe alors à la maisonnette délabrée, perchée sur la falaise, que lui a léguée sa grand-tante. Elle décide de s’y installer et de rénover la bâtisse, avec l’aide de Fury, un maçon charmant et enjoué qui commence… par lui prêter une chèvre pour tondre sa pelouse ! Grâce à lui, Hannah découvre peu à peu la vie farfelue du village, les personnalités attachantes qui le composent, mais aussi les liens forts unissant ces familles isolées dans la campagne irlandaise.
Quand elle apprend que la bibliothèque est menacée de fermeture, Hannah sait qu’elle pourra compter sur ses nouveaux amis pour l’aider à se battre et à surmonter cette épreuve.

L’avis d’Audrey :

Hannah vient de divorcer et elle est retournée chez sa mère, avec sa fille de 16 ans. Un nouveau départ forcé, difficile à vivre, d’autant plus que les relations avec sa mère sont assez difficiles. Cette dernière se montre assez envahissante et a la critique facile. Hannah trouve un emploi de bibliothécaire dans le village, une activité qui ne la réjouit pas de prime abord, mais la possibilité de gérer la bibliothèque mobile et ainsi d’aller à la rencontre des gens lui permet de sortir de son quotidien, morose et solitaire.

Très surprise par ce roman. Ce titre, cette couverture, ou même celle de la précédente édition présageait que j’allais lire un titre feel-good, une jolie comédie romantique, avec une héroïne sympathique et amoureuses des livres. Et bien pas du tout. Ce roman aurait pu être une lecture agréable, mais je l’ai trouvé long, si long, trop long. Je n’ai pas éprouvé de sympathie pour Hannah ni pour tout la galerie de personnages que l’on rencontre au fil du récit. Tant de personnages, que l’on s’y perd et que tout me semblait sans intérêt.

J’ai alors sauté quelques passages, puis un ou deux chapitres pour espérer finir. J’attendais cette petite touche de bonheur, d’espoir ou d’optimisme que le lecteur attend dès le début sans jamais rien voir venir. Dire que l’auteure a publié deux autres tomes où l’on retrouve ses personnages du village de Lissbeg. Au secours…

Ma notation :

Une bien belle déception. Dommage.

Si la vie te donne des citrons, fais-en une tarte meringuée, Charlotte Léman


Quatrième de couverture:

À 43 ans, Clémence est une femme heureuse. Et pas seulement parce que sa « bible » de développement personnel le dit. Non, elle s’est donné les moyens pour en arriver là, quitte à arrondir parfois les angles, comme avec Éric Grandjean, son boss despotique. Un peu trop, dirait Alice, sa meilleure amie.
Ce que Clémence chérit par dessus-tout, c’est la petite existence tranquille qu’elle s’est construite en dehors du bureau. Une chouette famille avec Antoine et Gabriel, leur fils de 17 ans, un appartement douillet en plein cœur de la capitale, et la pâtisserie, son péché mignon.
Mais, cette vie paisible bascule le jour où son mari lui annonce qu’il la quitte pour une jeune femme presque en âge d’être sa fille ! Et, comme les choses peuvent toujours être pires, son quotidien se transforme en cauchemar lorsque ce dernier lui impose une colocation aussi absurde que pénible.

L’avis d’Audrey :

Clémence fête ses 43 ans, malgré ses attentes, Antoine son mari, lui porte peu d’attention en ce jour spécial. Elle prend sur elle, après 20 ans de vie commune, on ne peut pas rêver à la même passion des premières années après tout. Alors quand son couple vole en éclat, qu’Antoine lui annonce qu’il la quitte (pour une autre évidemment) c’est toute sa vie qui en est bouleversée. Ajoutez à cela une famille un poil envahissante, un patron à la limite du harcèlement, on comprend que Clémence perd pied. Heureusement, ses copines sont là. Alice d’abord, la collègue confidente qui n’hésite pas à la secouer et ses amies virtuelles d’un groupe internet, réunies par la passion de la pâtisserie.

J’ai beaucoup aimé Clémence. Une femme simple comme on en côtoie toutes, comme nous finalement. J’aurai pu être prise d’empathie, la plaindre de sa séparation, mais quand on découvre le personnage d’Antoine, on ne peut que se réjouir pour elle qu’il débarrasse le plancher. On comprend sa jalousie, ses doutes et cette sensation de gâchis après 20 ans de vie commune, mais on lui souhaite surtout mieux que ce « pauvre » type.

L’écriture de Charlotte Léman est ici très addictive, pleine de peps et de bonne humeur. J’adore les pensées de Clémence glissées en italique dans le texte, bien souvent hilarantes. On assiste avec impuissance aux premiers moments difficiles, et on se réjouit de la deuxième partie qui va enfin permettre à notre héroïne de se relever et de se révéler. Les chapitres s’enchainent, et on l’accompagne dans sa volonté d’émancipation et d’anticipation.

Le roman est fluide, j’avais aucune envie que tout s’arrête. Arrive le dernier chapitre, totalement jubilatoire ! Rien que pour le découvrir, trépigner de surprise et être soufflé par le culot de Clémence il faut lire ce roman.

Ma notation :

Un roman que j’ai adoré et qui m’a permis de m’évader de ce quotidien morose.

Duo Lecture : Il est grand temps de rallumer les étoiles, Virginie Grimaldi

Pourquoi ce livre ?

(MadameOurse) C’est un des livres sur les parutions d’avril – mai dont nous avions parlé avec Lunatic en disant qu’on attendait cette sortie. Alors quand il a été proposé sur Netgalley, on n’a pas hésité une seconde.

(Lunatic) Pourquoi? Parce que c’est Virginie Grimaldi, tout simplement.

La couverture:

(MadameOurse) Une bien belle couverture sur un très joli titre. Exactement le genre d’image qui attirerait mon attention sur l’étal d’un libraire.

(Lunatic) Une couverture très sympa: Ce doré sur ce ciel bleu est joli et l’on comprends ce choix au cours de la lecture.

La quatrième de couverture :

Anna, 37 ans, croule sous le travail et les relances des huissiers.
Ses filles, elle ne fait que les croiser au petit déjeuner. Sa vie défile, et elle l’observe depuis la bulle dans laquelle elle s’est enfermée.
À 17 ans, Chloé a des rêves plein la tête mais a choisi d’y renoncer pour aider sa mère. Elle cherche de l’affection auprès des garçons, mais cela ne dure jamais. Comme le carrosse de Cendrillon, ils se transforment après l’amour.
Lily, du haut de ses 12 ans, n’aime pas trop les gens. Elle préfère son rat, à qui elle a donné le nom de son père, parce qu’il a quitté le navire.
Le jour où elle apprend que ses filles vont mal, Anna prend une décision folle : elle les embarque pour un périple en camping-car, direction la Scandinavie. Si on ne peut revenir en arrière, on peut choisir un autre chemin.

Après lecture :

(Lunatic) Ce roman c’est l’histoire d’une famille. C’est l’histoire d’Anna, mère de 2 filles. Rien ne va plus: perte d’emploi, dettes, une ado qui semble à la dérive et la plus jeune qui semble à l’écart de tout. Sur un coup de tête (quoique un peu aidée par une grand-mère bienveillante), Anna embarque ses filles pour un road-trip en camping car,direction la Norvège. Au hasard de la route, elles vont se greffer à un groupe de touristes. C’est tout une petite tribu que l’on découvre, à laquelle Anna et ses filles vont plus ou moins s’attacher. Entre disputes, rancœurs, espoir et aventures en tout genre, les liens vont doucement se renouer.

J’ai aimé retrouver des personnages croisés dans un autre roman. J’ai aimé cette histoire de femmes, même si j’avais l’impression de tourner un peu en rond par moments. L’auteure a su retourner un peu la situation dans le derniers quart du récit, et on voit les choses différemment, Anna nous surprend alors! Belle surprise. Puis l’écriture, une merveille. Les chapitres donnent alternativement la voix aux 3 femmes de la famille. On a donc 3 style et 3 « ambiances » différentes. Le récit est ponctué d’humour tout le long du récit, même dans les moments graves. Mention spéciale à Lily qui mélange les expressions sans arrêt. Bref une vrai bouffée de bonheur. Mais ça reste entre nous, j’ai quand même préféré ses autres romans. Mais lisez celui-ci, pour vous faire votre propre avis.

(MadameOurse) Dans ce roman, Lily, Chloé et leur mère Anna racontent l’histoire à tour de rôle et cela offre 3 façons de raconter son roman pour Virginie Grimaldi : de manière traditionnelle pour Anna, via des chroniques comme sur un blog pour Chloé et par un journal intime auquel Lily donne un petit nom bien désuet, Marcel. J’ai beaucoup aimé la dynamique que cela amène au récit et le fait que cela nous permette d’être à tour de rôle dans la tête de chacun des personnages.

Lorsqu’Anna arrive au bout d’un quotidien usant de mère célibataire, endettée, perd son emploi et voit ses filles dans une routine morose, elle coupe les amarres et part dans les pays baltiques sur un coup de tête. On va la suivre à travers de beaux paysages que j’ai eu plaisir à découvrir sous la plume de Virgine Grimaldi. La mère et ses 2 filles vont se recentrer, se redécouvrir et apprendre à vivre de nouveau ensemble. Et c’est aux côtés d’une belle panoplie de personnage qu’on les suit. Il n’y a rien d’extraordinaire dans ce roman au final, je trouve. C’est truffé d’humour et c’est quelque chose qui m’a particulièrement plu, comme le dit Lunatic, Lily est la pro des fausses expressions françaises comme découvrir le poteau rose et c’est vraiment amusant à lire. Je crois que je ne me suis pas reconnue dans les personnages d’ados que sont Chloé et Lily, la faute peut être au prénom choisi…. Chloé m’a horrifiée et je priais dans ma tête pour ne pas avoir les mêmes problèmes avec mes adolescentes dans quelques années. Et il y a un truc qui m’a gênée dans la partie de son récit c’est qu’on a l’impression qu’elle tire de grandes leçons positives sur la vie. Mais mince, elle a 17 ans, c’est pas du tout raccord avec son niveau de maturité ou du moins moi je suis sceptique.

Mon avis est nettement plus mitigé que celui de Lunatic, j’ai aimé car c’est léger et on passe un bon moment mais c’est aussi un livre dont je sais que je vais vite l’oublier.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley à paraître le 02/05 chez Fayard)