Archives du mot-clé disparition

Une seconde de trop, Linda Green

Quatrième de couverture :

Un seconde de trop et vous perdez tout. Un, deux, trois… Lisa Dale ferme les yeux et compte jusqu’à cent lors d’une partie de cache-cache avec sa fille. Lorsqu’elle les rouvre, Ella, quatre ans, a disparu. Sans laisser la moindre trace. La police, les médias et la famille de Lisa font corps pour retrouver la fillette. Mais si leur instinct les éloignait d’Ella ? Et si le ravisseur était connu d’eux tous ?

L’avis de Lunatic :

Depuis que je suis devenue maman, ce genre de thriller m’angoisse, et pourtant je prends toujours plaisir à les lire. Pas très cohérent je sais!

Lisa, maman de 3 enfants, joue à cache-cache dans un parc avec Ella sa fille de 4 ans, lorsque cette dernière disparaît. Elle imagine d’abord que sa fill,e fâchée ou déterminée à gagner, refuse de se montrer. Mais les minutes passent, l’angoisse et la peur monte. Ella a disparu ! La police débarque sur place, les recherches sont lancées. Dès les premières pages de ce roman, j’étais affolée, l’auteure décrit avec perfection les sentiments qui inondent Lisa : peur, colère, culpabilité, détresse, horreur. On entre au cœur du drame avec cette famille. J’ai été touché de voir que toute la famille tenait ensemble, pas de reproches, de cris, de pleurs. Malgré la douleur ils semblaient tous vivre cela avec calme, un peu étonnant quand même.

Puis rapidement le récit laisse place à Muriel, professeur de piano. Et l’auteur nous dévoile tout de suite son rôle, c’est elle qui a emmené Ella. Pourquoi? Dans quel but? Je vous laisse le découvrir. J’ai détesté ce personnage dès les premières lignes. J’avais envie de crier à Lisa et son mari: « Mais réfléchissez, vous connaissez la personne qui a pris votre fille »!!! Ella quant à elle vit cette situation avec beaucoup de sagesse, trop je trouve même, n’oublions pas qu’elle n’a que 4 ans! Elle est réfléchie, tient des propos très mature pour son âge, ce détail m’a un peu dérangé.

Le dénouement arrivant, on craint pour Ella. J’ai supplié pour qu’il ne lui arrive rien. L’aspect psychologique de ce thriller est réussi. Il est prenant, on s’attache aux personnages et on souffre avec eux.

Ma notation :

Un très bon roman! Je le conseille vivement.

 

 

Publicités

Écoute-nous, Liz Coley

Quatrième de couverture :

TOUT OUBLIER POUR SURVIVRE
Angela, 13 ans, est kidnappée pendant un camp de vacances. Elle réussit à s’évader, rentre chez elle… pour découvrir que son absence a duré 3 ans.Elle ne se souvient de rien.

Qu’a-t-elle subi durant sa disparition ?
Comment s’est-elle échappée et qui est son ravisseur ?

Alors qu’Angela tente de retrouver la mémoire, son comportement devient de plus en plus étrange et totalement incontrôlable. La jeune fille l’ignore, mais ce qu’elle a vécu est encore plus terrifiant que tout ce qu’elle peut imaginer…

L’avis de Lunatic :

Angela, 13 ans, réapparait chez elle comme si de rien n’était alors qu’elle a disparu depuis 3 ans. Pourtant elle ne se souvient de rien, elle pense revenir d’une sortie dans les bois avec les scouts. Son amnésie est totale ! Avec qui était-elle? Où? Comment est-elle rentrée? Difficile pour elle de retrouver une vie normale, surtout qu’elle a l’impression que ses parents s’étaient résignés à ne plus la retrouver.

Ce roman occulte totalement l’enquête policière, ici on se concentre sur Angela, et les conséquences psychologiques de son traumatisme. Elle entame un travail avec une psychologue pour contrer son amnésie. Rapidement, Angela se rend compte que plusieurs personnalités vagabondent dans son esprit. Ses divers personnages, aux caractères bien différents lui ont permis de survivre durant son enfermement. Cet élément qui peut paraître compliqué est très bien expliqué et mis en scène dans le roman. Il est presque fascinant de voir comment elle va s’en détacher pour retrouver la mémoire.

Ce roman se lit très bien, le style est fluide, simple. Néanmoins j’ai trouvé qu’il était un peu longuet et j’ai tiqué sur certains points. Vous iriez confier votre bébé à une gamine souffrant de problèmes psychologiques et ayant vécu un tel drame? De plus, les parents d’Angela ont comme première préoccupation de savoir dans quelle classe il faut la scolariser… Perso, ce serait le dernier de mes soucis après un tel drame. Les personnages sont assez fades, le père est absent du roman, et même Angela semble vivre tout cela avec beaucoup de distance. Bizarre !

Ma notation :

J’ai aimé le roman, mais sa lecture n’est pas indispensable.

 

 

Une bonne intention, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Mati a neuf ans. Elle a perdu sa maman. Son père s’enlise dans le deuil et sa grand-mère s’efforce, à sa manière, de recoller les morceaux. Un soir, la petite ne rentre pas de l’école.
On imagine le pire, évidemment. Comment croire que tout, pourtant, partait d’une bonne intention ?

L’avis de Lunatic :

Solène Bakowski, je vous en ai déjà parlé avec le projet Sans elle/Avec elle mené avec Amélie Antoine. Dans ce roman, j’ai retrouvé tout ce que j’avais aimé dans Avec elle : Un style fluide et rythmé, un ton dur, cynique et des phrases qui percutent, qui touchent.

Le roman est composé de 3 parties. J’ai lu la première partie d’une traité, happée par une ambiance étouffante et intrigante, bouleversée par ses personnages. Comment ne pas être touche par la détresse de Mati, neuf ans: sa maman est morte et son père s’enfonce dans la dépression, sous les yeux d’une grand-mère un peu envahissante mais qui se donne pour but de relever son fils. Puis rapidement un nouveau drame prend place, Mati disparaît. Arrive alors le moment des doutes, du questionnement, des soupçons. Et si Nicolas, le père de Mati y était pour quelque chose. Après tout, sa fille lui rappelait tant son épouse, c’était si dur pour lui. Je voulais savoir, je ne pouvais pas laisser Mati ainsi, j’ai donc dévoré la suite du roman.

Les deux dernières parties éclairent le lecteur sur ce qu’il s’est réellement passé. Plus de secrets, plus de soupçons! On sait! On rencontre Rémi, un jeune adulte un peu spécial qui va avoir une place centrale dans le récit. Je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher l’histoire.

Ce roman est bouleversant. Il marque, il ne laisse pas indifférent. Solene Bakowski est une merveilleuse conteuse. Une conteuse de l’horreur et du pire.

Ma notation :

Un roman glaçant et bouleversant! Lisez-le.

Sortie nationale le 14 mars 2018.

Merci à l’auteure de me l’avoir fait découvrir en avant-première

La tristesse des éléphants, Jodi Picoult

Quatrième de couverture :

Jenna avait trois ans quand a inexplicablement disparu sa mère Alice, scientifique et grande voyageuse, spécialiste des éléphants et de leurs rituels de deuil. Dix années ont passé, la jeune fille refuse de croire qu’elle ait pu être tout simplement abandonnée. Alors elle rouvre le dossier, déchiffre le journal de bord que tenait sa mère, et recrute deux acolytes pour l’aider dans sa quête : Serenity, voyante extralucide qui se prétend en contact avec l’au-delà ; et Virgil, l’inspecteur passablement alcoolique qui avait suivi – et enterré – l’affaire à l’époque. Habilement construit et très documenté, La Tristesse des éléphants est un page-turner subtil sur l’amour filial, l’amitié et la perte.

L’avis de MadameOurse :

Ce livre me faisait envie depuis sa parution en janvier dernier. J’ai profité qu’il soit parmi la liste du Prix littéraire des chroniqueurs web pour le lire.

C’est une lecture dans laquelle je suis entrée tout doucement. Je n’ai pas de suite été plongée passionnément dans l’histoire. Par alternance de chapitres, on fait connaissance avec Jenna, une ado qui a perdu sa mère et qui va tout faire pour enquêter afin de la retrouver. Elle va rencontrer 2 personnes pour l’aider dans sa quête : Serenity une voyante ayant eu son heure de gloire et Virgil le flic qui était en charge de l’enquête lors de la disparition d’Alice. Et puis l’auteure nous amène aussi à la découverte du passé d’Alice, scientifique passionnée des éléphants. Dans ces chapitres, il est question en partie de la vie d’Alice mais aussi beaucoup de l’étude du comportement des éléphants. Ces passages m’ont faire repenser à un roman lu l’an dernier. Il y est aussi question du comportement animalier. Et vu que ce n’est pas un roman que j’avais apprécié, je m’attendais au pire pour La tristesse des éléphants d’autant que j’étais à un stade de ma lecture où je me disais « bof, oui ok et après? ».

Mais il est finalement question dans tout le roman de la capacité des éléphants à ressentir des émotions, émotions que l’on qualifierait d’humaines car peu d’animaux peuvent éprouver ces émotions qui semblent propres à l’homme. Et j’ai bien apprécié ces passages que j’ai trouvé très intéressants et bien amenés.

Ceci dit, vous me direz, et alors quel lien avec la disparition d’Alice et la quête de Jenna ? Aucun je crois… Mais petit à petit, l’auteure nous intrigue dans cette enquête ou peu de choses collent. Pourquoi cette mère aurait-elle disparu en abandonnant sa fille ? Quel rapport avec la femme retrouvée morte piétinée par un éléphant sur les terres du refuge ? Qu’en est-il du rôle du père dans cette affaire ? Où est Alice ? Après une première moitié du roman assez longue à se mettre en place, les révélations s’accélèrent et je me suis prise au jeu de faire des hypothèses.

Puis on arrive au moment où les 2 récits se croisent entre l’histoire d’Alice et l’enquête menée par Jenna. Et le final est chouette, je ne m’y attendais pas du tout, une belle surprise.

Bon par contre, je ne vois pas le lien entre cette couverture (que j’aime beaucoup néanmoins) et l’histoire…

Ma notation :

Un roman dont la première partie m’a semblé bien longue mais que j’ai néanmoins apprécié.

Avec elle, Solène Bakowski

Quatrième de couverture :

Avec elle, de Solène BAKOWSKI et Sans elle, d’Amélie ANTOINE, deux romans pour un projet commun.
Un point de départ identique pour deux histoires distinctes qui peuvent se lire indépendamment l’une de l’autre.
Une même famille, une même situation initiale, mais un événement qui vient tout bouleverser.
Pour tous ceux qui se sont un jour demandé : Et si un seul détail de ma vie avait changé, est-ce que tout aurait été radicalement différent ?
Pour tous ceux qui aiment voir les deux faces d’une même pièce.

L’avis de Lunatic :

Je disais en conclusion de ma chronique sur Sans elle que j’avais quelques appréhensions à retrouver la famille Simoens. Peur de m’ennuyer en retrouvant les mêmes personnages, de ne pas oublier la famille décrite par Amélie Antoine. Mais finalement ce second roman a su me captiver tout autant, une atmosphère proche avec une plume différente. Une famille identique mais avec une destinée différente. Un détail qui change tout, des lacets refaits lors d’un feu d’artifice, et Jessica ne disparaît pas et rentre rejoindre Coline dans sa chambre ce soir du 14 juillet 2004. On pourrait imaginer alors que tout va bien pour cette famille, et non : une femme lassée dans son rôle d’épouse et de mère, un père qui ferme les yeux, un événement tragique pendant les vacances chez les grands-parents, la jalousie entre les jumelles… tant de détails qui vont mener à l’explosion de la famille.

Ici aussi l’atmosphère est pesante, on assiste avec impuissance à l’éclatement de la famille. On aimerait secouer les personnages du roman, les mettre face à leurs erreurs, à leurs défauts pour retrouver le bon chemin et prendre les bonnes décisions. Contrairement à Sans elle, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour les membres de cette famille. On y retrouve les mêmes thèmes que sont la jalousie, la rivalité entre jumelles, le mensonge, le désir de plaire mais ces thèmes sont amplifiés par la présence de Jessica. Les mensonges, les trahisons et les coups bas sont glaçants à lire. Solène Bakowski a su me captiver jusqu’au bout, j’avais hâte de connaître le final et j’avoue que je m’attendais à une autre fin (je suppose que beaucoup de lecteurs avaient la même idée que moi).

Deux romans qui forment un ensemble réussi pour un projet qui  a dû demander des heures de discussions, de mise en commun. J’aimerais bien en savoir plus sur l’écriture des deux romans. Qui a imaginé le personnage d’Enis ? Est-ce que l’une ou l’autre des auteures avait son mot à dire sur le récit de sa consœur…

Ma notation :

Un roman captivant qui m’a fait découvrir Solène Bakowski, que je vais relire bien avec Le sac que j’ai dans ma PAL depuis quelques mois.