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Alice, Heidi Perks

 

Quatrième de couverture:

Une enfant disparaît. Deux versions du drame. Une seule vérité. Harriet avait confié sa fille à sa meilleure amie Charlotte pour un après-midi à la kermesse de l’école. Charlotte est persuadée de n’avoir quitté Alice des yeux qu’une fraction de seconde. Le temps pour la fillette de se volatiliser. Dévastée, Harriet ne peut plus envisager de revoir Charlotte. Elle ne lui fera sans doute jamais plus confiance. Mais elle n’aura pas le choix. Car, deux semaines plus tard, les deux femmes sont convoquées par la police pour être interrogées séparément. Il semblerait que chacune d’elles ait des choses à se reprocher…

L’avis de Lunatic :

Un roman sur une disparition d’enfant. Un thème que j’affectionne particulièrement. On pourrait s’imaginer lire toujours le même genre d’histoire, mais chaque auteur arrive à prendre ce prétexte pour nous faire des romans différents et ici encore ce thème est traité avec pas mal d’originalité.

Imaginez que vous confiez à votre amie votre fille durant la kermesse de l’école et que cette dernière disparaît. Tout est allé très vite, personne n’a rien vu. Imaginez alors quel va être l’état de votre relation avec votre amie. Imaginez l’état de détresse et d’angoisse de cette mère, surtout quand on sait qu’une autre disparation a eu lieu il y a quelques mois.
On comprend aisément la distance qui se crée, les reproches, la violence des sentiments. Alors que la mère de famille dévastée ne voulait plus voir son amie, elles se retrouvent au poste de Police. On assiste à leurs interrogatoires respectifs où la vérité va vite apparaître troublante et montrant nos deux héroïnes sous un nouveau jour.

Je me suis vraiment laissée happer par ce roman et son univers plein de noirceur, de rancœur, d’angoisse et de souffrance. Les personnages de ces deux femmes sont forts et en tant que maman j’ai pu m’identifier à elles et plonger au cœur du drame.
L’auteure use d’une plume rythmée, nous livrant une intrigue fluide. Un thriller psychologique comme j’aime beaucoup lire. Le récit nous est fait entre passé et présent et l’auteure a su me surprendre pendant le roman mais aussi dans son final plus que réussi à mes yeux.

 

Bad Man, Dathan Auerbach

  

Quatrième de couverture:

On dit que, passé quarante-huit heures, les chances de retrouver une personne disparue sont quasi nulles. Deux jours pour ratisser les bois alentour, frapper à toutes les portes, remuer ciel et terre. Passé ce délai, l’espoir n’est plus permis.

Eric, trois ans, a disparu il y a cinq ans. Peu à peu, les affichettes ont jauni, les policiers se sont désintéressés de l’affaire, la vie a repris son cours dans cette petite ville désaffectée de Floride.

Pas pour Ben, le grand frère de la victime. Qui ne s’est jamais remis du drame. Qui a vu sa famille sombrer. Mais qui n’a jamais cessé ses recherches.

L’avis de Lunatic :

Alors que Ben s’occupe de son petit frère, un drame survient. Ce dernier disparait dans un supermarché. Il ne sera pas retrouvé. 5 ans plus tard, alors que la famille ne s’est pas remise de ce drame, Ben trouve un emploi dans ce même supermarché. Imaginez la difficulté pour lui de remettre les pieds dans cet endroit qui lui rappelle ce jour, et surtout sa culpabilité. Puis voilà qu’il découvre quelques secrets sur le magasin et son personnel qui le confortent dans l’idée que son frère est vivant…

J’ai mis un peu de temps à finir ce livre, et pourtant j’ai été complètement happée par son atmosphère. Les personnages sont noirs, ténébreux. L’ambiance est pesante dans ce magasin qui semble cacher beaucoup de choses et au sein de cette famille détruite par le drame. Tout est étouffant, et avoir placé l’intrigue du roman au cœur d’un supermarché est une super idée je trouve. Un lieu connu de chaque lecteur, on peut ainsi facilement s’immerger dans les lieux du récit. Vous ne ferez plus vos courses de la même manière après avoir passé quelques heures de lecture dans ce supermarché !

Le style de l’auteur m’a bien plu, avec des descriptions longues mais pourtant pas ennuyantes, et des dialogues entre personnages très réalistes. Il a vraiment su décrire la douleur que ressent Ben, sa culpabilité, ses angoisses et montre avec quelle force il souhaite sortir de ce cauchemar.

On ne sait vraiment pas ce qui a bien pu arriver à Eric. J’ai eu quelques suppositions, puisque l’auteur a le don de tromper les pistes en mettant sur notre chemin des personnages ou des situations qui laissent planer le doute. J’ai été un peu décontenancée par le twist final. J’avoue avoir du relire quelques passages pour bien saisir le dénouement. L’impression qu’il me manque quelque chose pour bien saisir son sens. Alors si vous le lisez, je serai curieuse d’avoir vos retours sur ce final.

[Duo lecture] La coupure, Fiona Barton

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) La 4ème de couverture me tentait bien. Je n’avais pas remarqué qu’il s’agissait d’une auteure déjà lue l’an dernier avant que Madame Ourse me le rappelle.

(MadameOurse) Effectivement nous avions déjà lu en duo La veuve, premier roman de l’auteure et j’avais bien envie de voir ce qu’elle allait nous proposer cette fois-ci. Comme j’ai eu la chance d’obtenir le livre via une masse critique Babélio, j’ai proposé un duo à Lunatic.

La couverture :

(MadameOurse) Une couverture sympathique, l’article de journal étant ici au cœur de l’initiation de l’enquête, titre et couverture sont bien adaptés.

(Lunatic) J’aime bien les couvertures dont l’illustration est en pleine page… Ici elle illustre bien le titre. Parfait !

La quatrième de couverture :

Quand quelques lignes en bas de la colonne des brèves révèlent la découverte d’un squelette de bébé sur un chantier de la banlieue de Londres, la plupart des lecteurs n’y prêtent guère attention. Mais pour trois femmes, cette nouvelle devient impossible à ignorer.

Angela revit à travers elle le pire moment de son existence : quarante ans auparavant, on lui a dérobé sa fille à la maternité. Depuis, elle cherche des réponses.
Pour Emma, jeune éditrice en free lance, c’est le début de la descente aux enfers, car ce fait divers risque fort de mettre son secret le plus noir à jour et de détruire sa vie à jamais.
Quant à Kate, journaliste de renom et avide d’une bonne story, elle flaire là le premier indice d’une affaire qui pourrait bien lui coûter quelques nuits blanches.
Car toutes les histoires ne sont pas bonnes à être publiées… Encore moins quand elles font resurgir des vérités que personne ne souhaite connaître.

Après lecture :

(Lunatic) On retrouve dans ce roman Kate, journaliste déjà présente dans le premier roman de l’auteure : La veuve. Elle décide d’enquêter sur la découverte d’un squelette de  bébé après avoir lu un petit article dans la presse concurrente. Cet article va également intéresser deux autres femmes: Angela qui a perdu une petite fille il y a 40 ans et Emma, qui semble en pleines difficultés psychologiques. On rencontre d’autres personnages essentiels à l’intrigue, mais j’avoue que la façon dont l’auteure décortique ses personnages est trop minutieux et rend le récit ennuyeux.

En refermant ce roman j’étais très mitigée sur mon ressenti. Je l’ai trouvé bien meilleur que son précédent, la sensation de m’être ennuyée tout au long de ma lecture mais en même temps bluffée par un final que je n’avais pas vu venir. Ici pas de rebondissements à chaque chapitres, l’intrigue tire un peu en longueur. On se perd vite dans de longs passages qui franchement n’ont que peu d’intérêt. L’ambiance générale du roman rappelle un peu les séries policières britanniques comme Broadchurch: Une multitude de personnages, une enquête lente et minutieuse pour aboutir à un final détonnant.

Une lecture sympathique mais j’avoue que je ne me jetterai pas forcément sur le prochain roman de Fiona Barton.

(MadameOurse) Contrairement à Lunatic j’ai beaucoup aimé cette lecture. Tout commence par un article sans prétention, à l’occasion d’un chantier, les restes d’un nouveau né sont retrouvés dans ce qui était le jardin d’une maison. 3 femmes vont lire cet article avec chacun un intérêt différent : Kate la journaliste y verra là une histoire à investiguer, Angela ne pourra s’empêcher d’espérer suite au drame qu’elle a traversé 40 ans avant lorsque son bébé lui fut enlevé à la maternité et Emma semblera plongée dans une situation psychologiquement tendue. On ne sait pas trop en quoi elle réagit fortement face à l’histoire de ce bébé.

J’ai aimé le fait que l’histoire se construise comme ça en partant de 3 coins (via les 3 personnages) pour arriver au centre. Je me suis bien vite doutée de certaines choses sur le passé d’Emma, je pense que c’est fait exprès, l’auteure nous laisse des indices assez faciles sur cette partie là de l’enquête pour mieux nous surprendre avec le reste. Et … ça marche ! L’enquête m’a plu, j’ai eu certaines intuitions sur les choses mais sans rien deviner du vrai final, parfaitement réussi !

J’ai trouvé ce roman de l’auteure bien plus réussi que le premier et ai passé un bon moment de lecture, sans rien ressentir de la lenteur évoquée par Lunatic. Comme quoi, les avis souvent diffèrent.

 

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babélio)

 

[Duo lecture] La mère parfaite, Aimee Molloy

Pourquoi ce livre :

(Lunatic) Le pitch de la 4ème de couverture était très tentant. Le thème de la disparition d’enfant est un sujet qui fonctionne plutôt bien avec moi.

(MadameOurse) J’étais très intriguée par ce groupe de mamans au sein duquel un crime va avoir lieu !

La couverture :

(MadameOurse) Je la trouve assez chouette cette photo, elle colle bien au thème.

(Lunatic) La photo représente bien l’univers du roman. Mais pourquoi ce bandeau rouge si imposant?

La quatrième de couverture :

Les Mères de mai, un groupe de jeunes mères de Brooklyn, ont fait connaissance en échangeant des conseils pendant leurs grossesses. Après la naissance de leurs enfants, elles se réunissent deux fois par semaine dans leur parc de Brooklyn pour discuter des joies, des craintes et des angoisses de leurs nouvelles vies. Un soir, pour échapper quelques heures à leurs routines, elles organisent une virée dans un bar. Elles parviennent même à convaincre Winnie, la mère célibataire du groupe, de confier Midas, six semaines, à une baby-sitter. Mais lorsque Winnie rentre chez elle, l’enfant a disparu. Alors que l’enquête piétine et que l’attention des médias se fait pesante, trois Mères de mai se lancent dans une course effrénée à la recherche de l’enfant durant laquelle les mariages vacillent, les amitiés volent en éclats et les secrets éclatent au grand jour.

Après lecture :

(Lunatic) Qu’on se le dise tout de suite, ce n’est pas le thriller le plus haletant et le plus passionnant lu ces derniers mois. Pourtant, je me suis laissée emporter par l’histoire et le drame que vit Winnie. Enceinte, elle a rejoint d’autres mamans, les mères de Mai. Un peu plus d’un an plus tard, elles continuent de se réunir. Chacune vit l’arrivée d’un enfant de façon différente. Tantôt épanouie, tantôt dépassée elles essaient toutes de montrer l’image d’une mère parfaite et de femme comblée. Mais c’est loin d’être la réalité. Alors qu’elles s’autorisent une soirée de détente et qu’elle se réunissent dans un bar, Midas, le fils de Winnie disparaît. Alors que la presse et les journalistes lancent le doute sur le rôle de Winnie dans cette disparition, 3 autres mères de mai décident d’enquêter de leur coté pour y voir plus clair.

De nombreux secrets se dévoilent alors, le passé de chacune ressort au grand jour : les failles, les blessures, les erreurs et l’on se rend compte qu’elles ne sont pas si parfaites que cela. Ce roman met aussi en avant la pression sociale qui s’exerce chez les jeunes mères. La pression autour de l’allaitement, du maternage. Devoir montrer aux yeux de tous que l’on gère tout. Imaginez que Winnie est considérée comme une mauvaise mère pour avoir laissé son fils à une baby sitter le temps d’une soirée. Les hommes sont peu présents dans ce roman, les femmes sont au cœur de tout. J’avoue qu’on peut vite s’emmêler entre les personnages, il n’est pas aisé de bien les identifier dans le premier quart du roman. Winnie apparaît très mystérieuse, on n’a du mal à la cerner, à la juger sous son vrai jour. Elle parait froide, distante et je n’ai pas réussi à la plaindre pour le drame qu’elle vivait. Le final nous tombe dessus, peu crédible. Un roman que j’ai pris plaisir à lire malgré quelques défauts.

(MadameOurse) Je dois dire avant tout que j’ai lu ce roman en 2 fois; parce que j’ai fait une longue pause le temps d’achever un autre roman. Je pense que la coupure dans ma lecture m’a un peu perturbée, déjà que j’avais eu du mal à entrer dans le roman et à en identifier tous les personnages, j’étais un peu perdue quand j’ai repris la lecture.

J’ai toujours plaisir à lire des thrillers en duo avec Lunatic parce qu’on peut échanger sur nos hypothèses. Et, avouons-le, je suis très très nulle et ne devine jamais rien. Cette fois, j’avais dit à Lunatic « si ça se trouve (…) » en lui disant que ce serait quand même un peu « facile » comme final. Mais, j’avais deviné ! Et du coup oui c’est assez simpliste. En fait, je crois que ce qu’a créé l’auteure, c’est un sac de nœuds volontaire. Ou comment perdre le lecteur dans un maximum de pistes, multiplier le nombre de personnages, leurs secrets, etc. Et en effet, toutes les mères du groupe ont leur secrets, leur passé et toutes ont intérêt à ne pas tout dire d’elle. Mais au cours de l’enquête, tous les masques vont tomber !

Je n’ai pas spécialement accroché néanmoins, beaucoup de personnages, beaucoup de choses qui partaient dans tous les sens et au final, je n’ai pas tellement accroché à l’histoire centrale de Midas et Winnie et le sort du petit garçon ne m’a pas spécialement émue. Dommage !

 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

Evie, KL Slater

Quatrième de couverture :

La personne que vous aimez le plus au monde est en danger…

Il y a trois ans, la petite Evie, 5 ans, a disparu en sortant de l’école. La police n’a jamais réussi à la localiser. Aucun indice, aucune piste. Rien. La petite s’est évaporée. Mais Toni le sait : sa fille est vivante. Encore faudrait-il qu’elle puisse l’exprimer ! Car Toni est enfermée dans un terrible silence. Personne ne l’écoute, personne ne l’entend. Pourtant, Evie a besoin d’elle. Toni doit réaliser l’impossible si elle veut la sauver.

L’avis de MadameOurse :

Je suis souvent attirée par les thrillers où il est question d’une disparition d’enfant. Intérêt morbide ? Je ne sais pas. Ça ne m’empêche pas de dormir donc quand ça me tente, je suis mon envie.

Ici, j’ai été décontenancée. En fait, je m’étais déjà fait le plan du roman : l’enfant disparaît, on a l’enquête, les rebondissements, le dénouement. Ben, raté, il y a des auteurs qui sont malins et qui ne nous livrent pas le plan auquel on s’attend. Et tant mieux sans doute !

Ici, on va plonger dans la vie d’Evie et Toni. Suite au décès de leur père et mari, elles ont déménagé dans une nouvelle ville pour repartir de zéro. Mais Toni n’a toujours pas fait son deuil ni repris pied. Cela fait 2 ans qu’Andrew est mort et 2 ans qu’elle se débat avec ses démons. Malheureusement, elle fait face à coups de calmants, on ne saura jamais trop de quoi il s’agit exactement mais elle a consciente qu’étant une mère désormais seule, la prise de ces médicaments est dangereuse dans leur quotidien. Elle est aidée de sa mère qui est assez dure avec elle. Et puis, elle va retrouver du travail, mettre Evie à l’école aux côtés de la terrifiante Mrs Watson, dont on ressent clairement qu’elle sera maltraitante mais qui manipule très bien Toni, trop fragile pour se méfier.

La construction du roman est mystérieuse car, à côté du quotidien d’Evie et Toni avant l’enlèvement, nous suivons une femme hospitalisée après un AVC et victime d’un syndrome d’enfermement. Les médecins la disent perdue, elle les entend parfaitement et se débat, sans y parvenir, pour leur faire un signe. Elle n’a de cesse de nous répéter qu’il faut qu’elle s’en sorte, pour Evie, parce qu’elle seule sait et peut faire évoluer l’enquête.

On chemine ainsi dans la lecture pendant un moment sans que l’enlèvement d’Evie n’ait lieu. Du coup, on se dit : qui ce sera ? Et quand ? On se méfie de chaque parole un peu décalée, de tout personnage anormal et puis … évidemment, on ne soupçonne pas les bons ! Ou du moins, moi qui suis très nulle pour piger les thrillers, je n’avais, une fois de plus, rien compris. Alors quand toutes les révélations sont arrivées, je me suis dit « ouaouh » !

Ma notation :

Après un début laborieux car j’avais des attentes précises sur ce thriller, j’ai su en apprécier tous les éléments. Et il est très réussi !