Archives du mot-clé développement personnel

Les 12 travaux d’Emeraude Kelly qui voulait changer sa vie, Carole-Anne Eschenazi

Quatrième de couverture :

Nom : Kelly Prénom : Émeraude Cheveux : roux Yeux : verts Âge : 33 ans Profession : chef de produit marketing pour la société Dulac Arrosoirs Situation sentimentale : à l’heure actuelle, néant ! Hobbies : lire des livres, voir des films, caresser mon chat Péché mignon : le chocolat blanc Emmy ne le dit pas dans sa fiche signalétique, mais elle attend tellement plus de la vie ! Fort heureusement, en acceptant les 12 défis proposés par la mystérieuse Maud, sa vie risque bien de changer rapidement…

L’avis de Laure :

Je me suis offert ce roman l’an dernier pour mon anniversaire (auto cadeau d’anniversaire confiné) et je l’ai finalement lu en moins d’un an puisque mon anniversaire (de nouveau confiné) sera pour la fin du mois. J’avais déjà lu Carole-Anne Eschenazi et ce titre à rallonge et amusant me faisait envie.

Emeraude Kelly c’est cette jeune femme qui subit plus qu’elle ne vit sa vie : un métier non épanouissant, de supers amis mais pas d’amoureux, elle a l’impression que les autres accomplissent ce dont elle rêve pour elle-même. Et puis un jour, elle rencontre Maud, mystérieuse femme haute en couleur, une coach aussi passionnée par l’univers Disney qu’Emmy. Toutes deux sont fans de Mary Poppins et très vite, Maud propose à Emmy de la coacher pour qu’elle puisse changer sa vie.

Elles se lancent alors dans les 12 travaux qui vont changer la vie d’Emmy, 12 travaux progressifs que j’ai lus avec intérêt. La première chose sur laquelle Maud va faire travailler Emmy c’est avant tout son regard sur les choses et non pas sur les choses elles-mêmes. Je trouve ça très juste car finalement on va amener de l’acceptation : acceptation des kilos en trop qui ne sont pas une fatalité, arriver à passer outre les remarques qu’elle peut entendre au niveau professionnel. Des conseils plein de bon sens que je n’aurais aucun mal à imaginer adaptés à ma vie.

Alors bien sûr, ça reste un roman et le côté développement personnel est bien présent donc je sais qu’il ne plaira pas à tous. Pour ma part, j’ai passé un bon moment, j’ai beaucoup apprécié la rencontre pleine de bienveillance qu’Emmy va faire et qui lui confirmera que le prince charmant de ses rêves existe bien. Et surtout, il y a ce lâcher prise face à des éléments de sa vie et cette nouvelle détermination à accomplir ses rêves. Et c’est quelque chose qu’on aimerait tous parvenir à faire !

Ma notation :

Un roman de développement personnel dont le message est très adapté à ce que nous recherchons dans la vie.

Autopsie d’un drame, Sarah Vaughan

Quatrième de couverture :

Jess, mère au foyer, fait preuve d’une grande dévotion envers ses trois enfants, qu’elle chérit et protège à tout prix. C’est du moins la façon dont Liz, son amie depuis dix ans, la perçoit. Mais le doute s’installe lorsque Jess se rend aux urgences pédiatriques où travaille Liz. Dans ses bras, sa fille Betsey, âgée de dix mois, présente tous les signes d’un traumatisme crânien. Jess, d’ordinaire si soucieuse du bien-être de sa famille, semble étrangement distante et peu concernée par la situation, et ses explications ne collent pas avec la blessure de l’enfant. Liz s’interroge sur les réelles motivations de son amie. Pourquoi a-t-elle attendu aussi longtemps avant de se rendre à l’hôpital ? S’agit-il vraiment d’un accident, comme elle l’affirme ? Un drame psychologique brillamment tissé qui sonde les enjeux de la maternité, de l’amitié et interroge ce qui nous lie ou nous sépare.

L’avis d’Audrey :

Le prologue du roman donne le ton, on comprend que le sujet du roman va être grave et difficile. Puis les chapitres s’alternent pour donner voix à plusieurs personnages. D’abord Jess, mère de 2 garçons et d’une petite fille de quelques mois. On la sent à bout et épuisée lorsqu’elle arrive aux urgences pédiatriques. Sa petite Betsey pleure de façon alarmante et semble mal. Il y aussi Liz, médecin et amie de Jess. C’est elle qui  va les prendre en charge et déceler que quelque chose ne va pas. La petite semble souffrir d’un traumatisme crânien, et les explications de la mère ne collent pas. Puis il y a Ed, le mari de Jess. Un homme peu présent, absorbé par son travail et qui ne comprend pas ce qui se passe. Tout s’emballe, et les services sociaux s’en mêlent.

On va vivre alors au ralenti les jours qui suivent cet événement. Doucement les faits reprennent vie et on pense comprendre ce qui s’est passé. C’est captivant, bien que souvent glaçant. Les questions, les soupçons, les angoisses, les peurs : tout est décortiqué avec minutie, à l’aide de quelques retours dans le passé permettant de mieux saisir la psychologie des personnages. Jess est-elle réellement capable de faire du mal à son enfant ? A quel point la détresse d’une mère peut être destructrice et comment en tant que compagnon ou ami peut-on être passé à coté d’une telle fragilité ? La culpabilité rode tout au long du roman.

Je craignais un peu la lecture de ce thème difficile, mais l’auteure a su rendre l’ensemble très lisible, avec un récit addictif et un final plus que réussi, très éloigné de ce qu’on attend. Ce roman marquera je pense chaque lecteur, tant on ne peut pas rester indifférent à ce que vont vivre les personnages. Et je crois qu’en tant que mère, ce roman impose quelques bouleversements.

Ma notation:

Captivant et glaçant. Un thriller psychologique parfaitement réussi.

(Merci à Maud des éditions Préludes pour cette lecture)

Du chaos naissent les étoiles, Marilyse Trécourt


Quatrième de couverture :

« Vous devez sauver la vie de trois inconnus en moins de quinze jours. Sinon, ce sera le néant. »

L’avis d’Audrey :

Marilyse Trécourt : sa bienveillance, sa douceur et son inventivité. J’ai une profonde affection pour ses écrits, alors quand Eyrolles a proposé de participer à une rencontre virtuelle via Zoom pour le lancement de son roman, j’ai sauté sur l’occasion. Près d’une heure d’échange, où elle a pu répondre à quelques questions que se posaient les lectrices sur le roman. Une bien belle expérience d’échange littéraire.

Mais avant l’échange virtuel, j’ai pu lire l’histoire de Juliette. Et quelle histoire! La jeune femme, libraire parisienne mariée à Paul un médecin, est accostée dans la rue par une femme qu’elle ne connait pas : « Vous devez sauver la vie de trois inconnus en moins de quinze jours. Sinon, ce sera le néant. ». Juliette pense d’abord qu’il s’agit d’une illuminée, pourtant ses paroles ne la quittent plus, elle est totalement bouleversée. Elle part alors sur un coup de tête près de Nice, retrouver ses grand-parents. Elle sait qu’auprès d’eux, elle saura trouver aide et réconfort.

J-15, l’aventure commence! Et contre toute attente une première personne qui semble avoir besoin de l’aide de Juliette déboule dans sa vie sans crier gare. Ninon vit un moment difficile, dans lequel Juliette saura l’épauler. Mais en apportant de l’aide à Ninon, c’est aussi à elle même que Juliette vient en aide. Et si c’était le moment de faire le point sur sa vie, sur son passé, sur ses désirs et envies ? Sur ses propres démons?

Une fois qu’on commence ce roman, on a du mal à quitter Juliette. On a besoin de savoir, d’avancer avec elle. Il y a beaucoup de mystère dans ce récit. Magie des sentiments, magie des rencontres. Même si les clés de l’intrigue nous sont doucement dévoilées, on se laisse surprendre par cette belle et douce histoire. C’est dur et violent par moments, mais pourtant c’est le beauté et la sincérité qui ressortent de ce roman. C’est lumineux et plein d’optimisme.

Ma notation:

Encore une fois charmée par la plume de Marilyse Trécourt et par tous les messages qu’elle fait passer à travers la voix de ses personnages.

Confessions d’une quadra à la ramasse, Alexandra Potter

Quatrième de couverture :

Nell Stevens a plus de quarante ans et quand elle regarde en arrière, le bilan manque de filtres Instagram : le bibliocafé qu’elle a monté avec son fiancé en Californie a fait faillite, le fiancé en question s’est fait la malle, elle est célibataire, sans enfant, fauchée, à la dérive. Qu’à cela ne tienne ! De retour à Londres, sa ville natale, elle est déterminée à prendre un nouveau départ. À la même époque l’année suivante, la chance aura tourné, se promet-elle. Tout d’abord, cependant, elle a quelques confessions à faire…

L’avis de Laure :

Je ne suis pas (encore) quadra, mais l’histoire de Nell m’a touchée. Vous savez, ce poids que la société met sur les femmes, sur ce qu’elles doivent être et accomplir ? C’est ce poids que Nell traine derrière elle comme un boulet, ce poids qui impacte son présent autant que son avenir.

Parce que Nell a 40 ans et que sa destinée toute tracée, se marier, avoir des enfants, vient de voler en éclats. Plus de compagnon, plus de boulot, retour à la case à départ, à Londres où elle n’a ni toit ni job. C’est la déprime totale ! Et encore plus lorsqu’elle se rend compte que Londres a changé en son absence et que se loger va devenir compliqué avec son manque de moyens. Elle n’aura donc pas le choix et devra accepter une chambre chez l’habitant.

Alors Nell s’installe chez Edward, un homme ultra rigide avec qui la cohabitation ne sera pas simple, pas de chauffage, chaque chose à ranger à une place bien précise, le quotidien ne sera pas bien joyeux à ses côtés. Elle va se démener à reconstruire sa vie, faire des rencontres, trouver un travail.

Tu n’es pas obligée de savoir comment tu te sens, ce que tu veux, si tu es contente ou triste. La vie est pleine de choix et on nous pousse tellement à faire les bons…

Mais surtout, elle va prendre conscience. A travers ses confessions, elle crise contre les dictats de la société, elle fait entendre sa voix et va vite se rendre compte qu’elle trouve écho chez ceux qui l’écouteront. Peu à peu, Nell se libère des chaines de la société, elle se déleste de tout ce qui la plombe et ose suivre ses envies. Ainsi, à travers une comédie britannique délicieusement loufoque, Alexandra Potter évoque des sujets de société très actuels. Et ça fait du bien de lire Nell, ses peurs, sa colère et de réaliser qu’on peut nous aussi inventer une vie qui nous convienne, même si elle ne respecte pas les injonctions des uns ou des autres.

Ma notation :

Une comédie britannique très actuelle qui évoque des ces sujets tellement rebattus sur lesquels on a tant besoin que les choses changent !

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

L’homme qui voulait mourir vivant, Michel Rolion

Quatrième de couverture :

Imaginez…

On vous annonce que vous avez un cancer. Dix jours plus tard, votre conjoint vous quitte sans laisser d’adresse. Qu’est-ce qui est le plus terrible, la souffrance du cœur ou la peur de mourir ?

Et surtout, que faites-vous ?

Alain, lui, décide de partir à New York, convaincu qu’Alyson s’y est réfugiée. Les probabilités sont contre lui : une femme parmi huit millions d’habitants, 50 % de chances de survie… Sans le savoir, il s’apprête à transformer le destin de plusieurs personnes !

L’avis de Laure :

L’homme qui voulait mourir vivant est une belle histoire de développement personnel ou comment un homme prend conscience de ce qu’est sa vie au moment où il apprend son cancer. Les statistiques sont à 50/50 et cela peut faire peur mais Alain est déterminé à augmenter sa chance, à tout faire pour s’en sortir. Vivant, fort, accompli.

Et pourtant cela ne commence pas très bien pour lui : sa compagne, dont le père est décédé d’un cancer, décide de le quitter sans lui laisser le moyen de la recontacter. Elle n’a toujours pas fait le deuil de son père et n’est pas prête à revivre ça. Alain, abasourdi par son départ soudain, tente le tout pour le tout : il pense qu’elle est partie pour New York, ville dont elle a toujours rêvé. Alors lui aussi quitte sa montagne pour la Grosse Pomme.

Là bas, il va rencontrer un médecin assez amusant dans son approche et auprès de qui il va évoluer, changer, et porter un autre regard sur le cancer qui le touche. J’ai beaucoup aimé toutes les séances avec ce médecin, ce qu’elles apprennent à Alain, nous l’apprenons aussi, c’est très instructif.

Le roman est tout le temps positif : Alain va rencontrer un certain nombre de personnes qui tous vont lui apporter quelque chose, il va rebondir, faire des rencontres aussi par son nouveau métier de chauffeur de taxis. Et cela sans jamais perdre de  vue sa quête : sa compagne qui est peut être ici, à un coin de rue.

J’ai passé un bien joli moment avec ce roman, j’ai vraiment apprécié le positif qu’il dégage, c’est un roman dynamique, facile à lire et dont les personnages m’ont beaucoup plu. On trouve de plus en plus de romans qui ne font pas de la maladie une fatalité. C’est le cas ici, la maladie est là mais n’empêche pas de vivre, de faire des projets, d’aimer. Un beau message.

Ma notation :

Sans être confrontée à la situation de vie d’Alain, j’ai beaucoup apprécié l’accompagner dans le parcours qu’il traverse.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture