Archives du mot-clé dépression

Starling, Mélanie Taquet

Quatrième de couverture :

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence

Ma notation :

Un très beau roman. Mélanie Taquet a définitivement ce petit truc si particulier dans son écriture (sans savoir l’expliquer) qui sait à chaque fois me toucher et me plaire.

Malgré nous…, Claire Norton

Quatrième de couverture :

1988. Après un terrible incendie, trois adolescents se jurent une amitié indéfectible.

20 ans plus tard, l’un d’entre eux perd sa femme, Marine, dans le vol Rio-Paris échoué en mer. Autour de Théo, Maxime et Julien répondent à nouveau présents. Soudés plus que jamais. Mais bientôt certains éléments troublants sèment le doute : Marine serait-elle encore vivante ? Si c’est le cas, pourquoi Théo reste-t-il sans nouvelles ? Quelle vérité cherche-t-on à dissimuler au jeune père de famille ? Un roman plein d’émotions au suspense addictif !

Deux soeur, David Foenkinos

Quatrième de couverture :

Mathilde, la trentaine, forme avec Etienne un couple heureux. Elle est professeure de français dans un lycée. Elle adore son métier et ses élèves – à qui elle communique sa passion pour Flaubert et en particulier pour L’éducation sentimentale. Lors de leur dernier voyage en Croatie, Etienne lui a proposé de l’épouser et de fonder une famille. Mais peu de temps après leur retour, Etienne change d’attitude. Il est distant, gêné. Pressé de questions, il avoue qu’il a revu son ancienne compagne, Iris, et que cette rencontre l’a bouleversé. Etienne a compris que sa vie devait s’accomplir avec elle. L’univers de Mathilde s’effondre. En proie à une douleur inouïe, elle s’aperçoit que toute sa vie tournait autour de l’homme qui l’a quittée. Malgré le soutien d’une voisine psychiatre ou du proviseur du lycée qui l’apprécie beaucoup (et sans doute un peu plus), elle sombre et finit par être mise à pied. Sa soeur Agathe la recueille dans le petit appartement qu’elle occupe avec son mari Frédéric et leur fille Lili. La relation entre les deux soeurs se redéfinit dans cette cohabitation de plus en plus éprouvante. De nouveaux liens se tissent peu à peu au sein de ce huis-clos familial où chacun peine de plus en plus à trouver l’équilibre. Il suffirait d’un rien pour que tout bascule…

Quand la nuit devient jour, Sophie Jomain

Quatrième de couverture :

On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des noeuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression.
Ma faiblesse.
Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.
J’ai vingt-neuf ans, je m appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.
Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.

L’avis de MadameOurse :

J’ai acheté ce livre au mois de mars, à sa sortie en poche. C’est Bettie Rose qui en parlait tellement qu’elle m’avait donné envie de le lire. Et puis Sophie Jomain était une auteure que je souhaitais découvrir. J’ai découvert son dernier roman paru en mars et il me tardait beaucoup de découvrir Quand la nuit devient jour.

Ce roman mérite d’être lu et qu’on parle de lui. Je l’ai trouvé exceptionnel. Sophie Jomain s’attaque ici à un thème qui me parait être difficile à traiter : celui de la dépression. Ce n’est pas une maladie que je connais bien et c’est un thème lourd. Est-ce que ça va donner un livre triste, difficile à lire ? Est-ce que ça va être réaliste, plausible ? Et quand en plus, de ce thème de départ on va aller jusqu’à parler d’euthanasie assistée, ouaouh vous sentez le challenge qu’il y a dans ce titre ? Alors, quitte ou double ? La prise de risque me semble énorme et je suis bluffée quand on regarde le parcours de l’auteure par la diversité de ses écrits. Quand tant d’auteurs sont cantonnés dans un genre, Sophie Jomain absolument pas. Mais sait-elle tout écrire ?

Camille a été une jeune fille dont l’adolescence a été difficile : non acceptation de son corps de femme, boulime, anorexie et yoyo permanent dans son poids, tentatives de suicide. De ce mal être qui s’est d’abord fait jour à travers sa relation au corps et à la nourriture, c’est la dépression qui finit par s’exprimer. La première partie du roman va nous présenter Camille, son vécu, sa maladie. J’étais un peu sceptique à ce stade de ma lecture car je ne peux pas juger de ce qui nous est raconté, je ne connais rien à tout ça. Mais finalement l’auteure a fini par m’apprendre des choses. Ou comment la dépression s’exprime si fort dans le corps et amène à des symptômes et des maladies physiques. Je n’avais jamais imaginé cela, étant inculte de cette maladie mais ça me parait évident maintenant, que le psychique puisse impacter ainsi le physique.

Camille n’en peut plus de cette souffrance, de cette vie sans but, de l’impossibilité qu’elle a de ne plus souffrir. Elle se rend alors en Belgique pour demander à être euthanasiée. Cette décision arrive assez vite dans le roman, il m’a manqué tout de même une petite partie à suivre ce qui avait pu être traité médicalement pour tenter de la soigner. Ça m’aurait permis de mieux accepter que cette euthanasie soit sa seule solution.

L’euthanasie lui est acceptée, elle part s’installer dans un centre où elle sera alors suivie par le Docteur Peeters. Ce psychiatre n’a absolument pas vocation à la soigner mais à l’accompagner dans sa fin de vie. Et il a des méthodes complètement différentes de ce que Camille a déjà connu. Avec lui, Camille va alléger le poids qu’elle porte, mettre des mots sur certaines choses. Elle sera entendue, épaulée, assistée. Et là, je ne sais trop comment vous résumer la suite mais les jours qui passent au centre, contés par Sophie Jomain, amènent une note d’espoir, une note de légèreté. On ne se dit pas que Camille va guérir, qu’elle va trouver un sens à sa vie mais je me suis dit personnellement qu’elle trouvait ce qui lui était nécessaire à cet instant t de sa vie. Entre crises et moments heureux, Sophie Jomain m’a complètement touchée par son histoire…

Mais alors quelle fin attendre pour un tel roman ? Encore une fois qu’est ce qui nous paraîtra plausible, réaliste ? J’avais vraiment peur d’achever ma lecture, d’être déçue sur ce point. Et bien … non, la fin est parfaite, tout y est !

Ma notation :

Une lecture exceptionnelle. Un roman à lire impérativement si tant est que les thèmes abordés vous intéressent.

Au pays des kangourous, Gilles Paris

Quatrième de couverture :

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul, écrivain, et sa mère Carole, une femme d’affaires qui passe sa vie en Australie. Le jour où Paul est hospitalisé pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. Recueilli par Lola, sa grand-mère fantasque, il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets. A travers les songes qu’il s’invente, Simon va tâcher de mettre des mots sur la maladie de son père et de trouver des repères clans cet univers dont le sens lui résiste.

L’avis de MadameOurse :

J’ai eu ce roman par une offre de l’éditeur, 2 achetés, 1 offert. J’avais déjà lu Gilles Paris et j’étais contente de pouvoir découvrir un autre de ses romans.

Une nouvelle fois, le personnage au cœur du roman est un enfant, Simon, 9 ans. L’auteur nous écrit vraiment en étant dans la tête de Simon donc il y a un vrai travail pour raconter à travers les yeux de l’enfant et je trouve ça plutôt réussi. Simon vit en région parisienne avec son père. Sa mère travaille énormément et n’a jamais été présente dans sa vie autrement qu’en pointillés. C’est une mère dure, bien peu maternelle. Le cœur de sa vie est le travail et elle consacre bien peu de son temps tant à son fils qu’à son époux.

Un jour, Simon retrouve son père prostré dans le lave vaisselle, les yeux gris et vides. Oui, DANS le lave vaisselle, c’est pas courant ! A compter de ce jour, le papa va de plus en plus mal. Bien vite, il part à l’hôpital où il sera soigné pour dépression. C’est alors Lola, la grand mère du garçon qui va s’occuper de lui, la maman étant retenue par son travail au pays des kangourous.Simon vit donc la dépression de son papa, la vie avec sa grand mère à travers son regard d’enfant. Il se fera une amie de son âge Lyly, lors de ses visites à son père à l’hôpital. Celle-ci, étonnamment très mature, l’aidera à traverser ces épreuves.

Le roman est très court mais je l’ai paradoxalement trouvé assez long à lire, je ne le lisais que par 30 ou 40 pages. Il faut dire que le sujet traité n’est pas joyeux, le quotidien de Simon devient en effet assez triste et plat, sans doute est-cela qui explique ma difficulté à m’absorber dans cette lecture. On est quand même touché par ce que nous raconte Gilles Paris qui a créé ici un duo père-fils émouvant. Mais j’avoue qu’il m’a quand même manqué quelque chose.

La fin du roman amène des explications tant au lecteur qu’à Simon qui pourra comprendre ce qui est arrivé à son papa. C’est une fin douce malgré la tristesse des événements.

Ma notation :

Je suis passée à côté du roman malgré une plume douce et jolie. Dommage.