Archives du mot-clé dépression

Yoga, Emmanuel Carrère



Quatrième de couverture:

C’est l’histoire d’un livre sur le yoga et la dépression. La méditation et le terrorisme. L’aspiration à l’unité et le trouble bipolaire. Des choses qui n’ont pas l’air d’aller ensemble, et pourtant : elles vont ensemble.

L’avis d’Audrey :

Je n’avais pas prévu de lire ce roman. Je connais l’auteur sans jamais l’avoir lu. La 4ème de couverture, très brève et si concise m’a attirée. L’auteur nous annonce y parler de choses qui ne vont pas ensemble mais qui pourtant vont ensemble. J’ai commencé la première page, puis la seconde, et je me suis retrouvée totalement happée par ce texte.

Il va être difficile de parler de ce texte. Je crois qu’il faut avant tout le lire, pour le comprendre, pour le saisir complètement et pour s’imprégner au mieux de tout ce qu’il dégage. Au début, on pense que l’auteur va nous parler du Yoga, qu’il pratique assidûment depuis de longues années. Puis doucement, on comprend que c’est pour lui une façon de nous parler de lui-même, de sa dépression, de ce qui l’entoure, de son mal-être, de ses doutes…

On est en plein récit autobiographique. Il ne cache rien, il dit tout, se livre, se met à nu face à son lecteur. Et pourtant, il le fait avec pudeur et douceur.  Et on souffre avec lui en lisant ses pensées, en découvrant ces années d’enfer et de de dépression.

Je ne connaissais pas l’auteur, et je découvre une plume sublime, poétique, grinçante par moments, musicale, émouvante et intelligente. Je me suis laissée porter par ces mots, me faisant une toute petite place dans son intimité. Tout est sincère et vrai. C’est un récit dur et beau à la fois, plein d’espoir.

Ma notation :

Une découverte inattendue pour moi avec un auteur que je découvre tardivement. Une petite claque littéraire.

La bibliothèque des citrons, Jo Cotterill

Quatrième de couverture :

À dix ans, Calypso n’a pas d’ami et trouve refuge dans les livres de sa bibliothèque, qu’elle dévore. Sa solitude prend fin le jour où arrive dans sa classe une nouvelle, Mae, qui bouscule ses habitudes de lectrice solitaire et lui ouvre les horizons insoupçonnés de l’amitié. Cette amitié tombe à pic, car à la maison les choses tournent de moins en moins rond. Le père de Calypso, veuf depuis cinq ans, vit muré dans son travail et son silence. Il s’est atteléà l’écriture d’une histoire encyclopédique du citron. Par une froide soirée d’automne, ces maudits agrumes vont brusquement déverser sur la vie de Calypso une amertume parfaitement inattendue… Il faudra toute l’amitié de Mae et la générosité de sa famille pour que cette découverte acide devienne le point de départ d’un chemin de guérison où l’amour, enfin, pourra ressurgir !

L’avis de Laure :

C’est le deuxième titre des éditions Fleurus que je lis en quelques semaines et je suis vraiment charmée ! Je vais m’intéresser plus sérieusement à leurs publications et à ces lectures plus dédiées à la jeunesse car c’est vraiment très sympathique.

Que de belles émotions j’ai eu avec cette lecture. Calypso m’a profondément émue et elle nous ressemble tellement, cette petite lectrice déjà accro aux livres. Elle a perdu sa maman d’un cancer et se retrouve seule avec son papa. Lui écrit un livre, un grand essai sur la vie du citron. Il y passe tellement de temps qu’il ne se consacre pas à sa fille, il est totalement absent et Calyspo en est contrainte à se gérer toute seule, se faire à manger avec le peu qu’il y a dans le frigo. On a immédiatement de la peine pour elle, elle prend sur elle, elle se contente du peu que son papa lui donne et garde le sourire. Mais au fond, elle est bien triste.

Et puis, Mae arrive dans la classe de Calypso et c’est la naissance immédiate d’une très belle amitié, unie par les livres que les deux jeunes filles vont partager. Calypso va être accueillie avec une immense bienveillance par la famille de Mae. Elle va trouver là comme un second foyer, un lieu protégé où elle pourra vivre sa vie de petite fille normale et être choyée. C’est extrêmement touchant de lire Calypso à ce stade, quand elle renoue finalement avec la normalité de la vie qu’elle a perdue avec le décès de sa maman.

Ce roman évoque un sujet que je ne connaissais pas, du moins par son nom, celui des enfants veilleurs. Ce sont ces enfants qui ont perdu leur rôle d’enfant le jour où ils ont dû prendre en charge les tâches qui sont normalement celles de leurs parents. Calypso va être aidée par une assistance sociale qui va lui faire intégrer un groupe d’autres enfants veilleurs où elle pourra parler de ce qu’elle traverse et renouer avec l’insouciance qu’elle ne devrait pas avoir perdue.

Au cours de ce roman, on traverse plein d’émotions et de sacrés montagnes russes. J’ai été profondément touchée par la seconde phase du roman qui amène, un pas à la fois, la possibilité pour Calypso et son père de faire enfin leur deuil et pouvoir repartir vers une vie plus sereine et douce pour eux.

Ma notation :

Un bien joli roman riche de grands thèmes qui peuvent émouvoir aussi bien les petits que les grands.

Starling, Mélanie Taquet

Quatrième de couverture :

À trente et un ans, Emma est une femme-enfant qui peine à trouver sa place. Forte mais fragile, hypersensible et introspective, elle passe ses soirées devant Netflix ou à rédiger des chroniques littéraires pour son blog, vagabonde dans Londres et écrit pour oublier les problèmes de sa vie. Quand la jeune femme accepte de suivre Chiara, sa meilleure amie et colocataire à une soirée au pub, elle est loin de se douter que l’ambivalent Bilal, fantôme d’une relation interdite, va refaire une entrée fracassante dans sa vie et tout bouleverser sur son passage. Comment garder la tête froide face à cette passion dévastatrice qui l’habite et l’abîme ? Avec l’aide de Chiara et de son « Carnet des petits bonheurs », Emma va apprendre que la vie n’est pas toujours rose, que la douleur s’apprivoise, et que grandir n’est pas une sentence

Ma notation :

Un très beau roman. Mélanie Taquet a définitivement ce petit truc si particulier dans son écriture (sans savoir l’expliquer) qui sait à chaque fois me toucher et me plaire.

Malgré nous…, Claire Norton

Quatrième de couverture :

1988. Après un terrible incendie, trois adolescents se jurent une amitié indéfectible.

20 ans plus tard, l’un d’entre eux perd sa femme, Marine, dans le vol Rio-Paris échoué en mer. Autour de Théo, Maxime et Julien répondent à nouveau présents. Soudés plus que jamais. Mais bientôt certains éléments troublants sèment le doute : Marine serait-elle encore vivante ? Si c’est le cas, pourquoi Théo reste-t-il sans nouvelles ? Quelle vérité cherche-t-on à dissimuler au jeune père de famille ? Un roman plein d’émotions au suspense addictif !

Deux soeur, David Foenkinos

Quatrième de couverture :

Mathilde, la trentaine, forme avec Etienne un couple heureux. Elle est professeure de français dans un lycée. Elle adore son métier et ses élèves – à qui elle communique sa passion pour Flaubert et en particulier pour L’éducation sentimentale. Lors de leur dernier voyage en Croatie, Etienne lui a proposé de l’épouser et de fonder une famille. Mais peu de temps après leur retour, Etienne change d’attitude. Il est distant, gêné. Pressé de questions, il avoue qu’il a revu son ancienne compagne, Iris, et que cette rencontre l’a bouleversé. Etienne a compris que sa vie devait s’accomplir avec elle. L’univers de Mathilde s’effondre. En proie à une douleur inouïe, elle s’aperçoit que toute sa vie tournait autour de l’homme qui l’a quittée. Malgré le soutien d’une voisine psychiatre ou du proviseur du lycée qui l’apprécie beaucoup (et sans doute un peu plus), elle sombre et finit par être mise à pied. Sa soeur Agathe la recueille dans le petit appartement qu’elle occupe avec son mari Frédéric et leur fille Lili. La relation entre les deux soeurs se redéfinit dans cette cohabitation de plus en plus éprouvante. De nouveaux liens se tissent peu à peu au sein de ce huis-clos familial où chacun peine de plus en plus à trouver l’équilibre. Il suffirait d’un rien pour que tout bascule…