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Un jour, il y aura autre chose que le jour, Diane Peylin

Quatrième de couverture :

Un soir de tempête et de ténèbres, entre terre et mer, une frêle silhouette chavire contre le vent. Bonnet canari, bottes vertes, Englo, un petit garçon venu d’on ne sait où et envoyé là par sa mère, vient toquer à une porte. Un feu de bûches ; un bol de soupe ; on l’attendait…
Cette famille sera la sienne, des gitans sédentarisés, un peu funambules, un peu magiciens – danseuses et ferrailleurs, cartomanciennes et guérisseurs. Peu à peu, malgré la violence, malgré l’abandon, Englo se fait à cette tribu. Mais y trouvera-t-il vraiment sa place ?

L’avis de MadameOurse :

J’avais déjà lu Diane Peylin il y a quelques années et ça avait été une très belle lecture. J’étais donc ravie de découvrir un autre de ses romans. J’avais le sentiment que ce roman allait être ponctué de douceur et d’amour.

Au tout début du roman apparaît un petit garçon. Il vient d’arriver devant la maison d’une famille de gitans. Il va être accueilli avec une grande simplicité et beaucoup de naturel. Sa mère Peshan est la fille et sœur de la famille, le petit est donc ici chez lui. Il ne se souvient pas de son nom alors la famille l’appellera Englo.

Englo va s’installer dans cette famille où plusieurs générations se côtoient. Tous sont des personnages qui sortent complètement de l’ordinaire. Le quotidien de la famille va alterner entre mélancolie, douceur, tendresse, tristesse, violence, bizarrerie. On ressent un grand déséquilibre en chacun et au milieu d’eux Englo ce petit garçon un peu perdu dont tous s’occupent mais sans lui épargner ce qu’on épargne habituellement aux enfants. J’ai eu du mal avec cette lecture vraiment étrange, j’étais un peu perdue, ne comprenant pas grand chose et ne voyant pas où l’auteure allait en venir.

Puis, Peshan revient dans la famille. Le petit garçon va alors retrouver sa mère… Et tout va exploser, se révéler. Et on comprend tout ce qui nous a semblé si bizarre. Le puzzle prend forme. Je me suis dit que cette histoire aurait pu être racontée autrement, on aurait alors sûrement comparé le livre avec d’autres du même genre. Mais il y a ici un parti pris pour raconter différemment. Ça rend la lecture vraiment spéciale. On y adhère ou pas.

Ma notation :

Une lecture mitigée, la fin soignée et bien travaillée m’a plu mais ne fait pas oublier le côté étrange des 3 premiers quarts du roman.

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(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

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A l’endroit où elles naissent, Diane Peylin

Quatrième de couverture :

Eva et Miangaly ne sont pas nées avec les mêmes paillettes au fond des yeux. De France jusqu’à Madagascar, de l’enfance à l’âge adulte, elles traverseront les années, les époques, parleront de leur famille, découvriront la musique, les hommes, les icebergs à la grenadine, les zébus et le chocolat. Si Miangaly vit dans l’extrême pauvreté entourée des siens, Eva possède l’essentiel matériel mais manque cruellement d’amour. Tout les sépare et pourtant tout les rapproche : sur le chemin de leur légende personnelle, elles partagent la rage de vivre, le cœur plein de rêves et d’espoir…
L’avis de MadameOurse :
C’est en surfant au hasard sur le site d’Amazon que j’ai découvert ce roman, lu son résumé et … été charmée. Je l’ai commandé, reçu et lu dans la foulée. Aucun regret !
J’ai vraiment su que cette lecture allait me plaire dès le tout premier chapitre, celui de la venue au monde de Miangaly, la petite malgache. Les mots sont simples mais forts, le ton est doux et poétique, de chapitre en chapitre on est amenés au cœur de la vie de 2 petites filles qui deviendront femmes. 
Elles n’ont en commun que la date de leur naissance, elles vivront chacune de leur côté les difficultés de l’existence, se battront pour ce qui leur tient à cœur, pour faire ce qu’elles ont envie de faire, être aimées… Diane Peylin nous emmène à la suite de ces 2 jeunes femmes, leur destinée nous fait traverser les années de 1978 à 2008. De petites filles, adolescentes, elles deviennent femmes, chacune tombera, se relèvera, c’est le cycle de la vie, c’est comme ça que l’on construit notre nous adulte.
Je ne me suis ennuyée à aucun moment, les 400 pages de ce roman filent comme une rivière sous nos yeux, les mots sont si bien choisis, les émotions si présentes au fil des pages.
Ma notation :
J’ai adoré ! Eva et Miangaly me manqueront, j’aurais eu plaisir à lire encore et encore leurs aventures, leurs relations avec leurs proches. Cette histoire est sublime.
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