Malefico, Donato Carrisi

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Quatrième de couverture :

Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

L’avis de MadameOurse :

Cette fois-ci, j’ai bien fait attention à ne pas me faire avoir. Après ma lecture du Tribunal des âmes, j’ai vite enchaîné sur ce nouveau thriller où l’on retrouve Marcus et Sandra. L’objectif étant d’avoir encore en tête le début et pas me sentir complètement paumée. Moins de 3 mois avant d’enchaîner, j’étais bien.

Mais bon, je crois que Carrisi a réussi à me perdre quand même. Bouh… qu’elles sont complexes ses enquêtes, ça part dans tous les sens et je le regrette parce que du coup j’ai pas tout compris aux allusions, pas fait tous les liens qu’il aurait fallu faire lorsque les révélations sont tombées. Pire : j’ai même pas compris l’épilogue.

Alors forcément je suis déçue, je ne peux pas dire que le roman n’est pas bien mais ma lecture a été plutôt loupée. Et pourtant, j’ai aimé encore une fois le duo Marcus / Sandra qui enquête sur les mêmes crimes mais pas ensemble. Lui enquête en temps que prêtre, elle pour la police; ils sont amenés à se rencontrer et à s’entraider sur l’enquête, c’est sympa ce fonctionnement, ça change.

J’ai aimé également l’interrogation cachée derrière le roman sur la coexistence nécessaire du Bien et du Mal. J’ai aimé encore l’histoire sur le criminel qu’ils traquent ici, les révélations faites sur qui il est, quelle fut son enfance et comment il est amené à tuer et cibler des couples en torturant la femme. Mais voilà, la construction du roman doit être trop complexe pour moi entre les différents crimes qui ont lieu, les personnages qu’on suit tour à tour et qu’on découvre au fur et à mesure ainsi que leur rôle dans l’histoire et leur statut de « gentil » ou « méchant »…

Ma notation :

Sans plus pour ce nouveau titre de Carrisi, j’ai coulé et loupé une partie de la lecture, c’est dommage pour un thriller !

Le tribunal des âmes, Donato Carrisi

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Quatrième de couverture :

Rome. Sa dolce vita, son Capitole, ses foules de pèlerins, ses hordes de touristes. Sa pluie battante, ses sombres ruelles, ses labyrinthes souterrains et ses meurtriers insaisissables. Marcus est un homme sans passé. Il y a un an, il a été grièvement blessé et a perdu la mémoire. Aujourd’hui, il est le seul à pouvoir élucider la disparition d’une jeune étudiante kidnappée. Sa spécialité : analyser les scènes de crime. Sandra est enquêtrice photo pour la police scientifique. Elle aussi recueille les indices sur les lieux où la vie a dérapé. Il y a un an, son mari est tombé du haut d’un immeuble désaffecté. Elle n’a jamais tout à fait cru à un accident. Leurs routes se croisent pour les conduire chacun au carrefour où il faut choisir entre la vengeance et le pardon.

L’avis de MadameOurse :

C’est dur de résumer ce livre tant il est complexe. J’aurais pu m’y perdre plus d’une fois.

On  va suivre tour à tour Marcus, un drôle d’enquêteur dont on ne sait pas grand chose, pour qui travaille-t-il, pourquoi mène-t-il des enquêtes en marge de la police et Sandra qui, elle, travaille vraiment pour la police mais va, ici, mener une enquête personnelle suite au décès de son mari, classé accidentel.

Il y a aussi des chapitres où un homme mystérieux traque un autre homme à travers la planète, un meurtrier international d’un genre bien particulier…

Quand on pose déjà ça ainsi, le début de la lecture est un vrai sac de nœuds. Moi j’ai pris plaisir à le démêler, de page en page, en apprendre un peu sur les personnages de Marcus et Sandra, sur leurs enquêtes à chacun… Et comme tout doit se compliquer encore, on va être promenés à travers plusieurs meurtres, plusieurs enquêtes à résoudre. Certains crimes appartiennent au présent et d’autres au passé ! Et entre ça un lien, un vengeur qui offre aux proches des victimes du passé la possibilité de mettre la main sur la personne qui a ravit leurs proches et qui n’a pas été identifiée.

J’en dis trop déjà ou pas assez. Ce thriller ne se résume tout simplement pas, il est complexe, il est riche, il est bien mené, il nous surprend forcément parce qu’à ce niveau-là de trame, il serait compliqué de deviner les choses.

Ma notation :

Du grand Carrisi ! Avec une belle réflexion offerte au lecteur sur la vengeance.

L’écorchée, Donato Carrisi

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Quatrième de couverture :

« JE LES CHERCHE PARTOUT.
JE LES CHERCHE TOUJOURS, »

Sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, Mila Vasquez travaille aux Limbes, le département des personnes disparues. L’enquêtrice excelle dans son domaine. Peut-être parce qu’elle est incapable d’éprouver la moindre émotion. Ou peut-être parce qu’elle-même porte dans sa chair la marque des ténèbres.

On a tous ressenti l’envie de s’évanouir dans la nature. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi.

Or chez certains, cette sensation ne passe pas. Elle leur colle à la peau, les obsède, les dévore et finit par les engloutir. Un jour, ils se volatilisent corps et biens. Nul ne sait pourquoi.

Bientôt, tout le monde les oublie. Sauf Mila.

ET PUIS, SOUDAIN, CES DISPARUS RÉAPPARAISSENT POUR TUER.

Face à eux, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour les arrêter, il lui faudra à son tour basculer dans l’ombre.

L’avis de Madame Ourse :

Ce roman est la suite du chuchoteur où nous faisions connaissance avec Mila Vasquez. J’avais dit (en mai 2015 hum hum) qu’il me faudrait donc vite en lire la suite. Résultat bingo, je viens de finir L’écorchée.  Et bien évidemment je ne me souvenais absolument pas du premier épisode… Donc j’ai perdu tout le plaisir de relier les rappels de ce qu’il s’était déjà passé. Ça ne rend pas la lecture incompréhensible mais bon j’ai manqué certains détails. La prochaine fois que je me lance dans une saga il va donc me falloir être plus assidue !

Mis à part cette déception qui est une erreur de ma part j’ai dévoré L’Ecorchée. Et une fois de plus j’admire le talent de Donato Carrisi. Ses thrillers sont très construits, les enquêtes sont complexes, il y a plein de personnages, de rebondissements, de suspense, d’enquêtes dans l’enquête, d’action, de psychologie. Bref, il manque quoi ? Rien car en plus de ça c’est bien écrit et il ne perd pas son lecteur (même moi et mes hormones fatiguées j’ai accroché).

J’ai adoré le concept de base du roman, des hommes et des femmes qui ont disparu il y a des années, dont personne n’a su ce qu’ils étaient devenus et qui réapparaissent soudainement, sans se cacher, pour tuer ! Déjà là on est dans l’originalité. L’histoire est vraiment dense mais, brique après brique, tout s’explique tout s’éclaire c’est vraiment là le plaisir de lire un thriller et un bon !

Ma notation :

Top ! A très vite cher Donato Carrisi, je n’ai pas encore lu tous tes romans, il y aura donc encore de quoi me régaler et ça c’est une bonne nouvelle.

Le chuchoteur, Donato Carrisi

004

Quatrième de couverture :

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

L’avis de MadameOurse :

Vous avez forcément déjà entendu parler de Donato Carrisi et ses thrillers Le chuchoteur et L’écorchée. Et comme on dit souvent, il n’y a pas de fumée sans feu. Le succès de l’auteur est amplement mérité tellement ce thriller est addictif.

Il est brillamment construit, il est de ceux qui nous donnent envie de le relire directement une fois qu’on a la révélation finale pour encore mieux apprécier la savante alternance des chapitres. Ce roman n’est pas que l’enquête suite à la disparition et aux meurtres des fillettes. Car à chaque découverte de corps, la police découvre aussi une nouvelle affaire à élucider. Je n’en dis pas plus à part que forcément avec ces enquêtes dans l’enquête, les pages défilent sans qu’on s’ennuie.

Ajoutez à ça des personnages principaux avec des secrets qu’on découvre petit à petit et vous avez la recette idéale pour vous faire passer une nuit blanche.

Et le final est bien comme l’annonce la quatrième de couverture : époustouflant.

Ma notation :

J’avais apprécié La femme aux fleurs de papiers et découvert un auteur talentueux. Le talent est largement confirmé ici, l’auteur est capable de passer d’un genre à un autre tout aussi brillamment. Je lirai sans tarder la suite des aventures de Mila dans L’écorchée.

La femme aux fleurs de papier, Donato Carrisi

004

Quatrième de couverture :

Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, un soldat italien est fait prisonnier. À moins qu’il ne révèle son nom et son grade, il sera fusillé le lendemain à l’aube. Jacob Roumann, médecin autrichien, n’a qu’une nuit pour le faire parler. Mais le prisonnier veut diriger l’interrogatoire. Sa vie, décrète-t-il, tient non pas à une, mais à trois questions :
« Qui suis-je ? »
« Qui est Guzman ? »
« Et qui était l’homme qui fumait sur le Titanic ? »

De cet instant se noue entre les deux ennemis une alliance étrange autour d’un mystère qui a traversé le temps et su défier la mort.

L’avis de MadameOurse :

Je n’avais jamais lu Donato Carrisi, très apprécié pour ses thrillers mais ça faisait longtemps que j’avais envie de le découvrir. Finalement, je me suis laissée tenter par son dernier titre La femme aux fleurs de papier.

Ce roman n’est pas un thriller, c’est un conte. Ou des contes. En ouvrant ce livre, on s’embarque non pas dans une mais dans des histoires. C’est le propre de la lecture que de nous faire voyager et ici, quel voyage. C’est beau, toutes ces histoires sont magiques.

Attention, on ne parle pas là d’histoires décousues comme un recueil de contes ou nouvelles, c’est bel et bien un roman. C’est très réussi car on passe d’une histoire à une autre, d’un personnage plein de charme à un autre tout aussi touchant et attachant. Et c’est fluide, le lien entre les histoires est bien conçu. Ce roman ne fait que 150 pages mais c’est un vrai voyage. Et finalement pour ma part j’ai un peu oublié ou mis de côté ce qu’annonce la 4ème de couv’ à savoir l’alliance entre 2 ennemis en temps de guerre. Les personnages sont des conteurs, des aèdes mêmes (j’ai découvert ce mot au cours de ma lecture) et leur intérêt est seulement de nous conter une histoire, l’histoire d’un autre, une belle histoire.

Je ne sais pas comment résumer autrement ce roman mais il m’a vraiment charmée, je ne connais toujours pas le talent de Donato Carrisi pour le thriller mais une chose est sûre : il sait faire autre chose aussi et il le fait bien !

Ma notation :

Une pépite. A savourer comme une boîte de bons chocolats.