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Parler à ma mère, David Allouche

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Quatrième de couverture :

« Si vous me demandez de parler de maman, je ne vous dirai rien. Je n’ai en tête ni la plante vulnéraire, ni la senteur des fleurs jaunes, ni le goût de fenouil mêlé à l’anis vert. Je me souviens que j’avais offert, une couronne de jasmin à la femme que j’aimais. Je regarde encore souvent cette photo où Emma me sourit gênée dans son manteau bleu Klein, en drap de laine fin, court, au toucher velours. »

L’avis d’Audrey :

En lisant ce roman, vous allez à la rencontre d’un homme fantasque et compliqué à cerner. Itsak est père d’un jeune garçon, il joue au tennis, pense beaucoup à sa mère et se trouve malgré lui dans le fauteuil rouge de Lucien, un psychanalyste.

Pas de longue discussion, il va droit au but: « J’ai tué ma femme ». On ne sait que faire de cette confession. Que s’est-il passé avec Emma, son épousé. Cette femme avec qui il vivait une réelle passion.

Je ne dirai pas grand chose de plus sur ce roman. Non pas car il m’a déçue ou ennuyé. Bien au contraire. L’histoire est courte (152 pages) mais intense,  et je pense qu’il faut tout simplement que vous vous confrontiez directement à  ces personnages.

A votre tour de vous plonger dans cette fable mêlant humour et tendresse. J’espère que vous apprécierait autant que moi cette plume qui détonne un peu parmi tout ce que j’ai l’habitude de lire.

Ma notation:

C’est le deuxième roman de l’auteur, après La kippa bleue en 2018, et j’ai passé à nouveau un très bon moment de lecture.

(Merci à l’auteur et aux éditions Balland  )

La kippa bleue, David Allouche

Quatrième de couverture :

Kippour, c’est le jour que Sasha Cohen a choisi pour annoncer à son père qu’il ne croit plus en Dieu. Deux jours le séparent de cette confrontation. Au fil de ses rencontres et de ses déambulations parfois hallucinées dans Paris, se dessine le caractère d’un jeune homme impétueux et romantique qui entend conquérir son autonomie intellectuelle et affective. Dans les cheveux de Carla, sa muse, il fait l’apprentissage de la liberté et de la vie adulte. Un roman émouvant, qui aborde avec légèreté la question du repli identitaire pour nous inviter au cheminement intérieur et à l’émancipation personnelle : « Deviens qui tu es et tu seras heureux. »

Ici, on passe quelques jours avec Sasha, jeune homme en pleine recherche identitaire, amoureuse qui a décidé d’annoncer à son père qu’il ne croit plus en Dieu. Une annonce qu’il imagine catastrophique. Sasha est juif, éduqué de façon très religieuse, entre traditions familiales et école confessionnelle. En attendant de retourner à Marseille pour la confrontation avec son père, on le suit dans Paris au rythme de ses questions et réflexions sur sa vie et c’est à Paris qu’il rencontrera Carla, celle qui lui donnera peut-être le courage d’enfin se libérer.

J’ai aimé ce roman pour ce qu’il nous apprend sur la religion juive, les traditions religieuses. J’ai aimé le personnage de Sasha, une sorte de héros romantique, un peu fougueux, manquant sans doute d’un peu de maturité, hésitant sur ses choix et envies. La relation père/fils qui nous est décrite est très touchante malgré le fait qu’elle paraisse très difficile.

 Ma notation :

Un premier roman réussi à mon sens. Une écriture sensible et pleine de poésie. J’ai passé un bon moment de lecture.

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture