Archives du mot-clé crime

Ce feu qui me dévore, Paul Couturiau

Quatrième de couverture :

A tout juste dix-huit ans, Bernard Bertin est désigné coupable de l’incendie criminel qui a tué sa mère et laissé pour mort son père. Depuis toujours, un feu contenu brûle en lui : une sensibilité à fleur de peau, une posture solitaire et secrète ont fait de lui un enfant incompris. Après sa peine de prison, il revient vivre sur les lieux du drame, à Metz. Il est devenu écrivain et n’a jamais levé le voile sur son histoire. La vraie et insoupçonnée. Celle qui se tramait derrière la façade bourgeoise de la maison familiale. A la faveur de ses retrouvailles avec Alexandra, son amour de jeunesse, Bernard est poussé dans ses derniers retranchements.
Parviendra-t-il, enfin, à panser les plaies du passé, à révéler les souvenirs douloureux d’une enfance qui n’en fut jamais une ?

L’avis de MadameOurse :

J’aime beaucoup les parutions Presses de la Cité et je suis souvent attirée par les titres de leur catalogue avec leurs jolies couvertures. Ce feu qui me dévore m’a intriguée par le côté secrets de famille qui semblait sous entendu dans la quatrième de couverture.

On y rencontre Bernard à sa sortie de prison, il va réévoquer son enfance et ce crime qui l’a conduit à passer 15 années de sa vie entre quatre murs. Sa mère en est morte, son père en a réchappé mais dans quel état… C’est en contant son enfance que Bernard va nous expliquer ce qui a conduit à ce jour funeste dont il se dit « responsable mais pas coupable ».

Je m’attendais, dans cette lecture, à un suspense style thriller. Et en fait non, c’est vraiment un roman où un homme raconte une enfance pas toute rose, il raconte sa vie quotidienne, son grand père adoré, son amour pour l’écriture, son adolescence, etc… Le rythme du roman ne m’a pas emportée, j’ai trouvé cela un peu plat, les secrets certes présents sont amenés très simplement, la toile est tissée petit à petit et l’on devine ce qui va se passer page après page. Alors, je me suis ennuyée en lisant Ce feu qui me dévore. Ma lecture ne m’a pas fait vivre de grandes émotions aux côtés de ces personnages auxquels je ne me suis pas attachée.

Ma notation :

Une lecture trop plate qui ne m’a pas apporté ce que j’en attendais. Dommage.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

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Crimes au musée, Collectif

Quatrième de couverture :

Dix-huit nouvelles de grandes dames du noir, européennes et québécoises.

Elles écrivent des polars. De ceux que l’on dévore. Et à la demande d’un lecteur passionné, elles se sont réunies autour d’un thème séduisant : le musée comme lieu de tous les crimes.

L’avis de Lunatic :

Un recueil de nouvelles qui regroupe 18 textes de femmes, avec comme point commun un lieu : le musée. Deux précédents recueils ont déjà été publiés, crimes à la librairie et crimes à la bibliothèque. On pourrait se dire que la lecture de 18 nouvelles dans un même lieu pourrait être lassante, mais pas du tout, car chaque auteure a utilisé ce prétexte de lieu pour nous écrire des textes différents, et tous plus ou moins glaçants à leur manière. J’avais envie de lire ce livre pour retrouver certaines auteures comme Barbara Abel, Karin Giebel ou Ingrid Desjours mais surtout pour me familiariser avec la plume d’autres écrivains, que je ne connaissais pas du tout.

Dans l’ensemble, j’ai trouvé que chaque nouvelle était de qualité, avec des personnages, des faits et des chutes agréables à lire. J’ai vraiment aimé picorer ces nouvelles. Petite préférence pour celle de Barbara Abel, avec un final tragique  prenant le lecteur comme seul témoin. J’ai apprécié à la fin de chaque nouvelle le petit texte biographique de l’auteure que nous fait Richard Migneault (la personne à l’origine du recueil) qui ne se contente pas d’une bio de presse, mais donne son propre ressenti sur les auteures ! Un petit plus pour avoir envie de les découvrir davantage.

Ma notation :

Des petits textes sympas.

La cave, Nathasha Preston

Quatrième de couverture :

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées trois filles, Rose, Iris et Violette, soumises à la folie maniaque et meurtrière d’un homme : Trèfle.
Dans une autre maison, dans une ville où il ne se passe jamais rien, Summer mène une vie parfaitement banale. Elle a des parents, un frère, des copines, un petit ami. Mais un soir, sa route croise celle de Trèfle, et Summer ne rentre pas chez elle. Elle se retrouve enfermée dans une cave en compagnie des autres filles et rebaptisée Lilas. Mais contrairement aux autres filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir…

L’avis de MadameOurse :

Voici un très bon thriller que j’ai eu du mal à lâcher. Summer se fait enlever un soir par un homme qui la séquestre dans sa cave. Elle va y découvrir trois autres jeunes femmes, séquestrées comme elle dans ce lieu qui leur a été aménagé comme une maison. Elles sont censées former la famille idéale de Trèfle qui les séquestre ici pour les protéger du monde extérieur.

Une fois kidnappée, Summer devient Lilas et doit passer ses journées dans la cave d’un fou aux côtés de Rose, Iris et Violette. Elles n’ont que très peu d’occupations et sont complètement terrorisées par leur ravisseur. Tout est fait pour qu’elles ne puissent pas s’échapper de leur prison. Summer va tenter de rallier les autres jeunes femmes à sa cause, pour qu’à 4 elles puissent se liguer contre Trèfle. Et elle va malheureusement se rendre compte que pour Rose, notamment, qui est ici depuis longtemps, l’idée de fuir est enterrée. Celle-ci s’est résolue à vivre ainsi, dans cette cave…

Leur ravisseur fait vraiment peur, il est bien dépeint comme un homme malade à vouloir constituer ainsi sa famille parfaite, à tuer également d’autres femmes. C’est un maniaque de la propreté, il est très organisé dans son crime mais c’est un vrai fou quoi !

Le roman est très prenant et le début assez sombre. Heureusement que très vite, Summer nous relate sa vie « d’avant », elle nous parle de sa famille, des débuts de son histoire d’amour avec Lewis, de sa vie normale quoi et ça fait du bien d’avoir ces pauses dans le récit.

A sa disparition, on suit l’enquête menée pour la retrouver et vous allez voir que Trèfle a bien pensé les choses pour ne rien risquer avec tous les enlèvements et crimes successifs qu’il commet. J’ai beaucoup aimé suivre Lewis le petit ami de Summer. Ce sont tous les deux des adolescents mais la force de l’amour qui les lie est épatante. Et celui-ci ne lâchera rien pour la retrouver.

Je ne veux encore une fois rien dévoiler mais le livre va nous mener à l’après enlèvement et séquestration. J’ai trouvé que la piste faite pour identifier Trèfle était un peu grosse, pas hyper crédible mais ce n’est qu’un détail. Par contre j’ai énormément apprécié les chapitres de l’après, ces chapitres qui n’existent pas habituellement dans les thrillers. C’est vraiment intéressant de savoir ce que les protagonistes deviennent, comment ils vivent un tel après, comment on peut retourner à la « vraie » vie, que devient le criminel, etc. J’en aurais voulu plus encore dans cet après !

Ma notation :

Un très bon thriller sur un thème que j’ai trouvé très intéressant tant il colle malheureusement à de nombreux crimes réels.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

Malefico, Donato Carrisi

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Quatrième de couverture :

Marcus est un pénitencier. Un prêtre capable de déceler le mal enfoui en nous. Mais il ne peut pas toujours lui faire barrage. Sandra est enquêtrice photo pour la police. Elle photographie les scènes de crime. Et ferme parfois les yeux. Face à la psychose qui s’empare de Rome, ils vont unir leurs talents pour traquer un monstre. Ses victimes : des couples. Une balle dans la nuque pour lui. Une longue séance de torture pour elle. Quel est l’être maléfique qui ne tue que des jeunes amoureux ?

L’avis de MadameOurse :

Cette fois-ci, j’ai bien fait attention à ne pas me faire avoir. Après ma lecture du Tribunal des âmes, j’ai vite enchaîné sur ce nouveau thriller où l’on retrouve Marcus et Sandra. L’objectif étant d’avoir encore en tête le début et pas me sentir complètement paumée. Moins de 3 mois avant d’enchaîner, j’étais bien.

Mais bon, je crois que Carrisi a réussi à me perdre quand même. Bouh… qu’elles sont complexes ses enquêtes, ça part dans tous les sens et je le regrette parce que du coup j’ai pas tout compris aux allusions, pas fait tous les liens qu’il aurait fallu faire lorsque les révélations sont tombées. Pire : j’ai même pas compris l’épilogue.

Alors forcément je suis déçue, je ne peux pas dire que le roman n’est pas bien mais ma lecture a été plutôt loupée. Et pourtant, j’ai aimé encore une fois le duo Marcus / Sandra qui enquête sur les mêmes crimes mais pas ensemble. Lui enquête en temps que prêtre, elle pour la police; ils sont amenés à se rencontrer et à s’entraider sur l’enquête, c’est sympa ce fonctionnement, ça change.

J’ai aimé également l’interrogation cachée derrière le roman sur la coexistence nécessaire du Bien et du Mal. J’ai aimé encore l’histoire sur le criminel qu’ils traquent ici, les révélations faites sur qui il est, quelle fut son enfance et comment il est amené à tuer et cibler des couples en torturant la femme. Mais voilà, la construction du roman doit être trop complexe pour moi entre les différents crimes qui ont lieu, les personnages qu’on suit tour à tour et qu’on découvre au fur et à mesure ainsi que leur rôle dans l’histoire et leur statut de « gentil » ou « méchant »…

Ma notation :

Sans plus pour ce nouveau titre de Carrisi, j’ai coulé et loupé une partie de la lecture, c’est dommage pour un thriller !