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On s’est aimés comme on se quitte, Charlie Wat

Quatrième de couverture :

Denis, 45 ans, est un homme triste. Englué dans ses problèmes de travail, ne sachant plus communiquer ni avec son fils ni avec son père, il voit son existence lui glisser entre les doigts. Mais quand il apprend par inadvertance que son ex-femme doit en épouser un autre dans trois jours à l’autre bout de la France, il refuse de laisser passer sa chance et s’embarque pour un improbable voyage. Un périple au bout duquel il pourrait bien trouver autre chose que ce qu’il cherchait.

L’avis de MadameOurse : 

Je suis une nouvelle fois au RDV pour les nouveaux romans de l’auteure depuis que je l’ai découverte il y a un an. Fidèle et bien contente de l’être. Et cette fois, il y a même une bande annonce vidéo faite pour le roman et vous savez comme on aime ça et comme ça nous attire beaucoup, Lunatic et moi.

Ici, Charlie Wat nous embarque avec elle dans un road trip qui va mener ses personnages de Paris jusqu’à la Corse. Ce roman avait des airs d’Il est grand temps de rallumer les étoiles tout en partageant un peu l’univers des romans d’Aurélie Valognes. C’est de Denis, père de famille divorcé qu’on va faire connaissance. Un homme qui ne vous fera pas rêver et avec qui vous n’auriez absolument pas envie de vivre. Il élève son fils adolescent mais ils ne sont absolument pas proches, il se traîne au boulot où rien ne va plus, il est brouillé avec son père depuis des années et il regrette toujours le départ de sa femme dont il est divorcé.

Mais voilà, un beau matin, il apprend qu’elle va se remarier et, poussé par son père et son fils, ils partent pour la Corse, espérant lui parler avant que le mariage n’ait lieu. Le départ est encadré d’une situation hautement loufoque qui plante parfaitement le cadre de cette comédie : la France est paralysée par la grève, les autoroutes sont à l’arrêt et les stations service n’ont plus d’essence. Alors, se rendre en Corse relève du miracle.

Attachez vos ceintures vous aussi car, en lisant, cette comédie pleine de péripéties, il faut avoir le cœur bien accroché. C’est complètement foufou, les tensions entre le trio (qui deviendra quatuor…) sont nombreuses et rien n’est épargné à Denis qui aura besoin d’avoir énormément de motivation pour arriver au bout du périple. Seulement voilà, tous les événements que vont vivre nos personnages, en plus de bien nous faire rire, auront des répercussions sur leurs relations et, plus rien ne sera comme avant entre eux tant le voyage aura des effets bénéfiques. Au final, ces 3 hommes unis par un lien de sang sauront aussi nous émouvoir.

Je nous révélerai rien sur le final, ni ne vous dirait si la joyeuse bande arrivera en Corse à temps mais je peux néanmoins vous dire que j’ai apprécié cette fin intelligente.

Ma notation :

Une jolie lecture qui plaira à ceux en quête d’humour et de péripéties bien loufoques.

 

Quand on s’y attend le moins, Chiara Moscardelli

Quatrième de couverture :

De l’amour, du suspense et le doux parfum des Pouilles ! Avec Penelope, authentique Bridget Jones italienne, laissez-vous transporter dans une comédie déjantée, pétillante et pleine de charme.
Penelope a trente-six ans, quelques kilos en trop, une vie amoureuse désespérément inexistante, un job pas très épanouissant d’attachée de presse pour Pimpax – LA multinationale de la serviette hygiénique –, et elle est de surcroît affligée d’une maladresse quasi légendaire.
Comment se sortir de l’impasse ? En s’en remettant au dicton de sa grand-mère :  » C’est quand on s’y attend le moins que l’amour vous tombe dessus.  » Ou, en l’occurrence, qu’on le percute à vélo. Car le jour où elle renverse le ténébreux Alberto, lui brisant la jambe au passage, Penelope en est certaine : ils sont faits l’un pour l’autre.
Et lorsqu’elle le recroise dans les locaux de Pimpax, le doute n’est plus permis. Mais quelque chose cloche : le bellâtre se fait appeler Riccardo et semble avoir tout oublié de sa tendre assaillante. Pourquoi tant de mystères ?

N’écoutant que son courage, notre Penelope se lance dans une folle enquête à la poursuite du prince charmant fuyant et, pourquoi pas, du grand amour…

L’avis de MadameOurse :

Une couverture rose couverte de baisers : le ton est donné, cette lecture sera légère. En attendant de découvrir dans les prochains mois un nouveau roman de l’auteure aux éditions Le Cercle Belfond, j’ai déjà découvert la plume de Chiara Moscardelli à travers son premier roman publié en France.

Avec Penelope, que l’on entendra tout le long du roman plus communément nommée par son nom de famille, Stregatti, on part pour une vraie comédie, tout à fait déjantée. Tous les détails du roman sont un brin foldingue : personnages, lieux, anecdotes, tout contribue à cet esprit fou. Stregatti se rêvait journaliste, mariée avec plusieurs enfants et voyageant autant que possible. Au lieu de ça, elle travaille chez Pimpax une société de serviettes hygiéniques, est célibataire et n’attire que des hommes peu fiables.

Jusqu’au soir où elle renverse un piéton : il est l’homme de ses rêves. Oui sauf que, entre eux ça commence bien mal et en plus, sitôt celui-ci sorti de l’hôpital, elle n’a aucun moyen de le recontacter. Ca part mal pour le grand amour !  Le destin s’en mêle le jour où un homme arrive pour faire le bilan social de Pimpax. Et cet homme n’est autre que le mystérieux piéton écrasé par Stregatti. Enfin c’est ce qu’elle croit car il porte un autre nom et affirme ne pas la connaitre…

Penelope est déterminée à percer le mystère. Nommée comme sa secrétaire, elle va devoir travailler avec lui au quotidien et vivra à ses côtés une succession de péripéties de plus en plus étranges. Le grand amour semble toujours bien loin ! Ce roman est une vraie bouffée d’oxygène avec une héroïne gaffeuse, qui est un peu la bonne copine qu’on aimerait tous avoir et qui vit des situations ubuesques. J’ai parfois eu un peu de mal d’ailleurs à suivre les péripéties ! Ne vous attendez pas à quelque chose d’hyper crédible, ce n’est clairement pas le but du roman. Ici, plus c’est gros, plus on s’amuse. Et au final, ça marche très bien même si on reste loin de la romance tant cela n’arrive qu’à la toute fin du roman.

Ma notation :

Un bon moment de lecture.

Merci à Carine et Irène des éditions Belfond pour cette lecture.

 

 

La version poche du roman sort aux éditions Pocket le 28/02, n’hésitez pas !

 

Quand il me prend dans ses bras, Charlie Wat

Quatrième de couverture :

Une histoire drôle et émouvante dans laquelle les apparences sont souvent trompeuses…

Narcoleptique depuis plusieurs années, Emma partage son quotidien entre thérapies et cours de gestion du stress. Un jour, un appel du notaire lui apprend le décès d’une grand-tante qu’elle connaît à peine. Et lorsqu’elle découvre qu’Anna l’a désignée comme unique héritière, c’est la stupéfaction !
Pour la jeune femme, c’est le début d’une aventure qui pourrait bien changer le cours de sa vie.

Et si le bonheur était là où on ne l’attend pas ?

L’avis de MadameOurse :

L’an dernier, j’avais découvert l’auteure Charlie Wat et j’avais adoré la très belle histoire de Myrtille. Alors quand j’ai vu que l’auteure publiait un nouveau roman et proposait de recueillir de nouveau les avis des blogueurs, j’ai foncé tête baissée sans même savoir de quoi il serait question.

J’ai alors plongé dans une histoire du même genre, une comédie romantique, une lecture légère qui se lit comme on croquerait une tablette de chocolat. Emma vient d’apprendre le décès d’une grand tante qu’elle n’a pas connue et dont elle est pourtant nommée comme la seule héritière. Lorsqu’elle se rend sur place, elle apprend que celle-ci lui a légué, outre sa maison, son entreprise. Emma doit alors prouver au notaire qu’elle est capable de prendre la suite de sa grand tante. Il y a juste un petit détail qui coince : cette entreprise florissante est … une entreprise de pompes funèbres ! Emma n’a aucune envie de se lancer dans ce genre de métier. Et sa surprise ne s’arrête pas là puisqu’elle va aussi découvrir la conception unique que sa grand tante avait du métier.

C’est entourée des 2 employés, une femme qui perd la mémoire en permanence et le thanatopracteur et chauffeur amoureux de la première qu’Emma va devoir poursuivre l’oeuvre particulière de sa grand-tante. Elle aura alors pour seul client un jeune homme dépressif qui prévoit de se suicider. Incapable d’accepter que celui-ci veuille mettre fin à ses jours, elle prendra la décision de faire tout le contraire de son métier en donnant une nouvelle raison de vivre à cet homme. A partir de là, on navigue d’un événement comique à un autre avec sur fond de tout ça, le mal être de l’homme, ses peines et douleurs. Le tout saupoudré par la narcolepsie d’Emma qui lui joue des tours quand elle s’y attend le moins !

Vous avez là tous les ingrédients d’une lecture très amusante : des personnages amusants, un pitch à la hauteur, un soupçon de secrets à travers le personnage énigmatique de la tante décédée et puis bien sûr, un peu d’amour ! Et moi je suis complètement cliente, j’ai très vite avancé dans ma lecture, pressée chaque fois de le reprendre.

Ma notation :

Une bien jolie lecture.

Une fille comme elle, Marc Lévy

Quatrième de couverture :

À New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.

Entrez au N° 12, Cinquième Avenue, traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer… dans la plus délicieuse des comédies new yorkaises !

L’avis de MadameOurse :

Je me l’étais dit à moi même, ce nouveau roman de Marc Lévy serait mon auto cadeau de fête des mères. Parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi même, parce que mon mari ne m’aurait rien offert et parce que de toute façon il n’est pas là ! Donc hop, aussitôt sorti, aussitôt acheté et mis en priorité sur ma table de chevet.

Ce roman est une vraie lecture légère, douce, facile, agréable. Vous passerez un bon moment à New York dans l’immeuble où vit Chloé. Cette jeune femme vit seule avec son père, il lui est arrivé un drame dans sa vie qui l’a bien changée. On sait rapidement en quoi elle a été changée mais pas comment cela lui est arrivé, nous l’apprendrons par bribes avec des chapitres qui reviennent sur son passé et n’en saurons le dernier mot qu’à la fin du roman. Elle m’a touchée Chloé, elle pourrait être amère, refermée sur elle même, sans goût de vivre. Et en fait non, pas du tout. Elle a adapté sa vie, elle continue de faire tout ce qu’elle peut parmi ce qui lui fait envie, elle reste altruiste et a de l’humour. Et c’est génial de découvrir un personnage comme elle.

A part Chloé, vous allez faire connaissance de Deepak le liftier de l’immeuble où elle vit. Sans leurs liftiers, les habitants ne peuvent pas utiliser l’ascenseur. Alors le jour où le liftier de nuit se blesse, c’est le drame ! Deepak décide alors de former son neveu et c’est Sanji qui prend le relais sur les horaires de nuit. Sanji est un jeune entrepreneur qui a créé une affaire qui marche très bien en Inde et est venu aux USA pour développer son réseau. C’est pour faire plaisir à sa tante qu’il dépannera les habitants. Et aussi beaucoup pour les beaux yeux de Chloé !

L’histoire se passe entre les quiproquos autour de l’immeuble, les vies des uns et des autres qui y habitent et la romance, le jeu de séduction entre Sanji et Chloé. Et le tout crée un ensemble vraiment charmant !

En bonus, vous découvrirez au fil des pages du roman des illustrations de Tom Haugomat. Un détail qui m’a beaucoup plu, ce sont des illustrations très simples mais qui illustrent parfaitement les lieux et l’histoire.

Ma notation :

Marc Lévy a encore réussi cette année et nous livre ici un roman plein de douceur, très touchant. Je vous le recommande à tous. Lecture garantie sans prise de tête.

Je suis totalement admirative du travail de l’auteur qui sait nous livrer d’un roman à un autre des choses si différentes. Bravo !

Avec des si et des peut-être, Carène Ponte

Pourquoi ce livre ?

(Lunatic) Dès la sortie de ce titre sur Netgalley, Madame Ourse m’a de suite prévenue. En attendant la version papier, je devais le lire !

(MadameOurse) Lunatic m’a plus d’une fois donné envie de découvrir Carène Ponte par ses avis. Et puis j’aime bien la femme qu’elle est sur les réseaux sociaux, j’avais envie de découvrir son univers.

La couverture:

(MadameOurse) Je ne suis pas spécialement fan de cette couverture je dois dire. Elle a un côté un peu rétro mais elle ne m’attire pas plus que ça. En revanche, j’adore le titre !

(Lunatic) Une couverture coloré, pleine de pep’s et de fraîcheur.

La quatrième de couverture :

Aimeriez-vous savoir quelle serait votre vie si vous aviez fait d’autres choix ?

Prof de français au lycée de Savannah (-sur-Seine), Maxine vit en colocation avec Claudia (et ses crèmes au jus d’herbe fermenté), elle aime Flaubert (ses élèves, Stromae), courir avec ses deux meilleures amies (trois cents mètres) et aller chez le dentiste (sa sœur).
Maxine croit aux signes et aux messages de l’Univers. Pourtant elle ne peut s’empêcher de se demander :  » Et si j’étais allée ici plutôt que là, si j’avais fait ceci au lieu de cela, ma vie serait-elle chamboulée ?  »
En bonne prof de français, Maxine aime le conditionnel…
Mais à trop réfléchir Avec des si et des peut-être, ne risque-t-on pas d’oublier de vivre au présent ?
Et si la vie décidait de lui réserver un drôle de tour ?

Après lecture :

(MadameOurse) Ce roman se lit très vite, les chapitres sont assez courts, l’histoire est simple et dynamique et c’est truffé d’humour ! A tel point que je me suis dit que je verrai bien cette histoire adaptée en comédie télé.

Tout le premier quart du roman, je me suis installée dans l’histoire en découvrant les personnages mais j’étais tracassée, je me demandais « ok et où elle veut en venir ? ». J’avais aucune idée de ce qui allait suivre et j’attendais vraiment qu’il se passe quelque chose qui me captive parce que là je ne voyais pas bien. Et puis, le rebondissement que j’appelais de toutes mes forces et venu et j’ai passé la suite de la lecture suspendue aux pages ! C’est une pure comédie et c’est hyper amusant. Et il y a quand même des petites émotions à vivre car comédie ne veut pas dire que tout ce qui se passe dans la vie des personnages est drôle.

Cet avis vous laissera le mystère sur ce qu’il se passe dans ce roman, pas de spoiler ici, vous le savez bien. Au final, c’est un roman qui questionne sur la vie idéale que l’on s’imagine tous et qui permet surtout de recentrer les choses : nous savons tous très bien que cette vie de rêve ne nous ferait pas forcément rêver longtemps. Et c’est ce que Maxine (j’adore ce prénom) vivra. Au final pour moi, ce fut une lecture sympa. Peut être cependant que j’en attendais plus d’émotions, je pensais que l’univers de Carène Ponte me marquerait plus ce qui n’a pas été le cas. Mais, je le redis, elle a un humour permanent qui rend la lecture de son roman pleine de bonne humeur.

(Lunatic)

Carène Ponte, je l’ai découverte l’an dernier via Netgalley également. C’est une auteure et une nana qui à travers les réseaux sociaux parait hyper sympa. Un peu la bonne amie qu’on a envie d’avoir. Vous êtes bien placés pour savoir qu’elle est gentille et généreuse car elle avait permis à l’une d’entre vous de gagner un exemplaire dédicacé de son roman l’an dernier.

J’ai dévoré ce roman. J’ai adoré les personnages et son écriture si fraîche, drôle. Les petites notes au fil du texte sont justes terribles. J’ai souri, j’ai ri.

Maxine est attachante, marrante et je pense que beaucoup se reconnaîtront dans son habitude de se demander ce que la vie serait SI on avait fait d’autres choix. J’ai trouvé très attendrissant sa relation avec Moune, sa grand-mère. Les personnages secondaires ne sont pas en reste. On a toutes autour de nous une nana combattante et (trop?) féministe comme Audrey, ou la nana végan/bio/sans gluten/adepte du yoga ou je ne sais quoi qui use de ce mode de vie à l’excès, comme Claudia sa colocataire.

Carène Ponte fait revenir un personnage de son dernier roman: Germain. Quelle bonne idée! Même si perso il m’agace assez ce mec. Je connais qu’un seul Germain dans la vie, et en lisant le roman, sa tête venait se greffer à l’histoire. Bizarrement il était ennuyeux et fade comme le comptable… 😉
Madame Ourse disait que ce roman ferait un super film, et je suis bien d’accord. Moune fait justement référence à un film pour décrire la folle aventure que vit Maxine dans ce roman (non non, on peut pas en dire plus pour pas vous gâcher la lecture). Personnellement, j’ai pensé à un tout autre film au fil de ma lecture. Bref, vous l’aurez compris, encore une fois conquise et je n’hésiterai pas à parler de ce roman autour de moi. 

(Roman lu en partenariat avec Netgalley

à paraître le 24/05/2018 aux éditions Michel Lafon)