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Mes mots sont les fleurs de ton silence, Antoine Paje

Quatrième de couverture :

Arnaud n’écoute plus rien ni personne. Il a tout ce dont un homme accompli peut rêver : une épouse docile, des enfants qu’il aperçoit à peine au petit déjeuner, plusieurs maîtresses à disposition. Mais un jour, la neige fraîche le surprend sur la route ; il perd le contrôle de sa voiture. Plongé dans le coma, il reste alité, immobile, les yeux clos, apparemment inconscient. Et pourtant, Arnaud entend tout.
Ses proches se succèdent à son chevet, dévoilant leur vrai visage. Il comprend à quel point il s’est trompé, sur lui-même et sur les autres. Surviendront quelques cinglantes révélations et de magnifiques surprises. Et du silence vont éclore les fleurs les plus inattendues…

L’avis de MadameOurse :

Cela fait un an que j’ai acheté ce roman et il a bien traîné dans ma PAL… A tel point que le poche vient juste de sortir (en conservant cette belle couverture qui m’avait fait de l’œil).

Dans ce roman, Arnaud est victime d’un accident et transféré à l’hôpital où il est dans le coma. Il reste conscient sans pouvoir communiquer avec son entourage et pourra donc écouter tout ce que les gens qui passent le voir vont lui dire. Commence alors un joli ballet de confessions de ses proches et de son entourage moins proche qui vont raconter des choses qu’ils taisaient en partant du principe qu’Arnaud ne les entend pas ! Et lui va donc entendre des choses dont il ne savait rien qui vont souvent le choquer, le perturber alors qu’il ne pourra pas réagir.

Arnaud est un personnage amusant, parfait salaud égoiste qui trompe sa femme, ne s’intéresse pas à ses enfants, dénigre tout ce qui les intéresse, ne vit que pour le boulot, etc. Et il va se prendre une sacré rouste avec toutes ces confidences. On lit ses réactions comme un monologue est c’est très amusant, au début il refuse de reconnaître ses torts puis va petit à petit changer.

Il y a quelques passages dans le récit qui m’ont un peu gavée personnellement, c’est des passages à la mode « leçon de vie incluse dans le roman » et je vous avoue que c’est le genre de chose que je n’aime pas lire. Heureusement ces passages sont rares et suffisamment dilués dans l’histoire pour que cela ne m’ait pas dérangé plus que ça.

J’ai bien aimé les nombreux personnages du roman, les révélations et petits secrets de chacun qui font comprendre les liens qu’ils entretiennent les uns avec les autres. J’ai totalement détesté la mère d’Arnaud, Liliane, qui est une mère et belle mère absolument épouvantable ! Et je crois que vous la détesterez autant que moi si vous lisez le roman. C’est bien aussi quand il y a des personnages de méchant, c’est plus réaliste.

Ma notation : 

Une lecture sympa et rigolote.

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Duo Lecture : La chambre des merveilles, Julien Sandrel

Pourquoi ce livre ?
(MadameOurse) Parce que cette couverture m’a complètement tapé dans l’œil ! Et en lisant le résumé, je me disais que ça pourrait être aussi quelque chose qui tenterait Lunatic. On n’a pas hésité longtemps à le demander toutes les 2 à Netgalley. Et 4 jours après, il était lu !

(Lunatic) Au delà de la couverture, c’est surtout le résumé qui m’a tentée. La 4ème de couverture promettait un bon feel-good comme j’aime en lire.

La couverture:

(MadameOurse) SU-BLI-ME ! J’adore. Un vrai craquage dès que je l’ai vue. Et puis ce titre empli de magie… Je tenais absolument à ce que le contenu du roman soit à la hauteur de cette couverture enivrante qui donne envie de se plonger entre les pages du roman sans attendre.

(Lunatic) Une couverture attirante certes, mais qui ne m’a pas autant emballée que MadameOurse. J’ai aimé par contre comprendre pourquoi ce choix d’image au cours du roman.

 

La quatrième de couverture :
Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Après lecture :
(MadameOurse) J’aime beaucoup l’idée à l’origine de ce roman, celle d’une mère qui va réaliser les rêves de son fils pour le faire revivre. Et sans savoir aucunement si cela va le faire sortir du coma. Thelma et Louis ont toujours vécu en symbiose tous les 2 mais sans être si proches que cela parce que Thelma est mariée à son travail. Lorsque Louis a cet accident qui va le plonger dans un coma dont les médecins ne savent pas s’il en ressortira, c’est la vie entière de Thelma qui va s’écrouler.
D’abord tentée de sombrer, de se laisser aller en se consolant à grandes rasades d’alcool, elle va par hasard mettre la main sur le carnet des rêves de son fils. Et l’idée de les réaliser prendra vite le pas. C’est rigolo parce qu’il faut bien se dire que les rêves d’un ado réalisés par sa mère de 40 ans c’est du level !
Il faut, je pense, lire ce livre sans se poser de questions, la réalisation des rêves de Louis n’est pas toujours crédible. Je pense pas personnellement, de mon point de vue de mère, que j’aurais laissé mon enfant à l’hôpital pour courir réaliser l’un de ses rêves à l’autre bout du monde. Le récit est un peu déstabilisant aussi par moments, j’ai ressenti qu’il s’agissait là d’un premier roman pour Julien Sandrel. Parfois j’aurais aimé que ce soit un roman plus étoffé, plus long. Il y avait tant à dire de plus. Mais si j’ai cette critique là qui me vient c’est aussi parce que j’aimais suffisamment le roman pour en vouloir plus, n’est ce pas ?
Lorsqu’arrive la fin du roman, nous avons rencontré de nombreux personnages, très attachants (Edgar <3, Isa, la mère de Thelma…) et c’est une jolie troupe comme une fan team qui est aux côtés de Louis à espérer son réveil. Et l’on se dit alors : que va choisir l’auteur, va-t-il faire revenir son personnage ? Pour le savoir, il vous faudra lire ce beau roman. Je peux juste vous dire que cette fin est belle, complètement à la hauteur et toute aussi magique que le reste de l’histoire.

(Lunatic) Le premier chapitre du roman est assez saisissant, on assiste à l’accident de Louis, à la détresse d’une mère. Tout est mis en place sans chichis, sans détails inutiles. Coma, culpabilité, peur, espoir, amour, famille, autant de mots, de sentiments qui vont prendre une part importante au récit. Alors qu’elle sombre, Thelma va se raccrocher à l’espoir, aidée par sa mère, en découvrant un carnet, qui contient une liste de choses trop cool à faire dont rêvait Louis. Et pour lui montrer que rien n’est impossible, elle décide de réaliser ses rêves à sa place, le faire vivre à travers elle en quelque sorte, une sorte de revanche pour cette mère hyperactive qui a trop souvent privilégié le travail à son fils.
Comme le dit MadameOurse, les situations pour les plus originales manquent de crédibilité par moments, mais on s’en fout! On vit avec Thelma à fond ses aventures, on espère avec elle pour le réveil de Louis, on souffre avec elle tout en souriant de ses maladresses. J’ai trouvé l’écriture un peu inégale, on a l’impression de vivre ces 4 semaines en accéléré, tout va trop vite, tout s’enchaîne. Et pourtant, je me suis attachée à ces personnages, à cette famille nouvelle qui se crée autour de Louis. J’ai commencé par trouver le récit un peu froid, le lisant de manière très neutre, puis l’auteur a su m’embarquer, me toucher en plein cœur, a su m’émerveiller. Un roman touchant et qui ne peut pas laisser indifférent.
Un dernier mot pour dire ma surprise de constater que ce roman a été écrit par un homme. Je ne l’ai remarqué qu’en commençant ma lecture. Je sais pas pourquoi, mais la couverture et le résumé en faisait un roman très féminin à mon sens (vive les clichés!). Et Julien Sandrel ne manque pas de sensibilité et d’émotions pour en faire un très beau roman.

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(Roman lu en partenariat avec Netgalley

à paraître le 07/03 aux éditions Calmann-Lévy)