Archives du mot-clé chick lit

Un été en hiver, Solène Hervieu

Quatrième de couverture :

Julia, la trentaine, ronde et pétillante, s’ennuie à mourir dans l’austère agence de voyage où elle travaille. Elle se contente de vendre des destinations de rêve à des clients, sans jamais partir elle-même. La jeune femme a pourtant envie d’aventure, d’amour, de frissons. Une petite annonce pour un nouveau job change tout : elle devient « testeuse de voyages » pour évaluer des destinations et des circuits sur les cinq continents.

L’avis d’Audrey :

En cette période de restriction de déplacements, ce roman va vous faire voyager. De jolis voyages en compagnie de Julia, une jeune femme qui se lasse de son boulot dans une agence de voyage, qui répond à une annonce pour devenir testeuse de voyages. Après tout, rester derrière son ordinateur à conseiller des clients et à subir le silence et l’ennui de ses collègues ne l’intéresse plus.

Fraichement arrivée dans cette nouvelle agence, Julia trouve rapidement sa place au sein d’une équipe dynamique et pleine d’enthousiasme. Ses collègues présentent tous des profils différents, avec pour point commun, la sympathie. Parmi eux, elle remarque surtout l’un d’entre eux, Aymeric,  dont le charme ne la laisse pas indifférente. C’est lors d’un premier séjour à Glasgow qu’elle tente de mieux faire connaissance avec lui. Même si c’est un job sympa, malheureusement elle ne peut pas toujours faire équipe avec lui. Et la voilà embarquée pour une croisière avec un collègue devant faire office de « mari », sauf que notre Julia ne se retrouve pas en binôme avec la personne désirée.

Un roman très frais et divertissant, dans lequel la protagoniste va pouvoir s’épanouir et s’ouvrir aux autres. J’ai aimé le coté convivial et amical de ce groupe de collègues. On jalouserait presque Julia d’être si bien entourée. Même si la jeune femme semble manquer de confiance en elle, j’ai trouvé qu’elle usait de pas mal d’humour et de répartie avec quelques scènes que j’ai beaucoup appréciées. On comprend vite qu’elle s’est trompée de cible en craquant pour Aymeric et on se délecte du jeu du chat et de la souris auquel elle se prête avec son binôme de croisière.

Ma notation:

Vous l’aurez compris, une comédie romantique sans prise de tête, qui permet de s’évader le temps de la lecture.

Confessions d’une quadra à la ramasse, Alexandra Potter

Quatrième de couverture :

Nell Stevens a plus de quarante ans et quand elle regarde en arrière, le bilan manque de filtres Instagram : le bibliocafé qu’elle a monté avec son fiancé en Californie a fait faillite, le fiancé en question s’est fait la malle, elle est célibataire, sans enfant, fauchée, à la dérive. Qu’à cela ne tienne ! De retour à Londres, sa ville natale, elle est déterminée à prendre un nouveau départ. À la même époque l’année suivante, la chance aura tourné, se promet-elle. Tout d’abord, cependant, elle a quelques confessions à faire…

L’avis de Laure :

Je ne suis pas (encore) quadra, mais l’histoire de Nell m’a touchée. Vous savez, ce poids que la société met sur les femmes, sur ce qu’elles doivent être et accomplir ? C’est ce poids que Nell traine derrière elle comme un boulet, ce poids qui impacte son présent autant que son avenir.

Parce que Nell a 40 ans et que sa destinée toute tracée, se marier, avoir des enfants, vient de voler en éclats. Plus de compagnon, plus de boulot, retour à la case à départ, à Londres où elle n’a ni toit ni job. C’est la déprime totale ! Et encore plus lorsqu’elle se rend compte que Londres a changé en son absence et que se loger va devenir compliqué avec son manque de moyens. Elle n’aura donc pas le choix et devra accepter une chambre chez l’habitant.

Alors Nell s’installe chez Edward, un homme ultra rigide avec qui la cohabitation ne sera pas simple, pas de chauffage, chaque chose à ranger à une place bien précise, le quotidien ne sera pas bien joyeux à ses côtés. Elle va se démener à reconstruire sa vie, faire des rencontres, trouver un travail.

Tu n’es pas obligée de savoir comment tu te sens, ce que tu veux, si tu es contente ou triste. La vie est pleine de choix et on nous pousse tellement à faire les bons…

Mais surtout, elle va prendre conscience. A travers ses confessions, elle crise contre les dictats de la société, elle fait entendre sa voix et va vite se rendre compte qu’elle trouve écho chez ceux qui l’écouteront. Peu à peu, Nell se libère des chaines de la société, elle se déleste de tout ce qui la plombe et ose suivre ses envies. Ainsi, à travers une comédie britannique délicieusement loufoque, Alexandra Potter évoque des sujets de société très actuels. Et ça fait du bien de lire Nell, ses peurs, sa colère et de réaliser qu’on peut nous aussi inventer une vie qui nous convienne, même si elle ne respecte pas les injonctions des uns ou des autres.

Ma notation :

Une comédie britannique très actuelle qui évoque des ces sujets tellement rebattus sur lesquels on a tant besoin que les choses changent !

Merci aux éditions Eyrolles pour cette lecture

Vince et Joy, Lisa Jewell

Quatrième de couverture:

Et si le premier amour était le bon?
Eté 1986, vince et Joy ont 19 ans. ensemble, ils découvrent l’intensité du premier amour, qu’ils ne pourront jamais oublier. Séparés par les caprices de la vie et d’un destin facétieux, ils ne cessent de se croiser, à coup de jeux de tarot, de chat télépathe et de colocataires opiniatres. Peut-on retrouver son premier amour, 20 ans après?

L’avis d’Audrey :

J’avais envie de sortir cette romance de ma PAL, besoin d’une lecture douce et bienveillante. Dernièrement on voit beaucoup passer cette auteure pour ses thrillers, et je ne savais pas qu’elle avait sorti tellement de romans dans des genres bien différents.

C’est pendant leurs vacances, dans un camping que se rencontrent les deux protagonistes de ce roman : Vince et Joy. Un coup de foudre, une première expérience pour chacun, de la tendresse. Tout aurait pu être si simple entre eux, mais Joy disparait, ne laissant qu’une lettre à Vince.

On va suivre alors la vie de l’un et l’autre, qui gardent toujours dans un coin de leur cœur ce premier amour. Les mois, les années passent, ils se croisent, se perdent de vue à nouveau, pour peut-être enfin se trouver?! En tout cas on ne souhaite que cela pour nos deux amoureux.

J’ai beaucoup aimé suivre la vie de Vince et Joy. Les voir grandir, gagner en maturité. les voir se tromper, faire des mauvais choix, aimer, vivre, pleurer, regretter. Le tout est narré avec fluidité et simplicité et l’auteure a le don de finir ses chapitres pour faire de son roman un vrai page turner.

J’aurai pu m’ennuyer de ce petit jeu entre eux, des ces occasions sans cesse manquées, mais non, je trépignais pendant ma lecture. Les personnages secondaires apportent beaucoup au récit, éléments indispensables pour donner une touche d’humour et d’excentricité. Imaginez que même un chat joue un rôle essentiel dans l’histoire!

Ma notation :

Un roman chik litt plaisant et divertissant. Un petit air de Nicholas Sparks dans le récit.

L’accro du shopping fête Noël, Sophie Kinsella

Quatrième de couverture :

L’accro du shopping est de retour, confrontée à la plus risquée des fêtes de famille : Noël. Tendre, drôle, une comédie pile dans l’air du temps.

Notre accro préférée est dans tous ses états : cette année, Noël se fera chez elle !
Et la pression monte encore quand Becky comprend qu’elle va devoir composer avec un entourage exigeant. Ses parents, nouveaux retraités tendance hipsters, rechignent à l’idée de passer les fêtes loin de leur quartier branché ; sa demi-sœur Jess ne voit aucun intérêt à ces célébrations superficielles et consuméristes et exige un menu vegan ; même son mari Luke a l’air plus préoccupé par les demandes très pressantes d’une certaine Nadine pour de curieuses affaires financières que par la course aux cadeaux.

Un rude challenge, mais impossible n’est pas Becky !

Décidée à recréer coûte que coûte la magie de Noël, Becky va faire de cette fête un événement inoubliable. Pour le pire, et surtout pour le meilleur…

L’avis de Laure :

Je pense que vous êtes comme moi et que vous connaissez L’accro du shopping au moins de nom. Il s’agit là du 9ème tome de cette série qui aura bientôt 20 ans. Et pourtant, je n’avais jamais lu les aventures de Rebecca dite Becky. Les tomes peuvent parfaitement se lire indépendamment, je n’ai pas du tout été gênée dans ma lecture.

Avec Becky, vous plongez dans une désopilante comédie so britannique. On se croirait dans un téléfilm dans lequel les situations toutes plus ubuesques les unes que les autres s’enchainent à un rythme fou. Et fou c’est un peu le mot que j’attribuerai à Becky, elle ne doit pas être toute seule dans sa tête et je n’aimerais pas avoir à gérer la moitié de la charge mentale qu’elle subit. Subit pas totalement malgré elle d’ailleurs…

C’est dès le mois de novembre que Becky est en mode très actif préparation de Noël sauf que cette année, c’est elle qui accueille toute sa famille et qui doit donc gérer les préparatifs du repas. Une tâche qui lui semble colossale mais qu’elle est bien décidée à réussir haut la main ! Rien ne nous sera épargné, les achats pour un repas qui doit concilier les goûts des uns et des autres, les cadeaux de Noël qui doivent être parfaits, la décoration qui doit en mettre plein les yeux et la tenue pour séduire tout le monde, la to do de Becky est longue. Et comme elle ne fait jamais les choses à moitié, nous allons la suivre dans une frénésie d’achats totalement folle. Car Becky adore faire de bonnes affaires, même si l’achat est totalement démesuré, même s’il lui faut mener une bataille sans merci pour obtenir l’objet de ses rêves.

C’est comme ça qu’on se retrouve avec 30kg de saumon à mettre au congélateur, une robe de grande marque à tout petit prix mais aussi trop petite, une adhésion à un club de billard juste pour gagner le premier prix d’une loterie que le club organise… Cette lecture est franchement désopilante et a un rythme hallucinant et c’est pour ça que je vous dis que je ne voudrais pas une minute de la vie de Becky, rien que de la lire m’a fatiguée. Finalement, ici, c’est vraiment la recette accro du shopping que cet enchainement ininterrompu de péripéties. Et c’est sûrement ça qui marche. En revanche, pour moi le dosage était un peu trop fort et j’ai regretté ne pas avoir suffisamment de pauses dans ces folies pour amener un peu d’émotion à l’histoire.

Ma notation :

Une comédie loufoque avec laquelle vous ne vous ennuierez pas !

Merci à Claire des éditions Belfond pour cette lecture.

[Duo lecture] Passionnément Valeria, Elisabeth Benavent

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Il était temps de conclure et de savoir si Valeria allait enfin se décider.

(Laure) Heureusement qu’il n’y a pas eu trop longtemps à attendre ce quatrième et dernier tome, j’étais très impatiente de savoir comment se conclurait la saga.

La couverture :

(Audrey) Les 4 tomes réunis donnent un bel ensemble. C’est chouette!

(Laure) On finit la saga sur la couverture bleue, ma couleur préférée donc c’est parfait. L’esthétisme de la collection réunie de la saga me plait beaucoup.

La quatrième de couverture :

Si Valeria est amoureuse de Bruno, pourquoi n’arrive-t-elle pas à oublier Victor ?
Carmen aurait-elle pris du poids pendant son voyage de noces ?
Lola s’interroge : est-elle vraiment faite pour la vie de couple ?
Nerea, elle, décide de se reprendre en main.
Toujours aussi passionnée, Valeria…
Comme toi !
Inséparables, Valeria, Carmen, Lola et Nerea ne se cachent rien. Ce qui aidera Valeria à pimenter son dernier roman, auquel elle s’apprête à apporter la touche finale.

Après lecture :

(Audrey) On avait quitté Valéria dans les bras de Bruno et l’on se demandait si une histoire allait encore être possible avec Victor. Car toutes les lectrices l’ont bien remarqué, Valéria est folle de lui mais ne veut pas se l’avouer. Alors on a juste envie de la secouer et de lui mettre un petit coup de pied aux fesses pour lui dire de mûrir et d’assumer ses sentiments.  Dans ce dernier tome on a  aussi Lola, Nerea et Carmen que je prends toujours plaisir à retrouver. Je crois vraiment que pour ces 3 là, c’est aussi le moment des grandes décisions, des prises de conscience et le moment de se « poser ». Les fêtes, le sexe et l’alcool ça va bien un moment ! J’ai trouvé ce dernier tome plus mature, moins superficiel et malgré des scènes très « hot », le sexe n’était pas au centre du roman.

Le récit est toujours très addictif et divertissant. On s’attache aux personnages et on espère vraiment le meilleur pour eux. Je suis sûrement à contre courant de nombreuses lectrices, mais  pour moi Valéria doit finir avec Bruno. Est-ce le cas ? Mystère ! (Nerea semble d’ailleurs du même avis que moi lorsqu’elle dit que Bruno a l’air d’un mec plus fiable).

Je ne sais pas si en écrivant ce dernier tome l’auteure savait déjà que la saga allait être adaptée en série télé, mais je trouve que l’intrigue et surtout le final réunissent tout les codes d’une série justement. Un final que j’ai apprécié, plaçant les choses de façon nette. Un final agréable et qui conclut la sage en beauté.

(Laure) Replonger dans les aventures de Valeria en sachant que c’était l’ultime tome me rendait très impatiente. Contrairement à Audrey, j’attends depuis le début un final Victor / Valeria, il était impensable pour moi qu’il en soit autrement et Bruno ne me faisait ni chaud ni froid, je trouvais leur relation purement physique, rien ne m’avait fait percevoir des sentiments entre eux.

La saga poursuit sur la même lancée que les précédents tomes et nous baladera jusqu’à l’utime final… Et Valeria reste bien agaçante. J’avoue que là ça m’a vraiment gonflée de la lire expliquer qu’elle ne pourrait jamais faire confiance à Victor à cause de sa volatilité et du fait qu’elle est persuadée qu’il lui sera infidèle. Je me suis dit « oh ça y est, vu qu’Adrian l’avait trompée elle va penser ça de tous les hommes à présent ». J’étais prête à vouloir envoyer Valeria chez la psy qu’on en finisse une bonne fois pour toutes mais en fait ce n’est pas ce que l’auteure nous sert ici. Non, c’est bien Victor le cœur du problème parce qu’il a toujours enchaîné les femmes dans sa vie et qu’il ne sait pas vivre autrement. Et pourtant, on le sait, il l’a dit Victor que depuis sa rencontre avec Valeria il a changé, on a les preuves sous les yeux mais Valeria est éperdument aveugle et personne autour d’elle ne semble vouloir lui ouvrir les yeux !!!

Alors on est une fois de plus baladés, 2 pas en avant, 1 pas en arrière et 3/4 scènes bien hot pour enrober tout ça. D’ailleurs, côté hot, ce 4ème tome monte encore d’un cran avec des scènes qui vont toujours plus loin. Et puis, dans le dernier quart du roman, l’auteure a lancé des passages terriblement romantiques. Je me suis dit « oh génial », jusqu’à ce que Valeria gâche les choses une fois de plus. Mais qu’elle héroïne terrible !! Le romantisme je trouvais ça chouette, ça semblait la conclusion parfaite pourtant. J’ai aimé en plus qu’Elisabet Benavent nous montre une autre facette d’elle même, elle serait très douée en comédie romantique aussi (et moi j’aimerais encore plus).

Je ne vais pas vous dire comment ça se finit, c’est pas l’intérêt. On arrive au bout avec les personnages et tous ont fait leurs choix de vie, sont apaisés et heureux. Les amies de Valeria ne dérogent pas à la règle et vous verrez qu’elles ont sacrément évolué depuis le 1er tome.

 

archipel

Merci à Mylène des éditions Archipel pour cette lecture