Archives du mot-clé Charleston

Une journée exceptionnelle, Kaira Rouda

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Je ne savais pas quel ebook commencer alors je suis partie en quête d’un duo avec Lunatic et elle m’a proposé celui-ci.

(Lunatic) J’ai ce titre dans ma PAL numérique depuis quelques semaines. Hop, j’ai corrompu MadameOurse pour se faire un dernier duo en 2018.

La couverture :

(MadameOurse) Ce n’est que maintenant que je comprends d’où sort cette enveloppe rouge. On la trouve à la fin du roman et elle contient un message particulier. Cette couverture a donc du sens mais ne m’attire pas plus que ça.

(Lunatic) Je n’avais pas percuté sur le fait qu’il s’agissait d’une enveloppe. J’avoue qu’en ebook, je m’attarde beaucoup moins sur les couvertures.

La quatrième de couverture :

Paul Strom a une vie parfaite. Et il est lui-même un mari parfait. C’est pour cette raison qu’il planifie un week-end romantique pour sa femme, Mia, dans leur maison de campagne, juste tous les deux. Et il promet que cette journée sera exceptionnelle.
Mais alors qu’ils sont en voiture, en train de rallier leur lieu de villégiature, la tension commence à monter et minute après minute, le doute s’installe. Leur mariage est-il aussi parfait que Paul le dit ? Se font-ils réellement entièrement confiance ? Paul est-il vraiment la personne qu’il semble être ? Et quels sont ses projets pour ce week-end ?
Une journée exceptionnelle nous force à nous demander à quel point nous connaissons ou non nos proches… Méfiez-vous des mariages trop parfaits…

Après lecture :

(Lunatic) Le narrateur de ce roman, c’est Paul. Il s’adresse aux lecteurs pour raconter ce qui va être à ses yeux une journée exceptionnelle. J’ai bien aimé ce procédé, cette sensation de huis-clos, cette atmosphère pesante. Les confidences de Paul commencent en voiture alors qu’il emmène son épouse passer un weekend dans leur villa de campagne. On ressent tout de suite que Paul ne nous dit pas tout, transforme ses souvenirs et anecdotes de vie avec Mia afin de passer pour un homme parfait, un mari et père modèle. Mais on n’est pas dupe, et l’on ressent vite ce coté antipathique, manipulateur, pervers-narcissique. J’ai vite craint pour Mia, peu de doute sur les intentions de Paul.

Arrivé à destination, le récit prend une tournure un peu différente et la journée va alors vraiment être exceptionnelle. Je n’avais rien vu venir, mais j’avoue que le déroulé des événements manque un peu de crédibilité à mes yeux. Dommage. C’est un roman que j’ai pris plaisir à lire malgré quelques lenteurs au début du récit. Paul rentre en détail dans certains souvenirs, au risque d’ennuyer les lecteurs. C’est un peu répétitif par moments aussi. J’avais lu quelques avis coup de cœur pour ce roman noir paru chez Charleston, je ne comprends pas forcément toutes les éloges que j’ai pu lire.

(MadameOurse) Ce roman est particulier parce que le narrateur, Paul, l’époux de Mia est absolument détestable ! On ne peut pas lier d’affinités avec lui, c’est juste impossible. Il ne faut pas avoir beaucoup lu de ce roman pour comprendre que ce mec, sous ses airs parfaits, est un peu ce qu’on peut trouver de pire parmi les hommes…. Il est fier, manipulateur, odieux, il se sert des gens (et des femmes plus particulièrement), il se prend pour une personne supérieure bref, c’est pas le personnage auquel vous allez vous attacher.

Comment se fait-il que certains d’entre nous font le ménage et d’autres encadrent des équipes ? Encore un coup de l’univers. Tout le monde n’a pas droit à un cerveau, un physique agréable et du charme. Nous avons vraiment de la chance.

Alors qu’il part en WE avec son épouse Mia, laissant leurs 2 garçons à une baby sitter, il va évoquer sa vie, par flash backs. Une vie millimétrée dont le moindre élément a été décidé, choisi, avec soin. Très vite je me suis demandé comment Mia le supportait, comment elle ne voyait pas l’odieux bonhomme qu’il était. Je me suis demandé si elle était la petite épouse mère au foyer parfaite, qui ne prenait pas la peine d’analyser, de penser par elle même. Mais ça paraissait trop simple ! Et puis honnêtement, je n’avais pas envie qu’elle soit ce genre de femme.

Paul est très étrange parce qu’il se moque pas mal de sa femme, mis à part pour le paraître, pour son image de père marié et gentil mari. Mais alors pourquoi avoir organisé cette journée exceptionnelle ? Il cache des choses à sa femme, a des surprises pour elle. Mais de quel genre ?

Pour une fois à la lecture de ce roman, mon intuition a plutôt bien marché et j’ai complètement deviné ce qu’allait être la finalité de l’histoire. C’est donc sans surprise que j’ai lu la suite du roman, voyant mes hypothèses se réaliser. Ce n’est pas un roman qui m’a passionnée parce que l’attachement aux personnages est impossible dans cette narration particulière. Et pourtant, j’ai lu les 2/3 du roman en une journée, preuve quand même que l’auteure a su m’attacher et me donner envie de découvrir la suite !

L’année du flamant rose, Anne de Kinkelin

Quatrième de couverture :

Louise, Ethel, Caroline. Trois amies, joyeuses mais solitaires, partagent tout, leurs peines et leurs bonheurs, leur passion aussi pour les belles choses. Toutes trois sont des créatrices, des faiseuses de rêves, dans leurs ateliers qui se font face dans un passage parisien.

Louise, joaillière, crée des bijoux qui réjouissent le coeur et les yeux. Ethel, corsetière, réveille les sentiments et les sens des amoureuses éperdues (et des autres). Caroline, relieuse, redonne vie aux livres anciens, tout en rêvant la sienne. Toutes trois, passionnées, sont amoureuses de l’amour, mais celui-ci leur semble inatteignable…

Le jour où Louise s’entiche d’un flamant rose empaillé, superbe et quelque peu étrange, qu’elle installe dans son atelier, son regard sur la vie semble changer. Après sa rupture, elle est face à un défi : se relever, tenir debout, comme le flamant sur une patte, pour sa petite fille, Rose, malgré sa fragilité et les obstacles.

Cette année, les trois femmes sauront-elles trouver la force de se reconstruire ?

L’avis de Lunatic :

J’avais envie de lire ce roman pour deux raisons : sa couverture que je trouve très sympa, colorée et attrayante et aussi le fait qu’il a été publié par les éditions Charleston, qui dernièrement m’a apporté de bien jolies lectures.

Ce flamant rose, rapporté de vacances par une de nos trois héroïnes est un prétexte à un changement de vie, et malgré lui, il devient alors le témoin de ce renouveau. On a trois femmes dans ce roman, trois femmes aux doigts d’or dont les ateliers sont voisins. Une créatrice de bijoux, une spécialiste en lingerie et corset et la dernière qui redonne vie aux livres anciens. Ce roman c’est surtout une histoire d’amitié, de solidarité féminine. Elles vont toutes les trois s’épauler.

J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, imaginez qu’à la fin du roman je n’avais pas retenu ce que Caroline faisait dans son atelier. C’est bien la preuve que je n’ai pas réussi à rentrer dans ce roman. Puis pourquoi les hommes n’ont pas eu plus de place dans le récit? Pourtant le roman a tout pour plaire : le rythme est fluide, l’auteur distille de jolies touches d’humour, les thèmes sont variés et forts (amitié, couple, désir, …). Puis la fin qui n’en est pas une à mon sens a confirmé ma déception.

Ma notation :

Petite déception pour ce roman.

 

(Roman lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

 

La plage de la mariée, Clarisse Sabard

Quatrième de couverture :

2015, Nice.Zoé, 30 ans, est en pleine dispute avec sa conseillère Pôle Emploi lorsque sa vie bascule. Ses parents viennent d’avoir un grave accident de moto. Son père est décédé sur le coup, sa mère est trop grièvement blessée pour espérer survivre, mais encore assez lucide pour parler. Elle va révéler à Zoé qu »elle lui a menti depuis toujours : l’homme qui l’a élevée n’est pas son véritable père. Elle donne un seul indice à sa fille pour retrouver son père biologique : « La Plage de la mariée ».

Après quatre mois de déni, Zoé finit par craquer et part à la recherche de la vérité. Elle atterrit en Bretagne et se fait embaucher dans une « cupcakerie » tenue par une ancienne psychologue franco-américaine, Alice. Dans ce salon de thé, plusieurs personnages se croisent et voient leurs destins se mêler, tandis que Zoé part à la recherche de son père et tente de comprendre pourquoi sa mère lui a menti durant toute ces années.

L’avis de Lunatic :

J’avoue qu’au début de ma lecture j’étais réticente, j’avais tellement aimé Les lettres de Rose que j’avais peur d’être déçue, de trouver ce roman moins bien, de ne pas retrouver ce que j’avais aimé dans son premier roman.
Ce titre est différent mais il est aussi très ressemblant et j’ai ainsi retrouvé tous les ingrédients que j’ai aimé chez cet auteur.

Ce roman c’est l’histoire de Zoé, une jeune trentenaire qui vient de vivre un drame. Ses parents ont été victimes d’un grave accident de moto et sa mère, juste avant de mourir, lui révèle que son père n’est pas son père biologique. Un seul indice la plage de la mariée. Zoé prend alors la décision de partir à la découverte de ses racines, de sa mère et de ce père qu’elle ne connaît pas. Direction la Bretagne là où sa mère a grandi, là où elle pense trouver réponse à ses questions. Son arrivée dans le petit village ne passe pas inaperçue. Elle fait très vite de jolies rencontres, se crée de nouveaux liens, de nouvelles amitiés et petit à petit retrace le parcours de sa mère, découvre les secret de famille jusqu’à un dénouement que j’avais bien envisagé au bout de quelques chapitres.

Qu’est-ce que j’ai aimé ce roman. Qu’est-ce que j’ai aimé Zoé. J’ai ri avec elle, j’ai pleuré avec elle, et moi aussi j’aurais voulu rencontrer Gaël, Alice, Georges, Hamza…Chaque personnage est attachant à sa manière. On y retrouve des thèmes comme la famille, les secrets de famille, l’amitié, l’amour, le besoin de savoir et de connaître d’où l’on vient, qui sont ceux qui nous ont précédé. Avec ce roman on s’ennuie pas, et en plus on voyage, comme Zoé on découvre la Bretagne, on ressent presque l’air marin qui effleure notre visage pendant notre lecture. Et si je vous dis qu’à chaque fois que je prenais mon ce livre en main j’avais envie de manger des cupcakes !
Difficile d’expliquer vraiment pourquoi j’aime la plume de Clarisse Sabard. Ce qui est sûr c’est qu’elle sait nous dépeindre des gens touchants, si vrais et qu’on rêverait d’avoir dans nos vies.

Ma notation :

Un jolie histoire qu’on quitte avec le sourire aux lèvres.