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Le printemps suivant, Margaux Motin

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Quatrième de couverture :

Après une vie de mère célibataire un peu chaotique mais libre et indépendante, Margaux replonge à pieds joints dans la vie de couple. Mais cela ne se passe pas sans heurts et des perturbations se profilent à l’horizon. Et si c’était l’occasion de chercher à comprendre ce qui provoque ces nuages qui viennent de si loin ? Sept ans après La Tectonique des plaques, Margaux Motin reprend avec humour et émotion le fil du récit de son parcours de femme moderne toujours en quête d’épanouissement personnel et de connaissance de soi.

L’avis de Laure :

Dès que cette BD est sortie, elle m’a fait très envie. Il faut dire que j’adore les dessins de Margaux Motin et son univers frais, actuel, coloré et drôle. Alors sans surprise, j’ai passé un très bon moment de lecture avec Le printemps suivant.

Margaux s’installe ici dans une nouvelle maison qui fait franchement rêver avec son amoureux (qu’on lui piquerait bien aussi tiens) et ses 2 filles. J’adore ce personnage, la fille délurée qui a des idées bien particulières, qui est en total maitrise de sa vie (ou du moins souhaite l’être). Elle nous entraine facilement avec elle et on se régale en lisant ses aventures.

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On retrouve les joies et difficultés de la vie de couple, les projets, les doux moments partagés et tout cela avec une mise en image que j’adore donc oui je suis totalement cliente et c’est vraiment le genre de BD qu’on prendra plaisir à lire et relire. En revanche, aie, la fin laisse envisager de nouvelles galères dans la vie de Margaux et on en est tout attristé pour le personnage. Néanmoins, vivement la suite !

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Ma notation :

Un régal, des dessins à savourer !

N.E.O, tome 1 – La chute du soleil de fer, L’hermenier et Djet

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Quatrième de couverture :

Zyzo et Alixe parviendront-ils à l’éviter, tout en sauvant les membres de leur clan ?

Un nuage empoisonné s’est répandu sur terre. Seuls quelques adolescents n’ont pas été exterminés par le cataclysme.
Alixe vit au Louvre (« le Château ») avec d’autres privilégiés, tandis que Zyzo tente de survivre en habitant la tour Eiffel (« le Tipi ») avec son clan. Mais lorsque les animaux sont empoisonnés, la nourriture vient à manquer à ceux du Tipi. Pour eux, aucun doute, les enfants du Château sont coupables.
La guerre va être déclarée !

L’avis de Laure :

Cette BD est l’adaptation de la série de Michel Bussi destinée à la jeunesse dont le premier tome est sorti l’automne dernier.  Je ne l’ai pas lu mais cette adaptation BD m’a beaucoup plu.

C’est l’histoire de 2 bandes d’adolescents rivales dans un Paris abandonné où tous les adultes sont morts. Il y a une bande sauvage qui vit dans un « tipi » sous la Tour Eiffel et une bande instruite, au petit monde bien rangé qui vit au Louvre, dit le Château. De suite, j’ai aimé l’immersion dans cet univers très visuel qui est superbement desservi par les illustrations. C’est assez fascinant de voir un Paris abandonné et je me suis attachée très vite aux superbes personnages.

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Zyzo va se retrouver prisonnier avec les enfants du Château et découvrir leur mode de vie qui a été prévu des années auparavant par les derniers adultes en vie. Malgré la rivalité entre ces bandes d’enfants qui ne se font pas confiance, ils vont devoir faire face à un événement qui les menace. A eux alors de retrouver ce qui cause l’empoisonnement successif de tous les animaux et viendrait menacer leur survie s’ils n’avaient plus rien pour se nourrir.

Je ne pensais pas aimer autant cette BD et pourtant c’est une saga que je vais suivre de près parce que l’adaptation est top, on n’a pas l’impression que ça ait été trop synthétisé car il ne nous manque aucun détail pour comprendre l’histoire. Je ne sais pas si j’aurais envie de lire le roman tant la BD remplit pour moi toutes les cases : une histoire complète, des visuels super soignés qui nous immergent vite dans le cadre de l’histoire, des personnages magnifiques et il y a même une belle poésie dans certains passages. En plus, aucune frustration arrivé à la fin de ce qui n’est qu’un premier tome. Ici, on a bien une aventure en entier de la bande d’enfants et ça donne envie de découvrir leurs prochaines aventures. Que demander de plus à cette BD à part d’avoir la suite ?

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Ma notation :

Une belle adaptation BD pour une série à suivre !

(Livre lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)

Le col de Py, Espé

Quatrième de couverture :

« Certaines histoires s’inventent, d’autres se racontent… Une transmission d’amour et de vie entre deux êtres. » Camille et Bastien attendent leur deuxième enfant. Un moment de joie. Mais le bonheur est de courte durée. A la naissance de Louis, le diagnostic tombe. Louis est atteint de graves malformations cardiaques. Vu son âge, l’important est de gagner du temps avant une intervention qui peut s’avérer fatale… Durant ces mois de tension et d’incompréhension, les parents trouvent du réconfort auprès du père de Camille, qui vient les aider malgré le cancer qui le ronge petit il petit… Ces longs moments d’attente vont se transformer en mois d’échanges, de jeux, de tendresse, d’émotion et d’amour entre Louis et Pablo, qui resteront à jamais gravés dans leur vie.

L’avis de Laure :

Mon mari m’a offert cette BD et le choix est parfait, exactement ce que j’aime tant du point de vue des graphismes que de l’histoire. Je ne connaissais pas Espé mais je serai assez curieuse de le relire car j’ai beaucoup aimé son univers.

Ici, c’est sa propre histoire qu’il relate, celle d’un homme heureux de devenir père. Pourtant, le jour de la naissance du petit Louis, c’est un parcours du combattant qui va débuter pour la famille. Un problème cardiaque est diagnostiqué au petit garçon. Pendant plusieurs années, à chaque consultation de suivi, le médecin pèse les choses : opérer de suite, attendre encore. On ressent très bien cette épée de Damoclès qui s’approche, que l’on sait inéluctable, le sursis gagné plusieurs fois, quelques mois mais toujours avec la boule au ventre.

C’est une maladie qui va marquer toute la famille mais qui les trouvera soudés avec la présence notamment si aimante du grand père, qui est en train de se battre lui-même contre un cancer et qui va pourtant répondre présent pour s’occuper de ses petits enfants.

C’est une lecture très émouvante, j’ai beaucoup aimé les dessins et il est parfois difficile de retenir ses larmes à certains passages de l’histoire. On ressent la difficulté pour des parents d’accompagner un enfant dont la situation de santé est si fragile, l’angoisse permanente, le temps aussi qu’il faut dégager pour ce lourd suivi médical. Et puis, heureusement, on voit néanmoins le petit garçon grandir, heureux, aimé. Une très belle BD.

Ma notation :

Superbe, à découvrir sans hésiter.

A cœur ouvert, Nicolas Keramidas

Quatrième de couverture :

Nicolas Keramidas est atteint d’une malformation cardiaque à la naissance, la tétralogie de Fallot, ce qui l’oblige à subir une opération délicate et surtout inexpérimentée en 1973 : il devient ainsi le premier bébé en France à être opéré à coeur ouvert. 43 ans plus tard, lorsque son coeur s’emballe sur un terrain de foot, le mal se réveille et le conduit vers une nouvelle opération à coeur ouvert. Une expérience angoissante et douloureuse qu’il parvient à surmonter avec sa femme, Chloé, qui, comme lui, a tenu un carnet au jour le jour. C’est à partir de ces notes qu’il retrace en détails toutes les étapes de cette descente aux enfers médicale jusqu’à sa sortie définitive de l’hôpital.

En usant d’humour et d’un savoir-faire acquis aux studios d’animation Walt Disney de Montreuil où il a travaillé pendant douze ans, l’auteur nous fait vivre l’expérience d’une opération chirurgicale lourde avec une sincérité touchante.

L’avis de Laure :

A cœur ouvert est une BD autobiographique dans laquelle Nicolas Keramidas nous confronte à son vécu d’une opération importante du cœur. Il a toujours vécu avec une cicatrice sur le torse, lui rappelant cette opération déjà subie alors qu’il était bébé. Mais il n’en avait pas de souvenirs et a toujours pu vivre normalement depuis.

Avec un tel sujet les émotions sont forcément au RDV et je trouve que le format BD est très adapté pour exploiter un sujet pas facile avec une certaine simplicité. Deux choses m’ont marquée dans cette lecture : le vécu pour l’auteur de rentrer à l’hôpital en pleine santé et en ressortir si affaibli. Il est, en plus, suivi dans un service de malades du cœur qui sont essentiellement des gens nettement plus âgés que lui et se sentira forcément bien seul.

L’autre point très touchant c’est le vécu de l’entourage, la peur pendant l’opération, la séparation lors de l’hospitalisation, tous ces moments si difficiles qui montrent bien à quel point la maladie n’est pas seulement l’affaire du patient. La BD reste pourtant positive parce que c’est l’état d’esprit de l’auteur, il s’accroche à l’après, à ce moment où il ira mieux, à ses futurs projets. C’est une jolie lecture que je vous recommande.

Ma notation :

Une jolie BD à travers laquelle Nicolas Keramidas partage les émotions fortes d’une partie de sa vie.

(BD lue en partenariat avec Netgalley)

Corps en grève, Valentine Boucq et Amandine Puntous

Quatrième  de  couverture  : 

Lyon, mars 1973.
Le bidonville de Feyzin est menacé de fermeture.
Vingt-sept travailleurs tunisiens entament une grève de la faim afin d’obtenir la régularisation de leurs papiers.
Durant les vingt jours que durera la grève, immigrés et Français lutteront ensemble, jusqu’au bout.

La France  » découvre  » alors l’existence des bidonvilles, véritables taudis dans lesquels vivent près de 800 000 travailleurs étrangers.
Une histoire qui fait indéniablement échos à l’actualité : les bidonvilles,  » jungles  » et campements de fortune perdurent et les droits humains restent bafoués.

L’avis de Laure :

J’ai eu la chance de découvrir cette bande dessinée qui retrace une partie de l’histoire liée aux émigrés et que je ne connaissais pas.

A Lyon, dans les années 70, des employés tunisiens sans papier sont menacés d’expulsion. Ils se retrouvent dans un casse tête administratif :  il leur faut un permis de séjour pour travailler mais il leur faut également un emploi pour obtenir un permis de séjour… Les joies de l’administration française… Ces travailleurs pauvres, pour la plupart célibataires ou ayant leur famille hors de France, n’ont pas les moyens de se loger, c’est donc dans un bidonville qu’ils passent leurs nuits. Lorsque le bidonville est menacé de fermeture, c’est un quotidien qui se complique encore plus.

Ils vont entrer dans la lutte contre cette situation injuste en faisant une grève de la faim. Ils seront aidés par quelques français dans leur combat. Je vous avoue que j’aurais du mal à vous en dire plus car il y a beaucoup de personnages dans la BD et une colorisation volontairement sépia, j’ai eu du mal en fait à cause de cela à mémoriser les différents personnages. En revanche, on voit bien l’absence d’investissement de la part des pouvoir publics locaux, si ces hommes n’étaient pas prêts à mourir pour la cause qu’ils défendent, rien n’aurait avancé. C’est une BD qui est intéressante sur ce plan pour se remémorer comment les choses avancent en France… C’est inadmissible, injuste et anormal mais c’est pourtant ainsi que notre histoire s’écrit.

 

Ma notation :

Une BD intéressante même si je n’ai pas été si charmée par les dessins.

(Livre lu dans le cadre des Masse Critique Babelio)