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Les yeux de Sophie, Jojo Moyes

Quatrième de couverture :

Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.

Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait en cadeau de la part de son mari avant de recueillir son dernier soupir. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre de hasard lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau.

L’avis de MadameOurse :

J’ai commencé à lire Jojo Moyes seulement cette année, à force d’en entendre parler. J’ai débuté par son roman phare à succès Avant toi et sa suite Après toi. Et puis, lorsque j’ai vu sur Netgalley que le nouveau roman de l’auteure était proposé en avant première, j’ai de suite cliqué pour le solliciter après un rapide coup d’oeil à la quatrième de couverture.

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je ne me souvenais pas trop de l’histoire que j’allais découvrir et ça m’allait bien pour me lancer en me laissant surprendre. J’avais seulement retenu que le roman se passait lors de la 1ère guerre mondiale. On suit en effet Sophie et sa soeur Hélène en 1917, dans un petit village de la Somme sous l’occupation allemande. Toutes deux sont mariées et vivent seules dans l’hôtel restaurant de la famille qu’elles tiennent au mieux malgré les restrictions alimentaires en attendant le retour de leurs époux du front. J’ai de suite beaucoup aimé le personnage de Sophie, femme de caractère, passionnée, aimante, altruiste. Très vite, les 2 soeurs vont se retrouver contraintes de fournir chaque soir les repas de la garnison allemande qui occupe leur village sous la direction du Kommandant.

Cet homme va repérer le tableau qui donne son titre au roman : Les yeux de Sophie, portrait de Sophie peint par son époux Edouard, un jeune artiste. Sophie et le Kommandant auront alors des conversations sur l’art en général, avec toujours une certaine dose de méfiance de la part de Sophie, contrainte de subir la présence de l’ennemi chez elle. Je n’en dis pas plus sur la destinée de Sophie mais, évidemment, il va y avoir quelque chose qui ne va pas se passer comme prévu, et la destinée de la jeune femme va devenir bien sombre.

J’étais tellement prise dans le roman, dans la vie de Sophie, que j’ai été un peu surprise lorsque, à un quart du roman, on change d’époque et de personnage. Ben oui mais on le savait avec la quatrième de couverture, sauf que moi j’en avais tout oublié.

C’est donc à ce stade qu’on découvre Liv, jeune femme ayant perdu son mari. Elle est la propriétaire du tableau Les yeux de Sophie. A travers Liv, Jojo Moyes nous raconte une belle histoire d’amour que j’ai trouvé très jolie à lire. Mais aussi, il va y avoir tout un combat autour du tableau car Liv se verra accusée d’être détentrice d’une œuvre d’art volée par les allemands. On entre alors dans toute une enquête car Liv va se battre pour conserver son tableau. Et la suite du destin de Sophie nous est également racontée en alternance avec les chapitres modernes.

C’est une lecture qui m’a beaucoup plu, Jojo Moyes a un talent pour nous embarquer dans son histoire, j’ai aimé la façon dont elle alterne les époques qui change de l’habituel un chapitre / une époque. A travers un siècle, elle lie ainsi autour du tableau 2 femmes qui n’ont rien à voir et elle en tire une très belle histoire. Il m’a toutefois manqué quelques points de détails que j’aurais aimé voir évoqués dans le roman comme un explicatif de ce qui est arrivé au mari de Liv, décédé très jeune.

 

Ma notation :

J’ai adoré ! Un très beau roman que je vous recommande vivement.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

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Un appartement à Paris, Guillaume Musso

Quatrième de couverture :

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.

L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.

Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

L’avis de MadameOurse :

Guillaume Musso est de ces auteurs dont je suis de près l’actualité et je connaissais la date de parution de ce nouveau roman depuis un bout de temps. Il en a présenté la belle couverture toilée il y a quelque temps en expliquant qu’elle est en lien avec le thème de l’art présent dans le roman. Et je dois dire que cette belle couverture, différente de ce qu’on voit d’habitude, m’a donné envie.

Cliquez sur la photo pour voir le détail de la couverture toilée / tissée

J’hésitais encore un peu à l’acheter mais ça n’a pas duré trop longtemps puisque je l’ai acheté et commencé dès le lendemain de sa parution. Et j’ai passé un très beau moment de lecture sous la plume de Guillaume Musso en compagnie de Madeline et Gaspard.

L’histoire est prenante, l’enquête est complète, intéressante, les personnages principaux sont très attachants. J’ai notamment suivi de près les aventures de Madeline qui décide d’avoir un enfant par FIV-DO. Alors, je ne suis pas une Fivette, mais le thème de la PMA (en Espagne pour Madeline) m’a paru bien traité. En sachant bien sûr qu’il faut simplifier pour les non connaisseurs. Gaspard est touchant aussi et on sent très vite qu’il y a un grand besoin d’affection derrière sa façade d’asocial.

Et puis il y a ce peintre, Sean Lorenz, un destin fort et tragique. L’enquête de Madeline et Gaspard sur les traces de cet homme dont ils ont loué la maison va les emmener très loin. Je ne me suis pas ennuyée une seconde et j’ai vraiment beaucoup aimé. J’ai lu presque en apnée les 60 dernières pages, en attente de la fin que Guillaume Musso nous avait préparée. Alors, elle sera, je pense, critiquée. Des 2 routes qu’il dessine pour nous, l’une si triste et réaliste et l’autre plus invraisemblable, l’auteur fait son choix. Et je le respecte, moi cette route là ne m’a pas gênée.

J’ai un regret quand même dans cette lecture c’est que le voyage nous ait amené à New York. J’étais tellement bien dans cet atelier d’artiste parisien, j’avais tellement le décor en tête que j’aurais bien voulu y rester jusqu’à la dernière page !

Ma notation :

Un très bon roman !