Le premier miracle, Gilles Legardinier

003

Quatrième de couverture :

Karen Holt est agent d’un service de renseignements très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d’objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d’un amour perdu. Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d’étranges circonstances, elle n’a d’autre choix que de recruter Ben, quitte à l’obliger. Ce qu’ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu’ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu’ils vont affronter peut facilement les détruire…

L’avis de MadameOurse :

Je vais essayer de vous écrire une chronique posée. Mais tout se bouscule dans ma tête. Je peux vous le dire de suite : j’ai A-DO-RÉ ce roman !

J’ai eu pourtant peur dès les premiers chapitres parce que l’histoire me faisait terriblement penser aux romans de Dan Brow, auteur que j’adore et qui écrit des romans plein de suspense et de savoir. J’avais peur pour Gilles Legardinier qu’en le comparant ainsi à un excellent auteur, il perde la bataille.

Et puis je me suis laissée embarquer sous les paroles de Ben, personnage principal du roman. Ce personnage est hyper attachant, je l’ai adoré. C’est un homme qui manipule la dérision à haute dose, en toutes circonstances, donc les discours du roman sont truffés d’humour du début à la fin, sa façon de tout prendre à la rigolade est vraiment hyper plaisante. A côté de ça, on découvre un homme terriblement amoureux depuis longtemps d’une femme qui en aime un autre. Le combo des 2 éléments amène à un personnage que je ne suis pas prête d’oublier qui va, de plus, former un super duo avec Karen, agent du gouvernement. A eux deux, ils vont mener une enquête hors normes qui va les faire voyager partout dans le monde.

Dans ce roman, il y a plein de choses, plein de thèmes y sont traités et tout ça prend ses sources dans des faits réels, le roman est donc plein d’apprentissage et ça moi j’adore (oui je dis beaucoup j’adore). On y parle alchimie, 2nde guerre mondiale, archéologie, science, art… Ça peut paraître beaucoup mais tout se combine très bien. Le roman est dense, l’enquête va amener à plein de rebondissements mais on ne se lasse pas !

Et ce que j’ai également énormément apprécié, c’est le talent de l’auteur pour que l’on ne se perde pas dans tout ça. Après plus de la moitié du roman, un chapitre est amené tout en douceur qui va tenir lieu de résumé des événements et nous permettre à nous lecteur d’avoir bien en tête l’avancée de l’enquête. Mais c’est pas du tout un chapitre « faisons une pause, je résume », il a vraiment sa place dans l’histoire, dans la chronologies des événements. Ce chapitre amène un vrai plus.

Plus j’avançais dans ma lecture et plus je prenais conscience que ce roman avait nécessité un travail de recherche intense et j’avais le sentiment que Gilles Legardinier l’avait écrit en parallèle des autres romans parus ces dernières années. Et bien je ne me suis pas trompée parce que Le premier miracle a été un travail qui l’a occupé pendant 8 ans.

Je ne veux rien dévoiler de l’intrigue, vraiment, juste, si ce thème vous parle, lisez-le. Rien ne m’a déçue au cours de ma lecture, la fin est à la hauteur de l’enquête menée par Ben et Karen. Ah si, juste un truc, je déteste la couverture du livre, oui elle a du sens mais franchement bof quoi ! Je pense qu’on pouvait trouver nettement mieux. Ce rouge, ces silhouettes à la James Bond, ça me fait plutôt fuir moi…

Ma notation :

Bluffant ! Ce roman confirme que le talent de Gilles Legardinier va bien au delà de celui d’auteur de comédies légères (je n’ai pas lu tous ses romans).

Mention spéciale pour le chapitre final où Gilles s’adresse à ses lecteurs. Ça crée un lien superbe avec l’auteur, on a encore plus envie de le serrer dans nos bras. Et merci pour les images qui nous sont offertes pour faire le lien avec l’histoire qu’on vient de vivre en le lisant.

Publicités

L’impératrice des sept collines, Kate Quinn

002

Quatrième de couverture :

Empire romain, Ier siècle de notre ère, sous le règne de Trajan. Fougueux et obstiné, Vix, jeune gladiateur à la retraite, revient à Rome afin d’y faire fortune. L’insaisissable Sabine est la fille d’un sénateur en quête d’aventure. Tous deux se connaissent depuis l’adolescence, et nourrissent une passion réciproque. Mais si elle aime s’amuser avec le beau Vix, Sabine rêve d’un grand destin – ce que Vix ne pourra jamais lui offrir, contrairement à Hadrien, le futur empereur, auquel elle est promise. Alors que Rome se prépare à de grands changements, les deux amants, happés chacun de son côté par le tourbillon de l’histoire, sauront-ils se retrouver ?

L’avis de MadameOurse :

Je me suis replongée avec un immense plaisir dans ce roman de Kate Quinn où l’on suit le fils de Théa et Arius dont l’auteure nous avait conté les aventures dans La maîtresse de Rome. Malheureusement, 2 ans après ma lecture du premier tome j’ai beaucoup oublié l’histoire des parents de Vix et ai donc eu un peu de mal au début du roman avec les rappels qui sont faits mais heureusement cela passe vite pour se concentrer sur l’histoire de Vix, Sabine, Titus…

Le roman est très prenant, les chapitres alternent entre les différents personnages et les aventures de chacun. J’ai adoré chaque instant de ma lecture. Au delà des histoires personnelles des personnages, ce roman nous amène à la découverte du temps des conquêtes de territoires sous l’empereur Trajan, on y découvre ainsi le fonctionnement des légions sous la Rome Antique.

Le jeune Vix, très ambitieux, a pour objectif de devenir chef de la légion en commençant simple soldat. Sabine, quant à elle, est éprise de liberté et de voyages. Titus, leur ami, aspire à une vie simple. Et l’impératrice Plotine n’aura de cesse de pousser Hadrien vers le poste d’empereur à coups de complots s’il le faut. Le livre est très riche en événements, basés sur de vrais faits historiques (avec un peu de triche pour les besoins du roman) et on ne s’ennuie pas une seconde.

L’histoire d’amour impossible entre Vix et Sabine qui n’ont pas du tout la même origine sociale anime bien le roman, sans tomber dans le monde des bisounours où tout est toujours si rose.

Ma notation :

Un vrai coup de cœur pour ce roman très complet et très documenté, qui parvient à rester simple et agréable à lire sans qu’on n’ait l’impression de livre un livre d’histoire. La quatrième de couverture ne rend pas justice au roman qui est tellement plus qu’une histoire d’amour.

 

La maîtresse de Rome, Kate Quinn

Quatrième de couverture :
Jeune esclave juive soumise aux caprices de l’arrogante Lepida Pollia, sa maîtresse, Thea connaît pour la première fois le bonheur dans les bras du gladiateur Arius le Barbare, la nouvelle coqueluche de Rome. Mais leur idylle attise la jalousie de Lepida, qui s’emploie de son mieux à les séparer. Cette dernière n’est pas le seul obstacle à se présenter sur la route des deux amants. Grâce à ses talents de musicienne, la belle Thea ne tarde pas à être remarquée de l’aristocratie romaine… et d’un dangereux admirateur : l’empereur Domitien, un homme brillant mais cruel qui en fait sa favorite. Devenue la femme la plus influente de Rome, Thea doit plus que jamais garder son amour pour Arius secret.
L’avis de MadameOurse :
C’est avec un grand plaisir que je me suis plongée dans ce roman qui a le mérite de nous faire voyager dans une partie de l’Histoire qui est rarement l’objet de romans. Et comme je me passionne facilement pour les mythologies grecques et romaines, je savais que ce cadre historique me plairait.
Pour ne rien gâcher, contrairement à ce que peut laisser présager la quatrième de couverture, le roman est bien plus qu’une histoire d’amour entre une esclave et un gladiateur. Nous y suivons en effet Arius et Théa mais bien au delà de la passion qui va naître entre eux, nous allons partager leur vie pendant plus de 15 ans avec les nombreux rebondissements qu’ils auront à traverser chacun de leur côté. On ne s’ennuie pas une minute car leurs vies sont très loin d’être plan plan, ils vont à leur niveau être impliqués directement dans l’Histoire de Rome et se battre pour leurs vies. Le destin les a fait naître du côté des serviteurs et ils n’auront de cesse de retrouver leur liberté.
J’ai apprécié la façon dont l’auteure relate certains événements. En effet, à l’époque les traitements réservés aux serviteurs, esclaves, gladiateurs étaient particulièrement cruels pour ne pas dire qu’on traitait ces humains un peu comme des objets. Mais ces moments sont relatés avec une certaine distance, sans trop de détail ce qui m’a bien convenu pour gérer mes émotions lors de ma lecture. Bon, j’ai quand même moins apprécié les récits des combats de gladiateurs mais fort heureusement cela n’est qu’un passage au début du roman, ensuite on passe à autre chose.
Ma notation :
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman et ai déjà très envie de repartir vers de nouvelles aventures au temps de la Rome antique. Ca tombe bien, le roman a une suite : L’impératrice des sept collines.
Vous avez également lu La maîtresse de Rome ? Laissez nous un petit mot pour que votre avis sur le livre soit ajouté sur la fiche. Dès 5 avis de lecteurs, nous pourrons donner une note sur 20 au roman. Alors, dans quelle catégorie classeriez-vous cette lecture : c’est un coup de cœur / j’ai adoré / j’ai aimé / j’ai trouvé que ça se laissait lire / je n’ai pas aimé / je n’ai pas pu le lire en entier ?