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America(s), Ludovic Manchette et Christian Niemiec

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Quatrième de couverture :

Philadelphie, juillet 1973. Voilà un an qu’Amy est sans nouvelles de sa grande sœur partie tenter sa chance au Manoir Playboy, à Los Angeles. Inquiète, la jeune adolescente décide de la rejoindre. Pour cela, il lui faudra traverser les États-Unis. Seule.
Dans une Amérique de la contre-culture secouée par le scandale du Watergate et traumatisée par la guerre du Vietnam, elle croisera la route d’individus singuliers

L’avis d’Audrey :

L’épopée émouvante et rocambolesque d’une jeune ado, au coeur des années 70, bien décidée à traverser les USA pour retrouver sa soeur. Amy n’a que 13 ans quand elle fugue de la Cote Est pour rejoindre  Bonnie, sa soeur partie à Los Angeles pour devenir Playgirl. Amy plaque tout, prend un sac, quelques poignées de billets et là voilà en route.

Un voyage complètement fou, où des rencontres (presque improbables) se succèdent. Amy n’a plus 13 ans, mais 14 ou 15 ans. Elle se prénomme Donna ou Glinda. Elle trouve plusieurs personnalités et histoires pour se présenter, afin de ne pas attirer l’attention sur elle. Sur la route, elle tombera sur des hommes au regards vicieux, mais aussi sur des gens, qui le temps de quelques kilomètres et heures vont l’accompagner avec bienveillance dans sa quête quasi initiatique.

Notre duo d’auteur nous livre ici un roman très addictif, avec un petit bout de femme très attachante et plutôt mûre pour son âge. Elle sait ce qu’elle veut, et malgré son schéma de famille bancal, elle sait reconnaître ce qui est bon pour elle. En allant à la recherche de sa soeur, c’est finalement elle même qu’elle va trouver, et l’idée d’une autre vie. Car après tout, l’essentiel à retenir est juste cela:

Va là où tu es aimée.

Ce que j’ai aimé avec ce roman, c’est d’aller fouiner au fil des étapes du voyage d’Amy, sur Google pour vérifier les éléments qui relèvent de la fiction ou de la réalité. Car Amy va se mêler à la vraie histoire de l’année 1973. Imaginez qu’elle va notamment passer un peu de temps dans un bus, avec The Boss. Un roman qui impose dans un coin de notre cerveau, une mélodie rock et très seventies pour notre plus grand plaisir.

Si j’avais un seul reproche à faire à cette histoire, c’est l’accumulation de rencontres et de situations, mais après tout, un roman ne se doit pas d’être sobre et sage. On doit pouvoir rêver et l’exagération n’est en rien un défaut.

Ma notation:

Un road trip touchant et addictif. Avec ce second roman, les auteurs changent complètement de registre et c’est encore une fois réussi après Alabama 1963.