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Je t’aime, Barbara Abel

Pourquoi ce livre ?

(Lunatic) Barbara Abel fait partie des auteurs dont je « guette » les parutions ! Netgalley l’avait au catalogue, alors hop, un duo d’office!

(MadameOurse) Barbara Abel est une auteure que nous avions découvert lors d’un duo déjà avec Lunatic en 2014. On l’a relue plusieurs fois depuis, de nouveau en duo. Alors c’était comme une évidence pour la parution de ce nouveau thriller, c’est un petit RDV habituel entre Lunatic, Barbara Abel et moi.

La couverture :

(MadameOurse) Le coloris pâle de cette couverture associé à ce regard puissant me plait beaucoup ! Lunatic me demandait au début de notre lecture si je pensais qu’il s’agissait d’un visage masculin ou féminin et je ne saurai pas trop le dire, je penche néanmoins vers le féminin. Vous en pensez quoi ?

(Lunatic) Une couverture assez percutante avec ce regard pénétrant et intriguant.

La quatrième de couverture :

Rien n’est plus proche de l’amour que la haine.

Après un divorce difficile, Maude rencontre le grand amour en la personne de Simon. Un homme dont la fille, Alice, lui mène hélas une guerre au quotidien. Lorsque Maude découvre l’adolescente en train de fumer du cannabis dans sa chambre, celle-ci la supplie de ne rien dire à son père et jure de ne jamais recommencer. Maude hésite, mais voit là l’occasion de tisser un lien avec elle et d’apaiser les tensions au sein de sa famille recomposée.
Six mois plus tard, Alice fume toujours en cachette et son addiction provoque un accident mortel. Maude devient malgré elle sa complice et fait en sorte que Simon n’apprenne pas qu’elle était au courant. Mais toute à sa crainte de le décevoir, elle est loin d’imaginer les effets destructeurs de son petit mensonge par omission…

Ceci n’est pas exactement une histoire d’amour, même si l’influence qu’il va exercer sur les héros de ce roman est capitale. Autant d’hommes et de femmes dont les routes vont se croiser au gré de leur façon d’aimer parfois, de haïr souvent.
Parce que dans les livres de Barbara Abel, comme dans la vie, rien n’est plus proche de l’amour que la haine…

Après lecture :

(MadameOurse) C’est un roman dans lequel je me suis lancée sans rien en savoir quasiment à part le nom de l’auteure sur la quatrième de couverture et le fait que ce soit une histoire entre la haine et l’amour. Au tout début de la lecture, on fait la connaissance de différents personnages que rien ne relie. Et on se demande ce qui va venir créer un lien entre les uns et les autres. Et cela arrive très vite lorsque Bruno, sous l’influence du cannabis, provoque un accident mortel au volant de sa voiture, accident dans lequel il périra lui même. A partir de là, on suit le choc pour les personnages qui sont touchés par ce drame : les parents d’un petit garçon, la mère de Bruno qui en veut à la petite amie de son fils de lui avoir fait fumer du cannabis, la petite amie elle même dévastée.

Le roman va devenir l’histoire non pas d’un deuil mais d’un désir de vengeance, de punition. Un désir occulté par la peine qui fera agir les personnages de façon assez surprenante pour nous lecteur. Et au cœur de cela, la famille d’Alice, Maude, Simon, Arthur va imploser. C’est une famille recomposée et le couple va se déchirer autour et à cause de ses enfants respectifs. J’ai trouvé le sujet très bien traité. Barbara Abel montre bien ici comme un drame peut retourner complètement un couple fou amoureux à travers les enfants qu’ils ont eu de précédentes relations.

Le récit est aussi une quête de vérité, de culpabilité : Bruno et Alice sont-ils simplement de jeunes fumeurs de cannabis occasionnel ? qui a entraîné l’autre ? Le cannabis est un thème fort tout au long du roman, j’ai trouvé ça très intéressant. Au cœur de ces familles bourgeoises, vous verrez que la vérité n’est pas aussi simple qu’il n’y parait.

Cette lecture commençait de manière assez plate, je n’en voyais pas bien l’intérêt avant la scène de l’accident et finit de façon complètement inattendue ! Une très bonne surprise.

(Lunatic) Madame Ourse vous a parlé de l’accident , et des dommages collatéraux qu’il va entraîner dans 3 familles. Désir de vengeance, désespoir, culpabilité, devoir de protection, suspicion, haine, colère. Autant de sentiments qui vont être mis en avant et qui vont monter en puissance tout au long du roman. Plus on avance dans le roman, plus la tension monte, les attachements entre les personnages éclatent, et vont les mener à l’enfer.

Les personnages sont la force de ce roman, et pourtant je n’ai aimé aucun d’entre eux. Je n’ai même pas eu une once d’empathie pour ceux qui vivent un réel drame dans la perte d’un être cher. Ici l’auteur use à nouveau d’une tension psychologique que l’on trouvait déjà dans ses précédents romans et c’est parfaitement réussi.

Barbara Abel a su maintenir l’intrigue jusqu’au bout, (j’avais un personnage dans le pif dès le début mais me suis trompée…). Elle nous livre un final attendu sans que l’on puisse pourtant présager sous quelle forme elle allait nous le servir. Malgré toutes ses qualités, je n’ai pas été embarquée par cette histoire. Dommage. Mais je sais que je lirai avec plaisir un prochain titre de cette auteure.

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)

 

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La drôle de vie de Zelda Zonk, Laurence Peyrin

Quatrième de couverture :

Les jours s’écoulent, un peu trop calmes, un peu trop sages, pour Hanna Reagan, lorsqu’un grave accident de voiture la cloue sur un lit d’hôpital. La campagne irlandaise a ses charmes, ainsi que son romancier de mari, mais rien de pétillant comme sa voisine de chambre, une vieille dame malicieuse et mystérieuse répondant au nom de Zelda Zonk.
À ses côtés, et n’ayant rien d’autre à faire pendant sa convalescence, Hanna se prend à rêver d’une nouvelle vie, plus éclatante. Est-elle vraiment épanouie dans son hameau perdu, dans son mariage routinier ? Alors que Zelda lui conte son existence positive et joyeuse, Hanna se demande s’il est encore possible de changer la sienne…

L’avis de Lunatic :

Pourquoi ai-je attendu si longtemps pour sortir ce roman de ma PAL? J’ai lu quelques chroniques parlant de feel-good book, et je ne suis pas d’accord! Pas de happy end, rien n’est simple. Ce roman, malgré son titre trompeur c’est l’histoire d’Hanna, mariée à Jeff avec qui elle s’occupe de Patti, la fille de sa sœur. Un bon compromis pour ce couple en mal d’enfant. Un matin, alors qu’elle se rend à son travail (en sachant qu’elle n’y va qu’une fois par semaine) elle est blessée dans un carambolage. Pendant son séjour à l’hôpital, elle fait la connaissance d’une vieille dame, Zelda Zonk, avec qui elle va se lier d’amitié.

L’accident, le fait d’avoir survécu, la rencontre avec Zelda va engendrer une réelle remise en question dans sa vie. Des remises en questions en tant que femme, épouse, amie, sœur et sur ses envies, ses désirs, son avenir. Elle va également faire la connaissance du fils de Zelda, qui va à son tour amener d’autres bouleversements. En lisant ce roman, je me suis moi même posée pleins de questions, preuve que l’auteur a su me toucher. J’ai aimé l’histoire d’Hanna, même si elle m’a agacée par moment, par son indécision, ses choix… Le personnage de Zelda garde tous ses mystères, on ne peut que s’attacher à cette dame qui parait si sage et sereine ayant pourtant un passé qui semble agité. Émue également par le lien qui unit Hanna et Patti, la façon dont le désir maternel, l’idée de responsabilité est traitée. On profite également de notre lecture pour faire un petit séjour en Irlande, avec sa campagne dont l’atmosphère est bien décrite dans le roman.

Bref, un joli roman et je suis très surprise de voir que l’auteur est française. Le style, l’écriture, la mécanique du roman lui donne une touche anglo-saxonne ou américaine. Une fin qui amène plein de questions, auxquelles je n’adhère pas, mais la suite est à retrouver dans Hanna, où cette fois encore, Zelda semble avoir un rôle bien important dans la vie de notre jeune femme.

Ma notation :

 J’ai aimé, vite vite la suite….

Te laisser partir, Clare Mackintosh

Quatrième de couverture :

Un soir de pluie à Bristol, un petit garçon est renversé par un chauffard qui prend la fuite. L’enquête démarre, mais atteint rapidement son point mort. Le capitaine Ray Stevens et son équipe n’ont aucune piste. Rien. Après cette nuit tragique, Jenna a tout quitté et trouvé refuge au pays de Galles, dans un cottage battu par les vents. Mais plus d’un an après les faits, Kate, une inspectrice de la criminelle, rouvre le dossier du délit de fuite. Et si l’instant qui a détruit tant de vies n’était pas le fait du hasard  ?

L’avis de Lunatic :

Dès le début du roman on est plongé dans l’horreur : le prologue nous fait assister au tragique accident qui fait perdre la vie à Jacob un petit garçon, la voiture qui l’a renversé prend la fuite, la mère crie sous la pluie. Sans trop en dire pour ne pas gâcher le roman, on assiste ensuite au déroulement de l’enquête pour retrouver l’identité du conducteur et à la fuite de Jenna, bouleversée par cet accident qui s’isole dans un petit village. Alors que l’enquête piétine sans témoins ni preuves, l’angoisse et la douleur de Jenna s’accroient.

Pour être franche, le début du roman m’a ennuyé, j’étais prête à l’arrêter. Je trouvais l’intrigue sans intérêt, c’était lent, puis à la page 229, l’auteur m’a mis une réelle claque. L’impression de m’être faite avoir depuis le début, je râlais, je m’énervais, et j’ai du feuilleter le livre depuis le début pour voir ce que j’avais bien pu louper (Cela montre à quel point c’est un roman réussi pour moi). La seconde partie du roman a alors pris une autre tournure, je devais savoir ce qui c’était réellement passé le soir de l’accident: l’ennui que j’avais ressenti laisse place à l’impatience, aux questionnements, j’étais happée par Jenna et son histoire. L’atmosphère du roman devient alors pesante, malsaine, dure et le dénouement que j’avais fini par présager conclut ce roman en beauté.

Ma notation :

 Une belle découverte. Vite le prochain