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Prix Audiolib 2021

C’est aujourd’hui qu’a été dévoilé la sélection pour le prix Audiolib 2021, ainsi que la liste de blogueurs qui ont pour mission de choisir 5 titres qui seront soumis au jury final des internautes par un vote en ligne du 11 juin au 22 août 2021.

 

Et cette année, je suis ravie de faire partie du jury de blogueurs. Une toute nouvelle expérience littéraire qui s’annonce enrichissante. Le catalogue que propose Audiolib est très varié et ce mode de lecture peut bien souvent amener une nouvelle dimension aux textes. Lire est une chose, mais écouter un roman lu par des voix, des comédiens apporte est une expérience de lecture très différente.

Il me tarde donc de plonger dans l’écoute des 10 titres de la pré-sélection que je vous laisse découvrir ci-dessous.

   

   

    

Au fils des mois à venir, je vous ferai quelques retours d’écoute et on se donne rdv en juin pour vous dévoiler mon Top5 de lecture/écoute et pour la sélection finale.

 

Et vous, aimez-vous les livres audio? En écoutez-vous? Je vous invite à aller jeter un oeil sur le catalogue que propose Audiolib pour vous rendre compte de la richesse de ses publications.

 

Le monde au balcon, Sophie Lambda

Quatrième de couverture :

J’ai commencé ce carnet en janvier 2020, je voulais dessiner mon quotidien avec légèreté, sans objectif précis… Qui aurait pu prévoir que ce petit projet insouciant allait se changer en journal de bord de l’événement mondial le plus inédit du 21e siècle ?

L’avis de Laure : 

Ce carnet graphique est sorti en septembre dernier et j’ai de suite voulu le découvrir ! Sophie Lambda revient sur le tsunami que nous avons vécu avec l’arrivée du Covid dans nos vies et le premier confinement.

Par ordre chronologique, on lit d’abord son début d’année 2020 puis les premiers jours où l’on entend parler de ce virus. Et puis tout bascule ! J’ai adoré les dessins de Sophie Lambda et le travail de documentation qui alimente aussi une partie du carnet. C’est des réactions sur les réseaux sociaux, des chiffres, des explications, des faits d’actualité liés à ce confinement, etc.

Plusieurs mois se sont passés depuis ces premiers temps où nous avons du construire une vie différente et pourtant, à lire Le monde au balcon, j’ai l’impression que c’était il y a bien plus longtemps que cela. J’ai passé un très bon moment avec cette lecture et je vais la garder précieusement dans ma bibliothèque. Je sais que je la relirai, je sais qu’on va oublier certains petits détails qui sont mis en avant ici et je sais qu’il faudra se les remémorer. Autant je ne serai pas du tout partante pour un roman ou un film évoquant le confinement, autant ici il y a une forme de légèreté qui m’a beaucoup plu. N’hésitez pas à le découvrir à votre tour !

Ma notation :

Une BD que je relirai avec certitude pour ne pas oublier cette page si spéciale de nos vies.

Mariage sous les flocons, Sarah Morgan

Quatrième de couverture :

Épouser celui qu’elle aime le jour de Noël, Rosie ne pouvait pas rêver plus romantique ! Sauf que sa famille ne partage pas son enthousiasme…

Maggie est sous le choc. Sa fille cadette a décidé de se marier pour Noël ! À vingt-deux ans, est-on vraiment prêt à s’engager pour la vie  ? C’est ce qu’elle-même a fait avec Nick mais, justement, voilà des mois qu’ils sont secrètement séparés. Pour éviter que la nouvelle se répande, Maggie va faire de son mieux pour donner le change. Même si retrouver Nick risque de la perturber plus que de raison…

Katie n’a aucune envie de traverser l’Atlantique pour jouer les témoins au mariage de sa sœur. Pourtant, elle n’a pas le choix  : elle doit ouvrir les yeux de sa petite sœur avant qu’il ne soit trop tard.  Le grand amour, ça n’existe pas, et elle compte bien le lui prouver. Il faudrait juste que Jordan, le témoin du marié, arrête de ruiner tous ses plans.

À mesure que son mariage approche, Rosie est de plus en plus stressée. Impatience ou nervosité  ? Alors que les invités arrivent et que la réalité la rattrape, elle ne peut plus ignorer la question qui l’obsède depuis qu’elle a fait son annonce à sa famille  : fait-elle l’erreur de sa vie en se mariant à un homme qu’elle ne connaît que depuis quelques semaines ?

L’avis de Laure :

Encore un roman de Noël ? Et oui, je ne pouvais pas échapper à ce roman de Sarah Morgan, auteure que j’ai déjà lue et dont les romances me font toujours passer un bon moment.

Ici, la romance est finalement triple puisque l’on suit toute une famille : Maggie et Nick, séparés depuis quelques mois après des années de vie commune et leurs 2 filles Katie et Rosie. Rosie, la cadette, annonce à un mois de Noël à sa famille son mariage qui aura lieu le jour de Noël. Une annonce qui n’est pas du goût de la famille et notamment de sa sœur ainée Katie, qui est fermement convaincue de faire annuler le mariage de sa sœur.

A l’arrivée de toute la famille dans le Colorado, on plonge dans un rythme bien agréable entre les histoires des uns et des autres. Rosie qui est encore dubitative sur le fait d’avoir accepté de se marier si vite. Katie, médecin urgentiste qui cache un drame qu’elle semble avoir vécu et leurs parents qui font semblant d’être toujours amoureux à grand renfort d’exagération !

Entre tout ça, les préparatifs de Noël et du mariage, on tourne les pages avec grand plaisir et l’on ne s’ennuie pas une minute. Les 3 histoires sont toutes réussies et équilibrées et on achève avec plaisir la lecture en sachant tous nos personnages heureux, serein, et prêts à entamer une nouvelle jolie page de leurs vies.

Ma notation :

Une très agréable romance de Noël familiale.

(roman lu en partenariat avec Netgalley)

Prix Landerneau des lecteurs 2020

 

Cette année j’ai pu intégrer le jury du prix Landerneau des lecteurs, organisé par Leclerc Culture.

Pour la petite anecdote, je n’ai pas d’espace culture Leclerc proche de chez moi, et c’est Laure qui a déposé mon bulletin d’inscription dans son Leclerc de Bretagne. Une candidature déposée à 964 km de chez moi et la chance d’intégrer ce prix. Quand on vous dit qu’on est complémentaire et que l’on forme un binôme en or.

Mi septembre, la sélection est dévoilée. 4 titres choisis parmi les 366 nouveautés françaises de la rentrée littéraire de septembre.

Nous avons un mois pour lire ces 4 romans, et choisir le titre pour lequel nous allons voter. Un groupe Facebook qui réunit les membres du jury nous permet de débattre et d’échanger au fil des lectures. Il est intéressant de constater que chaque personne s’approprie les histoires et les personnages de façon différente. 130 membres du jury y sont inscrits, et autant d’avis et de ressentis.

Difficile de choisir dans quel ordre lire la sélection. J’ai choisi de garder le titre qui m’attirait le plus pour la fin et j’ai donc mis le roman de Véronique Olmi de coté pour m’intéresser d’abord aux 3 autres.

Avec Fille de Camille Laurens, j’ai retrouvé la plume douce et délicate de l’auteure. Un roman sur la place de fille, de femme et de mère. Comment se construire en étant juste une fille. Comment s’affirmer dans un monde d’homme. Le texte est très fluide, on se laisse vite prendre dans ce récit très dynamique. J’ai retrouvé ce que j’avais tant aimé avec Dans ces bras là ou Celle que vous croyez. Un manière de narrer, de décrire et de faire passer tant de sentiments dans des phrases simples et un récit calme, que l’on déguste et apprécie doucement. 

Avec Guillaume Poix, changement d’ambiance : Là d’où je viens a disparu est un roman choral. On part à la rencontre de plusieurs personnages, de plusieurs vies, de plusieurs destinées. On pourrait s’y perdre, ne pas comprendre cette succession de portraits et de chapitres. Puis un thème central apparaît, on comprend, on peut lier les histoires. Un roman à la construction originale et qui valorise l’ensemble. J’ai été touchée par ce roman, dès les premières pages. Je défie quiconque de le lire sans avoir une boule dans la gorge. Un roman qui parle de l’exil, de la fuite, de quête d’identité, de l’immigration. Un roman que je n’aurai surement jamais lu sans ce prix et cela aurait été vraiment dommage de rater ce moment de lecture auquel je pense encore plusieurs jours après avoir refermé le livre.

J’ai ouvert Chavirer avec beaucoup d’appréhension. J’avais vu passer quelques retours sur Instagram, et autant dire que le thème du roman ne m’intéressait pas du tout. Alors oui, l’écriture est très agréable, mais j’ai eu beaucoup de mal à me laisser embarquer dans l’histoire de Cléo. Une fondation de danse, une jeune fille qui se rêve danseuse, des promesses, puis rapidement un piège se ferme sur elle. La construction du roman m’a un peu déstabilisée, j’ai trouvé l’ensemble assez long et par moment je m’y perdais un peu. Puis au risque de me faire huer, ce texte qui surfe sur la vague #metoo, la notion de consentements, de prédation masculine, …. est bien trop loin de ce que j’ai envie de lire.

Avec Les évasion particulières de Véronique Olmi, c’est 3 sœurs qui nous suivons. Les trois filles de la famille Malivieri se dessinent, 3 destinées différentes. On est dans les années 60, c’est l’occasion de nous dépeindre la vie sociale de l’époque, le changement des mœurs, l’émancipation des femmes… On va les suivre pendant 20 ans, témoins des évolutions et des changements. Une vrai saga familiale qui aurait pu être passionnante mais qui ne m’a pas totalement convaincue. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, question de génération peut-être. 

 

Une sélection 2020 de grande qualité, même si je reproche le fait que 3 romans sont un peu redondants sur leur thème. Logiquement pour moi, qui déteste un peu cette mode du « féminisme » à toutes les sauces, mon choix a été assez facile à faire. Mais ce n’est pas un choix par dépit pour autant.

Avec Là d’où je viens a disparu, Guillaume Poix a arraché un petit bout de mon cœur. Parce que je pense encore à Samuel et Véronique que l’on croise de façon tragique dès le début du roman. Parce que même s’il s’agit d’un roman, je sais que l’auteur s’est inspiré de la vraie vie, de vrai gens et qu’il est difficile d’accepter cela. Parce que ce roman m’a fait frissonner, m’a émue aux larmes, que ce texte est d’une bienveillance et d’une humanité folles et que le lire, contribuera peut-être à changer un peu la vision que l’on a sur ce sujet si compliqué qu’est l’exil. Une magnifique découverte.

Rendez-vous le 14 octobre pour la remise du prix.

Petites confidences, Maryline Jaquet

Quatrième de couverture :

Louise tente de se remettre d’un accident de voiture survenu quelques mois plus tôt, mais le chemin n’est pas simple. Enfermée dans son rôle de mère et d’épouse, elle peine à reprendre goût à la vie.

C’est alors qu’elle rencontre Maxime, un pianiste de renommée internationale. Alors que sa maison est pleine de bruit et qu’elle a besoin de calme, le domaine de Maxime résonne d’un silence rassurant au-dessus du lac Léman.

C’est ainsi que commence une étrange cohabitation. Au cœur même de leurs doutes, leurs désirs et leurs différences, Louise et Maxime parviendront-ils à trouver un équilibre ?

Dans ce roman plein de piquant et de poésie, Maryline Jaquet nous invite à nous questionner sur le sens de la vie et du quotidien.

L’avis de Laure :

Cette couverture pleine de douceur a attiré mon regard sur Netgalley et j’ai eu envie de découvrir l’histoire de Louise. Bien  m’en a pris parce que je me suis régalée avec ce roman.

On découvre Louise sur un prologue fort. Suite à un accident, elle vit une expérience de mort imminente. Entre la vie et la mort, elle fait le choix de la vie avec la vision de sa fille, Manon. Pourtant, dans les semaines qui suivent, elle peine à se remettre. Physiquement ou psychologiquement, elle n’est plus la même.

Lorsqu’elle rencontre Maxime, par hasard au marché, celui-ci lui fait une drôle de proposition : l’héberger gratuitement juste pour avoir un peu de vie dans sa maison. D’abord très méfiante, Louise va pourtant accepter cette proposition pour prendre un peu de temps pour elle loin de ses 3 enfants et d’un mari avec qui le lien est pour le moins distendu. Et elle découvre alors le cadre luxueux que lui propose Maxime, artiste de renom.

C’est là que Louise va évoluer, petit à petit comme une chenille qui se transforme en papillon. J’avoue que le début du roman est allé un peu trop vite pour moi, j’aurais aimé que l’auteure prenne un petit peu plus le temps de nous raconter les jours qui ont suivi l’accident de Louise pour comprendre ce qui n’allait plus dans sa vie et peut être aussi qu’elle nous dévoile son quotidien familial. Là c’est allé un peu trop vite, on évoque que cela ne va plus et on nous plonge dans l’après mais mon côté exigeant aurait aimé comprendre et ressentir pourquoi ça n’allait plus.

Ceci dit, quel régal que cette suite. Il y a de très beaux personnages dans le roman, c’est plein d’échanges, de confidences comme le titre l’indique, les dialogues sont nombreux et vraiment savoureux et ça donne un très bon rythme à la lecture. Aidée de Fidji et Charlène,  Louise se tourne vers la méditation, qui va lui apporter un grand bien être et l’aider à comprendre cette expérience de mort imminente qu’elle a vécue. Une expérience dont elle est repartie avec la Voix, des mots qu’elle entend par moments et qui vont l’accompagner dans sa quête du bonheur. Elle va aussi être en mesure d’aider Maxime à se recentrer sur les émotions que la musique lui procure pour donner le meilleur de lui même lors de ses concerts.

Ce roman est d’une grande richesse, c’est doux, c’est bienveillant et on a envie nous aussi de partir dans ce beau cocon que sont Les Sérans, de trouver réconfort auprès de la bande d’amis que Louise va peu à peu se faire. Et la belle romance qui y est intégrée est la petite cerise sur le gâteau ! Je verrai totalement ce roman édité chez Eyrolles, un roman de développement personnel avec une très belle histoire qui correspond totalement à leur ligne éditoriale.

Ma notation :

Une belle surprise !

(Roman lu en partenariat avec Netgalley)