Archives pour la catégorie Zapette

[Duo lecture] J’ai toujours cette musique dans la tête

Pourquoi ce livre ?

(Zapette) Seul le titre m’a intéressée, l’envie ne vient clairement ni de la couverture ni de la 4ème de couv. Même si ce milieu artistique architectural mélangé à une jolie histoire d’amour est une bonne base pour moi.

(MadameOurse) J’avais déjà lu cette auteure avec Les gens (…) et ça m’avait plu, j’avais envie de la relire et c’était donc l’occasion avec ce titre paru l’an dernier (et qui vient donc de paraître en poche).

La couverture :

(Zapette) Alors bon vraiment la couverture ne m’a pas attirée et je ne la trouve ni géniale ni intéressante, ni motivante. Bref quelconque.

(MadameOurse) Cette couverture est dans la lignée des autres romans de l’auteure. Personnellement après lecture je n’aurais pas du tout mis ce visage là à Véra mais bon peut importe.

Après lecture

(Zapette) J’ai vraiment trouvé ce livre très sympa. Tout cet univers de l’artiste passionné qui crée de ses mains, qui se débat pour prouver à ses proches qu’il est doué. Pour sa famille, sa femme et ses enfants, qu’il aime éperdument, il est prêt à tout. Peut être un peu trop.

J’ai aimé cette jolie musique, cette histoire d’amour complètement passionnée et fusionnelle, certes très idéaliste et utopique au début, trop parfaite. Mais quand même c’est émouvant et puis quand ça se gâte tu te dis que finalement même dans les familles qui semblent parfaites y a des problèmes aussi.

Bon et puis y a la fin. Mais quelle déception pour moi. Tout était si bien amené, ça aurait mérité une fin plus complexe, plus travaillée, plus approfondie, plus intelligente!! Y avait de la matière!! Pourquoi donc avoir bâclé ça en quelques pages, pif paf pif, ça y est fini, c’est trop facile!!!!

M’enfin bon, c’était quand même un livre sympa.

(MadameOurse) Il m’a fallu bien plus de temps que Zapette pour achever cette lecture et je n’arrêtais pas de lui dire que je ne m’y retrouvais pas dans le récit. Parce que j’étais en train de lire le récit des déboires professionnels d’un homme et que ça ne m’intéressait absolument pas ! Alors certes, le métier de Yanis n’est pas tout le roman mais il en est au cœur en tout cas puisque c’est en claquant la porte d’un poste train train où il n’était pas libre et en se mettant à son compte que sa nouvelle vie professionnelle a des répercussions sur sa vie de couple et de père. Ces autres vies du personnage justement, homme et père, me plaisaient plus mais on en revenait sans cesse à ce travail, à son nouveau collaborateur Tristan, qui devenait un ami, au manque de temps pour la vie perso, trop pris par le temps pro…

J’ai été touchée par Véra qui est une épouse dévouée, folle amoureuse et qui prend sur elle pour laisser à Yanis la possibilité de mener ses rêves à bien. Les femmes (moi la 1ère) ne sont pas toutes capables d’empathie et de compréhension à ce point. Il faut qu’elle l’aime ce Yanis pour lui donner tout ça et continuer de faire tourner la maison, choyer les 3 enfants comme avant. L’auteure décrit bien aussi le côté très féminin de la jalousie, la peur que j’ai l’impression que nous avons toutes, de trouver une autre bien cachée quelque part. Car oui, dans ce récit, on est tenus en haleine tout du long, je me disais il va se passer quelque chose ! Mais quoi ? Et bien finalement j’avais tout faux, la fin est assez dingue et je n’aurais rien imaginé de tout ça.

Et justement, contrairement à Zapette, pour moi la fin a fait remonter la note du livre. Je me suis traînée dans cette lecture sans intérêt pour le thème traité et puis le final m’a amené un petit plus qui m’a permis de refermer ce roman avec un meilleur avis.

La vieille dame qui avait vécu dans les nuages, Maggie Leffler

Quatrième de couverture :

Un roman sur le courage de ces femmes oubliées de l’Histoire qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont participé à l’effort de guerre.

A 87 ans, Mary Browning sent que le temps est venu pour elle de raconter son histoire et les secrets qu’elle garde enfouis depuis de si longues années. En fait, depuis le jour où un parachutiste est tombé dans le jardin de ses parents, faisant éclore son rêve : devenir aviatrice. Cette passion, Mary l’a vécue intensément, à chaque seconde de sa vie. Mais, en retour, elle a payé le prix fort, allant jusqu’à renier ses origines juives et sa famille pour suivre son destin.
A qui confier et transmettre le récit de ce qui fut à la fois son feu sacré et sa grande faute ? La réponse arrive en la personne d’une très jeune fille. En elle, Mary croit retrouver les traits de Sarah, sa sœur adorée qu’elle a dû abandonner. Un signe du destin qui marque le début d’une amitié aussi belle qu’improbable, faite de confidences et de récits extraordinaires jusqu’à l’émouvante révélation finale…

L’avis de Zapette :

Une jolie histoire de femmes. Surtout d’une d’ailleurs, un vrai caractère, une volonté de se battre pour réaliser ses rêves, malgré tous les nombreux obstacles qui jalonnent son chemin. Pas facile de vouloir être une pilote d’avion juive en pleine seconde guerre mondiale, contre l’avis de ta famille, alors que les pilotes femmes sont complètement rejetées/éliminées, qui plus est.

Tu mêles à ça des histoires d’amour, de famille, de pertes et de découvertes, d’amitiés, d’écritures, de guerre, de morts, de rencontres, d’écriture…

Ma notation :

C’est doux, intéressant, on passe un bon moment avec Mary. On aurait aimé la connaître en vrai. À lire !

[Duo lecture] Les filles de Roanoke, Amy Engel

Pourquoi ce livre :

(MadameOurse) Je voulais lire ce livre pour pouvoir voter pour le Prix des chroniqueurs web et j’ai demandé à Zapette si ça l’intéressait de le lire avec moi. Elle n’a pas été dure à convaincre !!

(Zapette) Oh ben vous savez moi, quand MadameOurse me propose un duo je suis toujours partante! Toujours prête, comme les scouts ! C’est tellement agréable de partager ses lectures je trouve.  Et la 4ème de couverture m’a donné envie, j’aime bien les histoires où tout semble rose pour cacher des histoires horribles.

La couverture :

(Zapette) Avant lecture, la couverture ne m’a guère intéressé. On la comprend mieux après. Une maison biscornue, qui semble isolée et pourtant imposante, jolie mais bizarre, mise en haut d’une colline, comme sur un piédestal, extérieurement éclairée mais avec un intérieur sombre, une couleur sépia délavée, comme pour un souvenir fort et important qu’on garde précieusement mais qu’on voudrait pourtant jeter au feu.

(MadameOurse) Que voulez-vous que je dise de plus après ça ? On voit que Zapette est une artiste !

La quatrième de couverture :

Dans cette petite ville du Kansas, tout le monde envie les filles Roanoke. Elles sont belles, jeunes et riches. Elles vivent avec leurs grands-parents dans le domaine familial, au milieu des champs de blé. Leur vie semble douce. Mais il y a quelque chose de pourri au royaume des Roanoke. Camilla, Penelope, Eleanor, toutes les filles de la lignée ont connu des fins tragiques. Quand sa cousine Allegra disparaît à son tour, Lane se lance à sa recherche, sans se douter qu’elle va déterrer les plus noirs des secrets de famille. Plongée étouffante dans un huis-clos familial, Les filles de Roanoke est un véritable page-turner atmosphérique et haletant.

Après lecture :

(MadameOurse) Dans ce roman aux chapitres plutôt courts, on rencontre Lane, jeune femme de 28 ans, au moment où son grand père l’appelle pour lui dire que sa cousine Allegra a disparu. Lane part alors directement pour Roanoke, auprès de sa famille. Et elle va nous dévoiler son histoire alternant les chapitres de son passé et le présent à la recherche de sa cousine.

C’est au décès de sa mère que Lane a découvert Roanoke et sa riche famille. Elle a été recueillie par ses grands parents et a vécu un été d’adolescente auprès de sa cousine, à faire les 400 coups avec 2 garçons de la région, Tommy et Cooper. Elle a découvert aussi une histoire de famille émaillée de décès, de disparitions. Toutes les femmes de la famille ont eu de courtes destinées.

Lorsqu’elle revient à Roanoke, Lane replonge dans la façon de vivre typique de cette petite ville isolée du Kansas où il n’y a rien à faire d’autres que de picoler, fumer, traîner, draguer, etc. Une existence morne et particulière qui crée un climat bien lourd pour la lecture qui va en plus de ça nous plonger dans les mystères de la famille Roanoke. On découvre vite les failles des personnages de Lane et Allegra, des personnages que je qualifierai de fêlées. On se demande ce qui se passe dans leur tête pour qu’elles agissent comme ça, elles protègent leurs émotions, ne se donnent pas vraiment dans les relations qu’elles ont avec les gens, ne prennent pas soin d’elles mêmes, semblent n’avoir peur de rien comme si leur vie n’avait que peu d’importance…

J’ai adoré ce roman, on est dans une ambiance prenante et sombre très vite, on a plein d’interrogations sur la partie psychologique de l’histoire. Je me suis vraiment attachée à Lane petit à petit, avec l’envie qu’elle s’en sorte, qu’elle puisse se débarrasser de ces zones d’ombre, de cette mère qui n’en a jamais été une et qu’elle puisse avancer dans une vie heureuse et sereine. Et j’ai bien apprécié qu’elle se mette petit à petit à enquêter sur la disparition de sa cousine, ça n’est pas soudain mais, une action puis une autre, une question et ainsi de suite elle parvient à savoir. Une vérité bien sombre.

J’ai trouvé les personnages vraiment réussis dans ce roman, Cooper notamment m’a surprise, un homme avec ses sensibilités qui saura finalement parler quand il le faut et être juste présent à d’autres moments. Très touchant !

(Zapette) Une grande famille riche dans une région aride, vide et pauvre, donc que tout le monde envie. Un patriarche adoré de tous, enfin surtout de toutes, car il est entouré de toutes les femmes de sa famille. Des sœurs, des filles, des petites filles qui se ressemblent toutes énormément, d’une beauté unique et sans pareil.
Evidemment le portrait est trop beau pour être uniquement vrai. Cette maison cache tellement de choses que toutes ces femmes ont un destin tragique, elles qui pourtant ne quitteraient cet endroit pour rien au monde.

Une maison, une famille, à la fois adorée et détestée, de l’amour, de la passion, de la manipulation psychologique, de la douleur, des fugues, des morts, de la dépendance, des disparitions, et une dernière enquête pour la dernière fille de Roanoke, Lane. Quand l’amour et la souffrance ne font plus qu’un, comme souvent dans les pertes de repères des univers sectaires.

J’ai vraiment bien aimé!

La pâtissière de Long Island, Sylvia Lott

Quatrième de couverture :

Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer aussi loin que possible de leur petit village de Frise orientale : à New York, chez ses deux frères. Avec pour seuls bagages son coeur brisé et la recette secrète de son gâteau au fromage blanc, elle débarque à Brooklyn en ce froid mois de novembre 1932, à la fois fascinée et terrifiée par ce qui l’entoure. Elle est bien loin de se douter de l’incroyable destin que lui réserve le Nouveau Monde.
Des décennies plus tard, Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie la recette du cheesecake qui doit changer sa vie.

L’avis de Zapette :

On oscille entre les années 1930 et les années 2000, entre une jeune femme de la campagne allemande timide et amoureuse qu’on envoie de force à New York et cette même personne qui a 90 ans maintenant.

On ne sait pas vraiment ce qu’il se passe entre les deux périodes dans sa vie mais ce n’est pas gênant. C’est une personne intelligente, intéressante, pleine de vie, et très attachante. Une battante.

Une femme qui découvre soudainement le monde et qui se bat pour s’y faire une place, surtout grâce à un outil particulier, un cheesecake.

Mais ça parle aussi beaucoup d’amour, de romance, de rencontres, de partage, de relations familiales, de volonté, de secrets, d’immigration et même un peu de nazisme.

Ma notation :

Un chouette livre, simple, doux, positif et agréable!

Recherchée, Karin Alvtegen

Quatrième de couverture :

Depuis plusieurs années, Sibylla vit dans l’ombre, fuyant le souvenir de son enfance malheureuse et les conventions d’une société dans laquelle elle ne se sent pas à l’aise. Mais soudain, elle est catapultée sur le devant de la scène et fait la  » une  » des journaux : un homme a été brutalement assassiné, un homme avec qui elle a passé la soirée, avec qui elle a été vue. Tout le pays recherche la jeune femme comme témoin – ou comme coupable ? Traquée, seule, Sibylla se réfugie dans un squat où elle rencontre Patrik, un adolescent de quinze ans à qui elle raconte son histoire et confie les secrets de son passé. Ensemble, ils mènent l’enquête pour retrouver le véritable assassin. Avec le personnage de Sibylla, Karin Alvtegen brosse un portrait tout en finesse d’une femme marquée par le manque d’amour, à la recherche de son identité.

L’avis de Zapette :

C’est pas hyper facile à lire car tout est un peu mélangé. Le présent, la traque, l’enquête, le passé, les souvenirs de différents âges … On passe un peu trop facilement du coq à l’âne et c’est pas de tout repos pour le cerveau.

On s’attache à Sybilla qui éparpille ses souvenirs, on apprend à la connaître à travers les épreuves difficiles qu’elle a vécues, qui pourtant ne se voyaient pas vu de l’extérieur, car élevée dans une famille aisée. Et qui ne se voient toujours pas au présent, c’est une SDF échappée d’un hôpital psychiatrique et qui vit dans la rue et les squats depuis plus de 10 ans et qui peut pourtant se faire passer facilement pour une femme d’affaire fréquentant les grands hôtels.

Elle avait déjà pas une vie facile et voilà qu’on l’accuse d’être une tueuse en série, tout va bien!

Bref elle va mener l’enquête tout en se cachant, c’est pas facile facile…

Ma notation : 

Je ne regrette pas d’avoir ouvert ce livre par hasard !