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Félicitations c’est encore une FIV !, Karine Degunst

Quatrième de couverture :

Si tu te sens seul(e), incompris(e) et démuni(e) face à l’infertilité.

Si tu reluques avec envie tous les gros ventres dans la rue, y compris celui de Jean-Claude, buveur de bière.

Si tu dois planifier ta vie professionnelle et personnelle en fonction des rendez-vous médicaux.

Si tu te dis que Mère Nature t’a joué un sale tour.

Si tu perds espoir, que tu deviens folle/ fou et que tu en as assez d’avoir des yeux rouges de lapin albinos, alors cet ouvrage est pour toi…

L’héroïne veut être enceinte.

Même si elle doit passer par la PMA, comme pour son premier enfant.

Même si elle sait ce que cela signifie, espoirs, doutes, couple en péril.

Pourtant, elle n’imagine pas les épreuves à franchir. La première fois, c’était facile finalement, là tout est plus complexe.

Voyage au pays de l’aliénation, elle nous livre une version non édulcorée de la PMA et de la grossesse.

Un témoignage sans concession et un outil de vulgarisation, jalonnés d’humour, piqués d’humeur et d’interrogations sociétales.

Laissez vous surprendre par la femme qui murmurait à l’oreille de ses ovaires…

L’avis de Miliette :

Mention spéciale à la couverture réalisée par Audrey Malfione !

J’avais lu Félicitations, c’est une FIV !  de la même auteure, que j’avais plutôt apprécié. Il s’agit donc d’une « suite », qui peut de mon point de vue tout à fait se lire de façon indépendante. Nous suivons l’auteure dans sa quête d’un deuxième enfant, dans le cadre d’un parcours PMA semé d’embûches.

Le sujet me touche évidemment, et je trouve qu’il est très intéressant de pouvoir en parler au travers de témoignages de ce type. Pour autant, je n’ai pas été conquise par cette lecture. Le ton se veut plutôt léger et humoristique, ce qui est un parti pris intéressant, mais je n’ai pas accroché à l’humour.

C’était agréable sur le fond de lire un récit sur ce thème raconté par quelqu’un qui est passé par là et qui donc raconte le parcours avec justesse et précision, mais la forme ne m’a pas emballée. Par ailleurs, il y a plusieurs petites fautes au cours du récit ; de mon point de vue, une relecture plus attentive aurait participé à un meilleur rendu pour le lecteur.

Il est difficile de bien cibler le public pour ce livre : il n’est peut-être pas adapté pour une personne qui rentrerait en parcours, auquel cas peut-être que Félicitations, c’est une FIV! serait alors plus approprié. Peut-être pour des proches de personnes concernées par l’infertilité ? Même si, là encore, il faut (de mon point de vue) distinguer un projet de premier ou de deuxième enfant.

Ma notation :

En conclusion, si je ne peux qu’adhérer au principe (communiquer sur l’infertilité et la PMA), je n’ai pas été réellement séduite par le ton de la lecture. Ceci étant, je salue le courage de l’auteure, il n’a pas dû être évident de communiquer sur ce sujet ô combien tabou et intime !

Merci à l’auteure de nous avoir adressé son livre,
paru le 14/05 chez Librinova.

Numéro 11, Jonathan Coe

Quatrième de couverture :

Rachel et son amie Alison, dix ans, sont très intriguées par la maison du 11, Needless Alley, et par sa propriétaire qu’elles surnomment la Folle à l’Oiseau. D’autant plus lorsqu’elles aperçoivent une étrange silhouette à travers la fenêtre de la cave.
Val Doubleday, la mère d’Alison, s’obstine quant à elle à vouloir percer dans la chanson, après un unique succès oublié de tous. En attendant, elle travaille – de moins en moins, restrictions budgétaires obligent – dans une bibliothèque et trouve refuge dans le bus numéro 11, pour profiter de son chauffage et de sa chaleur humaine. Jusqu’à ce qu’un appel inespéré lui propose de participer à une émission de téléréalité.
Quelques années plus tard, dans un quartier huppé de Londres, Rachel travaille pour la richissime famille Gunn, qui fait bâtir onze étages supplémentaires… souterrains. Piscine avec plongeoir et palmiers, salle de jeux, cinéma, rien ne manquera à l’immense demeure. Mais plus les ouvriers s’approchent des profondeurs du niveau –11, plus des phénomènes bizarres se produisent. Si bien que Rachel croit devenir folle.

L’avis de Miliette :

Grande fan de Jonathan Coe, j’ai été ravie de dénicher à la bibliothèque un de ses romans que je n’avais pas encore eu le plaisir de lire.

Un peu désarçonnée au départ (je n’avais pas lu ni résumé ni rien, l’enchaînement des personnages a fait que j’ai mis un peu de temps à rentrer dans l’histoire (les histoires, devrais-je dire !!). Je me suis finalement plutôt attachée aux personnages, et je suis d’ailleurs un peu restée sur ma faim (j’aurais voulu en savoir plus sur le devenir de certaines !).

Les personnages sont très variés, des enfants/ados qui grandissent, une maman plus ou moins en galère, « star » d’un jour, une famille richissime…

J’ai trouvé la lecture plutôt agréable, même s’il ne s’agit pas d’un vrai coup de cœur. J’ai aimé la façon dont l’auteur brosse ses personnages, mais la fin notamment ne m’a pas trop plu et m’a un peu gâché le plaisir.

Ma notation : 

Avis mitigé donc, mais j’ai retrouvé l’envie de me plonger dans les « vieux » (comme moi quoi !) romans de l’auteur !

Duo lecture : La mésange et l’ogresse, Harold Cobert

Cadres noirs, Pierre Lemaitre

Quatrième de couverture :

Alain Delambre est un cadre de cinquante-sept ans anéanti par quatre années de chômage sans espoir.

Ancien DRH, il accepte des petits jobs démoralisants. À son sentiment de faillite personnelle s’ajoute bientôt l’humiliation de se faire botter le cul pour cinq cents euros par mois…

Aussi quand un employeur, divine surprise, accepte enfin d’étudier sa candidature, Alain Delambre est prêt à tout, à emprunter de l’argent, à se disqualifier aux yeux de sa femme, de ses filles et même à participer à l’ultime épreuve de recrutement : un jeu de rôle sous la forme d’une prise d’otages.

Alain Delambre s’engage corps et âme dans cette lutte pour regagner sa dignité.

S’il se rendait soudain compte que les dés sont pipés, sa fureur serait sans limite.

Et le jeu de rôle pourrait alors tourner au jeu de massacre.

L’avis de Miliette :

Je m’étais emballée pour Robe de marié, j’ai de même bien accroché avec Cadres Noirs ! Etant par ailleurs intéressée par les questions RH, ce livre m’a fait cogiter. Mon seul petit « regret », l’histoire s’éloigne un peu trop du réalisme à mon goût, quand on avance dans la lecture.
Je me suis néanmoins attachée aux personnages, et j’ai franchement apprécié le ton de l’écriture.

Une ambiance un peu lourde mais une écriture presque drôle, des personnages plus ou moins fracassés qui semblent habiter à côté (bon, ça dépend peut-être où on habite), je ne regrette pas cette lecture.

Ma notation :

Je recommande cet ouvrage !

Cinq jours, Douglas Kennedy

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Quatrième de couverture :

Laura Warren est mariée et subvient seule aux besoins de sa famille comme technicienne d’imagerie médicale. À 42 ans, elle sent qu’elle arrive à un tournant de sa vie. Richard Copeland est commerçant en assurances et se trouve à l’étroit dans son couple. Le temps d’une échappée de cinq jours à Boston, leurs deux solitudes vont se rencontrer. Les mots, les livres, les films en commun, puis l’évidence : l’amour fou, et l’espoir qui renaît… Mais sommes-nous libres de choisir le bonheur?

L’avis de Miliette :

Généralement, j’apprécie les ouvrages de Douglas Kennedy. Des lectures plutôt agréables, et je trouve que cet auteur a une aptitude particulière à adopter le point de vue féminin (dans certains de ses romans).

Mais alors là… Déception, déception ! J’ai rarement lu un ouvrage aussi mièvre (je n’aime pas quand c’est mièvre !!). Des dialogues parfois à la limite du ridicule. Il ne se passe RIEN (bon, j’aime beaucoup de romans où il ne se passe pas grand chose, mais là, c’était pénible).

Cela sonne, au mieux, creux, au pire, faux.

3 grammes de suspense, si on peut dire, mais pas grand chose de plus. On se répète, on tourne en rond… Si on veut creuser, on peut y voir la réflexion de quarantenaires sur leurs choix de vie. Mais ça a été mieux fait ailleurs, et notamment par cet auteur.

Ma notation :

Du coup, si vous voulez mon avis, il n’est pas forcément utile d’acheter celui-là !