Archives pour la catégorie Margoublog

Le secret de Pembrooke Park, Julie Klassen

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Quatrième de couverture :

Jeune femme sensée, Abigail Foster s’inquiète pour l’avenir de sa famille depuis qu’ils sont ruinés jusqu’à ce qu’un étrange notaire leur propose d’emménager dans un grand manoir, Pembrooke Park, abandonné depuis dix-huit ans. Son père et elle s’y rendent et sont accueillis par le charmant vicaire, William Chapman, qui leur apprend que, selon des rumeurs, la maison renfermerait un trésor… Aux prises entre de vieux amis et de nouveaux ennemis, Abigail ignore les dangers auxquels elle devra faire face avant de lever le voile sur ces mystères et de trouver l’amour qu’elle recherche depuis toujours…

Nos avis :

Nous avons lu ce roman à 4 ! Marivalou nous disait l’avoir commencé et nous a donné envie, nous avons donc attaqué la lecture un petit peu après elle. Et au final, nous vous offrons donc 4 avis en 1 !

Marivalou : En débutant cette lecture, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, du coup, j’ai été agréablement surprise. Une narration fluide, beaucoup de dialogues (j’aime les dialogues), du mystère, surtout au début car si je n’ai pas chercher à percer les mystères, j’en avais deviné un. Toutefois, cela ne m’a pas gâché la lecture, au contraire, je voulais en savoir plus, comment, pourquoi, etc. Il y a aussi de la romance, et on s’attache très vite aux personnages principaux. Bref, j’ai bien aimé. Une lecture très agréable, sans prétention aucune, mais très agréable. Je conseille à tous les fans de la période du début du siècle, non du point de vue historique, mais pour ses robes, bals, histoires de domestiques et autres problèmes de riche.

Zapette : La couverture, le titre et les premières pages du livre nous emmènent directement chercher notre côté romantique plus ou moins caché. Une histoire de secrets, mais aussi d’amours, d’une autre époque, au début du 19ème siècle, que nous découvrons au fil du livre, à travers enquêtes, chasses aux trésors, crimes, fantômes, suspense, bals, mondanités, désirs, interdits, jalousies, religion, héritages et drames familiaux.  Des révélations attendues mais sans vraiment de surprise, plutôt facilement découvertes assez vite quand même.  Un livre qui se lit rapidement, facilement. Il est sympa, on passe un bon moment.

MadameOurse : J’ai adoré cette lecture qui va bien au delà de l’histoire d’amour romantique à souhait qu’on imagine derrière cette couverture. Pour moi le cœur du roman c’est le manoir de Pembrooke Park, l’histoire secrète de ce qu’il s’est passé 20 ans avant l’arrivée d’Abigail et sa famille. La jeune femme se rend vite compte que l’histoire passée du manoir est maintenue sous silence et n’aura de cesse de comprendre et de poser des questions aux uns et aux autres pour reconstruire les événements. Il y a pas mal de personnages dans le roman donc plein de liens entre les uns et les autres, je trouve l’histoire bien construite, la progression fluide, c’est prenant. J’ai vite eu des doutes sur certains éléments de l’histoire mais sans soupçonner l’intégralité des choses pour autant, je pense que l’auteure sème des petits indices exprès. A côté de ça, il y a plusieurs célibataires en quête d’amour et bien évidemment, on se doute bien de qui va finir avec qui même si tout du long, les personnages ont leur cœur encore « entre deux ». J’ai trouvé ça sympa qu’il y ait plusieurs couples en construction et pas une histoire d’amour unique et centrale. Le bémol ce serait la fin du roman, d’un coup tout s’accélère en fait j’étais tellement bien dans ma lecture que ça m’allait bien que les choses se révèlent les unes après les autres. Et l’épilogue pour le coup est un peu bref, j’en voulais plus sur le devenir des personnages, je m’étais attachée moi !

Margou : J’ai lu ce livre sur les conseils de copinautes. Le style est dit romantique ce qui n’est pas forcément mon genre préféré en littérature mais le terme mystère m’attirait bien. Je n’ai pas été déçue car je suis rentrée très vite dans cette histoire que j’ai lue très vite alors que j’étais fatiguée et que je lisais nettement moins ces derniers temps. L’histoire se passe dans la bourgeoisie britannique du XIXème siècle avec ses maîtres et serviteurs ce qui me plait bien comme univers. L’héroïne est une femme volontaire avec du caractère ce qui contraste avec la femme soumise juste bonne à se marier de l’époque. Dès les premiers chapitres on est happé dans une histoire de secrets de famille liés à cette mystérieuse maison qu’est Pembrooke Park. On se questionne sur l’existence ou non de paranormal tout en suivant les investigations et les rencontres de l’héroïne. Les personnages qu’elle va rencontrer sont intéressants, et bien décrits tout comme les lieux qu’on arrive à visualiser aisément. Les indices sont savamment distillés pour qu’on se fasse rapidement une idée sur ce fameux mystère. J’avais compris une grande partie de l’histoire secrète mais pas tout fort heureusement. En revanche, j’avoue qu’on devine assez rapidement quelles histoires d’amour vont éclore et qu’on sent vite que tout va bien se terminer. C’est un peu ma seule déception vis-à-vis de ce livre. Je recommande fortement cette lecture qui se lit vite et qui permet de passer un bon moment.

Le roman parait en édition poche aujourd’hui 24 février 2017.

 

La terre qui penche, Carole Martinez

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Quatrième de couverture:

Blanche est morte en 1361 à l’âge de douze ans, mais elle a tant vieilli par-delà la mort ! La vieille âme qu’elle est devenue aurait tout oublié de sa courte existence si la petite fille qu’elle a été ne la hantait pas. Vieille âme et petite fille partagent la même tombe et leurs récits alternent.
L’enfance se raconte au présent et la vieillesse s’émerveille, s’étonne, se revoit vêtue des plus beaux habits qui soient et conduite par son père dans la forêt sans savoir ce qui l’y attend.
Veut-on l’offrir au diable filou pour que les temps de misère cessent, que les récoltes ne pourrissent plus et que le mal noir qui a emporté sa mère en même temps que la moitié du monde ne revienne jamais?
Par la force d’une écriture cruelle, sensuelle et poétique à la fois, Carole Martinez laisse Blanche tisser les orties de son enfance et recoudre son destin. Nous retrouvons son univers si singulier, où la magie et le songe côtoient la violence et la truculence charnelles, toujours à l’orée du rêve mais deux siècles plus tard, dans ce domaine des Murmures qui était le cadre de son précédent roman.

L’avis de Margou:

C’est l’histoire de Blanche, jeune fille noble du Moyen Age juste après la Grande Peste, et qui est morte à l’âge de 12 ans. Son histoire est racontée à 2 voix : celle de la petite fille avec son innocence, sa découverte de la vie, du passage à l’âge adulte et celle de la vieille âme de cette fille sage et philosophe qui a traversé les siècles.

L’histoire se suit très bien et l’intrigue est captivante même si on peut être un peu décontenancé au début par l’écriture poétique où se mêlent magie, chants médiévaux, légendes de Franche Comté et références historiques.

C’est un conte sur l’enfance et le passage à l’âge adulte, sur la filiation et le lien à la terre. Les personnages sont attachants ; la terre franc-comtoise et la rivière Loue sont des personnages à part entière.

Ma notation:

Un livre sublime à la fois poétique et romanesque.

Au revoir là-haut, Pierre Lemaitre

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Quatrième de couverture : 

« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. » Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts… Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu. Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

L’avis de Margoublog :

Je ne suis pas du genre à lire absolument les prix Goncourt et le sujet d’après-guerre ne m’inspirait pas plus que ça a priori. Voilà mon état d’esprit quand une amie m’a prêté ce livre. Je l’ai dévoré en quelques jours, emportée par les personnages attachants tout en nuances. On adore détester certains personnages et aimer d’autres pas si recommandables. L’intrigue est originale et nous tient en haleine jusqu’au bout. L’écriture est très fluide et très plaisante. J’ai appris beaucoup de choses sur la reconstruction après-guerre et sur l’histoire des cimetières militaires (certains faits sont réels).

Ma notation :

Un prix Goncourt accessible à tous et un excellent livre à lire sans hésiter.

La lectrice de la semaine (9)

Cette semaine, pas de mystères, je n’oublie pas de vous dévoiler le nom de la gentille copinaute qui nous ouvre les portes de sa bibliothèque. C’est donc avec Margoublog que je vous propose de terminer la semaine.

La liseuse : Comment t’est venu l’amour de la lecture ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours un livre avec moi. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Mes parents devaient me tirer de la lecture pour venir manger.
Quand j’étais en année de concours et que je n’avais pas trop le temps de bouquiner, je faisais un vrai syndrome de manque et je me jetais sur les livres dès que les examens étaient finis telle une accro.

La liseuse : A quel(s) moment(s) de la journée et où lis-tu?

Dès que je peux, mais surtout le soir avant de dormir. Parfois devant la télé, et avant d’être en couple je lisais même en mangeant.

La liseuse : Tu lis sur papier ou sur écran ?

Sur papier uniquement. J’essaierais bien une liseuse numérique mais je n’ai pas encore eu l’occasion.

La liseuse : Où te fournis-tu? Tu es inscrite à la bibliothèque?

J’achète 1/3 de mes lectures, 1/3 sont des échanges entre amis ou en famille ( j’ai les mêmes goûts que ma mère ), 1/3 viennent de la bibliothèque. Je suis abonnée à la médiathèque mais j’ y vais un peu moins depuis qu’on a déménagé en périphérie de la ville.

La liseuse : Que lisais-tu quand tu étais enfant / adolescente?

Enfant, je lisais  » le club des 5″, « fantomette », la bibliothèque rose et verte. J’étais abonnée à des revues et à l’école des loisirs qui envoyait des livres une fois par mois.

Adolescente, je lisais des romans historiques, des BD et toujours des magazines auxquels j’étais abonnée.

La liseuse : Quels types de livres t’attirent le plus? et ceux que tu n’aimes pas?

J’aime les livres de sagas historiques quelques soient les époques, les romans de fantasy, la science fiction, et aussi les thrillers mais à plus petite dose.

Je n’aime pas les biographies sauf si elles sont très romancées et d’un personnage très ancien, les livres politiques, les livres de conseil pratique. Je n’aime pas trop les nouvelles, c’est trop court pour moi.

En fait je crois que j’ai besoin de m’évader, d’être en dehors du réel.

La liseuse : Quel est ton rythme de lecture?

Je lis très vite, mais le temps que je peux consacrer à la lecture est très variable. En période de vacances, je peux lire un gros livre tous les deux jours environ. Je suis une dévoreuse.

La liseuse : Que lis tu en ce moment?

Le lecteur de cadavres d’Antonio Garrido, je viens juste de le commencer, c’est une amie qui me l’a passé.

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La liseuse : Un roman que tu n’as pas pu parvenir à finir?

1q84 de Haruki Murakami, l’univers était trop étrange et ne me parlait pas.

La liseuse : Quels sont tes auteurs fétiches?

Actuellement, je change régulièrement d’auteur et je n’ai pas vraiment d’auteur fétiche.

Plus jeune, Christian Jacq et ses sagas égyptiennes m’ont beaucoup plu mais ces derniers temps je me suis lassée.
J’ai aussi eu ma période Bernard Werber mais au bout d’un moment ça devenait un peu répétitif.

Pour les thrillers, j’aime bien Jean Christophe Grangé.

La liseuse : Quels sont tes romans coup de cœur?

Adolescente, j’ai adoré  La dame du Nil de Pauline Gedge qui parle de l’histoire d’Hatchepsout. Je l’ai relu au moins deux fois.
Plus récemment j’ai beaucoup aimé Un monde sans fin et Les piliers de la terre de Ken Follett. Enfin, il faut que je vous avoue que j’adore tous les Harry Potter.

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Si tu souhaites être notre prochaine lectrice de la semaine, n’hésites pas à nous envoyer ta contribution en répondant aux questions et en nous envoyant le tout à liseusehyperfertile@outlook.fr

Petites recettes de bonheur pour les temps difficiles, Suzanne Hayes et Loretta Nyhan

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Quatrième de couverture :

Dans la lignée du Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates, un premier roman plein de légèreté, d’humour et de tendresse, le portrait de deux femmes attachantes, courageuses et solidaires, réunies par le hasard dans l’Amérique des années 1940.

Depuis que son mari a été appelé à rejoindre les forces alliées pour combattre en Europe, Glory Whitehall s’ennuie. Enceinte, seule avec son fils de deux ans dans sa grande demeure du Massachusetts, la pétillante jeune femme cherche une amie à qui parler.

À des centaines de kilomètres de là, en Iowa, Rita Vincenzo s’interroge : comment joindre les deux bouts dans un pays rationné ? Comment réconforter la douce Roylene, la fiancée de son fils parti pour le front ? Et, surtout, avec qui partager les angoisses et les joies du quotidien ?
Puis un jour, Rita reçoit une lettre d’une inconnue nommée Glory, comme elle épouse de soldat.

Recettes pour lutter contre la morosité, conseils de jardinage, échange de confidences, de potins de voisinage et de secrets plus intimes… Unies par un inébranlable optimisme, Glory et Rita vont partager une intense complicité épistolaire. Et découvrir que, même dans les temps les plus difficiles, le bonheur trouve toujours un chemin.

L’avis de Margoublog :

J’avais beaucoup aimé Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates et c’est donc ma mère qui m’a conseillé de lire ce livre.

Je n’ai pas été déçue. Il est très bien écrit et se lit facilement. L’émotion est au rendez vous. On partage le quotidien de ces 2 femmes pendant la guerre qui découvrent l’indépendance pendant que leurs hommes sont partis, et qui vivent en même temps les doutes, les peines habituelles en temps de guerre.

Ce livre m’a beaucoup parlé, car je me suis retrouvée avec mon vécu de blogueuse qui sait les belles rencontres qu’on peut faire par écrit. Des amitiés qui peuvent naitre à distance et des personnes qu’on n’a jamais rencontrées à qui on raconte tout de notre intimité, de nos sentiments les plus secrets.

Ma notation :

A lire absolument, si le côté épistolaire ne vous rebute pas.