Ce qu’elles disent, Miriam Toews

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Quatrième de couverture :

Colonie mennonite de Molotschna, 2009. Alors que les hommes sont partis à la ville, huit femmes de tous âges tiennent une réunion secrète dans un grenier à foin. Depuis quatre ans, nombre d’entre elles sont retrouvées, à l’aube, inconscientes, rouées de coups et violées. Pour ces chrétiens baptistes qui vivent coupés du monde, l’explication est évidente : c’est l’œuvre du diable. Mais les femmes, elles, le savent : elles sont victimes de la folie des hommes. Elles ont quarante-huit heures pour reprendre leur destin en main. Quarante-huit heures pour parler de ce qu’elles ont vécu, et de ce qu’elles veulent désormais vivre. Au fil des pages de ce roman éblouissant qui retranscrit les minutes de leur assemblée, leurs questions, leur rage et leurs aspirations se révèlent être celles de toutes les femmes.

L’avis de Laure :

Je crois que je vais me souvenir un moment de cette expérience de lecture. C’est un titre que j’avais repéré lors de sa sortie en 2019, il était donc dans ma WL depuis. Avec la sortie poche chez J’ai lu, c’était bien évidemment l’occasion de le découvrir à mon tour.

Et ben… quelle terrible déception ! S’il n’avait pas été si court, je ne serai même pas là à vous en parler parce que je l’aurais abandonné en cours. Mais si le sujet du roman m’intéressait tant, j’ai été vivement déçue par le traitement qui en est fait. Il traite d’un fait divers survenu dans une colonie mennonite de Bolivie entre 2005 et 2009. De très nombreuses femmes de la colonie ont été victimes de viols, survenus pendant la nuit. Viols mis sur le compte d’un châtiment par les hommes. En réalité, des hommes ont fini par être arrêtés, ils se servaient d’un anesthésiant vétérinaire pour endormir puis violer ces femmes.

Ce qu’elles disent a d’abord une construction atypique :  il s’agit de discussions des femmes sur la colonie sur l’affaire qui a lieu pour définir comment elles doivent réagir à ces violences avec notamment une question phare : doivent-elles rester ou partir ? Et cette discussion m’a semblé si longue, à tourner en rond ! Et puis, le plus gros reproche que j’ai à faire à ce roman c’est qu’il ne traite absolument pas des faits. On passe 250 pages à écouter les femmes discuter sur ce qu’il convient de faire mais on ne sait rien de plus sur ce qui leur est arrivé en refermant le livre.

Or, moi c’est ça que j’attendais, un récit des faits, de comment les femmes ont compris qu’elles avaient été violées puis les conséquences que cela a sur elles, la façon dont la colonie mennonite a considéré le sujet… On sait vaguement comment les hommes concernés ont été découverts, par une femme qui a veillé chaque soir, jusqu’à voir un homme entrer chez elle. Autre point brièvement évoqué dans le roman, cette colonie a des règles de vie particulières, quelques échanges le laissent penser mais j’aurais voulu là aussi en savoir plus. Quelle est leur façon de vivre, leur histoire, leurs règles, etc ?

Bref, vous l’aurez compris, c’est une grosse déception simplement parce que je l’ai refermé sans avoir appris quoi que ce soit sur ce sujet qui m’intéressait pourtant. Or, quand je lis des livres de ce genre, c’est justement pour apprendre quelque chose sur un sujet donné.

Ma notation :

Amère déception !

(Merci à Romane des éditions J’ai lu pour cette lecture)

A vos claviers !

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