Les dames de Missalonghi, Colleen McCullough

003

Quatrième de couverture :

A 33 ans, sans beauté ni fortune, Missy connaîtra-t-elle jamais la caresse d’un regard d’homme ? Car elle ignore tout de la vie, de la vraie vie. Entre sa mère, sa tante et leurs sages travaux d’aiguille, elle traîne des jours ternes et mesquins à l’image de ses éternelles robes marron…
… lorsqu’une chance s’offre à elle, la dernière peutêtre. Elle s’appelle John Smith, on ne sait rien de lui, mais c’est bien l’homme le plus séduisant qu’on ait vu en ville depuis longtemps.
Missy, jusqu’alors si soumise, n’entend pas laisser échapper ce premier clin d’oeil du destin. Pour cela, rompant avec les conventions, à quel subterfuge tout à fait inhabituel aura-t-elle recours ?
Tendre et fantasque Missy, une nouvelle race de femmes dans l’imaginaire de Colleen McCullough.

L’avis de Laure :

Colleen McCullough m’a valu mon premier immense coup de cœur 2021 alors je me suis laissée tenter sans souci pour la reparution de ce court roman déjà édité en France à la fin des années 80.

C’est d’abord le roman d’un univers, d’un cadre de vie bien particulier dans la petite ville de Byron. En quelques générations s’est créé là un cadre de vie que je qualifierai de limite sectaire. Un homme riche puis ses nombreux descendants, un partage de la fortune bien particulier avec évidemment des fils favorisés. Quelques générations plus tard vivent là des descendants presque tous liés les uns aux autres. Le docteur est ton cousin, l’épicier un autre et surtout la ville oppose ceux qui vivent dans l’opulence à ceux qui peinent à joindre les deux bouts. Et pour peu que tu sois une femme, tu survis encore plus mal car tes cousins t’achètent tes biens un prix dérisoire, abusant de leur droit familial.

Dans ce cadre si spécifique, nous faisons la connaissance de Missy qui vit avec sa mère et sa tante. Toutes trois ont une maison, des légumes qu’elles vendent une misère et un grand talent pour la couture dont elles ne peuvent pas faire leur métier. Pourtant, peu à peu, événement après événement, plusieurs choses changent dans la vie de Missy. Elle va surprendre des conversations qui éclaireront des choses qu’elle n’a jamais perçues sur la vie bien particulière à Byron. Elle va échanger avec Una, la bibliothécaire qui l’éveillera d’une part à la romance et développera son esprit romantique et passionné mais aussi à l’indépendance de part les conversations qu’elles auront.

Et puis, Missy va faire la connaissance de John Smith, nouveau venu à Byron, homme riche et sans aucun lien familial avec quiconque. Et très vite, la jeune femme est déterminée à devenir son épouse ! Je crois que j’ai retrouvé ici le talent de Colleen McCullough pour nous emporter dans son récit, qui que soient ses personnages et peu importe ce qu’ils vivent. Sa plume est prenante, je me suis inévitablement prise d’affection pour Missy et j’ai adoré les victoires qu’elle remporte sur cette famille si peu bienveillante et la liberté et l’audace qu’elle acquiert peu à peu. Dans le fond, Missy est une héroïne exactement comme je les aime et je suis heureuse de l’avoir laissée dans une situation de vie bien plus douce et plaisante que celle du début du roman.

Ma notation :

Il y a trois autres romans de Colleen McCullough qui attendent dans ma PAL et j’en suis d’avance heureuse.

(Merci à Mylène de L’Archipel pour cette lecture)

A vos claviers !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s