Nickel Boys, Colson Whitehead

Quatrième de couverture :

Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

L’avis d’Audrey :

Au coeur de l’Amérique des années 60, on part à la rencontre d’Elwood. Un jeune homme qui aime la musique, qui s’apprête à se lancer dans des études. Un jeune homme comme tant d’autres autour de lui, sauf que lui subit le regard et le jugement tout simplement à cause de sa couleur de peau. Il subit le racisme, qui l’oblige à baisser les yeux devant un blanc, qui le contraint à s’asseoir au fond du bus. L’auteur nous dépeint tout le quotidien ségrégationniste de cette Amérique dans les années 1960, les espoirs et les combats de toute la communauté noire.

Tout éclate dans la vie d’Elwood lorsqu’il est accusé d’un vol. Un simple vol, dont il se clame innocent et qui pourtant va l’amener dans un centre de redressement au sein duquel il va subir violences  et humiliations. Il y fera une rencontre déterminante, Jack, et ensemble ils vont tout faire pour dénoncer les agissements, combattre et se sortir dans cet enfer.

Un roman glaçant, c’est bien souvent violent et percutant. Un sentiment grandissant quand j’ai découvert que la traumatisante institution de l’histoire est inspirée de faits réels et d’un lieu qui n’a fermé qu’en 2011. Un roman qui fait mal, qui met en lumière les injustices et la dureté de cette Amérique. Assister impuissante à toutes ces violences envers ces gamins retourne le bide, les voir se faire détruire, ne rien pouvoir faire et se dire que malheureusement tout ceci n’est pas que fiction.

Avec la voix de Stéphane Boucher, j’avançais péniblement vers la fin du roman. Non par ennui ou désintérêt, mais car ce roman est bien trop dur pour moi. J’ai apprécié les quelques instants de musique, pauses nécessaires dans ce récit. J’ai apprécié la lecture du comédien, très sobre et posée, ce qui me semble indispensable pour cette histoire.

Ma notation:

Un roman réussi sur un sujet poignant et dur, mais accrochez vous, vous ne resterez pas insensible à cette histoire.

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