Le voyage de Cilka, Heather Morris

Quatrième de couverture :

Cilka Klein n’a que 16 ans lorsqu’elle est déportée. Très vite remarquée pour sa beauté par le commandant du camp de Birkenau et mise à l’écart des autres prisonnières. À la Libération, elle est condamnée pour faits de collaboration et envoyée dans un camp de Sibérie ; c’est alors un deuxième enfer qui commence pour elle. Au goulag, où elle doit purger une sentence de quinze ans, elle se lie d’amitié avec une médecin, et apprend à s’occuper des malades dans des conditions inimaginables. C’est ainsi qu’elle rencontre Alexandr, et qu’elle se rend compte que l’amour peut naître même dans les moments les plus dramatiques.

L’avis de Laure :

Il y a 2 ans, je découvrais l’histoire de Lale Sokolov, Le tatoueur d’Auschwitz déjà relatée par Heather Morris. Une histoire si poignante que je ne suis pas prête d’oublier. Alors en apprenant qu’Heather Morris avait poursuivi avec l’histoire de Cilka, que Lale croise à Auschwitz, il était inévitable que je le lise !

Dès les premières pages, on replonge dans l’horreur. Je ne savais rien de l’histoire de Cilka, je pensais que ce serait son histoire à Auschwitz mais non, c’est tellement pire. Cilka a survécu à Auschwitz, violée par 2 hommes les plus puissants du camp. Et c’est cette place, qu’elle n’a rien fait pour obtenir qui va lui valoir, à la libération du camp, d’être entrainée dans un nouvel enfer. Elle est accusée par les Russes d’avoir collaboré avec les nazis et est entrainée dans un goulag, en Sibérie. Ce début de roman m’a terriblement choquée. On sait à quel point hommes et femmes à Auschwitz ont du faire des choses qu’ils n’auraient jamais choisies, juste pour leur survie. Ce fut le cas de Cilka et c’est terrible de se dire que cela va l’entrainer dans un nouvel enfer.

En Sibérie, c’est déjà l’enfer des conditions de vie, le froid ultime pendant la plus grande partie de l’année puis un été sans coucher de soleil, terriblement fatigant lui aussi pour le corps. C’est un nouveau camp de travail épuisant où les femmes devront travailler à la mine. Heureusement, Cilka va très vite avoir la chance de pouvoir être employée comme assistante à l’hôpital. C’est là que se révèle l’héroïne en elle : déterminée à tout faire pour sauver ceux qu’elle a devant elle, quitte à se mettre les médecins à dos. Le courage, la volonté et la détermination de Cilka sont inimaginables. Et puis, il y a cette lueur au fond d’elle, elle sait qu’elle va s’en sortir, qu’elle survivra, elle le savait déjà à Auschwitz. Quelle force faut-il au fond de soi pour survivre ainsi à 2 enfers consécutifs, à des conditions de vie déplorables pour rester en bonne santé ? et surtout comment garder sa conviction profonde que le bonheur nous attend ? J’ai vraiment été stupéfaite de lire cette héroïne.

On parle très peu du goulag russe et je n’en connaissais rien pourtant lui aussi a décimé bien des personnes pour des raisons tout aussi inacceptables. Certes, il n’y avait pas de chambre à gaz mais les conditions de survie étaient tout aussi difficiles. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Cilka. Mon seul regret sera de ne pas en savoir un peu plus sur ce qu’elle a pu vivre à la sortie du goulag.

Ma notation :

Un roman qui fait froid dans le dos et une héroïne exceptionnelle et inoubliable.

Merci aux éditions Charleston pour cette lecture

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