[Duo lecture] Le cœur cousu, Carole Martinez

Pourquoi ce livre :

(Audrey) Le dernier roman de l’auteure attisait ma curiosité, mais je voulais d’abord lire ce roman paru en 2007. Alors quand Laure en a parlé dans son planning lecture, je me suis joint à elle.

(Laure) Ce livre m’a été offert en 2016 à l’occasion d’un swap organisé sur le blog et ce n’est que maintenant que je le sors enfin de ma PAL…

La couverture :

(Laure) Après lecture, cette couverture colle bien aux personnages du roman.

(Audrey) Une femme très intrigante, ce rouge vif: j’aime assez.

La quatrième de couverture :

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Après lecture :

(Laure) Quelle drôle de lecture ! Ce n’est pas évident de vous en parler. On se le disait avec Audrey, le style de ce roman ne colle pas avec ce que l’on a l’habitude de lire. C’est un roman plein de poésie et de mystère, avec des événements qui sont parfois à la limite du fantastique. Ou du fantasque ? je ne sais pas.

Le rythme est particulier, j’avais l’impression par moments de défiler la vie de personnages tous simples, une famille espagnole, plutôt pauvre, qui vit pas mal de déboires. Une histoire simple d’un premier abord mais étayée de ci de là par de drôles d’évènements qui sont le côté fantastique de l’histoire et qui ont attiré mon attention. Je me suis attachée à Frasquita, au pouvoir qui va lui naitre pour la couture, à la beauté des œuvres qu’elle va créer et comment celles-ci vont influer dans sa vie. Et puis il y a les très nombreux enfants que Frasquita aura, leur périple à travers l’Espagne en pleine guerre civile, leur nouvelle vie dans un autre pays puis, plus tard, les histoires de chacune de ses filles, leurs mariages, leurs nouvelles familles.

Ce livre est un conte, il faut le lire sans trop se poser de questions, se laisser emporter sous la plume de Carole Martinez, se laisser charmer par ses personnages uniques et atypiques. C’est plein de poésie, c’est attachant et j’ai passé un doux moment avec ce roman bien qu’il ait été une lecture déroutante pour moi de par son originalité aussi.

(Audrey) Une lecture qui me laisse une sensation bizarre. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, mais je n’ai pas refermé ce livre avec enthousiasme non plus. C’est d’abord l’écriture et un ton très particulier qui m’a surprise. Très éloigné de ce que j’aime lire d’ordinaire, une langueur présente, et pourtant je n’ai pas abandonné. J’aurai pu, plusieurs fois, mais finalement je me suis laissé ensorceler par ce roman, ces histoires, ces personnages et ces lieux.

On va suivre les femmes d’une même famille. 3 générations qui se transmettent une mystérieuse boite à couture. On voyage alors dans un univers original, magique, quasi mystique. Une ambiance qui tranche avec le quotidien strict et religieux de l’Espagne. Les différentes scènes évoquent prières, pensées et étranges pouvoirs.

Laure parlait de conte, et j’ai le même ressenti. Un conte qui laisse place à la sorcellerie, à la magie et à toute la force des femmes. J’avoue que je ne relirai pas forcément de sitôt un roman de cette auteure, même si son dernier roman, Les roses fauves, qui semble reprendre un thème proche du Cœur cousu m’intrigue pas mal.

A vos claviers !

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