La belle de Jérusalem, Sarit Yishai-Levi

Quatrième de couverture :

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Ermoza, on est malheureuse en amour de mère en fille. Même sa mère, la belle Luna, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se penche sur le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère. Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes, malmenées par l’histoire, le poids des traditions, des superstitions et des secrets.

Sur fond de bouleversements historiques, de la gouvernance turque à la création de l’État d’Israël, une saga magistrale où les destins d’un peuple et d’une famille se confondent.

L’avis de Laure :

Voyage historique au cœur de Jérusalem au sein d’une famille judéo espagnole, c’est la promesse de ce nouveau roman des éditions Charleston. Un cadre qui change un peu de mes lectures habituelles et c’est toujours agréable de découvrir de nouvelles cultures à travers un roman.

Cette jolie brique de 550 pages nous plonge à la découverte de la famille Ermoza, une famille juive d’origine espagnole installée à Jérusalem depuis des dizaines d’années. On va suivre Rafael, l’arrière grand-père, Gabriel son fils, Luna, Rahelika et Beki ses 3 filles puis Gabriela l’arrière petite fille.

Si j’aime beaucoup les fresques familiales de ce genre, ici j’ai peiné sur la première moitié de l’histoire. J’ai beaucoup apprécié le style de l’auteure et le fait qu’elle intègre dans son récit des mots de judéo espagnol (qu’on comprend facilement tant ils sont proches de l’espagnol). En revanche, j’ai eu du mal à progresser dans l’histoire de Rafael et Gabriel. Cela s’explique facilement : leurs vies ne sont pas joyeuses. On ressent très fortement dans le roman le poids des traditions et de la culture juive. On est à une époque où les jeunes adultes n’étaient pas libre de faire leur vie avec la personne de leur choix. Et dans la famille Ermoza, la malédiction veut qu’aucun homme ou femme ne fasse de mariage d’amour.

Le beau Gabriel va donc épouser Mercada qu’il n’aimera jamais. La pauvre femme attendra toujours un peu de tendresse et de passion de cet homme qu’elle a eu la chance d’épouser. C’est triste à lire parce que Gabriel est malheureux, il en aime une autre et son union avec Mercada va anéantir toute envie de vivre chez cet homme. Et Mercada est amère, elle qui pensait avoir trouvé une belle situation. Puis lorsque leur fille Luna arrive, Gabriel en est immédiatement fou, et Mercada jalouse de cette relation. Là encore, la destinée de la famille n’est donc pas plaisante à lire tant tout est amer et tendu de rancune.

Fort heureusement pour moi, j’ai pris plus de plaisir à ma lecture dès lors qu’on a commencé à suivre l’histoire de Luna et de ses deux sœurs, à une époque où, peut-être, la famille laissait un peu plus les jeunes gens décider de leur avenir. Les embûches de vie des 3 sœurs apportent un meilleur dynamisme à l’histoire, il se passe plein de choses dans la vie de chacune et j’ai alors ressenti plus d’empathie pour ces personnages.

Mais ça reste un roman particulier, bien loin du féminisme qu’on peut trouver dans d’autres lectures. Ici, vous lirez une femme qui se consume d’amour et de désir pour un homme qui ne viendra dans son lit que pour la mettre enceinte ou une autre totalement bloquée et rejetant très vite le devoir conjugal tant cela lui fera horreur ! C’est un roman réaliste, qui dépeint la société juive de l’époque avec beaucoup de précision et qui m’a permis de découvrir un pays et une culture sur lequel j’ai bien peu de connaissance. Mais n’attendez pas ici de combler votre âme romantique, ce n’est pas le roman qu’il vous faut pour cela !

Ma notation :

Une première partie de roman qui m’a été bien difficile et une seconde qui m’a plus enthousiasmée. C’est le lot des fresques familiales et de l’attachement ou non aux différents personnages.

A vos claviers !

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