J’ai failli te manquer, Lorraine Fouchet





Quatrième de couverture:

Lise et Cerise n’ont en commun que la rime. Tout oppose la mère et la fille. D’ailleurs c’est simple, Lise voulait un garçon. À la mort d’Axel, mari et père adoré, les deux femmes se retrouvent en tête à tête, et se repoussent comme des aimants réfractaires. Mais une inconnue s’invite dans l’équation. Elle efface tout, même les ressentiments, et apporte d’inespérées retrouvailles. Car il n’est jamais trop tard pour s’aimer… Dans la famille Venoge, on se déchire avec panache. Pourtant, la tendresse est bien là, en embuscade, et lorsqu’elle s’engouffre enfin dans la brèche, elle transforme les années perdues en heures gagnées. Lorraine Fouchet nous l’affirme,
le bonheur est réservé à tout le monde

L’avis d’Audrey :

Axel et Lise se rencontrent après la seconde guerre mondiale. Même si leur histoire ne semble pas être une évidence, ils se marient. Axel rêve d’une grande famille quand Lise rêve juste d’avoir un fils. C’est à une fille qu’elle donnera naissance : Cerise, avec qui elle aura bien du mal à créer un véritable lien d’amour maternel. Puis comment rivaliser face à ce qui lie Cerise à son père ?

A quelques mois des 18 ans de Cerise, Axel est terrassé par un infarctus. Ne reste alors que le souvenir d’un père doux et aimant et l’œuvre littéraire qu’il laisse derrière lui mais aussi quelques interrogations. Lors d’un voyage en train le jour même du décès, une discussion avec des amis de la famille lui dévoile qu’elle aurait été adoptée.

Les deux femmes vont devoir apprendre à vivre sans ce pilier. Mais pour autant les liens restent tendus: « – J’aurais préféré que tu meures, toi, plutôt qu’Axel. » formule Lise. Et si derrière ces distances, ces manques se cachaient finalement des forces et des attentions particulières ?

Les mois et les années passent. Cerise aurait pu simplement s’éloigner de Lise, mais malgré les reproches et les incompréhensions, elles sont présentes l’une pour l’autre. Alors que Lise se complaît dans son rôle de veuve, Cerise devient écrivain à son tour, voyage et rencontre un homme. Un homme qui bien évidement ne plaira pas à Lise. Puis sournoisement, la maladie prend place. Les souvenirs et la mémoire de Lise lui font défaut. Cerise sera toujours là, malgré tout…

Ce roman m’a laissé une sensation étrange après ma lecture. J’y ai retrouvé la force des personnages que j’aime tant retrouver dans les romans de Lorraine Fouchet. Des personnages justes, avec leurs défauts, leurs faiblesses. Des liens, des rencontres et des échanges forts. Mais j’ai aussi trouvé que ce texte était moins joyeux que d’ordinaire. Plus mélancolique, moins lumineux peut-être, presque tragique finalement. J’ai aimé voyager avec les personnages du roman. Entre Paris et la Namibie, et j’ai toujours hâte de retourner sur l’île de Groix avec Lorraine Fouchet.

Empreint de thèmes forts et complexes, ce roman reste très positif, porté par la douce écriture de l’auteure. L’histoire de ces deux femmes est totalement bouleversante. On assiste avec émotion à cette vie aux sentiments chaotiques que l’auteure nous conte. On s’attache à chaque personnage et on ne peut qu’espérer qu’enfin tout aille mieux pour eux.

Ma notation :

Encore une fois, un superbe moment de lecture. Lire un roman de Lorraine Fouchet est toujours un réel bonheur pour mon cœur de lectrice. Merci.

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