La chaîne, Adrian McKinty

Quatrième de couverture:

Le téléphone sonne. Un inconnu a  kidnappé votre enfant. Pour qu’il soit libéré, vous devez enlever l’enfant de quelqu’un d’autre. Votre enfant sera relâché quand les parents de votre victime auront à leur tour enlevé un enfant. Si un chaînon manque : votre enfant sera tué.

VOUS FAITES DÉSORMAIS PARTIE DE LA CHAINE.
VOUS N’ÊTES PAS LES PREMIERS.
VOUS NE SEREZ CERTAINEMENT PAS LES DERNIERS.

L’avis d’Audrey :

C’est Laure qui m’a dit que ce roman était pour moi, et elle avait bien raison. La 4ème de couverture donne le ton de ce roman : rien que ce pitch est déjà angoissant.

Assise à un arrêt de bus, Killye ne remarque pas l’homme qui s’approche d’elle, elle n’imagine pas que dans quelques secondes il va lui bander les yeux et l’obliger à rentrer dans sa voiture. Elle n’imagine pas qu’elle va être menacée, séquestrée et attachée au bout d’une chaîne dans une cave.

Rachel, la mère de la jeune fille s’apprête à se rendre à l’hôpital pour le suivi de son cancer dont elle est en rémission, son téléphone sonne : « Rappelez-vous toujours que ce n’est pas l’argent qui compte – c’est la chaîne. » Elle pense d’abord à une blague, mais pourtant une bizarre sensation l’envahit. Puis un 2ème appel, d’une personne différente confirme le pire : « J’ai enlevé votre fille ». Commence alors pour Rachel un véritable cauchemar. Les instructions sont claires : Elle doit payer 25000$, enlever à son tour un enfant, faire payer les parents qui devront à leur tour enlever un enfant, la chaîne se poursuivra et sa fille pourra être libérée. Pour Rachel il est inconcevable de rentrer dans ce jeu cruel, pourtant si elle n’obéit pas, sa fille sera tuée. Elle se lance d’abord en solo dans l’aventure, et demande rapidement de l’aide à Pete, le frère de son ex mari. Une aide précieuse et indispensable.

La première partie du roman se concentre donc sur cela : la séquestration de la jeune fille, les plans que va devoir mettre en place Rachel pour enlever un gamin, les obstacles qui se dressent sur son chemin, la peur, l’angoisse jusqu’à la délivrance. Puis la seconde partie montre les répercussions que cet événement a apporté dans la vie de Killye et sa mère : les angoisses, les cauchemars, le stress post traumatique. Mais surtout cette seconde partie montre l’origine du mal. Elle dévoile les personnes qui sont au bout de la chaîne, qui ont mis en place ce jeu cruel. En parallèle, notre mère de famille n’arrive pas à tirer un trait sur cette histoire. Et si pour oublier et pour enfin avancer il fallait défier et faire tomber ceux qui sont à l’origine cette chaîne?

Ce thriller est captivant dès les premières lignes. Il m’a saisi, m’a vraiment pris aux tripes. J’ai vécu l’enfer en même temps que Rachel. Je pense qu’en tant que maman, il a forcément eu un écho particulier en moi. Je me suis demandée à mon tour jusqu’où je serai prête à aller pour sauver mon fils? Aurai-je le courage et la force qu’a eu Rachel?

Au fil des enlèvements qui se succèdent dans l’intrigue, on remarque la force des mères. Elles sont transformées par la peur et la colère, comme enragées alors que les pères ont une approche plus douce et bienveillante sur les enfants qu’ils retiennent. Cette idée de devoir faire le pire pour sauver son enfant est vraiment angoissante et étouffante. Rachel se pose d’ailleurs la question à plusieurs reprises : « Quel genre de personne faut-il être pour enlever un enfant ? « .

Au delà de l’idée générale de cette chaîne qui est juste démente, le récit est hyper fluide, avec des chapitres enchaînant divers points de vue et qui donnent un joli rythme à l’ensemble. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, et les personnages vont vous embarquer dans cette histoire. C’est noir, c’est angoissant et flippant. Il est effrayant de constater comme les parents obéissent aveuglement aux injonctions de la chaîne.

A la fin du roman, l’un des personnages ironise en demandant que si leur histoire devait être portée à l’écran, il souhaitait que son rôle ne soit pas joué par un abruti. Et je crois que tout est dit : ce roman doit être adapté au cinéma, car le texte est très cinématographique justement et j’y ai pensé plusieurs fois pendant ma lecture. L’auteure insiste beaucoup également sur la façon dont on utilise les réseaux sociaux : c’est grâce aux informations que les parents laissent sur Facebook, Instagram et autres blogs, que les ravisseurs choisissent leur cible. Une idée assez flippante et qui fait réfléchir sur ce que l’on laisse comme traces personnelle à la vue de tous.

Bref, lisez ce roman, je vous promets un moment de lecture exceptionnel.

Ma notation :

Un thriller qui se lit d’une traite, la peur au ventre. La chaîne va vous embarquer en enfer.

2 commentaires sur « La chaîne, Adrian McKinty »

  1. Ohlala ! Le pitch m’avait déjà mis l’eau à la bouche, une autre chronique m’avait rassurée quand à la qualité du contenu et ton avis répond à mes dernières interrogations sur l’intrigue (le retour sur les motivations et origines de la chaîne, notamment) ; difficile de résister à l’envie de le lire maintenant ! ^^

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  2. Ping: Bilan 2020 |

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