L’amour à la page, Franck Thomas

Quatrième de couverture:

Aujourd’hui, plus personne ne lit et tout le monde veut écrire. Franck, après avoir publié un premier roman qui n’a pas connu de succès, se fait virer par son éditeur. Convaincu que son génie va être reconnu sous peu, il fait le tour de toutes les maisons d’édition de la place de Paris. Après quelques échecs humiliants, il se retrouve à devoir écrire une histoire pour une illustratrice jeunesse. La collaboration avec la jeune femme est houleuse. Mais Franck se console en pensant à tous les grands génies qui ont souffert avant d’être reconnus ! Parallèlement à cette mission, il intrigue, à droite à gauche, espérant percer. Au risque de blesser ladite jeune illustratrice, pour laquelle il commence à avoir un tendre attachement…

L’avis d’Audrey :

Père Goriot exorciste, voila le second roman de Franck. Il en est sûr, son nouveau roman est un chef d’oeuvre, pourtant son éditeur vient de le virer de son bureau. Il va donc devoir trouver une autre voie pour faire connaître à la France entière, au monde entier même l’étendue de son talent.

Fauché, incompris et solitaire, il est obligé d’accepter une mission qui ne lui plait pas : accompagner une jeune illustratrice en lui écrivant ses textes. Au-delà de la littérature, l’amour pourrait bien prendre un petite place dans cette histoire.

Ce roman est un petit ovni pour moi, il casse un peu mes habitudes de lecture. Le récit complètement farfelu, avec un ton sarcastique et plein d’humour frôle la pastiche ou la satire. Le monde de l’édition, les auteurs, lecteurs, éditeurs y sont décrits avec beaucoup d’originalité, de fantaisie et peu de crédibilité (les scènes au début du roman au cœur du salon Livre Paris sont justes exceptionnelles).

Franck est juste insupportable, plein de suffisance et d’arrogance. Pourtant j’ai refermé ce livre avec presque un peu d’attachement pour lui. Les personnages secondaires semblent sortir d’on ne sait où et sont de belles caricatures du monde de l’édition. Mais si derrière cette ironie se cachait finalement quelques réalités du quotidien des auteurs ?

Le style est agréable, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture. J’ai souri à l’accumulation de péripéties peu crédibles et loufoques. La façon dont l’auteur interpelle le lecteur peut sembler déstabilisante mais ne l’est pas tant finalement, j’ai beaucoup aimé ce procédé. Le final pourrait presque faire passer ce texte pour une jolie romance, alors qu’on est très très loin.

Ma notation :

Un roman un peu cinglé, à lire au 6ème degré et qui secoue les zygomatiques.

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