Les refuges, Jérôme Loubry

 

Quatrième de couverture:

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

L’avis d’Audrey :

1949, une femme promène son chien sur une plage lorsqu’elle est attirée par quelque chose. Au dessus de sa tête les mouettes, et l’atroce se dresse devant ses yeux.

Puis on a le récit en alternance de deux époques. 1949, Suzanne est engagée dans un camp de vacances situé sur une île pour des enfants. Une petite escapade maritime pour oublier les dégâts de la guerre et redonner à ces enfants le gout de vivre. 1986, Sandrine, journaliste en Normandie est convoquée par un notaire qui lui apprend le décès de sa grand-mère Suzanne. Elle doit vider sa maison, ce qui l’amène à son tour sur l’île. Une terre austère, froide, mystérieuse où les rares habitants gardent de Suzanne un profond respect. Pourtant Sandrine ne s’y sent pas à l’aise. Le pire se dévoile, l’horreur. La jeune femme sera ensuite retrouvée quelques jours plus tard sur le continent, au bord d’une plage. En état de choc et couverte de sang. Elle est prête à dévoiler les secrets de l’île, ses secrets à elle.

Avouez que le « pitch » de l’histoire donne sacrément envie non? J’ai commencé ce roman sans réussir à le poser. Lu d’une traite, j’étais moi aussi au cœur de cette île, je suis partie à la rencontre de ses personnages, de ses secrets. Puis l’auteur a bouleversé mon voyage, il a tout fait exploser et alors que je pensais avoir compris l’intrigue générale du roman, tout repartait de zéro. Je ne croyais plus en rien, je ne croyais plus personne. L’auteur m’a balancée, il s’est joué de moi et j’ai adoré cela. Jusqu’à un final ahurissant, que très peu de lecteurs pourront deviner, peut-être même aucun!

L’ambiance du roman est angoissante et étouffante. J’ai décortiqué chaque passage, chaque dialogue à la recherche d’indices, en vain. J’étais comme en apnée, je vivais la détresse et l’angoisse des personnages. Je sentais l’air marin de l’Île, mon poignet semblait lui aussi attaché, j’étais prisonnière de ces lieux, de ce roman, de cette intrigue. L’écriture est addictive, intelligente et on sent que chaque chapitre, mots, ponctuation est déterminant à la compréhension de l’intrigue. C’est complexe et difficile, dérangeant et touchant. Le déroulement de l’histoire pourrait vite nous perdre, mais finalement tout s’explique et se rejoint parfaitement.

En 2020, nul doute que je me tournerai vers ses précédents romans tant j’ai adoré celui-ci.

Ma notation :

Angoissant et dérangeant. Un thriller psychologique qui se jouera de vous et dont les personnages vous hanteront un moment.

A vos claviers !

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