[Duo lecture] Les fleurs sauvages des bougainvilliers, Katherine Scholes

Pourquoi ce livre :

(Audrey) J’ai plusieurs titres de cette auteure dans ma bibliothèque, les retours de mes abonnées sont souvent très positifs. Laure a eu un coup de cœur récemment pour un titre de Katherine Scholes, un duo s’imposait entre nous alors !

(Laure) Après avoir eu un énorme coup de cœur en juillet pour La reine des pluies, je n’avais qu’une hâte c’est de pouvoir relire Katherine Scholes. J’ai eu la chance de pouvoir recevoir 3 autres de ses romans parus aux éditions Pocket et Lunatic souhaitait qu’on lise celui-ci en duo.

La couverture :

(Audrey) Douce avec ses tons rosés. Rien d’exceptionnel, mais on y retrouve des éléments clés du roman.

(Laure) Une très belle couverture comme il y en a tant aux éditions Pocket. Elle a un côté très apaisant tout en étant mystérieuse.

La quatrième de couverture :

(Nous vous mettons volontairement la quatrième du roman tel qu’Audrey l’avait car celle des éditions Pocket en dit beaucoup sur des éléments qui n’arrivent qu’à la fin du roman).

Une aventure exaltante au coeur de l’Afrique, voici ce qu’espère vivre Kitty lorsqu’elle rejoint son mari Théo au Tanganika. Son couple ayant été frappé par un terrible scandale en Angleterre, la jeune femme veut croire à un nouveau départ. Mais Théo est distant avec elle, et sa vie d’épouse est vide et ennuyeuse. Bientôt, ses bonnes résolutions d’être une femme modèle volent en éclats et les vieilles cicatrices se rouvrent : que s’est-il passé en Angleterre ? Pourquoi la jeune femme se sent-elle toujours coupable ? Passions et déchirements embrasent le couple, dans le Tanganika fascinant et brûlant des années 1940.

Après lecture :

(Audrey) Je ne suis pas fan en général des romans « d’évasion », nous amenant dans des pays lointains ou autres continents, si en plus l’intrigue se passe dans une époque éloigné de la notre j’ai tendance à ne pas les lire. Mais dernièrement, plusieurs romans m’ont démontré que j’avais tort et que bien souvent ils sont même plutôt passionnant.

Ici, direction le  Tanganyika avec Kitty, qui vient de quitter l’Angleterre pour rejoindre son époux Théo. On sait que ce départ fait suite notamment à un scandale qu’elle a provoqué, et que l’on découvrira bien plus tard dans le roman. L’auteure nous décrit les paysages, les coutumes locales, a su nous dépeindre parfaitement l’atmosphère qui régnait dans cette colonie. Kitty s’accommode doucement à sa nouvelle vie. On ressent rapidement que Kitty est une femme forte et libre. Ses origines modestes tranchent avec celle de Théo et des gens qu’elle doit côtoyer. J’ai aimé les divers thèmes abordés dans le roman : la vie de couple, l’amour et le désir. Les traumatismes que la guerre a laissé sur les hommes. La vie et les règles de l’aristocratie anglaise. Les coutumes et traditions du peuple Tanganyika.

Ce roman avait tout pour me séduire. Néanmoins, j’ai trouvé l’ensemble un peu lent. L’intrigue a tardé à me captiver, les personnages n’ont pas su m’enchanter. J’attendais une romance qui est apparue bien trop tard dans le récit. Heureusement, le dernier quart du roman a su rattraper ma déception du début et je le referme avec satisfaction et l’envie de découvrir un autre roman de l’auteure.

(Laure) C’est difficile de relire une auteure après un coup de cœur car nos attentes sont très élevées. Est-ce qu’il était possible que l’auteure m’entraîne à nouveau en Afrique avec la même force dans les émotions, avec le même dépaysement ? Si on y réfléchit ça parait peu probable parce que je suis devenue une lectrice bien exigeante.

On va retrouver les thèmes chers à Katherine Scholes, qui nous plonge une nouvelle fois en Afrique. J’ai été moins dépaysée parce qu’ici le roman se passe dans une ville, et que la plupart des personnages que l’on suit sont des blancs. Ce n’est donc pas du tout le même cadre. Une nouvelle fois, c’est un très long roman (plus de 500 pages au format poche) dans lequel l’auteure prend le temps : elle pose son cadre, elle nous décrit les lieux, les personnages, elle revient en arrière sur le passé des uns et des autres, elles parsème de quelques mystères concernant la vie de Kitty qui nous intriguent. J’ai vite voulu savoir ce qui était arrivé dans sa vie, pourquoi ce revirement nécessaire qui les a amenés son mari et elle à fuir ainsi loin de l’Angleterre ? Il fallait repartir d’un nouveau pied, oublier la mauvaise réputation qu’elle traînait derrière elle.

Le début du roman, comme pour La reine des pluies, était longuet. J’attendais que ça décolle et je suis restée un peu sur ma faim. Je n’ai pas été prise de passion pour Kitty qui va subir la vie d’épouse, devoir se conformer aux exigences du statut de son époux et qui n’aura guère d’occupation, de passion pour meubler ses journées. On sent que ça bouillonne en elle, qu’elle en veut à son mari d’avoir du abandonner la peinture, côtoyer les autres épouses ne la passionne pas, on sait qu’à un moment ou un autre elle va faire quelque chose pour que sa vie change.

Elle va finir par se libérer un petit peu et son quotidien devient plus intéressant à lire mais il me manquait toujours quelque chose. Et si le final du roman amène un dynamisme et un souffle nouveau qui m’ont bien plu, c’est arrivé un peu trop tard pour réhausser mon impression générale de l’ensemble du roman.

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